Roleplay FR sur l'univers de League of Legends 

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[Event] This is Halloween

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Slogan : Ce qui fut brisé peut être reforgé.


MessageSujet: [Event] This is Halloween Ven 16 Oct - 15:15

Hé! Vous, la! Oui, vous, venez, venez par ici, venez vous réchauffer près de l'âtre, qui que vous soyez. Dites moi, étranger, aimez vous les histoires d'horreur? Celles qui hérissent les poils dans votre nuque, celles qui font frémir votre peau glacée?
Alors, laissez moi quelques instants pour vous conter l'histoire du vieux troubadour.

Cette histoire se passe dans des temps anciens, reculés et oubliés de nos jours, bien avant les Guerres Runiques, bien avant la création de la League. En ces temps sauvages, vivait un vieux troubadour errant, un barde aux milles histoires.
Un soir de fin Octobre, le vieil homme pris comme à son habitude le chemin tortueux à travers la forêt. La pleine lune luisait de sa lueur blafarde quand il l'aperçu la, dans la pénombre à travers les grands pins, dansant sous l'astre lunaire d'une valse macabre et endiablée. Son sang se glaça tandis que l'immense épouvantail tourbillonnait vers lui. Alors, il prit ses jambes à son cou, dans une course poursuite folle à travers les bois. Et comme il courrait, courrait, droit devant lui, l'épouvantail le suivait à distance, se dandinant de sa démarche gauche et mal assurée. Et lorsque le vieillard se retrouva bloqué, sans échappatoire, sans autre options que de faire face au pantin démoniaque, alors il se retourna devant ce servant de la Mort elle même.
Mais le pantin s'était immobilisé aux premières lueurs de l'aube, simple bout de bois destiné à effrayer les moineaux. Alors, tremblant de tout son être, le vieillard s'enfuit loin, loin de la forêt, loin de ce lieu étrange et maudit, loin de cet épouvantail diabolique.
Bien que terrorisé par l'étrange histoire qu'il venait de vivre, le vieux troubadour continua sa vie, contant ça et la à qui voulait l'entendre la vision surnaturelle qu'il avait eu, cette nuit la. Ce fût peu après ces événements funestes que se produisirent des affaires plus sinistres encore. Le conteur était réputé dans son canton, bien plus que n'importe quel autre, aussi beaucoup venaient écouter ses histoires. Mais bien vite, il se rendit compte que sa popularité décroissait, que son public était de plus en plus réduit, autrefois centaines pour devenir dizaines, désormais poignée seulement.
Alors, le vieux troubadour compris. Il avait pris la place de l'épouvantail. Il était devenu, à son tour, l'immortel servant de la Mort, et partout ou il passe, oreilles attentives trépassent.

Sur ce, permettez moi de retirer ma vieille carcasse endolorie ... Et si je puis vous donner un dernier conseil, ne vous promenez pas dans les environs les soirs d'Octobre ... On ne sait jamais quelle rencontre l'on peut faire.





~ L'Event ~

A l'approche d'Halloween, les plus anciennes légendes refont surface, et les ombres elles mêmes semblent s'agiter de nervosité. Ça et la, d'ancien démons oubliés réapparaissent, hantant les vivants par leur passé tragique. Les plus superstitieux craignent cette période plus que tout, les plus rationnels cris au mensonge, tandis que les plus inconscients s'en vont faire front au danger.
Mais tous s'accordent sur une chose. Lors de la nuit d'Halloween, les ombres s'allongent.



~ But de l'Event ~

Vous aimez frissonner de peur? Moi, oui! Alors surprenez moi, effrayez moi. Le but est simple: à vous d'écrire une légende, une histoire, ou bien un conte terrifiant! Bien entendu, cela reste dans le contexte de League of Legends, alors n'essayez pas de retrouver de vieux creepypasta nuls sur Internet! Le style est libre, alors serez vous conteur, acteur, ou spectateur? A vous de décider, mais si je puis vous mettre en garde ... Je suis difficilement impressionnable!



~ Modalités et date limite ~


  • Il n'y à pas d'inscriptions préalable. Ceux qui veulent participer participe.
  • La date limite de rendu est fixée au 31 Octobre au soir, jour d'Halloween. Si, par un quelconque coup du destin, vous n'avez pas eu le temps de finir votre histoire, n'hésitez pas à m'envoyer un MP pour disposer d'un délai supplémentaire. Sans MP, pas de délai!
  • Les règles générales du forum s'appliquent bien entendu à l'Event. Pour un rappel: http://legendesderuneterra.forumactif.org/t6-reglement-du-forum
  • Il n'y pas de limite de taille aux textes. Les seuls restrictions sont sur le thème principal, qui est donc Halloween et l'horreur en général.
  • Pour les plus courageux d'entre vous, n'hésitez pas à faire intervenir directement votre Champion dans l'histoire, elle n'en sera que plus ... Pimentée.
  • Les textes doivent être impérativement posté à la suite de ce post. Ceux ci seront déplacés dans la partie "Recueil" à la fin de l'Event.




~ Récompenses ~

Le vainqueur de l'Event se verra remettre, à son choix:

  • Le Champion de son choix.
  • Le Skin de son choix.
  • Deux Champions mystères.
  • Deux Skins mystères.
  • Un Skin Trésor Mystère bien swagg sa mayre, doublé d'un icone d'invocateur/Ward de son choix.
  • Une association d'Icones et de Ward ne dépassant pas 975 RP.


PS: Si vous participez à l'Event, assurez vous de m'avoir dans votre liste d'amis pour éviter les restrictions aux cadeaux: Très lAkali Té


Bonne chance à vous !





~ Dear Diarie, it's just Voiça ~
Spoiler:
 
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Slogan : ... =)


MessageSujet: Re: [Event] This is Halloween Sam 24 Oct - 19:41

Je regardai la porte devant moi, les yeux écarquillés pour essayer de distinguer le plus de détails possibles dans la pénombre environnante. Un courant d'air frais m'arrachait des frissons, à moins que ce ne soit la peur..? certainement la peur. Un filet de sueur froide courait le long de ma colonne vertébrale, et mes muscles étaient tellement crispés que je me demandais si j'arriverais à bouger les bras ou les jambes pour m'enfuir si le besoin s'en faisait sentir. Un léger rire, enjoué mais empreint d'une émotion qui me glaçait le sang, résonnait à la frontière de ma conscience. Je savais ce qui m'attendait derrière la porte. Mais en même temps, je souhaitais de tout mon cœur de me tromper. Finalement, je m'arrachai à la tétanie qui m'envahissait pour tendre une main tremblante vers la poignée de la chambre. Il fallait que je sache. S'il vous plais, faites que je me trompes...

***


Mes doigts passaient lentement sur les cordes de mon instrument. Mon Etwahl. Je les sentaient vibrer sous mes mains, pleins d'une joie sereine. L'instrument aimait être avec moi autant que je n'aimais être avec lui. Les notes s'élevaient autour de moi, pures et éthérées, se mariant avec le chant des oiseaux qui résonnait à ma fenêtre. Je me sentais bien, le soleil qui passait par ma fenêtre ouverte réchauffait ma peau. Finalement, je cessai de jouer alors que des pas résonnaient dans le couloir menant à ma chambre, et je regardai un domestique ouvrir la porte de la pièce qui était devenue mon refuge. Je haussai un sourcil interrogateur, et l'homme s'écarta d'un pas pour me laisser le passage.

« Dame Buvelle souhaite vous voir pour le repas de midi, mademoiselle. »

Si j'avais pu parler, je l'aurais remercié de m'avoir prévenu. En étant incapable, je me contentai de lui adresser un sourire de gratitude pour m'avoir transmise l'information, et je me levai de mon banc en posant mon instrument sur mon lit. Je ne pouvais pas l'emmener pour manger, il allait me gêner plus qu'autre chose... C'est cependant avec une pointe de malaise que je sorti de la pièce, jetant un dernier regard à mon compagnon de toujours avant que le domestique ne ferme la porte derrière moi.

Le manoir était, comme d'habitude, plongé dans un silence qui me paraissait étrange, car ma chambre résonnait en permanence des notes de la musique que je jouais. Mais, habituée, je n'y fit pas attention en suivant le domestique jusqu'à la salle où nous prenions nos repas en privé, ma mère et moi. Il y avait longtemps que je la considérait comme tel et non comme une simple belle-mère, car elle avait été pour moi plus présente que ma mère biologique que je n'avais jamais connue. Et, comme à son habitude, elle m'attendait déjà lorsque je pénétrai dans le salon. Elle me désigna la chaise qui lui faisait face, et j'y pris place en lui adressant un sourire chaleureux. J'aimais profondément ma mère, et l'entendre me raconter les événements de la matinée était un véritable plaisir pour moi. Et puis sa voix était grave et profonde, riche et toute en subtilité, et j'aimais comprendre les émotions et les pointes d'ironie qu'elle glissait dans son récit.

Je mangeai avec Lestara, répondant à ses paroles par des sourires, et lorsqu'elle me demanda ce que j'avais fait de ma matinée, je lui répondait en plaquant des accords sur des cordes imaginaires, provoquant chez elle un sourire chaleureux et plein d'amour. Elle se pencha vers moi par dessus la table et posa ses mains sur mes épaules, et son regard brillait de fierté. Moi aussi je rayonnait de bonheur d'être aimée. Car je savais que ma mère éprouvait pour moi autant de fierté pour mes talents que pour ma personnalité, et c'était la seule femme dont je me sente aimée pour ce que j'étais.

Et puis brusquement, mon sourire s'effaça. Un sentiment glacé s'infiltrait dans mon cœur, mais j'avais l'impression qu'il ne venait pas de moi. Je ressentait les vibrations sourdes de la haine, une haine étrangère, liée à un certain amour que, confusément, j'avais l'impression de connaître, comme si ce sentiment m'était familier. Troublée, je détournai les yeux de ma mère, serrant mes mains l'une contre l'autre devant moi.

« Quelque chose ne va pas, ma chérie ? »

Je décelai dans sa voix les vibrations de l'inquiétude, mais je secouai doucement la tête et me forçai à sourire pour la rassurer. Je ne voulais pas la voir inquiète, je préférais milles fois ses sourires à ses froncements de sourcils. Je posai une main apaisante sur son épaule, la serrai contre moi en essayant de masquer la soudaine crispation de mes membres sous l'assaut d'une nouvelle vague de haine incompréhensible, et je m'écartai de Lestara d'un pas lent en désignant la sortie. Je n'avais plus faim. Elle me laissa partir, mais je refermai tout de même la porte sur sa mine soucieuse et me précipitai dans les escaliers pour retrouver ma chambre.

***


Cette nuit-là, je fis un rêve récurrent. Je n'aimais pas ce rêve, je me réveillais toujours avec les entrailles nouées et l'impression d'une grande tristesse. Et pourtant, c'est un rêve dont je me souviens toujours très bien.

Le rêve commence de la manière suivante. Je suis seule et entourée d'un brouillard insondable. Parfois, un masque apparaît quelque part autour de moi, mais je ne distingue rien de la personne qui se cache derrière si ce n'est un œil, vide et froid, qui semble me jauger, m'évaluer. Sous ces regards scrutateurs, je me sent minuscule, insignifiante. Et surtout, terriblement seule. J'ai l'impression que ces gens qui me regardent ne sont pas humains, que leurs masques ne sont là que pour cacher leur absence de visage. Dans mon rêve, je me mets à trembler et je sent mes joues devenir humides à cause des larmes. C'est alors qu'une note pure retentis dans l'air étouffé qui m'environne et que je le vois. Mon Etwahl. Il semble  luire légèrement dans la brume, et je m'en approche d'un pas vacillant. Lorsque finalement je tombe a genoux auprès de l'instrument et que je pose le plat de ma main sur le bois, je le sent vibrer jusque dans mon ventre. Une agréable chaleur m'envahit, mais un début de malaise également. Parce-que c'est à ce moment que je me rend compte que je ne peux plus détacher ma main de l'Etwahl. Elle y est comme soudée.

Et puis, d'un coup le rêve change. Le brouillard se dissipe, et j'ai l'impression de marcher dans le manoir de ma mère, mais toutes les décorations habituelles sont absentes. Mon Etwahl n'est pas avec moi, et j'ai l'impression de ressentir un grand vide, comme si on m'avait arraché un organe vitale. Alors je marche, de plus en plus vite, et j'ouvre toutes les portes de la demeure pour voir si mon compagnon de toujours ne s'y trouve pas. Mais chaque porte s'ouvre sur une scène différente. La première sur un récital, et je me vois étrangement à l'autre bout de la pièce, pinçant les cordes et martelant les cuivres. Et le public semble fasciné, même si je ne le devine que par leur attitude, le corps penché en avant, les épaules tendues. Et lorsque l'une des personnes tourne la tête vers moi, je constate qu'il porte le même masque que les visages du brouillard, avec le même œil vide.

« Vous êtes très douée, mademoiselle Buvelle. »

La voix sonne creuse à mes oreilles. Aucune émotion n’apparaît dans ces mots, même pas un semblant d'admiration. Je claque la porte et passe à la suivante, les entrailles nouées, mais je sais que mon instrument ne s'y trouvera pas. Il ne s'y trouve jamais. Comme pour me donner raison, la porte s'ouvre sur une nouvelle scène. L'orphelinat était un lieux austère mais chaleureux, mais je n'y ai jamais éprouvé l'amour de personne. Les enfants étaient réunis au milieu de la pièce, ils riaient et se passaient un ballon. Je me voyais, toute jeune encore, auréolée de cheveux d'un blond terne, et je regardai les enfants avec une envie non dissimulée. Depuis la porte, je pouvais voir ma propre gorge nouée par la tristesse d'être seule alors que les autres jouaient ensembles. Je voulais rentrer dans la pièce, franchir les quelques pas qui me séparaient de moi-même et me serrer dans mes bras, me consoler... Mais mes propres yeux se remplirent à nouveau de larmes, et je constatai à nouveau que les enfants portaient tous des masques. Je me rendis alors compte que leurs rires étaient creux. Je claquai la porte et reculai de quelques pas, glacée par ces rires malsains.

J'avais peur de passer à la porte suivante. Vraiment. Mais si je ne le faisais pas, le rêve ne se terminerait jamais, alors je posai la main sur la poignée, la gorge nouée par la crainte. Ma main tremblait à présent franchement sur la tige de métal, mais je finit par retenir mon souffle et l'ouvrir brusquement.

Cette scène est toujours la pire. Elle me fait douter des fondements même de mon existence, à chaque fois. Je regarde le petit salon. Comme le reste de la demeure, il est exempt de toute ses décorations habituelles. Même le tapis n'est plus là, laissant apercevoir un plancher rongé aux termites. Un feu ronfle dans la cheminée, mais les flammes sont étrangement blanches et ne dégagent aucune chaleur. Deux silhouettes sont assises sur un canapé proche de l'âtre, et je constate qu'à nouveau je suis l'un des protagoniste. L'autre est une femme au corps bien dessiné et parfaitement familier, puisqu'il s'agit de ma mère... Mais à nouveau, son visage est recouvert par ce masque inquiétant, et son œil unique et écarquillé est posé sur moi. Lestara me tiens dans ses bras et caresse doucement mes cheveux, et je m'étrangle, horrifiée, en me voyant m'abandonner à cette étreinte inhumaine, à cette peau glacée que j'ai l'impression de sentir sur mes propres bras. J'ai envie de séparer cette autre version de moi-même de ma mère, de lui hurler à la face qu'elle fait une erreur, mais je ne peux pas... Je suis parfaitement tétanisée sur le seuil de la pièce, comme toujours. Et lors qu'enfin ma mère prend la parole...

« Ne t'en fais pas ma chérie, maman sera toujours là pour toi... »

Mon corps entier se hérisse, et je suis prise d'une violente répulsion pour cette voix et pour ma mère. Car ses intonations sont plates, elle ne montre pas la moindre trace d'émotion. Elle est aussi glaciale que le feu. Aucun amour, aucune fierté, aucune chaleur, aucune âme. Ce regard vide duquel je n'arrive pas à détacher les yeux me glace le sang, et j'ai l'impression de devenir moi-même aussi froide et sans âme que tous les protagonistes de mon rêve. Deux mains glaciales se glissent alors dans les miennes, les serrant doucement, et je baisse les yeux pour constater que ce sont deux des enfants de l'orphelinat. Ils me poussent soudainement violemment contre le sol, et ils sont doués d'une force plus grande que ne le laisse présager leur petite taille et leurs membres malingres. Je tombe durement sur le parquet usé, et les deux enfants appuient durement sur mes épaules et mes bras pour me maintenir sur le sol tandis qu'une troisième personne approche. C'est le spectateur de la salle de concert. Il tient un masque à la main.

« Ne vous en faites pas, ce ne sera pas long... »

J'ai terriblement envie de crier. J'ouvre la bouche, mais ma gorge muette me trahit encore, sans me laisser exprimer ma terreur. Je me débat, mais les enfants sont colossalement forts, comme s'ils étaient fait de granite. Et le masque approche inexorablement de mon visage. Je jette un regard désespéré vers ma mère et moi-même, toujours dans le canapé. Lestara me serre, mais si elle regarde avec attention la scène qui se déroule sous ses yeux, mon double ne semble rien voir. Elle semble même endormie. La dernière chose que je voie avant de sentir le bois contre ma peau, c'est un long couteau fiché dans ma poitrine et ma robe bleu se teintant d'écarlate.

La douleur éclate alors, sur toute la surface de mon visage. Comme si quelqu'un plantait un millions d'aiguilles dans mon crâne. Le masque se moule à mon visage, le déchirant impitoyablement comme pour devenir ma véritable peau. Je porte mes mains à mon crâne, réalisant confusément que je suis libre, mais j'ai beau griffer le bois, rien n'y fait, il se moule à moi comme un parasite, et bientôt j'ai l'impression de sentir les coups de griffe sur ma propre peau. J’arrête donc, vidée de mon énergie, et mes bras retombaient le long de mon corps, inertes. Je me levai, lentement, encore un peu tremblante, mais le froid qui se répandait dans mon corps me rendait plus ferme, plus assurée. Je m'approchai du canapé, repoussait mon autre moi-même et me glissai dans les bras de Lestara. Elle me caressa les cheveux, tout comme elle l'avait fait avec l'autre auparavant, et elle me répéta les même mots. Ils ne m'émurent pas le moins du monde.

Un son, clair et pur, résonne sans la pièce. Le bruit d'une corde pincée. Je le trouve alors, mon Etwahl perdue, posée devant la cheminée non loin de moi. Mais je n'ai pas envie de tendre la main vers lui pour le prendre. Je ne veux rien, sinon rester là et profiter de l'étreinte glaciale de ma mère. Elle est comme moi. Je tourne les yeux vers mon corps, que la mort rend pâle et dont chaque trait est souligné par la lueur lunaire du feu, mais je n'esquisse pas le moindre geste pour l'ôter à ma vue. La note résonne à nouveau, faisant vibrer le vide dans ma poitrine. Un appel désespéré, empreint d'angoisse et de tristesse.

Ne me laisse pas seul... Reviens...

Je glisse alors sur le sol et mes mains se tendent d'elles-même vers l'instrument. Je tente de les retenir, mais rien n'y fait, mon corps ne m'obéit plus. Mes mains glaciales se posent sur le bois brûlant de l'Etwahl, et il semble soudain émettre une lueur d'un vert doux. Les filaments jaillissent alors de ses cordes et m'enveloppent, enserrant doucement mon corps, et j'ai l'impression que mon visage se brise. Je veux hurler, mais à nouveau aucun son ne sort, et mes doigts se crispent sur l'Etwahl. La chaleur est brûlante à l'intérieur de moi, elle m'envahit et me brûle au point de m'arracher de violents tremblements, et finalement je m'affale sur mon compagnon de toujours, et j'ai l'impression qu'il pleure avec moi. Il respire sous ma joue, il vibre sous la peau sensible de mes doigts.

Ils ne t'apportent rien... Tu n'as besoin que de moi...

La sentence résonne en moi, aussi vibrante que la plus pure des vérités.



***

Ce rêve me laisse toujours parfaitement épuisée, et lorsque je me réveillai, je me précipitai sur on Etwahl pour le serrer contre moi en pleurant. Je ne voulais voir personne d'autre, et mes entrailles était si nouées que je n'avais pas faim. Je restai dans cet état pendant deux jours, ne permettant à personne de rentrer dans ma chambre, passant les heures assise à ma fenêtre à pincer les cordes de mon Etwahl, à m’imprégner de l'amour que je sentais vibrer entre nous. Les sons que je tiraient de l'instrument étaient empreint d'une profonde tristesse et d'une touche de peur, fantôme de mon rêve qui me revenait en tête à chaque instant. Je revoyais le regard des masques, et je frissonnai, la musique se faisant plus sinistre. Je me souvenait la sensation cuisante sur mon visage, et j'avais presque l'impression que les larmes me montaient aux yeux à nouveau. Et puis, quand ma mère en eut marre de me voir cloîtrée dans ma chambre, elle décida de venir me voir.

Elle frappa à ma porte, et je cessai de jouer. Je ne me levai cependant pas pour lui ouvrir. Je n'avais pas envie de la voir. Un frisson secoua mon échine lorsque je me remémorai comment elle m'avait poignardée dans mon rêve, et je me mordis les lèvres, saisie par l'inquiétude. Ridicule... Mais le souvenir restait vivace dans mon esprit, et c'était ainsi à chaque fois que je faisais ce rêve : Je ne pouvais plus la voir plusieurs jours durant, le temps de reprendre mes esprits et de me convaincre qu'elle n'était pas animée de mauvaises attention envers moi, et qu'elle m'aimait au contraire de l'amour d'une mère. Mais finalement, elle passa tout de même la porte sans que je ne lui en ait donné la permission, et mon sang se glaça alors que mes yeux se posaient sur son visage inquiet et en colère. Pendant un court instant, j'avais eu l'impression que son visage était recouvert du masque de mes rêves. Elle dut capter que quelque chose n'allait pas, car la colère s'effaça de son visage alors qu'elle approchait de moi de quelques pas. Je ne pus refréner un mouvement de recule, serrant mon Etwahl contre moi.

« Mais enfin Sona, qu'est-ce qui cloche à la fin ? »

Je détournai les yeux, glissait mon épaule hors de la poigne douce qu'elle venait de poser dessus, les lèvres tremblantes. Sa main m'avait paru glaciale, comme dans mon rêve, même si sa voix avait les accents chaleureux que je lui connaissait. Je ne voulais pas regarder son visage, je ne voulais pas voir le masque blanc à l’œil unique qui le couvrait dans mes rêves. Devant mon absence de réponse, ma mère poussa un soupire et se redressa.

« Ecoutes, je vais te faire monter à manger. Finit ton plateau s'il te plais, je ne t'ai jamais vue aussi cernée... »

Alors qu'elle quittait la pièce, mes yeux se portèrent avec une curiosité terne vers le miroir en pied qui ornait le fond de ma chambre, et je constatai que je faisais effectivement pâle figure. Mon regard était souligné de larges cernes, et l'éclat bleu en était terni. Même mes cheveux paraissaient filasses, et je réalisait alors que je ne les avaient pas coiffés depuis mon cauchemar et qu'ils tombaient, emmêlés, autour de mes épaules.

Cette femme ne te fais aucun bien. Reste avec moi.

Je me figeai alors que ma main se tendait vers ma brosse à cheveux et tournai mon regard vers l'Etwahl. Un fort sentiment de possessivité avait envahi mon esprit, et je commençait à me poser des questions sur son origine... La seule chose que mon cœur ne repoussait pas violemment actuellement, c'était mon instrument. Et si... Si l'Etwahl était jaloux de l'affection que me portait ma mère ? Alors que la pensée naissait dans mon esprit, un sourire moqueur étirai mes lèvres. C'était tellement absurde. Mais en même temps... J'avais la conviction que l'Etwahl n'était pas un simple instrument, et cette impression se confirmait à chaque fois que je posais ma main dessus, que je le sentais vibrer avec moi, pour moi. Alors pourquoi pas..? La perspective me glaçait le sang, et je préférai ne plus y penser. Je commençai à me démêler les cheveux, pensive.

***


Mon état revint lentement à la normal, mais les réflexions nées lors de mon isolement ne voulaient pas me sortir de la tête et lorsque je regardai ma mère, je ne pouvais plus m'empêcher de me souvenir du masque et du poignard. J'étais souvent gênée lorsque je prenais mes repas avec elle, mais je m'efforçai de le cacher, attendant patiemment que les choses reviennent à la normal. Peu à peu, je retrouvai son sourire chaleureux et ses babillages rassurants, et de plus en plus mes propres sourires redevenaient sincères. Mais le malaise couvait en moi, et me prenait lorsque je m'y attendais le moins. Une fois je montai sur scène, et les sons que je tirai de on Etwahl n'étaient que l'expression de mon trouble profond et de ma peur. Face aux visages mal à l'aise des spectateurs, je manquai quitter la salle au beau milieu d'un morceau. Mais, vaillamment, mes doigts continuaient de pincer les cordes et de plaquer les accords sur les cuivres. Ce ne fut que plus tard dans la soirée que je pris mes jambes à mon cou, cessant de jouer pour m'enfuir à toutes jambes de la scène. Lorsque, les yeux posés sur le public, j'eus l'impression que leurs visages se couvraient de masques blancs, et que des centaines d’œils vides se posaient sur moi. Je m'étranglai à moitié sur une respiration, serrai brusquement mon instrument contre moi et m’enfuis de la scène sous les regards ébahit des spectateurs. Je pleurai.

Je montai à ma loge, tremblante, terrorisée, devant ces incursions de plus en plus régulières de mes cauchemars dans la réalité. Ils ne me laissaient pas en paix, à aucun moment... J'étais de plus en plus sur les nerfs, et la seule chose qui me rassurait encore un peu, c'était mon Etwahl, même s'il me faisait peur en même temps. J'étais prostrée sur la chaise de ma loge, les mains glissées dans mes cheveux soigneusement attachés, défaisant toute ma coiffure, mais je m'en fichais. Je voulais cesser de voir ces masques, je voulais cesser de me sentir angoissée, d'avoir l'impression de ne pouvoir faire confiance à personne. Un brouhaha sourd s'élevait de la grande salle, je l'entendais même d'ici, mais je m'en fichais.

Sort de ma tête.

Je ne veux plus être seule, je ne veux plus voir ces masques comme seul reflet de l'humanité qui m’entoure...

Alors reste avec moi, ne vis plus avec eux.

Mais je ne veux pas rester seule...

Tu ne seras pas seule, tu seras avec moi.

Je posai les yeux sur mon instrument, angoissée. Une boule s'était formée dans ma gorge. Vivre seule avec l'Etwahl... l'idée était de plus en plus tentante. Mais j'en avais également mortellement peur. Je ne voulais pas rester seule. J'étais terrorisée à l'idée d'être indépendante, car je ne savais pas prendre soin de moi toute seule. J'avais besoin des miens pour me nourrir, me loger. D'humains, comme moi. Et par dessus tout, j'avais besoin de ma mère, de Lestara Buvelle. Celle qui m'avais donné un nom et une place dans cette société dont j'avais besoin, celle qui m'avait témoigné de l'amour là où tous les autres ne voyaient que mes talents musicaux. Je voulais l’appeler, lui demander de me prendre dans ses bras et de me consoler comme lorsque j'étais toute petite, mais elle n'étais pas la et je ne pouvais pas me couler dans ses bras. Je ne pouvais pas l'appeler non plus. Je posai la main sur l'Etwahl dans l'idée de pousser un appel à l'aide avec les cordes de l'instrument, mais lorsque je voulut les pincer, aucun son ne sortit des caisses de résonance. L'Etwahl ne voulait plus jouer pour moi.

Mon sang se glaça dans mes veines et je laissai l'instrument dans ma loge pour en sortir en trombes, absolument paniquée. De toute ma vie, jamais l'Etwahl n'avait refusé de jouer pour moi. Je me ruai dans la salle du récital, percutant des inconnus dans ma précipitation, mais je n'étais pas dans mon état normal et il ne me vint même pas à l'idée de m'arrêter pour leurs présenter des excuses. Je débouchai finalement sur la scène, où les gens conversaient d'une voix animée. Ils portaient tous des masques. Je portai une main à mes lèvres pour retenir une brusque nausée et parcourus la salle des yeux à la recherche de ma mère, dont je finit par repérer les formes plus loin. Elle parlait avec deux hommes qu'il m'était impossible d'identifier, mais les mouvements de son corps et de ses bras m'indiquaient qu'elle présentait des excuses. Je m’élançai, fendant la foule anonyme pour me glisser entre ses bras et m'y blottir. Sa peau me semblait glaciale et je frissonnai, mais j'avais absolument besoin de réconfort. J'étais bouleversée.

Elle portait elle aussi le masque.

Je m'en fichais.

***


Cela faisait plusieurs jours maintenant. Plusieurs jours que je ne voyais plus le moindre visage, simplement ces masques blancs sur les visages de chacun. Plusieurs jours que l'Etwahl ne réagissait plus à mes gestes, qu'il ne produisait plus de sons. Plusieurs jours que je sombrai dans une profonde dépression. Lestara venait régulièrement dans ma chambre, elle me parlait, mais je l'entendais de très loin, comme si nous évoluions dans deux mondes totalement différents. Et lorsque je levai les yeux vers elle, je ne voyais jamais son visage.

Je me couchai comme à mon habitude, le cœur blessé plus que jamais. Chaque jour était une véritable épreuve, mettait ma sensibilité a rude épreuve, sciait mes nerfs. Je me sentais plus seule que je ne l'avais jamais été. Je me roulai en boule sur mon grand lit, tremblante, les épaules agitées par des sanglots silencieux, car ma solitude me paraissait plus grande encore lorsque la lumière blafarde de la lune éclairait la moquette de ma chambre. J'avais peur de m'endormir, car j'étais certaine que mon cauchemar reviendrait, mais j'avais également peur de rester éveillée, car chaque minute que je passai consciente du monde me nouait les entrailles et me donnait la nausée. Ce dilemme me fut épargné par un sont strident. Comme si quelqu'un venait de donner un coup violent à mon Etwahl. Je me redressai dans un sursaut et rejetai ma couverture pour enfiler une robe de chambre, puis, pieds nus, je me laissai porter par le son violent qui retentissait toujours dans le manoir. En réalité, cela m'évoquait plutôt le son produit lorsque l'on frotte le dos d'une scie contre les cordes d'une guitare. Strident, agressif. Et bien que mon ventre ne fut noué par l'angoisse, je devais absolument savoir pourquoi, après tous ces jours de silence, mon Etwahl chantait enfin, et surtout pourquoi il chantait ainsi.

Plus j'approchai de l'origine du son, et plus une odeur incommodante emplissait mon nez et ma gorge, si bien que je me retrouvai bientôt à mettre la manche de ma robe de chambre devant mon visage. Mes yeux me piquaient lorsque j'arrivai enfin devant la porte de bois, et l'odeur était étrangement familière. Métallique, charnelle, comme celle qui régnait sur les champs de justice parfois, lorsque les champions se battaient à cinq contre cinq. Mais si, sur la faille, l'odeur avait tôt fait de disparaître, ce n'était pas le cas ici, et elle devenait de plus entêtante à mesure que le temps passait.

Je regardai la porte devant moi, les yeux écarquillés pour essayer de distinguer le plus de détails possibles dans la pénombre environnante. Un courant d'air frais m'arrachait des frissons, à moins que ce ne soit la peur..? certainement la peur. Un filet de sueur froide courait le long de ma colonne vertébrale, et mes muscles étaient tellement crispés que je me demandais si j'arriverais à bouger les bras ou les jambes pour m'enfuir si le besoin s'en faisait sentir. Un léger rire, enjoué mais empreint d'une émotion qui me glaçait le sang, résonnait à la frontière de ma conscience. Je savais ce qui m'attendait derrière la porte. Mais en même temps, je souhaitais de tout mon cœur de me tromper. Finalement, je m'arrachai à la tétanie qui m'envahissait pour tendre une main tremblante vers la poignée de la chambre. Il fallait que je sache. S'il vous plais, faites que je me trompes...

J'appuyai sur la poignée de la porte et repoussai le battant de bois, et aussitôt une bouffée de l'odeur pestilentielle m'aveugla. Je reculai d'un pas, me protégeant de mes bras, mais je finit tout de même par jeter un œil dans la salle, le cœur au bord des lèvres. La scène que j'avais sous les yeux faillit me faire vomir. Une personne était étendue dans la pièce, une main sur le cœur, l'autre posée sur son ventre ou courait une grande balafre. La pauvre avait été pratiquement coupée en deux. Maintenant que la porte était ouverte, le sang coulait jusqu'à mes pieds nus et se glissait entre mes orteils, m'arrachant une grimace de d’égout. De la plaie, je pouvais voir ses entrailles se déverser sur le sol, répandant une odeur infecte dans la pièce.

Le visage de la femme était celui de ma mère.

Mon instrument était posé non loin de la porte, comme si tel avait toujours été sa place. Sa présence ne me paraissait pas du tout incongrue en ces lieux. Lentement, je tendit la main pour en toucher le bois, et à nouveau je le sentit vibrer sous mes doigts.

Je chanterais pour toi à nouveau. Juste pour toi.

***

Ne vous approchez pas de moi, sinon je ne chante pas.
Ne vous approchez pas d'elle, sinon je chante.
Nous sommes inséparables.
Nous sommes comme les deux faces d'une même pièce.
Ne vous mettez pas entre nous, sinon je chante.
Vous en revanche...
Vous ne chanterez plus jamais...



Une rose de Zyra petit coeur
Une rose de Fizz petit coeur


« By the power of Metal~ »
– Sona Buvelle

Carte de journaliste - Voiça:
 
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MessageSujet: Re: [Event] This is Halloween Lun 26 Oct - 19:32
Comme chacun le sait, le monde est très ancien.
Tout commence par le vide, puis la matière et enfin le mouvement.
De la combinaison de ces trois éléments est né l’univers, d’abord des planètes solides et gelée, puis des orbes de gaz froides et enfin les étoiles.
Les étoiles apportèrent la chaleurs aux planètes gelée leur permettant d'engendrer la vie.
De nombreux astres acquirent ce don, parmi eu se trouve notre monde. Mais lors ce que notre soleil apporta ses premiers rayons, un astéroïde passa devant lui et engendra l'ombre. La taille de l’astéroïde ne permis pas de la créer sur toute la surface de la planète, seule une petite île fut touché et elle découvrit l'ombre avant la lumière.
De ce fait apparemment sans importance naquirent des êtres ne supportant ni la lumière ni la joie, ni même la vie.
Pendant longtemps ils restèrent enfermés sur cette île, ignorant tous du monde extérieur gouverné par le soleil.
Ainsi le reste du monde connue la paix et la prospérité. Mais en cette nuit maudite ces être peuvent surgir de n'importe ou !
Cela ne sera pas la première fois, ni même la dernière, ce fait est déjà survenue il y a de cela des temps immémoriaux. Un nécromant surgit des cette îles. Comment a-t-il fait, personne ne le sait, mais il vint avec un but précis. Propager l'ombre en ce monde.
Heureusement en ce temps il y avait très peu d’espèces peuplant cette terre, ainsi errât 'il seul ne croisant aucune âme jusqu'au levé du jours. Année après années siècles après siècles, il revint cherchant une personne avec qui partager sa haine, cherchant a détruire la lumière.
Mais malheureusement pour lui il ne voyait personne. Au matin il ne restait de son passage rien d'autre qu'un peut d’herbe écrasé et une légère brume. Hors  cette brume ne put passer inaperçue éternellement, un jeune enfant, curieux, se rendit compte que cette brume ne se manifestait qu'une seule fois par ans.
Il décida donc de passer la nuit hors de chez lui pour en observer la cause.
La nuit était noire, car ni lunes ni étoiles n’éclairaient la voûte céleste. Le froid était intense mais ce n'est pas ça qui le faisait trembler, mais le peur. La peur venait grandissante. Plus il s’éloignait de son village plus l'obscurité s'épaississait, mais il lui semblait distinguer une vague lueur au loin .
Il s'en approcha et rencontra cette fameuse brumes. Elle émettait une légère lueur bleuté et maléfique. A son contact le froid devint insoutenable ainsi que l’humidité ambiante.
Mais ce qui l’effraya le plus fut le bruit, des milliers de murmures qui flottaient dans l'air autour de lui. Il ne pouvait distinguer clairement les paroles mais les voie n’étaient pas agressive .
Le bruit tournait autour de lui, l'assaillant de toutes parts. S’approchant puis s’éloignant, suivant une rythme qu'il ne saisissait pas. Comme une ancienne danse, un rite funéraire.
Puis la brume s’écartât d'un coup, emportant avec elle le froid et les voies, mais laissant une odeur après et une silhouette au loin.
Au matin quand le garçon revint au village, il avait changé. Il était plus sombre plus renfermé, et a son contact les autre enfant devenaient peu a peu comme lui, s’éloignant de la lumière et des hommes, finissant par rejeter leurs parents.
Et un jours ils disparurent, tout simplement sans laisser de traces, sans même laisser de souvenir.
Seulement une nuit par ans, avec le nécromant reviennent les enfants, de jeunes esprit qui on échappé a la vie. Une armée fantôme courant les champs pour hanter tous foyer n’ayant pas eu la présence d'esprit de s’éclairer pour la nuit.

Mais rassurez vous, car ce soir la chandelle continuera de briller,et ainsi vous serez protéger, mais si vous sortez évitez la brume, car aujourd’hui encore le nécromant rode.


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MessageSujet: Re: [Event] This is Halloween Jeu 29 Oct - 19:17
Cela faisait deux jours que nous faisions route vers Bilgewater, nous revenions tout juste d’un voyage fortuné loin au nord de la mer de Conquérant. L’air était frais, mais le soleil brillait abondamment, tous les matelots étaient épuisés. La chaleur de cet après midi d’automne n’aurais pas été si gênant si il n’y avait pas eu une seule trace de vent… Je me tenais à la barre, regardant l’horizon,  au loin, se dessinaient les îles obscures, effrayant endroit si il en est… Je me demandais quand nous reverrions la terre ferme, Bilgewater me manquait presque, c’est étrange n’est-ce pas, j’avais beau posséder absolument tout ce dont un homme peut rêver, mais je ne souhaitais que revoir ma ville natale et la demeure de mon enfance… C’était bientôt l’anniversaire de ma mère, encore un fois je ne pourrais pas déposer de fleurs sur sa tombe à temps… Tant pis, qu’est-ce qu’elle en aurait à faire la où elle est… Je sortais soudainement de mes pensées, il semblerait que j’ai piqué un petit somme. Le soir commençait à tomber autour du Dead Pool toujours aussi immobile. Le ciel était désormais couvert, le froid commençait à me mordiller les doigts, et je décidais d’aller grignoter quelque chose dans ma cabine, au calme, et de préparer le reste du voyage, prévoir les escales et les villes à piller. J’allais donc me réfugier au chaud dans la cabine de cartographie. J’entrais alors dans la petite pièce, les murs en bois étaient tapissés d’avis de recherche à mon nom, cela me faisait toujours sourire. Au milieu, il y avait un bureau, avec un carte dessus, des croix en multiples endroits indiquaient les endroits où nous étions passés, et ceux où nous devions encore aller. J’allumais plusieurs chandelles pour éclairer la pièce et pour me réchauffer, je m’installais sur la chaise derrière le bureau. J’attrapais une des oranges qui trainaient au coin du bureau et commençait à l’éplucher avec mon sabre, réfléchissant au trajet que nous pourrions emprunter. Je grignotais doucement chaque quartier un à un, le jus acidulé et sucré du fruit coulant sur ma langue me faisait un bien fou… Après avoir tracé une voie qui nous ferait passer par Bandle, j’allais m’allonger sur le sol, roulant mon manteau en boule pour m’en faire un oreiller, et posait mon tricorne sur mon visage après avoir fermé les yeux. Et je me laissais aller doucement vers le monde des rêves. Juste avant de m’endormir, j’eu un flash, une vision, une sorte d’ectoplasme portant un long manteau de pirate et un tricorne me tournais le dos, et, tournant légèrement la tête, murmurait ces quelques mots.

«Enfin te revoilà, ça faisait un baille gamin ! Haha Ha ! »

Puis, le sommeil m’envahit. Je m’éveillais alors en sursaut, les chandelles était presque terminées, je me levais sans plus attendre, pour en chercher d’autres. Soudain, je me rendis compte que le bateau bougeait, nous avancions à vive allure même. Je me précipitais au dehors, l’air était envahit par la brume, je ne pouvais pas voir a plus d’une dizaine de mètres autour du bateau. L’équipage semblait encore dormir,  j’avançais pas à pas, dans le brouillard.  A chacun des mes pas, des flashs du spectre m’inondaient le cerveau. Les poils de mon corps se hérissaient, la sueur froide coule le long de mon dos. Soudain le bateau s’arrêta, semblant heurter une côte. J’avançais doucement vers le bastingage, et j’apercevais la terre quelques mètres plus bas. Je me sentais comme attiré, et sens pouvoir réfléchir ou même réagir, je sautais. Une fois au sol, j’avançais, bravant la brume. Au fond de moi je sentais une peur étrange que je ne pouvais réprimer. J’avançais lentement, mon corps bougeait sans que je le lui aie commandé. Je sentais ma sueur couler dans mon dos et sur mon front. J’avançais contre toute volonté, chaque pas intensifiait la peur que je ressentais. Mes dents claquaient à cause du froid. J’apercevais alors dans la brume, une lumière bleutée. Mon cœur se serrait, je sentais comme un déjà vu, une familiarité avec ces lieux. Chaque pas m’apeurait de plus en plus. Je me trouvais au centre d’une clairière. Et il apparut, au centre de cette clairière. Le Spectre, je m’effondrais, j’en étais là, comme dans mes visions. A deux pas de cet être étrange. Il se retourna.


«Enfin te revoilà, ça faisait un baille gamin ! Haha Ha ! »

Sa voix semblait familière, et, apercevant son visage je compris alors. Son visage était celui de mon père. Ce visage que je n’avais revu depuis mon enfance. Ma gorge se noua, je ne pouvais plus prononcer le moindre mot. Je n’arrivais presque plus à respirer, mon cœur battait la chamade.

« Comme on se retrouve fiston ! Haha ! Alors, tu n’embrasse pas ton vieux père ?»

Seul mon silence lui répondit.

« Alors fils, connais tu la différence entre la peur et la terreur ? La peur, c’est un sentiment qui te pousse à agir, c’est une force insoupçonnée qui sommeille en nous. La terreur en revanche, c’est ce qui nous bloque dans nos actions, ce qui t’empêche de parler, ce qui bloque ton souffle dans ta gorge, ce qui tétanise tes muscles. La terreur, c’est ce qui t’emplis en ce moment fils ! »

Durant tout son monologue, il avait affiché un sourire malsain, celui d’un psychopathe qui va enfin pouvoir achever son œuvre. Celui d’un artiste fou qui achève un tableau pour lequel il a donné sa vie. Il s’approcha, et me murmura.

« Vois-tu, c’est le cycle infini, tu m’as tué, je te tue Ha ! Haha ! »

Je ne pouvais plus bouger, ma respiration était bloquée, mon sang semblait couler au ralentit dans mes veines. Je tremblais, tout mon corps semblait ailleurs, j’étais spectateur de ce qui m’arrivais. Comment ? Moi, Gangplank, seigneur des mers, avoir peur ? Comment était-ce possible ? J’étais le roi des pirates, comment pouvais-je me permettre d’avoir peur ? Je n’avais pas le droit. Un picotement me prit au cœur, une douleur pas physique mais émotionnelle, je… Je… J’étais vaincu… Mes yeux se fermèrent alors que le spectre de mon père se penchait sur moi.

« Regardes-toi, pauvre enfant, terrorisé par son petit papa. »

J’ouvrais alors les yeux, au fond de mon regard brillait désormais une flamme de vengeance, de haine, de dégoût envers l’univers. Le spectre avança vers moi, a mes yeux ses pas semblait une danse, et il enfonça sa lame au travers de mon corps. A cet instant son visage n’était plus celui de mon père, mais le mien. Mes yeux se fermèrent.

Quand je les rouvris, je me tenais debout, face à mon propre cadavre, prêt à hanter les hommes et les femmes de ce monde. Et ma vengeance serait terrible !

PS; Ce texte traite du skin GP fantôme.
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MessageSujet: Re: [Event] This is Halloween Sam 31 Oct - 11:26
Il était 1h28 à la pendule du bureau. Moi, Poppytch, avait fait des heures supp' non payés pour faire plaisir au patron. Tranquillement installée sur un pouf Bimbamboumtagadatsointsoin (c) , je fus attelée au triage des lettres de fan. Pour ainsi dire, j'avais passé au moins une bonne partie de la nuit avachie sur ces petits bouts de papiers. La lune éblouissait encore de sa vive et pure lumière la pièce. Il y avait des choses que l'on racontait lors de ces nuitées dont seule la lune gouvernait les grandes étendues de Valoran, mais je n'y croyais pas. Esprit cartésien comme je suis, le choix était purement un pur hasard. Néanmoins, je devais m'avouer une chose. Ce bruit au niveau de la porte du patron commençait sérieusement à me pomper l'air. Et c'est au bout d'un moment qui me semblait presque éternel, que je me hâtais en direction de cette porte.

J'avais toujours une petite appréhension de pénétrer dans l'antre du Grand Rédacteur en Chef. Il était grand, fin, riche et d'une misanthropie sans nom. On pouvait aussi voir son regard vide briller lors de l'approche d'une figurine collector. Il est envieux et est prêt à tout pour s'en remplir les fouilles... Je hausse les épaules à cette pensée. Sa petite folie faisait naître l'émulation envers les spectateurs, et il n'était pas un patron aussi pressant qu'il en avait l'air. Je toussote un peu, avant d'inspirer. Ma main glissant sur la poignet de porte, je songeais à la tourner. Mère fortune décida qu'en un battement de papillon, la porte s'ouvrit d'un coup. Sous mon regard surpris, la lune me contemplait depuis la fenêtre vide. Elle se fichait de moi, pleinement, et cette fenêtre à moitié ouverte claquait tel un applaudissement las devant ma sottise.

M'approchant d'un pas preste, je m'en vais donc fermer cette porte, et la sceller une fois pour toute. Les bruits me rendaient nerveuses en ce moment précis. Je ne voulais que du calme. Oui... Ce calme là. Soupirant enfin de tranquillité, je ne pouvais plus que-

"Alors mon enfant? On a peur?"

J'arque un sourcil sous cette voix sans vie, sans éclat. Il n'y avait rien de plus qu'un son monotone, répercutant en mes tympans tel un écho perdu. Un son lointain qui me faisait étrangement frémir, et me remit les pieds sur terre. Je n'étais pas seule, c'était certain. Pourtant, je m'étais assurée que personne était là. Ceci me faisait douter, et je me contentais donc de me diriger en direction de la sortie, pensive. J'en profite pour me masser les paupières, lentement. Cela devait être une hallucination auditive, à cause de mon manque de sommeil. Et le frémissement de ma peau, tout simplement dû à la fenêtre ouverte.

Au moment de fouler le pied en dehors de la porte, cette même froideur caresse mon échine, ce qui me fit baisser la tête, en mordillant la lèvre. C'était une sensation bien trop étrange, et je n'y comprenais pas bordel. C'était comme si l'endroit avait pris le droit sur la chaleur humaine, que les murs n'étaient plus bariolés des folies créatives des différents employés, que les sièges n'épousèrent plus un postérieur pendant des siècles. Me tournant vivement en direction de la porte du patron, je finis par inspirer grandement, refermant la porte. En tendant ma main, quelque chose t'interpella. Pourquoi?... Pourquoi je ne pouvais plus la fermer? Pourquoi mon bras était solidement droit? Pourquoi ma posture ne peut plus être changée? Et c'est seulement après cette impression que je le sentais. Cette essence glisser le long de mon coude, et au niveau de ma poitrine. J'aurai dû me retourner pour en coller une, mais... Je ne voyais plus rien. La lune ne riait plus, elle s'était cachée derrière des nuages? Timidité? Non...

Un sentiment bien plus profond.

La gorge sèche, cette étreinte d'une froideur sordide me fit écarquiller les yeux au point d'avoir des poissons globes aux orbites. Une caresse, une respiration faisant virevolter mes soyeuses couettes, je devais me dire que cette chose vivait. Et pourtant, je ne voyais rien. Je ne sentais juste que les douces voluptés me faisant hurler en silence. Hurler d'incompréhension. Je ne contrôlais rien, plus rien. Je ne sentais plus rien... J'étais perdue. Où son mes repères? Où est la machine à café? Où sont les bureaux? Je ne voyais rien. Le silence était mon compagnon, il fallait s'y faire.

" Délicate créature, je te conseille de retourner sur tes pas. "

Je déglutis lentement, avant de hocher doucement la tête. Lentement, cette pression contre moi me permit de bouger. La chose que je fis en premier lieu, est de me retourner. Et à ma grande surprise... Rien. Le vide. Tout était noir, le froid avait gelé toute l'animosité de l'endroit. Conformément aux dires, je me retournais en direction de ma veste. Je la pris rapidement, avant de filer illico presto, fermant cet endroit.
Laissant la nuit baigner l'endroit de ses rayons à nouveau.

"Poppytch? L'on a plus peur de ce que l'on ne peut reconnaître, mais qui est pourtant si proche. L'on ne supporte pas cet émotion trop longtemps. L'attente de savoir qui est-ce. Et ce soir là, l'esprit voulait te faire fuir pour pouvoir regarder son Musclor en paix."
Conclu ce personnage, avec un petit sourire mutin.

PS: Remerciez moi pour cet accident. Le patron voulait faire peur en disant qu'il n'y avait plus de pot de glace Haagland d'Hase à Freljord aujourd'hui...

PS2: Non, ce n'est pas le texte du Voiça, nonon '-'
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MessageSujet: Re: [Event] This is Halloween Sam 31 Oct - 15:47



J'y suis presque, je le sais... Je le sens. Je m'entends me dire "C'est par ici, encore un effort", sans cesse. J'avance d'un pas, certes épuisé, mais décidé vers mon objectif. Je quitte la chaleur du soleil pour m'engouffrer dans cet endroit sombre. C'est comme si la pénombre prend vie, ici. C'est troublant... Mon sceptre illumine faiblement le chemin, que je traverse en trainant des pieds... Je me sens faible, mais ma volonté me fait tenir encore et encore "C'est par ici, dépêches toi" J'entends bien y arriver. Plus j'avance, plus mon pas est lourd. Les murs se rapprochent au fur et à mesure, serrant ma route, m'obligeant contourner. Cette endroit m'oppresse. Je sens venir une angoisse familière alors que la pénombre s'intensifie. Ma magie m'éclaire à peine alors que mon souffle s'amenuise. Je m'arrête, m'affalant contre le mur le plus proche pour reprendre ma respiration... "Tu y es presque", oui je me le répète sans cesse... Je vais réussir. Me calmant un minimum, je continue ma route. Je n'avais pas peur... Quoiqu'un peu. Je suis enserré par des craintes qui viennent d'un passé si lointain. De toutes les choses que j'ai pu affronter, la seule qui me déstabilise encore reste celle de l'isolement entre quatre murs et enchaîné tel un animal... Plus jamais !

Ma respiration se calme un peu... J'ai l'impression que ma tête va exploser. J'approche. Mon objectif est droit devant ! Je plisse des yeux sous la douleur d'une migraine tenace... J'en entends chaque son de mon cœur qui martèle ma poitrine comme un lourd tambour de guerre. Je commence à manquer de force, et j'en pose mon sceptre au sol pour m'économiser. J'avance vers une porte, mon esprit en fusion, qui me répète la même chose. J'ai l'impression que je ne maîtrise plus du tout le fil de mes pensées, qu'elles prennent formes indépendamment de ma volonté. Comme une marionnette, mes mains agrippent la poignet. Avec le reste de ma propre volonté, j'hésite à l'enclencher... Je ne sais pas ce que je vais y trouver. Hormis une promesse d'une puissance extraordinaire, je ne sais rien de plus.
"Tu verras bien par toi même..." Je souris, mon regard accaparé par mon action... Je me décide à ouvrir la porte...

Mon regard balaie la pièce. Sombre, seul un fil de lumière provenant d'un défaut du mur en pierre traverse l'endroit. C'est une toute petite pièce, à peine vivable pour un humain, tout juste confortable pour un yordle. Serrant les dents, je m'avance et je regarde immédiatement la présence étrangère... Je me crispe d'horreur. Incapable de bouger, ni pour me défendre, ni pour m'enfuir, je ne peux que regarder l'étrange personnage que je découvre petit à petit. Je n'arrive même plus à dire un mot, comme si ma gorge s'était serrée d'elle aussi. Je tremble, voulant exercer ma volonté sur mon corps qui refuse tout en bloc. Je prononce avec beaucoup de mal quelques mots à l'encontre de... de ... Qui... es-tu ?
Mon interlocuteur s'avance vers moi, découvrant son visage de yordle noir, aux yeux verts perçant, et à l'allure d'un vrai Seigneur du Mal.
"Tu sais qui je suis, Veigar. Je suis toi. Ton désir, ta volonté et ta crainte. Ton Mal à l'état pur. Ta force dans ta terrible puissance. Je suis ta folie, celle qui t'accompagna dans ta solitude, celle qui ne t'abandonnera jamais plus. Maintenant, fais donc place à la plus terrible de tes créations, Seigneur des Maléfices."

Co..comment ? Je... J'arrive à peine à respirer... Je le vois, passer à côté de moi le plus naturellement du monde... C'est comme si je commence à voir à travers ses yeux. Et à la place d'avoir un corps en détresse, je me sens fort et si... si puissant. Je me sens capable de déplacer des montagnes, de changer la face entière du monde actuelle. Je regarde par dessus mon épaule, observant une dernière fois le corps du yordle à chapeau pointu qui vient de s'effondrer dans la pièce noir, éclairé par une simple lumière issu du petit défaut du mur en pierre... Ce léger espoir de ne pas laisser un brave souvenir tout seul dans cet endroit isolé. Je m'en détourne, regardant vers le nouvel horizon qui s'offre à moi... un franc sourire mesquin aux lèvres. Qui a dit que le Mal ne fait pas peur ?
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MessageSujet: Re: [Event] This is Halloween Mar 17 Nov - 23:42
Fermeture de l'Event.
Les résultats arriveront d'ici peu!
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MessageSujet: Re: [Event] This is Halloween Lun 7 Déc - 22:02
Après de longues (Qui à dit très longues?) élucubrations avec la grande personne qu'est moi même, nous avons décidé d'un commun accord d'accorder la victoire à... Aaa ... Atchoum! Hum. A Veigar.
Le choix fut difficile (ndlr: C'est une excuse pour justifier le temps que j'ai mis, faites semblant de gober thx), mais tout compte fait, le texte de Veigar l'emporte de peu, pour la scène très particulière et le style d'écriture qu'il nous offre! Félicitations à lui!

Mention particulière pour Zyra également, avec un très beau texte, particulièrement bien construit et approfondi!

A bientôt dans de nouvelles aventures, les pitchounes!
*S'envole vers l'infini et au delà. Voir plus loin, même.*





~ Dear Diarie, it's just Voiça ~
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