Roleplay FR sur l'univers de League of Legends 

Partagez|

Galio - Le Veilleur Lugubre

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
AuteurMessage
MessageSujet: Galio - Le Veilleur Lugubre Ven 30 Oct - 19:09


logo




› Nom + Prénom › Galio

› Surnom › Le veilleur lugubre

› Sexe › Physique masculin

› Race › Golem

› Origine › Demacia

› Allégeance › Demacia

› Profession › Gardien


Description


› Physique › L'apparence chez l'être de pierre est quelque chose de relatif, son maître l'a sculpté selon ses goûts, mais il arrive parfois que sa création s'approprie de nouveaux apparats, bien que ce processus soit pour le moment inexpliqué.
La pierre qui le compose est très semblable à du marbre vert de mer, mais d'une teinte plus bleutée, plus profonde. Cette matière est parcourue de diverses inscriptions runiques, ce sont elles qui procurent à la statue la faculté de se mouvoir. On remarque également quelques décorations en or sur le corps du golem, cette union du bleu et du jaune se mélange parfois de loin, lui attribuant à tort une couleur verte.

Pour le moment, la forme fantaisiste de la gargouille s'apparente davantage à celle de la chimère.
Sa silhouette est entièrement dominée par d'immenses ailes, modelées à l'image d'un démon et surplombées de griffes. Ce sont ses ailes qui lui donnent cet air lugubre, presque macabre, elles sont sa signature dans la nuit, elle apporte à la fois crainte et respect.

Outre un corps constitué sur une forme humanoïde, on constate une récurrence dans le thème du démon. Son visage abstrait est surmonté de cornes angulaires, il dévoile une mâchoire proéminente munie de crocs et d'oreilles bestiales.
Au bout de ses membres à l'imposante musculature, des mains armées de trois doigts griffues et des pattes de volatiles munies de serres puissants.
Notons enfin sa queue de diablotin, elle n'a que peu d'utilité, mais ne manque pas de souligner la carrure maladroite de la créature d'une touche de malice.

› Caractère › Les attraits psychologiques de la gargouille sont difficiles à cerner, et pour cause, impossible de prévoir comment va se construire le caractère d'un être artificiel. Grâce à son maître et à sa patrie, Galio dispose des bases sur les valeurs, l'honneur et la justice, il s'agit pour lui de notions inébranlables et universelles.
La créature a beau avoir un air somnolent et idiot, il ne s'agit là que d'un masque, elle ne dort pour ainsi dire jamais, la surveillance est constante, elle analyse quiconque s'approche d'elle en un rien de temps et en profite pour prendre l'ascendant en cas de nécessité.

Même avec les meilleurs intentions qui soient, il vous sera particulièrement difficile d'avoir une conversation avec cette force tranquille.
Malgré sa visible indifférence, la gargouille se montre excessivement timide, préférant de loin espionner curieusement le quotidien des gens à distance raisonnable. Elle a énormément de mal à développer un comportement empathique envers quelqu'un et à suivre une conversation, seul son maître était capable de lui faire échanger quelques phrases naturellement.

Galio passe ainsi le plus clair de son temps à veiller sur les hauteurs de la cité-état. Il ne rencontre que peu de gens à l'exception de ses convocations à la ligue, lesquelles se font toujours plus rares.
Tel un chien fidèle, la statue ne quitte jamais son poste, nul besoin de manger, de se reposer ou de se divertir, le simple fait de se savoir utile à la société suffit à renouveler sa patience légendaire.
La prudence reste néanmoins de mise avec la gargouille, il n'est pas aisé de comprendre le cœur des hommes, la chose est d'autant plus vrai avec leurs créations, certaines peuvent parfois cacher un fond plus mauvais qu'il n'y parait.

Compétences

› Classe › Tank/Mage
› Armes › Energie vitale
Peau runique
Les talents de sculpteur de rune de son créateur ont procuré à Galio une aptitude naturelle à résister à toute forme de magie néfaste. Certes, la gargouille n'y est pas invulnérable, mais nul n'a son pareil pour contrer les arcanes des mages les plus puissants de Runeterra.
De plus, l'anti-magie s'avère être une source d’énergie pour Galio. Ainsi plus il se montre résistant à la magie, plus celui-ci est capable d'amplifier la puissance de ses propres sortilèges.

Frappe résolue
Galio canalise ses pouvoirs dans ses yeux, desquels émane de l'énergie capable de blesser quiconque à distance.
C'est l'attaque principale de la gargouille, un sortilège dont l'usage permet à la fois la protection et la destruction. Il s'agit de l'expression même de la bienveillance de la statue, observant sans relâche du haut de son perchoir de pierre.  

- Craignez mon regard .

Pavois
C'est lorsque la frappe s'avère insuffisante pour décourager les assaillants qu'intervient le pavois, le principal atout défensif de la gargouille, capable d'envelopper un allié d'une sphère d’énergie protectrice. Cette sphère dispose d'une propriété particulière, elle peut absorber l’énergie des attaques quelle encaisse afin de soigner les éventuelles blessures de Galio.

Souffle vertueux
Le vol d'une entité de pierre demande une grande prouesse physique, mais rien n'est impossible grâce à la magie, et notre gargouille est capable de créer des bourrasques d'air assez violentes pour emporter la roche elle-même dans les cieux.
Mais gare à vous ! Si le souffle de la statue se montre doux et revigorant pour ses alliés, ses ennemis se feront eux balayer sans pitié.

L'Idole de Durand
Dans un élan d’idolâtrie envers son ancien maître et créateur, Galio reprend sa forme de pierre pour se repentir une nouvelle fois. Pendant ce temps, sa force vitale oblige tout ennemi présent à ses côtés à l'attaquer, comme pour mettre sa dévotion à l’épreuve.
Encaissant les coups, il absorbe l’énergie de ses opposants, préparant une déflagration finale, explosion grandiose à la gloire de Durand et de Demacia.

Relations

Dites-nous qui fait partie de vos Amis/Collègues/Famille/Ennemis et vos relations avec.

icône
Ironiquement, Galio se sent ridiculement petit à côté de cette yordle, quelque chose en émane qui le force au respect et au silence, comme une aura indescriptible. Sans sa rencontre, Il n'aurait sans doute jamais réussi à trouver la foi de se relever. Il aimerait discuter avec elle.

icône
Cette créature ne lui inspire que de la haine.



Une conscience voit le jour, un nouvel esprit brut comme le diamant, une âme vierge comme le papier découvrant pour la première fois l'existence. Elle perçoit ses premières lueurs, chaudes, les plus importantes ; il n'est plus mauvais présage que de naître dans le froid de l'obscurité.

Cette feuille blanche est d'ores et déjà usagée, la lumière vient de la marquer à jamais d'une encre que rien ne peut faire disparaître. Sans même qu'elle ne le comprenne, un sentiment vient de se graver dans cette âme, un message d'espoir.
C'est la volonté de toute une cité, l'utopie d'un peuple, la lumière la plus éblouissante et la plus pure qu'il n'est été donné de voir dans les terres de Runeterra, celle de la juste et glorieuse Demacia.

Seulement, nul n'est à l'abri de la corruption, toute lumière est source d'obscurité, et c'est dans l'ombre de celle-ci que naît sa forme la plus immonde. Ainsi apparaît une ombre, une présence encore négligeable, une simple tâche, une rature. Elle dévisage l'âme innocente, naïve, une expression malsaine s'y devine. Le premier mot ne peut plus être effacé, l'ombre n'a plus qu'à attendre, tapi, elle sait que son jour viendra, elle pourra alors rayer d'un grand geste son antonyme et le remplacer par des lettres de sa main.

La forme disparaît peu à peu, elle laisse place à une silhouette, un bruit résonne doucement, le tintement du métal et de la pierre. La forme est celle d'un homme, il fait s'abattre un marteau sur un large pavé de pierre. L'artisan ne dispose ni des traits de le jeunesse, ni de la robustesse d'un homme, mais ses coups n'en restent pas moins précis. Le plomb de l'outil frappe vigoureusement, de façon régulière, inlassable, rien n'arrête ce tintement aigu.

La conscience le réalise peu à peu, cet amas de marbre est son enveloppe, un corps ailé fait d'une pierre aux reflets bleutés, elle est constituée d'angles et des formes grossières. Aucune sensation n'émane de cette roche, pas la moindre caresse de l'outil de plomb n'est perceptible. Mais qu'importe, cette vie ne peut réaliser sa nature incomplète, elle ne connait pas les sens de la chaire, jamais elle ne les connaîtra.

Une voix s'élève dans la pièce, c'est celle de l'homme ; son œuvre est terminée, un nom est attribué à l'être : Galio

-

L'être de pierre retient vite, il a beau avoir l'âme d'un enfant, son corps lui est déjà mature, l'apprentissage s'avère aisé. Après seulement quelques mois, il connait déjà les subtilités du langage. Néanmoins,"Galio" semble dépourvu de toute émotion, ses paroles sont aussi ternes et ennuyeuses que sa voix, son visage lui est comme figé, aucune expression n'en émane.

Bien qu'il cherche à le cacher, la déception est lisible sur le visage de l'artisan, sa sculpture n'est pas le chef-d’œuvre qu'il escomptait.
Parfois, Galio le surprend tout de même à demander ses conseils, la sagesse d'esprit du golem l’émerveille souvent. L'homme s'attendait aux questions habituellement confrontées aux parents "Comment suis-je né ?","Comment les enfants sont-ils fait ?", mais aucune d'entre elles n'est jamais posée. Le golem a sans doute comprit qu'il n'est pas un homme, que lui et ses frères sont différents, qu'ils forment une famille à part, ou peut-être ne s'y intéresse-t-il pas.

Cet homme qui peut prétendre donner raison aux statues, lui qui a enfanté par le marteau et le burin, il se fait appeler Durand. C'est un sorcier, l'un des derniers à tenter d'animer l'inanimé, un art voué à disparaître.
Il vit aujourd'hui dans une certaine autarcie, reclus dans son atelier aux abords de la cité-état. Le bois de la bâtisse y est rongé par les parasites, la moisissure s'installe peu à peu et rares sont les outils encore épargnés par la rouille, mais cela lui est égal, il peut consacrer sa vie à ce qu'il considère comme une noble cause, le confort n'est qu'une entrave à son dessein.

En temps normal, Durand a pour responsabilité de créer des gardiens pour la cité, il en assure ainsi la protection. C'est à cette condition que le gouvernement Demacien l'autorise à exercer son art. Seulement, la guerre fait rage entre la cité de lumière et sa sœur destructrice, Noxus. Le sorcier a besoin de voyager pour des raisons diplomatiques, de récentes accusations sur les activités du vieil homme n'arrangent en rien sa sécurité.

Intervient alors Galio, supérieur à ses frères de marbre en force et en puissance, ce golem a pour but d'être le garde personnel de Durand.
Mais le sorcier a souhaité aller au-delà de ce simple objectif, là où ses précédents golems ne sont que des pantins dépourvus de conscience, c'est là un véritable être qu'il a cherché à façonner, certainement le fils qu'il n'a jamais eu. Le résultat n'est pas des plus satisfaisant, mais le regard de son protecteur n'a de cesse de le conforter dans son rêve, il en est à présent certain, l'aboutissement est proche.

-

"Un voyage diplomatique", c'est ce que répète à chaque fois le sorcier. Galio n'apprécie pas qu'on lui cache les raisons de ses déplacements. Bien qu'il ne refuse jamais un ordre, le protecteur préfère s'assurer de la sécurité de son maître lui-même. Il est obligé de l'attendre à l'entrée des cités, pour ne pas effrayer les passants lui assure-t-il ; la statue observe souvent les hommes parler, elle reconnait un mensonge.

Les voyages se ressemblent, les plaines de Valoran sont plus calmes qu'il n'y parait, on y croise surtout des paysans. La plupart ne réagissent pas à la vue du golem, ils semblent tous habitués aux "miracles" de la magie. Certains sont moins dociles en reconnaissant le mage, quelques pierres sont alors lancées, sans grand incident. Les raisons sont souvent les mêmes, on l'accuse de pratiquer la magie noire, son protecteur partage son quotidien, il sait qui n'en est rien.

L'itinéraire d'aujourd'hui est différent, on raconte que des voleurs rodent sur les routes et pillent les passants. C'est par précaution que Durand choisit de diriger son cortège par les Marais hurlants, régions pourtant réputée pour être hantée par toutes sortes de créatures.
Ces lieux sont marqués par les vestiges des Guerres Runiques, les marécages sont embaumés des relents de magie, la végétation écarlate semble avoir été abreuvée par le sang.

Cette nature ne déplaît pas au golem, les arbres sont immenses et fiers, le parfum de leurs feuilles est enivrant. Pas la moindre trace de faune en ces lieux, l'aspect de la terre indique que rien ne l'a foulé depuis longtemps, les fruits sont intacts sur leurs branches et pourris sur le sol, même les insectes semblent avoir fuit. Le silence est omniprésent, il est à la fois inquiétant et délicieusement reposant.

Le cortège arrive à la source de la Rivière Serpentine, l'eau y est stagnante, croupie, on entendrait presque des lamentations s'en dégager. Un détail attire l'attention de la gargouille, des traces de pas, de nombreuses traces.

-

Le piège se referme, une embuscade avait été préparée à cette embouchure, des dizaines de silhouettes jaillissent des ombres et entourent le cortège.
Galio érige une protection magique autour de son maître, abattant dans la foulée plusieurs ennemis. Il s'agit d'assassins Noxien, aucune autre nation n'aspire à cette attaque.

D'autres silhouettes tombent, les unes après les autres, les poings de la gargouille fracassent les crânes, son regard déverse la mort. C'est la première fois que la statue ôte la vie, elle ne sait quoi penser de cet acte, mais la morale n'a que peu de place sur le champ de bataille, seul compte la survie. Le nombre d'adversaire ne cesse de croître, un régiment entier semble avoir été mobilisé pour l’événement, les forces du gardien s'épuisent peu à peu.

Dans une tentative désespérée, Galio saisit son créateur et tente de se sauver par les airs ; une poigne puissante retient son envol, les deux victimes sont projetées au sol.
La foule meurtrière recule, seul reste l'auteur de la chute, un véritable colosse noxien. Sans demander son dû, il attrape les ailes du fuyard et les brise à mains nues. Par chance le golem ne ressent pas la douleur, car la hache du géant vient aussitôt le priver d'un bras et le défigure partiellement.

La gargouille est impuissante, la lutte ne fut même pas permise, la défaite est immédiate et sévère. Le défenseur essaie de se relever, il ne peut laisser son père être tué ainsi ; l'énorme hache ne tarde pas à le briser de nouveau, elle le prive de tout mouvement.
Le géant craque plusieurs fois ses cervicales en avançant vers Durand, ces quelques pas sont un calvaire, la marche funèbre semble durer des heures, la foule les observe, elle jubile. Le golem et le sorcier se fixent une dernière fois, ils savent, le regard du mage est accusateur.

La force du colosse n'a aucune limite, un seul coup ravageur lui suffit à détruire la barrière magique. C'est ainsi que la botte de métal du géant prive Galio de sa seul véritable famille, ses coups sont précis, ils ne visent pas les points vitaux, il veut faire souffrir. Le bruit sourd de la botte dure plusieurs minutes, inlassable, régulier, comme le bruit du plomb sur la pierre. Le sang jaillit à chaque coup, les os cassent sous la torture. À cet instant, le colosse rappel à la statue la silhouette de son maître sculptant son corps, celui-ci forge à l'aide d'un outil de douleur, il est devenu l'artisan du malheur de la gargouille.

-

Il vient seulement de le remarquer, la tâche noire a pris de l'ampleur depuis la dernière fois. Son expression lugubre le fixe, moqueuse.

Alors, es-tu satisfait ?

Disparais.

Pourquoi me rejettes-tu ? Tout ce que je souhaite, c'est t'aider.

Je ne te crois pas.

Voyons, comment peux-tu douter de mes intentions ? J'ai toutes les raisons du monde à vouloir t'aider.

Et qui es-tu au juste ?

Je suis toi

Moi ?

À vrai dire, c'est même l'inverse. Tu es moi.

Je t'ai vu ce jour-là, il n'y a rien de semblable entre nous.

Nous sommes simplement des facettes différentes.

Tu es mauvais.

Cesses de palabrer, tout ce que nous voulons toi et moi, c'est le revoir.

Il est mort, par ma faute.

Nous pouvons le ramener, il te suffit d'ouvrir la porte !

Je ne t'écoute plus.

Un jour, je l'ouvrirai pour toi, pour nous.

Silence ! Efface-toi ! Disparais !

Galio reprend ses esprits, il vient de faire un mauvais rêve, du moins il essaie de s'en persuader. Son crâne est comme parasité d'un voile opaque, cette sensation est difficilement supportable, la sensation que son âme s'échappe de son corps. Combien de temps est-il seulement resté ici ? Il en a perdu le compte à partir du cinquième hiver. Ce corps immobile est devenu granitique, il ne peut plus le bouger, il est comme pétrifié sur place. Sa peau a pris l'aspect du calcaire, elle est rugueuse, une surface parsemée de minuscules cratères à vous en rendre trypophobe .

Il ne reste qu'un squelette brisé de Durand, un tas d'os blanchit par les saisons et rongé par les vers. La sculpture ignorait que les humains étaient constitués d'une telle charpente, il observe les restes avec une curiosité morbide.
Cette vue n'a de cesse de l'accabler, est-il supposé obtenir un pardon de cette structure minérale ?

L'être de marbre ne parvient plus à apprécier ce lieu désert, bien que le marais ne soit finalement pas hanté, les émanations magiques le perturbe.
Il doit endurer, tel est le prix de son échec, rentrer signifie porter la honte de ce désastre, admettre sa médiocrité. Il se le répète jour et nuit, cette phrase résonne dans sa tête depuis bientôt cinq longues années, une vérité aujourd'hui absolue pour cette existence naïve et impuissante "Il n'y a pas de rédemption, il n'y a que la pénitence."

Son regard se porte une nouvelle fois sur le tas d'ossements, la vision de la masse viscérale et des empreintes du géant lui revient une fois de plus. Il ne parvient pas à se remémorer le visage de son maître, seul l'expression accusatrice de ses derniers instants perdurent dans sa mémoire, elle le hante. Il se morfond, il ne souhaite qu'une seule chose, pouvoir extérioriser sa tristesse, pouvoir pleurer, ne serait-ce qu'une seule larme, que Durand puisse être témoin de son regret.

Les fruits pourrissent une énième fois, la sculpture hait cette odeur.
Une nouvelle sensation le traverse, une sorte d'acceptation. Il se dit que ce drame était inévitable, que la nature l'a fait naître pour vivre ces instants douloureux. Son corps est façonné de sorte à lui faire connaître le désespoir, il aspire à cette souffrance, tout comme les fruits finissent par tomber et pourrir.

-

Une pluie abondante se déverse sur les marais, la rivière avoisinante sort de son lit, la végétation est presque noyée. La brume est épaisse, rien ne passe au travers à plus de quelques mètres. La statue est comme posée sur une scène, elle s'imagine être admirée par un public invisible, dissimulé derrière ce voile brumeux. L'être de pierre s'abandonne fréquemment à ces divagations, même pour un golem, la solitude est parfois pesante. Elle mime inlassablement la même expression, son talent est palpable. Le public est sous le charme, une nuée d'applaudissement se fait entendre, il provient du clapotis de l'eau. La statue met fin à son interprétation, la foule continue de l'acclamer avec entrain, quelque chose luit faiblement au milieu des spectateurs, une lumière dorée.

C'est un enfant, une petite fille, peut-être une naine. Elle porte quelque chose, une caisse. Cette lueur qu'observe la gargouille, c'est celle de ses yeux, ce regard lui semble être un brasier.
À cet instant, il croit voir toute la solitude de cet être, son désespoir, sa pénitence. Un poids invisible pèse sur les épaules de cette petite, une charge insoutenable, Galio la voit clairement, cette charge que nul autre ne peut supporter. La foule continue ses applaudissements.

Rien n'abat sa démarche et sa conviction, elle avance, un pas après l'autre, quelque chose doit la faire souffrir, mais elle ne le montre pas. Elle passe près de la gargouille, sans doute l'effleure-t-elle.
Quelque chose apparaît au contact de la petite fille, un sursaut vital, une impression nouvelle, un touché frissonnant. Galio ressent une vague de chaleur le parcourir, comme le battement d'un cœur inexistant.

Cette chaleur le submerge, il se tourne sur le chemin de la petite, la foule cesse peu à peu ses acclamations, elle disparaît l'espace d'un instant. Il n'y a plus que la vision de cette fille, marchant furieusement face aux obstacles. Derrière elle, il aperçoit la silhouette de la glorieuse cité, même la brume est incapable de tarir sa lumière, il la voit comme au premier jour, pure, chaude.

Ce tableau lui saute aux yeux, la naine y est grandiose, la cité est rayonnante.
La réponse se trouve certainement là-bas, il doit trouver un autre moyen de se racheter. Cette décision est brusque, elle reste inexpliquée pour Galio, mais s'est imposée d'elle-même, comme le conseil d'une force supérieure, d'une énergie bienveillante.
Lentement, il brise son cocon, la chrysalide disparaît dans un bruit de craquement de pierre. Son apparence a changée, le marbre bleuté est à présent souligné d'une enluminures d'or. La gargouille déploie ses ailes, elle prend son envol vers la lumière, à la recherche de la rédemption, elle se dirige vers un avenir.
Vous ?

› Prénom ou pseudo › NOP
› Age › NOP
› Métier/Etudes › Animation
› Passion ? › Piano
› Double compte ? › NOP
› Autre chose ? › CONCOMBRE

© A-Lice | Never-Utopia
Revenir en haut Aller en bas
AuteurMessage


avatar
Slogan : "Les yeux ne mentent jamais !"


MessageSujet: Re: Galio - Le Veilleur Lugubre Sam 31 Oct - 0:02
Eh bien je suis agréablement surpris par ma lecture.
Concrètement Galio n'est pas le personnage que j'aime le plus, et encore moins celui que je voyais développé.
Et pourtant ton histoire m'a pris au cœur, on ressent la douleur de Galio, puis sa volonté de se relever et d'avancer, de continuer... J'ai vraiment adoré. C'était agréable à lire !
Pour moi c'est validé, plus que Sona et tu seras libre de débuter les rps !
Revenir en haut Aller en bas
AuteurMessage


avatar

Invité
Invité
MessageSujet: Re: Galio - Le Veilleur Lugubre Sam 31 Oct - 0:36
Hoy hoy et bienvenue officiel à toi, petite Gargouille. Je suis content que tu sois là!

Cependant, je te conseille de regarder le premier et troisième paragraphe de mon histoire pour savoir comment s'est déroulé la rencontre entre eux deux, selon mon avis. Ce serait plus pour un soucis de cohérence en fait. Voilà voilà, désolé de te demander cela ><
Revenir en haut Aller en bas
AuteurMessage
MessageSujet: Re: Galio - Le Veilleur Lugubre Sam 31 Oct - 11:19
Erreurs modifiées /o/
Revenir en haut Aller en bas
AuteurMessage


avatar
Slogan : ... =)


MessageSujet: Re: Galio - Le Veilleur Lugubre Lun 2 Nov - 13:43
Une très belle fiche que voila. Agréable à lire, l'histoire est très intéressante et s'il y a des fautes, je ne les aient pas vues, donc elles ne gênent pas la lecture. C'est fluide, c'est travaillé... Heureusement, vu le temps que t'as mis à nous pondre cette fiche =p *paf*

Bref, je valide sans hésitation aucune !

Je vais de ce pas te mettre dans le groupe de Demacia et t'invite à créer ton journal ici afin de pouvoir commencer à rp !

Bon jeu parmi nous ^^


Une rose de Zyra petit coeur
Une rose de Fizz petit coeur


« By the power of Metal~ »
– Sona Buvelle

Carte de journaliste - Voiça:
 
Revenir en haut Aller en bas
AuteurMessage



Contenu sponsorisé
MessageSujet: Re: Galio - Le Veilleur Lugubre
Revenir en haut Aller en bas

Galio - Le Veilleur Lugubre

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1

Sujets similaires

-
» Galio - Le Veilleur Lugubre
» [tuto] Peindre un Vengeur lugubre
» Lever le masque
» Un quizz :)
» Question bête mais bon...

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Les Légendes de Runeterra :: Bienvenue :: Présentations :: Présentations :: Validés-