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Kumungu, une terre bien dangereuse ... [Pv Nida, Teemo] [-16 Violence]

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Slogan : Sans maîtrise, la force n'est rien.


MessageSujet: Kumungu, une terre bien dangereuse ... [Pv Nida, Teemo] [-16 Violence] Jeu 9 Juin - 16:10
En fait, les jungle pestiférés n'étaient pas si horribles que ça, l'endroit était plutôt calme, le climat était très agréable, il n'y avait personne. Enfin plus depuis l'incident, mais c'était un lieu qui devait être de toute beauté. Peut être Lee irait s'installer là bas plus tard, comme ça il pourrait prier directement pour l'esprit du jeune garçon qui venait de le quitter. Il se retourna prit d'un élan de nostalgie, soupira et reprit sa route. L'âme du jeune homme n'était plus à ces cotés, le moine s'y était habitué, il avait enfin trouver de la compagnie, il était de nouveau seul. Seul oui, sans les remords qui l'avaient accompagné depuis ce jour fatidique, le regret, la culpabilité … Le jeune garçon était parti en emportant avec lui, ce qui nuisait au moine. Dorénavant, ce dernier pouvait ce contenter d'avancer, sans se soucier de savoir si il avait commit une erreur, car il en avait commise une, mais les victimes ne lui en voulait pas. Ou au moins l'une d'elle …

L'homme devait maintenant trouver un but, un objectif, car le seul qu'il s'était jamais fixé était rester derrière lui, accomplit. Alors qu'il arrivait à la frontière de Kumungu, il trouva sur son chemin une taverne, ce qui le surpris dans un premier temps, puis moins se disant que c'était sans aucun doute un coin pour les bûcherons. Bien que Lee n'aime pas trop les activités de ces derniers, il avait besoin de vivres et surtout, d'un chemin, car il était venu dans les jungles pestiférés sans penser au retour. Il avait donc besoin d'aide pour se rediriger vers Bandle City, la ville la plus proche, et de là il regagnerai Ionia. La nuit commença à prendre sa place, se faisant sortir avec une atmosphère plus fraîche malgré la chaleur durant le jour. Le moine entra dans l'établissement, il sentit tout les regards se poser sur lui, sans surprise. L'homme était loin de ressembler aux habitué de l'endroit, et ne semblait pas être un chasseur ou un bûcheron, de plus son style vestimentaire montrait qu'il venait même de très loin. Cependant l'aveugle ne tint pas rigueur de tout ces hommes et s'installa un peu à l'écart de tout ce monde qui ne tarda pas à reprendre leurs activités. Le brouhaha reprit la salle et une femme avec un fort accent, une démarche qui ne trahissait pas la souplesse de celle-ci, et une prestance qui lui rappelait … Non il ne préférait pas savoir … Elle lui demanda alors ce qu'elle pouvait pour lui et le moine demanda un simple repas et de l'eau, il ne préférai pas prendre de l'alcool, dieu sait comment ils le conservent, au moins la viande serait fraîche. Lorsqu'elle repartit, Lee examina tout ce petit monde, que des hommes, et sûrement pas des saints, il n'avait pas réellement envie de faire affaires avec eux …

Quelques minutes passèrent et l'aveugle soupira, il allait devoir se forcer, il devait bien rentrer chez lui. Puis sans qu'il le perçoive venir, une main se posa sur son épaule. Lee qui était sur ces gardes et d'un réflexe défensif, se redressa et se retourna rapidement en attrapent l'avant bras de l'autre.

« Veuillez m'excuser, je n'avait pour but ni de vous agressez, ni de vous faire peur »

La voix était traînante, et témoignait d'un âge avancé, ce n'était autre qu'un vieil homme. Le moine se sentit totalement gêné et s'excusa avant de se rasseoir et d'inviter son interlocuteur à faire de même. Le vieil homme le remercia et prit place, accompagné d'un homme bien plus jeune que la plus parts des gens ici et qui paraissait presque innocent.

« Vous semblez perdu mon ami, je pense que vous avez besoin d'aide, et vous ne semblait pas être un mauvais personnage, y a-t-il quelconque moyen que je vous aide ? »

« En effet, le moine hocha la tête et soupira, il se trouve que je suis perdu ici pour l'instant, et que j'aimerai regagné Bandle City pour rentrer à Ionia, et je n'osait pas demandé par peur de paraître stupide »

Le jeune homme qui n'avait encore rien dit se mit à rire et dit d'un ton qui n'avait rien de moqueur « Vous devez vraiment être fort pour perdre à Kumungu alors que vous partiez de Ionia ! »

Le vieil homme jeta un regard noir au garçon et lui répondit d'un ton moins amusé que celui-ci « Pour ta gouverne c'est grâce à cet homme si aujourd'hui tu es libre de rire. »

Le moine s'étonna, grâce à lui ? Il reprit la conversation avec que le jeune homme pût répondre. « Vous ètes de Ionia ? »

Le vieux hocha la tête et sourit « Je ne pensais jamais pouvoir voire celui qui nous a libéré, et je vous remercie pour tout ce que vous avez fais. »

Ils discutèrent pendant plusieurs minutes, même si Lee s'étonnait de rencontrer des ioniens ici, ils lui expliquèrent pour quels raisons ils étaient là et parlèrent de divers autres choses, entre temps la nourriture était arriver et la soirée s'éternisait, un peu plus tard la serveur revint pour demander à Lee l'addition. Alors qu'il cherchait sa bourse, elle lui donna un coup de coude.

« S'tu veux, on peut s'arranger »

Lee soupira et secoua négativement la tête, il n'avait nullement envie de s'aventurer « Je vous en remercie mais j'ai ce qu'il faut à vous donner »

Cependant la femme insista, peut être un peu trop car avec l'accent de ces derniers, le vieil homme dit quelque chose d’incompréhensible pour l'aveugle à la femme qui prit l'argent et s'en allât aussitôt. Lee le remercia et soupira.

« Je vais me remettre en chemin, je ne pourrait pas me reposer ici, je vous remercie pour tout, si une fois de retour à Ionia vous avez un problème, n'hésitez pas à me demander, je vous aiderez avec plaisirs. »

Il se saluèrent et l'homme prit ces affaires et s'apprêta à franchir le seuil quand le plus jeune lui attrapa le bras comme si il avait oublié quelque chose. « Faite très attention en y allant, un monstre sanguinaire sévit là bas, quiconque passe sur son territoire se fera traquer et mourra à coup sûr. »

Le moine fronça les sourcils et demanda sérieusement « Tu es sûr de ce que tu avance ? »

Le garçon répondit positivement et Lee le remercia. Il allait donc faire un léger détour avant Bandle City.


Plusieurs jours passèrent, le moine avançait sans réel problèmes, il avait une ou deux fois repoussé des bêtes sauvages mais rien qui ne laissait présager un monstre, cependant une odeur déplaisante flottait depuis quelques temps, une odeur qu'il connaissait bien et pourtant, il espérait se tromper. Quelques heures plus tard, alors qu'il prit un pause, il remarqua que les mouche affluait par ici. Il rechercha autour et trouva des marques … Sans pouvoir définir si c'était un combat ou un territoire marqué mais aucuns doutes, il était dans la zone du monstre. Puis il se retrouva devant quelque chose qui ne lui prouva pas le contraire et pire, qui affirma ce qu'il pensait. Un groupe de cadavre mis en évidence pour repousser les plus froussard … Et même les plus courageux, car Lee n'avait beau pas voire, il percevait l'état des corps et … cette odeur de chaire et de sang … L'image du petit garçon lui vint en tête. Il pensait à lui dans un moment pareil … cependant une chose avait changé, il se rappelait moins nettement de son visage. Mais ce n'était pas le moment de rêver. Le moine se remit en route avec la ferme conviction de stopper ce genre de massacre.

Après avoir marcher un moment, il avait même remarqué que l'activité animal était beaucoup moins présente ici. Il s'aventurait de plus en plus loin, et pourtant il se rapprochait de Bandle, il croiserait peut être un escadron de ces derniers. Puis il sentit une présence, une présence qui essayait de se camoufler, et qui le faisait plutôt bien. Lee s'avança vers celle-ci puis son pied tapa dans quelque chose et un lourd nuage se propagea en l'air, le moine se projeta en arrière pour éviter d'en respirer mais un autre l'attendait et il ne pût s'empêcher d'en respirer une infime quantité mais suffisante pour le faire se sentir mal. Alors qu'il s'accroupit pour reprendre son souffle, il sentit quelqu'un dans son dos, mais un étrange pressentiment lui disait que si il se retourner, il partirait rejoindre les cieux. Il se contenta donc de lever les mains et soupira « Je suis Lee Sin, moine ionien, je suis ici pour enquêter sur le dangereux monstre qui rôde je ne vous veux pas de mal.»
Il était sûr que ce n'était pas la bête, elle n'avait pas ce mode opératoire, il ne restait qu'à savoir si c'était un ami ou un ennemi.


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MessageSujet: Re: Kumungu, une terre bien dangereuse ... [Pv Nida, Teemo] [-16 Violence] Sam 11 Juin - 19:09

Cela faisait maintenant plusieurs jours que nous ne recevions plus de visite à Bandle City. Et pour cause, plus personne n'osait vraiment venir étant donné qu'une rumeur disant qu'un monstre terrorisait la jungle Kumungu et dévorait les visiteurs qui croisaient son chemin. Et effectivement, le peuple de Bandle avait noté des disparitions soudaines de nos semblables dans les jungles et les quelques rares à être revenu de leurs expéditions nous ont rapporté avoir vu des cadavres d'humains et quelques autres cadavres de Yordles plus rarement. La rumeur étant fondé, notre région devenant plus que dangereuses pour notre peuple, il était tout naturel qu'on vienne me demandé de chercher la bête et de l'elliminer. En tant que protecteur de Bandle, il fut tout naturel pour moi d'accepter cette mission dangereuse.

Je me rendis alors dans les jungles. Je n'allais pas directement me rendre dans le territoire supposé du monstre, bien évidemment, je me devais me préparer en conséquence. Je profitai donc d'être dans la jungle pour me réapprovisionner en poison. Les plus belles fleurs de cette forêt étaient également les plus mortelles, je savais déjà de quoi j'avais besoin et je savais où trouver le poison. Mais nous n'étions jamais trop prudent, n'est-ce pas ? Je posai quelques pièges nocifs, ces champignons explosifs dont seul moi connaissait le secret, puis je me mit à cueillir quelques fleurs aux pétales arborant une magnifique couleur rose. Bien sur, je portais mes gants, c'était nécessaire quand on récoltait des plantes aussi dangereuses que celles-ci.

Quelques heures plus tard, alors que j'avais récolté suffisamment de plantes pour créer mon poison, grâce à mon ouïe fine, j'entendis des pas s'approcher de ma direction. Il m'était pour le moment impossible de savoir de qui il s'agissait et il était probable que je sois en présence du monstre qui terrorisait mon peuple et les humains. Caché dans des buissons, je retins ma respiration et regardait vers la provenance des bruits. Je vis alors une silhouette qui semblait bien appartenir à un humain assigné masculin, bien visiblement. Je pris entre mes mains ma sarbacane.

L'inconnu marcha sur un des champignons que j'avais posé plus tôt ce qui le fit exploser. Après un « Pouf » distinctif, on pouvait voir une nuée de spores empoisonnés se libérer du champignon. Puis il marcha sur un deuxième champignon, libérant encore plus de poison. Cela gênait l'homme qui avait dû respirer du poison, il s'accroupit, semblant essayer de reprendre sa respiration. Toujours caché dans les buissons, je me faufilais jusqu'à son dos, près à l'attaquer s'il se montrait dangeureux. L'inconnu leva les bras et m'annonça, la voix faiblarde mais dont on pouvait déceler une certaine sincérité :

« Je suis Lee Sin, moine ionien, je suis ici pour enquêter sur le dangereux monstre qui rôde je ne vous veux pas de mal.»

Le fait qu'il me parle du monstre me fit tiquer. Je baissais donc mon arme, la rengainant derrière mon dos, et m'approcha, brisant ainsi mon « camouflage « . Je vins face à lui et lui tendit un peu d'eau et lui dit :

- Le poison n'est pas mortel. Ne bougez plus, il se dissipera progressivement.

J'observai le dit Moine Ionien en silence. La première chose qui me sauta aux yeux étaient qu'un bandeau était attaché sur ses propres yeux. Était-ce une coutume Ionienne, me demandais-je, il faut dire que je ne connaissais que très peu cette contrée lointaine. Je savais juste qu'un de mes semblables y avait migré pour une raison qui me dépassait complètement. Enfin, l'homme était plutôt grand et musclé ce qui montrait qu'il s'entraînait très régulièrement. Peut-être qu'à nous deux on allait pouvoir vaincre la bête ?

- Je suis étonné que la rumeur de « la bête de Kumungu » ait traversé les frontières d'un pays aussi lointain qu'Ionia. Qu'est-ce que vous voulez savoir ?

Je croisais les bras et attendais tranquillement la réponse de mon vis-à-vis. Bien que j'ai rengainé ma sarbacane, voyant que de toute manière l'homme ne me ferait pour le moment pas de mal à cause du poison, je restais vigilent. Il n'y avait rien qui pouvait me montrer son appartenance à Ionia. De toute manière, on se trouvait dans un lieu que je connaissais comme ma poche, la jungle était mon élément et, de plus, avec les champignons parsemés un peu partout, j'étais en net avantage si je découvrais que cet homme était en réalité un ennemi.





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MessageSujet: Re: Kumungu, une terre bien dangereuse ... [Pv Nida, Teemo] [-16 Violence] Mar 28 Juin - 20:17
Une jeune humaine se faufilait doucement entre les arbres, sous couverts des immenses herbes de la jungle, afin d’approcher en toute discrétion les baraquements. Lance à la main, elle repérait dans le plus grand calme les êtres occupant les lieux, qui de toute évidence n’avaient aucune idée du danger qui allait s’abattre sur eux. Nidalee comptait bien augmenter encore la taille de son territoire, qui atteignait maintenant cinq fois la taille d’un territoire habituel de mâle, et elle était d’autant plus motivée que cela impliquait de chasser de l’humain. La jeune sauvage leur vouait une haine tenace depuis maintenant quelques lunes…


Nidalee donna un coup de patte derrière le crâne de sa plus jeune recrue. Il devait se concentrer, où il n’arriverait jamais à chasser de manière efficace. Elle était chargée par sa mère d’apprendre la chasse à ses petits frères de la dernière portée. C’était la première fois qu’elle se chargeait d’une telle tâche, n’ayant jamais mis bas, se sentant trop différente des autres pumas pour jamais s’accoupler avec l’un d’eux. Néanmoins, l’apprentissage s’avérait un exercice intéressant, même si ces petites boules de poils disposant encore de leur pelage tacheté de jeunesse étaient pataudes comme pas deux.

En l’occurrence, le plus jeune de ses petits frères manquait cruellement d’attention sur ses vibrisses. Censées lui indiquer la direction du vent, les mouvements proches, et tout un tas d’autres informations d’une importance capitale lors de la chasse, il ne s’en servait absolument pas. Mais les pumas chassent généralement la nuit, et ne peuvent donc pas se contenter de leurs yeux. Ils doivent se reposer sur leurs autres sens, plus développés et plus utiles. Et si ce petit arrivait à maîtriser son organe voméro-nasal, ce n’était somme toute pas suffisant.

Nidalee s’aplatit dans les herbes, montrant l’exemple une fois de plus. Elle huma les phéromones alentours, s’assurant que les proies n’étaient pas effrayées, n’ayant pas détecté la présence des prédateurs en herbe. De ses moustaches, elle vérifia le sens du vent, portant son odeur dans son dos. De ses coussinets, elle tâtait le terrain à mesure qu’elle progressait pour ne pas faire le moindre bruit ou le moindre faux pas. Elle avança jusqu’à un arbre proche, dans lequel elle grimpa rapidement à l’aide de ses griffes. La jeune sauvage sentit un mouvement proche dans l’air, et les yeux fermés, fit un rapide mouvement, ses crocs se refermant sur le pauvre volatile. Ce n’était pas une grosse proie, mais cela devrait suffire à leur démontrer l’importance de leurs sens.

Soudainement, alors qu’elle était admirée par ses frangins poilus, Nidalee fit volte-face. Son sens propre à elle-même, lui permettant de détecter l’aura vitale lui faisant voir de nouveaux arrivants. Il s’agissait d’une forme de vie qui lui était encore inconnue. Peu rassurée à l’idée de découvrir de nouveaux êtres en présence de jeunes chatons maladroit, elle leur indiqua de rapidement se mettre à l’abri dans l’arbre pendant qu’elle allait voir de quoi il retournait. Sautant d’arbre en arbre dans la direction des étranges bêtes, elle fut stupéfaite de découvrir une espèce glabre, se déplaçant sur deux pattes, qui lui rappelait quelque chose…

Nidalee hésita un instant du haut de sa branche, et passa dans sa forme humaine. Nul doute, la ressemblance était saisissante… Ces étrangers avaient bien la même forme qu’elle, la même façon de se déplacer… Ils portaient même des matières pour se couvrir comme elle le faisait avec les peaux pour protéger les zones sensibles de son corps, et maniaient des outils. Curieuse, la sauvage les épia discrètement, rampant sur sa branche, utilisant des lianes pour changer de point d’observation quand c’était nécessaire. Les hommes qui n’avaient nullement conscience de l’espionne coupaient à grands coups de machette les plantes qui leur barrait le passage, et inspectaient les arbres.

La jeune femme prit soudainement peur. Ils s’étaient arrêtés devant l’arbre où se trouvaient les jeunes pumas. S’emparant de scies, ils s’attaquèrent au tronc, secouant les pauvres âmes perchées deux mètres plus haut. Nidalee, ne savait comment réagir… Les hommes étaient tellement nombreux, et armés de lances, machettes, et arcs, que les défier n’aurait été que pure folie. Quand elle entendit l’arbre craquer, et vit le tronc plier, elle fut tétanisée d’horreur. Impuissante, elle entendit les miaulements de terreur de ses frères qui se retrouvèrent soudainement à terre.

Il lui fallait se secouer. La femme-puma repassa dans sa forme de prédation, et se jeta au sol, face aux humains. Elle rugit et montra les crocs, espérant les intimider. Elle obtint un mouvement de recul, mais rien de plus. Ses frères commençaient à se relever d’entre les branches à terre du grand arbre. Soudainement, une lance fusa et se ficha juste devant Nidalee. Les humains avançaient lentement, campés sur leurs appuis, armes bien en main. Elle ne devait que les retenir le temps que ses jeunes frères s’enfuient… Elle esquiva une lance, une lame. L’allonge que leur conférait leurs armes ne lui permettait pas de riposter, et elle ne pouvait que danser pour éviter la mort.

Nidalee recula de quelques pas, et fut déconcentrée par une vision d’horreur. Le plus jeune de ses frères n’avait pas survécu à la chute de l’arbre, et se trouvait là à quelques pas d’elle, le corps tordu de façon grotesque, une branche gluante de son sang lui traversant le poitrail. Tétanisée pendant quelques secondes, se court instant se révéla toutefois bien trop long ; elle sentit une pointe s’enfoncer dans son omoplate. Bondissant en arrière, elle vit son mouvement entravé par la lance qui venait de se ficher dans sa chair, et les humains tentèrent de se jeter sur elle avec un filet, des grands sourires à l’idée de capturer une telle merveille de braconnage. La jeune puma n’eut pas le loisir de réfléchir aux conséquences de ses actes ; si elle voulait survivre et échapper à ces étranges êtres bipèdes, elle devait détaler au plus vite. Mais alors même qu’elle tournait les talons, elle se promit de revenir.


Nidalee suivait les humains du haut des arbres, se fondant dans les branches et les feuilles, indétectable même au plus vigilant des observateurs. Elle avait enlevé la lance de son épaule et s’en était armée, après avoir rapidement soigné la plaie de son talent naturel. Bien sûr, c’était loin d’être parfait, mais la rage qui l’animait compensait largement la gêne de la blessure. Progressant vivement, elle observait le manège des braconniers. Ceux-ci avaient capturé les jeunes frères de la jeune femme, y compris celui qui avait perdu la vie, et les ramenaient à leur campement. Ils les trimballaient ballottés sans le moindre ménagement dans une petite cage ridicule, et la secouait dès que les prisonniers avaient l’audace de pousser le moindre miaulement. Miaulements qui déchiraient le cœur de Nidalee, car ils l’appelaient, lui demandaient où elle était passée. Incompréhension, peur, sentiment d’abandon… Les pauvres petits avaient besoin d’elle.

Nidalee observait maintenant le campement des humains. Ils étaient arrivés à destination depuis quelques minutes maintenant, et elle voulait s’assurer qu’ils n’étaient pas plus nombreux. Fort heureusement pour elle, une bonne partie du groupe s’était détaché du reste, et avait continué son chemin. Elle vit l‘un des humains restants faire l’erreur de s’écarter du reste du groupe, dans le but de trifouiller au niveau de son entrejambe et de satisfaire sa vessie. Celui-là, personne ne le verrait disparaître… La jeune sauvage soupesa la lance, plus lourde que celles qu’elle fabriquait habituellement, mais avec par conséquent une plus grosse capacité à faire des dégâts. Et elle relâcha le tir mortel sur sa cible, qui aurait probablement préféré mourir dans une situation plus à son honneur, mais n’eut de toute façon comme dernière parole qu’un petit gargouillis immonde, une certaine quantité de bois dans la trachée.

La femme-puma descendit rapidement de son arbre, se faufilant d’ombre en ombre, afin de s’équiper d’une des lances de réserve posées contre les tentures. Après un instant d’hésitation, elle en emporta trois, une par ennemi restant. Elle remonta rapidement dans ses arbres fétiches, et revint vers la zone principale du campement, et se figea net. Les humains avaient étalé ses frères sur une table, et il n’en restait déjà plus qu’un en vie. Un léger craquement retentit, et les mains sur le cou du dernier puma s’assurèrent qu’il ne verrait plus rien de ce monde. Toute une portée venait d’être massacrée… Pire encore, les hommes se saisirent de couteaux, et les plantèrent dans les jeunes félins. De coups rapides et précis, l’assurance de l’expérience, et ils séparaient la chair des muscles, la gardant de côté, la plus intacte possible, laissant des corps dépouillés, sanguinolents

Nidalee ne savait plus où elle en était. Totalement bouillonnante de rage, de peine et de haine, elle voulait faire souffrir ces hommes. L’un d’entre eux, ayant fini son travail de dépouillage et de dépeçage, jeta au loin les restes de pumas qu’il avait. Ce fut à ce moment qu’une lance se ficha dans son sternum, qu’il regarda d’un air ahuri pendant deux secondes, avant de s’effondrer, mort. Ses deux compagnons bondirent en arrière, en poussant des cris de surprise et de peur, tentant de se donner du courage eux-mêmes. La sauvage chercha le bon point de départ, et sauta directement sur l’un des deux, se réceptionnant sur lui à l’aide d’une lance. Il hurla, elle retira la lance et la ficha dans le sol à travers la jambe de l’infortuné. Profitant que l’autre humain n’osait pas approcher, elle planta sa dernière lance dans l’autre jambe.

Se relevant pour faire face à sa prochaine victime qui tremblait, elle lui fit un grand sourire. Il semblait totalement terrorisé d’avoir vu une femme à moitié nue tomber du ciel et embrocher son pote. Surtout que celle-ci lui souriait en se recoiffant un peu, avant de se métamorphoser en un puma adulte, et tout le danger que cela pouvait représenter. Enfin, il eut le courage de tourner les talons, mais il était bien trop tard. Il s’étala au sol, le dos en lambeaux, et le poids d’un énorme chat l’empêchant de se relever. Il vit des crocs s’approcher de sa tête, si près qu’il aurait pu faire une dissertation sur leur implémentation dans la gueule mortelle, s’il n’avait été trop occupé à relâcher ses sphincters et penser à sa chère mère qu’il n’aurait pas dû quitter si jeune pour des activités malhonnêtes. Puis les crocs s’enfoncèrent doucement, aussi lentement que possible, dans la gorge du malheureux, et l’empoignant avec une force capable de l’étouffer s’il survivait à l’hémorragie.

Une fois qu’elle fut certaine qu’il était mort, elle se releva et revint vers le cloué, toujours vivant. Nidalee repassa sous sa forme humaine, et s’approcha des tables de dépeçage. Elle se saisit d’un des couteaux, et s’accroupit au-dessus du jeune homme, qui pleurait et geignait comme jamais il ne l’avait fait dans sa vie. Mais elle ne l’écoutait pas. Elle n’écoutait que les échos réminiscents des lamentations de ses jeunes frères. Aussi, elle reproduit ce qu’elle avait observé peu avant, mais sur un sujet vivant. Elle enfonça le couteau dans la chair, inclina la lame, sépara la peau du muscle par de lents raclements répétitifs. Et durant son travail, tandis que l’humain perdait connaissance avant de mourir, elle se dit que ces quatre humains n’étaient pas les seuls. Elle en avait vu d’autres, partis plus loin. Et probablement plus encore, qui cherchaient à rentrer dans sa jungle.


Nidalee sourit en chassant ces souvenirs de son esprit. Cinq humains. Ça allait être tellement facile pour elle. Ce campement était bâti autour d’une baraque de bois. Une porte fermée, une fenêtre ouverte. Une proie à l’intérieur, une en train d’étendre du linge non loin, les trois autres à l’autre bout, partageant un repas autour d’un feu. S’assurant que son couteau était bien fixé à sa ceinture, elle s’élança rapidement, profitant que personne n’était tourné dans sa direction, et bondit par la fenêtre ouverte. Effectuant une roulade pour se réceptionner, elle se jeta vivement sur sa proie qui comme prévu cria au lieu de se défendre, et l’égorgea d’un coup net de griffes. Toujours rapide avant que l’autre humain ne se ramène, elle le positionna debout, planté sur sa lance habilement calée, face à la porte. Il ferait une charmante première vision à qui pénétrerait les lieux… Elle s’échappa par la fenêtre juste à temps, et vint se placer sur le toit, du côté de la porte qui allait s’ouvrir. Alors qu’un nouveau cri retentissait, plus aigu, elle se laissait tomber dans le dos de la deuxième victime et lui ouvrait la gorge de son couteau. Elle l’essuya vivement sur les vêtements de la morte, récupéra sa lance, et retourna sous le couvert des arbres observer la scène.

Les humains restant devaient vraiment être sourds… Aucun d’entre eux ne bougeait, plus préoccupés à déguster leur gibier qu’à aider leurs compagnons. Il faudrait trouver un autre moyen de leur instiller la peur d’être chassés… Nidalee inspecta le camp, à la recherche de quelque chose qui pourrait l’aider. Les cordes à linge ! Voilà qui était intéressant. À force de s’approprier les camps d’humains, elle avait pu observer certaines de leurs coutumes, analyses des choses, et en avait retiré des moyens intéressants de faire des nœuds.

L’un des trois humains jeta son os de porc au loin, ayant fini les moindres restes infimes de chair qui auraient pu y être accrochés. Il rota bruyamment, entraînant des rires gras de ses compères. Situation apparemment cocasse, qui échappait toutefois à la personne qui les observait. L’homme se pencha en avant pour se saisir d’un autre morceau de viande, et vit l’un de ses compagnons, à l’instar du porc qui leur servait de dîner, se transformer en brochette et s’effondrer. Sans perdre une seconde, les deux survivants du campement sautèrent sur leurs pieds, et foncèrent se mettre “à l’abri” dans leur baraque. Nidalee rit intérieurement, et les prit en filature dans sa forme de puma. Elle les observa se ruer sur leur abri, et découvrir avec effroi les deux cadavres qui s’y trouvaient. L’un des deux humains recula, quelques pas à découvert, et se prit violemment un puma. L’autre se retourna, juste à temps pour voir le fauve exploser la gorge de son dernier compagnon en un puissant coup de mâchoire.

Le dernier humain encore en vie fuyait. Il pensait peut-être que la jungle et son couvert le sauverait. Mais Nidalee jouait avec lui, suivant le moindre de ses déplacements, poussant des rugissements ça et là pour mener sa proie où bon lui semblait. Elle humait l’air, de délectant de la sensation si exaltante que lui procurait la peur de sa victime. Lorsqu’elle se fut lassée, elle la mena directement où elle le désirait, la guidant de ses brèves apparitions entre deux arbres et de ses feulements. La proie tomba alors, s’étant pris un pied dans un piège, un nœud coulissant à sa cheville. Elle se retourna, alors sur le dos, et vit une jeune femme au-dessus d’elle, qui s’assit à cheval sur le torse de sa victime avec un sourire qui dans une autre situation aurait été rassurant. Nidalee ressortit son couteau et donna un coup à chaque bras de l’humain, lui coupant toute possibilité de se débattre. Elle entama alors son travail, elle avait cinq avertissements à accrocher à des arbres, afin de prévenir de ce qui arriverait à qui oserait investir son territoire.


Après une bonne nuit passée dans la baraque de bois, Nidalee continuait son travail. Elle était en train de suspendre son dernier écorché, à la manière d’un pendu histoire de changer un peu, quand elle perçut quelque chose non loin. Finissant rapidement sa tâche, elle se dirigea vers une zone de litige à l’orée de ses sens. Visiblement, deux êtres s’y trouvaient. Elle fit un rapide détour, s’armant de sa lance et de son couteau, et s’élança vers les imprudents.


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Kumungu, une terre bien dangereuse ... [Pv Nida, Teemo] [-16 Violence]

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