Roleplay FR sur l'univers de League of Legends 

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Rejoignez l'empire (on a des cookies)

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MessageSujet: Rejoignez l'empire (on a des cookies) Dim 12 Juil - 1:46
Plusieurs jours de marche rapide dans le sable au coté de mon empereur, voilà une chose à laquelle je ne m'étais jamais préparé, des expéditions j'en ai accompagnés des centaines, mais celle-ci... On peut dire qu'ils ont fière allure les dirigeants de shurima! Marchant tête baissé dans les dunes et entre les plateaux pierreux, notre stature impose sans doute mais nous ne sommes tout de même que deux antiquités perdues dans l'immensité du désert.
Je m'arrête un instant et hume l'air, une très légère fragrance d'humidité chatouille ma truffe, nous ne sommes plus très loin... d'une certaine manière l'heure de vérité est arrivée, allons-nous réellement les impressionner ou seulement déclencher peur et méfiance? Les invites d'Azir seront-elles entendues? Et surtout seront-elles acceptés? Le doute me ronge et je ne peux m'empêcher de revoir la cité sombrer dans le sable comme par le passé... si rapidement. Je baisse la tête et me retourne vers mon empereur qui attend là patiemment à coté de moi, une légère nuance de curiosité dans son regard perçant de rapace.

"Nous arriverons à l'oasis dans un quart d'heure tout au plus empereur, nous ne pouvons la voir d'ici car elle est légèrement en retrait, protégée par les restes d'une falaise de calcaire, c'est ce qui à permis sa longévité, abrité des vents les plus violents et aussi des éventuelles attaques quand les tribus se font la guerre."

Peut être ai-je déjà parlé de cela pendant notre périple? Je ne sais plus trop, habitué aux marches solitaires je crois n'avoir pas été très bavard. Cela n'a jamais été le cas de toute manière, j'ai toujours préféré la tranquillité aux babillages de cours, je ne me sent pas vraiment apte à faire la conversation à mon souverain, les compliments sur le magnifique pourpre de sa tenue sont réservés aux flagorneurs.
Nous faisons une nouvelle pose alors que les premiers palmiers-dattiers font leur apparition dans notre champ de vision, trois étendards aux motifs différents claquent dans le vent et l'on entends les légers tintements des clochettes des chèvres, fidèle et robuste bétail adapté aux conditions de vie ici.

"Comme je le disait altesse, il y a toujours au moins une caravane à Ouit Borkou, nous sommes chanceux, trois semblent s'être regroupées aujourd'hui, de surcroît les Nubites, l'étendard jaune à la grenade et au cimeterre, sont la plus importante et la plus influente des tribus, vous ne pourrez trouver de meilleure occasion de parler à votre peuple et de le convaincre de vous rejoindre."

J'observe les autres étendards puis Azir, des soldats de sable l'entourent à présent, ils se sont relevés à son appel, et permettent surtout d'étoffer un peu l'apparat de notre 'entrée en scène' , il se tiens droit et digne, son armure étincelle au soleil, mes oreilles bougent nerveusement. C'est idiot je suis capable de déclencher des tempêtes de sable, de tuer des centaines d'ennemis si la fantaisie me prends, j'ai vécu des milliers d'années, vu des choses inimaginables, mais là, parler à quelques hommes du désert plutôt que les pourchasser ou les menacer de sévir s'il osent pénétrer à nouveau dans les tombeaux, et me voilà soudain nerveux comme un jeune chiot. Je m'admoneste intérieurement et me réfugie dans les détails de notre plan pour chasser cette impression.

"Les deux autres tribus présentes sont les Urtisanien nomades, leur étendard est bleu avec un rond cranté représentant le temps, ils descendent du royaume d'Urtistan rayé de la carte voici un très long moment, je ne sais pas s'ils seront réceptifs, mais au moins ne seront-ils pas hostile, leur civilisation ayant elle aussi subit la chute..." Ma voix baisse légèrement à ces mots, il est toujours dur d'en parler, mais après tout les faits sont les faits. Je reprends "La dernière tribu présente c'est le chameau sur font noir, les vodanins ils vivent normalement plus à l'est dans le désert, s'ils sont présent ici c'est probablement pour parler affaires, ou moins encourageant, pour parler bataille, il y a eut quelques tensions ces derniers temps, il n'est pas impossible qu'ils cherchent querelle à une autre tribu"

Je regarde ma hallebarde d'un air distrait, cherchant les bribes d'informations supplémentaires que je peux donner à Mon empereur, mais rien ne me viens à l'esprit. Mes yeux se posent à nouveau sur les siens et je sent mon genou plier presque malgré moi. Je le pose à terre, ma mains droite sur le cœur, ma tête se ploie

"Je suis prêt à vous suivre pour la reconquête et la reconstruction de l'empire altesse."

hum hum:
 
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Lord of the Disk
Azir
MessageSujet: Re: Rejoignez l'empire (on a des cookies) Sam 25 Juil - 11:37
Je foulais de nouveau le sable chaud, non, brûlant, du désert qui fut autrefois mon Empire. Quel sentiment cela pouvait-il bien provoquer en moi ? Eh bien... Fort peu de choses. Je me l'étais promis, de me détacher de ce passé entaché d'erreurs, de trahisons et de confiances naïves. Oui, plus jamais je ne laisserai cela se reproduire, et je devais apprendre de mes erreurs afin d'éviter tout faux-pas. Mais je devais avouer que la situation me stressait. Nous étions peut-être dans mon désert, mais plus rien ne me semblait familier désormais. Même ma propre patrie semblait s'être modifiée en mon absence, comme libérée de mon emprise. Je savais que l'oeuvre du temps était inévitable, mais là, tant de différences... Je n'aurais su dire si nous allions vers le nord, le sud... Ou peut-être même l'ouest. Ah, je ne devais pas laisser filtrer la moindre hésitation, sinon je courrais à la catastrophe. Et tant qu'à faire, il m'était plaisant d'éviter ce genre de situation. Donc, premièrement, se repérer dans tout ce fatras, malheureusement le sable ne me facilitait pas la vie... Encore que je ne craignais pas le sable, et, étendant le bras tenant le sceptre devant moi, je fis s'écarter les grains dorés de notre chemin, nous laissant plus à même d'avancer tranquillement. Il était vrai que je pouvais toujours compter sur eux, mes pouvoirs. Serrant mon poing gauche, sentant à nouveau cette puissance couler en moi, je reprenais confiance. Confiance que je n'aurais jamais du perdre. Regardant vers l'horizon, je me demandais juste quel lieu pourrait nous accueillir pour notre petite réunion avec les nomades... Un Oasis, sans doute.

Puis la voix de mon fidèle conseiller, le dernier de mes suivants, répondit à la question que je venais de me poser silencieusement. Ah, lisait-il dans mes pensées ? Mon regard se porta sur lui, toujours droit et fier, à mes côtés. Il ne semblait nullement fatigué, nullement épuisé par notre longue marche.  Chose normale au final, pour nous les Transfigurés. Libérés des contraintes mortelles, j'avais juste un cerveau encore trop... humain.
Ce faisant, je me posait mille questions. Pour gouverner sagement, devais-je garder l'extrême inhumanité des Transfigurés, ou au contraire réfléchir avec un cerveau et une logique humaine ? Ceci, je n'en avais malheureusement pas la réponse. Je devrais me la forger dans l'expérience.

Bientôt, nous arrivions vers des terres qui commencaient à devenir fertiles, avec quelques arbres par-ci par-là, suivis de près par des troupeaux de chèvres, un animal qui, par contre, me parlait bien plus. Je voyais l'image ancestrale du bétail résistant du désert, presque adapté à la vie sous ce soleil de plomb. Comme mon peuple, ils erraient toujours en ces terres désolées... Mais j'allais leur redonner un lieu de vie commun, de quoi se rassembler, les unifier.

Alors que nous approchions, les étendards en vue, mon conseiller se permit de me faire un petit rappel, qui était le bienvenu, sur l'identité de nos interlucuteurs. Donc, les nubites, les urtisaniens nomades et les vadanins, rassemblés à Ouit Borkou, bien , je venais de faire le tour... Urtistan, oui, j'en avais déjà entendu parler, ces gens étaient donc venus d'aussi loin ? Eh bien, leur proposer un foyer viable ne serait sans doute pas de trop, alors. Bon, surtout, ne pas intervertir des noms de tribus, c'était la base, ensuite je me doutais, rien que d'après les propos de Nasus, que les intérêts et préoccupations des différents groupes devaient différer, j'allais donc devoir tous les contenter. Un défi de taille, connaissant si peu ceux qui allaient sous peu se tenir face à moi.

A mon étonnement, Nasus vint s'agenouiller devant moi, promettant de m'aider dans ma quête de la reconstruction de mon Empire. Je ne m'étais pas attendu à tant de dévotion. Soit il était vraiment très loyal, et désirait le montrer, soit il désirait juste me faire baisser ma garde, chose qui ne risquait plus d'arriver. Mais lui, il était dans la première des deux catégories. C'était assuré. Regardant une dernière fois autour de moi avant de penser à me lancer, je fus surpris de voir des soldats de sable, autour de nous. Je les avais appelés sans m'en rendre compte ? Non, je les avais souhaités, en réalité... Quand je désirais des arguments. Un appui militaire était obligatoire. Quoi de mieux que de montrer de suite de quoi j'étais capable, dans ce désert ?

Me tournant vers mon compagnon de route, je parlais sur un ton ferme et posé.

"Relèves-toi. Nul besoin de toujours m'assurer ta loyauté, te savoir à mes côtés est suffisant. maintenant, allons voir ce que nous réservent ces tribus nomades."

Aussitôt, je me détournais vers le camp, reprenant notre marche, désormais, notre but était à portée, tout près... Et mon avenir m'y avait donné rendez-vous.

Alors que je passais non loin des premières tentes, je sentais les premiers regards se poser sur nous, des créatures à l'apparence peu commune, je pouvais en convenir. La tente des chefs était sans doute la plus grande, mais hélas, certains soldats nomades se mettaient déjà en travers de notre route. Un accueil charmant, vraiment. Vraiment trop. Les hommes, sous leurs turbans et leurs amples vêtements, portaient sabres et lances, deux armes que mon armée utilisait déjà de ma vie d'humain. Des traditions qui se perpétuaient, quand même !

"Halte !"

Ces hommes, habillés d'un tabard jaune, devaient donc appartenir à la tribu Nubite, celle qui était sensée être la plus puissante du coin, et la plus influente. Bien, j'en faisais mon affaire. Stoppant ma progression, je regardais tour à tour ces humains, et je pouvais voir une certaine peur en eux, à la façon de tenir leurs armes, ces légers tremblements. Et pourtant, je sentais en eux la volonté de rester face à moi... Bien élevés, au final.

J'étendais lentement mes bras, plantant mon sceptre dans le sol un peu plus meuble bordant l'oasis.

"Chers protecteurs nubites, ne soyez pas si stressés, mon ami et moi-même ne sommes là que pour s'entretenir avec votre chef, ainsi qu'avec celui des deux autres tribus ici-présentes. Ce, sans attendre. Dites leur bien qu'on ne fait pas attendre un Empereur."

Regards étonnés de leur part, il semblent se questionner mutuellement du regard avant que trois d'entre eux ne se décident à aller prévenir les différentes tribus. Bien, je préférais ça. Les deux derniers guerriers, frêles, continuaient de nous toiser, Nasus, mes soldats et moi, mais je les sentais extrêment craintifs. Un simple mouvement brusque da ma part et ils auraient détalé tels des lapins. Médiocrité humaine. Sans doute pensaient-ils que mes soldats étaient vivants et bien réels ? Enfin, réels, ils l'étaient, mais pas dans le sens... Conscients.

Un long silence prit place, brisé par l'arrivée de l'un des trois autres combattants, revenu après un dizaine de minutes. Il semblait essouflé.

"M-Messire, les chefs vous attendent dans la grande tente. Nous allons vous y escor..."

Bien, il en avait assez dit.

"Ai-je l'air d'avoir besoin d'une quelconque escorte ? Bien, allons-y."

Sur un ton qui ne laissait présager aucune suite mon injonction, je me mettais en marche vers la tente la plus massive, imédiatement suivi par mes soldats de sable, dépassant les trois humains, qui semblaient largement dépassés par les événements.

Arrivé à proximité de ladite tente, d'autres gardes, cette fois-ci avec des tabards différents certains jaunes, et d'autres, bleus et noirs, en minorité. Bien, ils étaient donc tous venus, alors. Une voix, assez forte, me parvenait de l'intérieur de la tente.

"Bien, je me demande quel chef de tribu s'est encore auto-proclamé roi du désert..."

Rentrant sans même prêter attention aux gardes qui voulaient initialement m'empêcher de passer, j'ai comme l'impression de surprendre les trois personnes assises confortablement dans la tente. De un par mon entrée rapide, et ensuite de part mon apparence. Oh, nul doute que mon compagnon de route y était aussi pour quelque chose. Mes soldats, restés dehors, devraient calmer les ardeurs de certains si besoin.

Dans la tente, spacieuse, se trouvaient diverses décorations et fanfreluches, quelque chose que les nobles appréciaient depuis la nuit des temps. Peut-être avait-ce été mon cas autrefois. Mais désormais, ces choses n'avaient plus aucune valeur. Aucune. Je m'avançais sur les tapis brodés qui servaient de sol à cette demeure de tissu, faisant face à trois personnes, très différentes les unes des autres.

Le premier homme, sur un siège à gauche, semblait être le vodanin, habillé d'un peu de cuir et avec un sabre à ses côtés. Sa grande robe me faisait penser à celle des riches marchands de mon époque. Ce devait être lui qui venait de parler, étant donné son brusque mouvement pour se réinstaller correctement à mon entrée.

Le second, sur la droite, était plus âgé. Peut-être une trentaine d'années, et portait des vêtements assez simples, plus quelques bijoux. Il semblait le plus neutre des trois, et son regard me rappelait celui de mes prêtres, sage et avisé.

Enfin, le dernier, assis entre les deux autres, était plus massif, avec une stature avachie sur sa chaise longue, quelque peu relevée au niveau du dos. Sans nul doute le chef de Nubites. C'était typiquement le comportement de quelqu'un qui dirigeait les plus influents. Fait corroboré par le fait qu'il soit assez jeune. Récente accession à cette place ? Nul doute que l'ancien chef pouvait avoir eu un "accident".

Droit, comme toujours, je les toisais de toute ma hauteur, surtout les deux de gauche. J'étais l'Empereur ici, et il était bien temps qu'ils l'apprennent. Avant même qu'ils n'aient pu ouvrir la bouche, j'entamais les hostilités.

"Eh bien, messieurs, vos ancêtres, eux, savaient faire la révérence à un empereur, mais je suppose que ma longue absence a entraîné la perte de cette petite tradition."

Ceci étant dit...

"Je me présente, je suis l'empereur Azir de Shurima, héritier du Disque Solaire, et voici mon conseiller, Nasus, le Gardien des Sables, que vous devez connaître, déjà."

Regards de stupeur. Ah, voilà, ça c'était une bonne réaction. Le fait qu'une légende soit présente à mes côtés changeait la donne, en effet. Merci d'avoir tenu à m'accompagner, Nasus.

L'homme le plus à gauche se reprit rapidement.

"Et alors ?! Que voulez-vous, au juste ? Et de quoi êtes-vous l'empereur ? Il n'y a plus d'empereur depuis un millier d'années, et le désert n'a pas l'air de s'en plaindre, n'est-ce pas ?"

Il jeta un regard à ses deux alliés, guettant sans doute un signe d'approbation, mais l'urtistanien resta silencieux, et le maigre hochement de tête du personnage central ne devait pas vraiment le conforter.

"Que peut vouloir un empereur revenu du fond des âges, à votre avis ? C'est ma mort qui a provoqué la chute de l'empire, et maintenant que je suis de retour, j'entends bien reconstruire une nation shurimienne. Les tribus n'ont aucun pouvoir politique, et votre organisation est encore moins puissante en terme d'efficacité. Alors en effet, si vous souhaitez vous complaire dans cet écran de puissance qui vous cache de votre médiocrité, continuez à penser que le désert n'a pas besoin d'un chef, quelqu'un pour vous unir, vous tous, les nomades, vous donner un foyer fixe, vous faire redevenir ce que vous étiez jadis ! Un grand peuple, une civilisation brillante, la lumière qui éclairait l'obscurité ambiante de ce monde. Il est tant pour vous de faire preuve d'ambition, vous avez encore des choses à prouver !"

Le chef nubite, après s'être relevé pour s'assoir, semblait sceptique.

"Mais il n'y a pas d'endroit assez grand pour tous nous réunir, et à quand bien même, jamais les autres tribus ne voudront faire alliance avec nous. Quel intérêt y aurait-il, pour eux comme pour nous, à renoncer à notre pouvoir sur notre tribu ?!"

Je me doutais que certains auraient des doutes, mais je voulais plus que tout avoir l'avis de l'homme le plus âgé, silencieux depuis le début de la conversation.

"C'est très simple, je vous propose la ville de vos ancêtre, la Capitale, que j'ai relevée aussitôt revenu des méandres de l'éther. Le plus grand oasis au monde, la source de la vie, le tout sous l'égide du Disque. Votre intérêt à me rejoindre, c'est que vous aurez, vous et votre famille, le statut de maison noble dans mon gouvernement. Ce que je vous propose n'est pas une alliance, ni avec moi, ni entre vous. Mon but est de vous fédérer. C'est donc une soumission, logique, à la personne qui est la plus légitime à régner. A vous protéger, et à vous sustenter. La vie est déjà en train de revenir dans la ville, quelques caravanes y font halte. Quel avenir souaitez vous ? Rester ainsi dans le désert, à errer sans but, à éviter d'autres tribus, ou faire partie intégrante de la plus vieille civilisation existante ?"

Je sentais qu'ils allaient encore me poser d'autres questions, alors j'en profitais pour faire usage de mon arme. La superstition de mon peuple.

"Que penseraient vos ancêtres, hein ? De savoir que vous avez rejoint leur empereur, et aidé à rebâtir leur civilisation, celle qui était autrefois la leur. Sous l'égide des Tranfigurés, vous avez autrefois prospéré, et je m'engage à vous faire prospérer de la même manière, en usant de mes pouvoirs pour faire régner ordre et sécurité. De plus, les tribus deviendront obsolètes une fois la nation reconstruite, alors je ne le répêterai pas. Êtes vous avec moi ? Les premiers à me rejoindre seront les premiers à choisir leur place dans la ville."

Puis je me mis à fixer le chef des exilés du vieux royaume d'Urtistan.

"Il en est de même pour vous, vous êtes libre de vous joindre à moi, votre tribu et vous. Votre peuple connait aussi le malheur de la chute, et aussi je vous tendrai la main. Rejoignez-moi, et je vous rendrai un pays solide, splendide, et royonnant. Fini l'errance, fini la vie de nomade qui n'a jamais été celle que devrait connaître votre peuple. La Capitale vous ouvre ses portes."

Je le sentais ébahi, même s'il restait stoïque. Un homme qui semblait prometteur, celui-là. Tournant les talons, je me mettais en chemin pour sortir de la tente.

"Je vous laisse réfléchir à ma proposition. Je vous donne jusqu'au coucher du soleil, après quoi je reviendrai vous voir. Et n'oubliez pas. Les esprits de vos ancêtres comptent sur vous."

Une fois un peu à l'écart de la tente, Nasus et mes soldats à mes côtés, j'entrepris de m'enfoncer un peu plus vers l'oasis elle-même.

"Alors, quel est ton avis sur cette entrevue ? Ai-je été... Percutant ?"

Il y avait de l'hésitation dans ma voix... Oui, je doutais...
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MessageSujet: Re: Rejoignez l'empire (on a des cookies) Mer 29 Juil - 12:15
Je me relève et hoche la tête, oui à ses côtés je demeurerai... mais en réalité ces démonstrations de fidélité je les fait aussi pour moi, depuis qu'il est revenu j'éprouve le besoin de me souvenir que j'ai de nouveau un maître.
Nous nous dirigeons vers le camp, je marche deux pas derrière lui, ces instants sont cruciaux et ils lui appartiennent, je reste à l’affût, j'agirai au besoin.
L’accueil n'est pas des plus chaleureux, mais je ne peut en vouloir aux hommes du désert, depuis le temps que je pourchasse les voleurs et pilleurs de tombes ma présence n'est pas un gage de sécurité ou de calme, alors  quand une deuxième créature comme moi fait son apparition accompagnée d'étranges soldats de sable, l'émoi est à son apogée. Je ne dis pas un mot et me contente de darder mon regard sur les hommes qui ont l'audace de se dresser contre nous, enfin dresser est un bien grand mot, ils sont courageux de faire face ainsi, mais leur crispation les trahis.Le soulagement se lis sur les visages lorsque mon empereur annonce une visite pacifique, nous attendons le retour des messagers et prenons le chemin de la tente des chefs.
J'ai une légère hésitation lorsque Azir entre sans avoir été invité, non pas qu'il n'ai pas le droit, mais pour ma part j'étais prêt à leur laisser ce semblant de contrôle, je suppose que la remarque qui a retenti bien fort juste avant a motivée ce geste. Je le suis à l'intérieur jaugeant de mon regard bleu les hommes assemblés mais ne dit rien, préférant me réfugier dans mon attitude hiératique pendant que l'empereur prends les rênes du futur dans ses mains.
Politesse oblige lorsque mon nom est prononcé je pose ma main droite sur mon cœur et incline la tête brièvement, je suis néanmoins étonné que ma présence produise un effet aussi palpable, mais évidement il ne connaissent pas Azir… pas encore. Ma Main se crispe légèrement face à la provocation manifeste du vodanin, mais je ne suis pas vraiment surpris, cette tribu est connu pour son agressivité, les réactions prudentes des deux autres me rassure pour la suite.

*Nous sommes arrivés au point de non retour, c'est maintenant que les choses commencent ou qu'elles se terminent, à ton tour empereur montre leurs ce qu'est la puissance.*

J'écoute le discours d'une oreille experte, souriant intérieurement de l'emphase grandiose avec laquelle Azir décrit la cité du disque tel qu'il la perçoit dans ses espoirs et le futur ensoleillé qu'il leurs promet, fédéré au sein d'un nouvel empire reposant sur les bases culturelles de l'ancien. Je tique un peu sur la façon légèrement méprisante dont il traite les traditions de ces peuples qui ont appris à survivre dans le désert pendant les centaines d'années de son absence, mais il s'agit là de rhétorique s'il veut les convaincre, il lui faut montrer la différence entre ce qu'il compte leur offrir, et ce qu'ils ont. Il fini son discours en s'adressant un peu plus particulièrement à l'urtistanien qui reste calme malgré une lueur d’intérêt manifeste dans ses yeux. Enfin, l'ultimatum… jusqu'au couché du soleil, je me demande si le délais n'est pas un peu court, une décision comme celle là demande de la réflexion, d'un autre coté trop de réflexions risque de nous mener dans les sombres dédales de négociations interminables.
Saluant de nouveaux les chefs présents , j’emboîte le pas de l'empereur et sort de la tente, nous poursuivons notre chemin, nous éloignant un peut des hommes, nous enfonçant dans la partie cultivée de l'oasis suivi des fidèles soldats de sable. Azir se stoppe alors et me demande mon avis, je ne peut cacher mon étonnement face au doute que je perçois dans sa voix, mes oreilles bougent nerveusement et je reste sans voix pendant un bref instant, tentant de rassembler mes idées.

"Je pense … que vous avez fait forte impression, et leur avez donné matière à réfléchir, vos mots et les promesses que vous avez fait altesse étaient les bons, et vous avez habillement évoqué leurs superstitions. L'urtistanien à semblé particulièrement touché à l'idée de retrouver une patrie et une civilisation qui ne soit pas nomade, les autres sont plus méfiants. Les nubites sont les plus forts, ils ont beaucoup à perdre si le ...pari que vous leur proposez s'avère creux, mais la possibilité de faire parti d'une vrai noblesse avec les privilèges qui vont avec pourrait bien faire pencher la balance en votre faveur, quand aux vodanins…."

Je soupire et gratte distraitement le sol de mes griffes, cherchant une manière polie de formuler ma pensée.

"Cette tribu est assez guerrière et agressive, une démonstration de force sera peut être nécessaire pour achever de les convaincre, je sais que vous ne désirez pas massacrer ce peuple que..."

J’interromps ma phrase car une odeur dans l'air a attiré mon attention, je me baisse précipitamment et voit une fléchette se planter à quelques mètres de moi dans un palmier. Le reste se déroule très rapidement, des lames coupent les têtes des soldats de sables qui retournent immédiatement à la poussière et un tintement d'armure m'annonce que l'homme à la sarbacane à tenté de viser l'empereur et à échoué lamentablement, je secoue la tête et soupire.

"Pauvres fous… "

Inutile de se demander qui est responsable de cette attaque idiote, une seule tribu utilise des sarbacanes avec des fléchettes soporifiques. Laissant Azir seul centre de toutes les attentions, je m'enfonce rapidement dans les buissons pour retrouver le tireur, mon devoir de gardien me tiraille, je devrais être en train de défendre mon maître, mais dans la situation présente je pense que le laisser se débrouiller seul sera une bien meilleure solution, de plus il n'est pas vraiment en danger. Quelques cris me parviennent tandis que je débusque l'homme aux fléchettes et lui court après, les assaillants dans les cultures doivent faire connaissance avec la puissance de la créature capable de relever une cité du sable, je les plains presque, ils n'avaient vraiment aucune idée de la fatuité de leurs actes.
Quelques foulés supplémentaires et je rattrape ma cible terrorisé, ne lui laissant pas le temps de réagir je l’assomme d'un coup de poing à la mâchoire et le charge comme une outre sur mon épaule. Mon 'colis' m'encombre légèrement aussi je met un peu plus de temps pour rejoindre Azir, la bataille est déjà terminée, je ne sais même pas s'il on peut dire qu'elle a commencé. Je dépose sans trop de douceur l'homme inanimé aux pieds de l'empereur et lui fait un petit salut.

"J'ai l'impression que la démonstration de force à eu lieu, pardonnez moi de vous avoir laissé altesse, mais j'ai pensé qu'ils avaient besoin de connaître leur futur maître personnellement, et nous avons à présent un argument supplémentaire pour les négociations."
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Lord of the Disk
Azir
MessageSujet: Re: Rejoignez l'empire (on a des cookies) Mer 29 Juil - 22:32
Calmement, j'écoutais, je prenais note de tout ce qui pouvait sortir de la bouche de mon compagnon Transfiguré. Si je devais le croire lui, mon intervention face à ces trois chefs de tribu s'était plutôt bien passée, assez bien menée. Lui aussi approuvait mon appui sur les superstitions du peuple du désert, mon peuple, qui pouvaient aussi nous donner quelques points s'ils venaient à consulter les membres de leurs groupes respectifs. Car oui, je me doutais que tous ne pensaient pas de la même manière, encore moins les plus vieux et les plus jeunes de chaque tribus. Ils devaient avoir une conception différente de la vie, de leur futurs respectifs, et je devais jouer là-dessus. L'envie de repos des anciens, et l'envie des jeunes de construire un futur solide et prometteur. Oui, je pouvais leur proposer tout ça. Ce n'étaient pas des promesses en l'air. Je ferai vraiment une Shurima à l'image de ce qu'elle était. Mais pas à l'identique. Seulement dans les buts et les principes. Le reste, était modulable.

Commençant son commentaire sur les différentes réactions, en particulier celle de l'urtistanien, qui m'avait moi aussi semblé intéressé par mes propos, il dévia ensuite sur les nubites et leurs intérêts dans l'histoire... Car je me doutais bien que si la tribu dominante venait à me rejoindre, ils voudraient la plus grosse part du gateau et une place assurée. Oh, qu'ils ne se fassent pas de soucis, ceux là, je ne risquais pas de les décevoir. Je savais comment ils fonctionnaient, les gens comme eux. Les gens ambitieux des hautes classes de mon époques n'étaient pas bien différents. Prêts à parier uniquement s'ils pouvaient gagner. Et enfin, et j'aurais pu gratifier mon conseiller d'un sourire, le voyant chercher ses mots pour parler convenablement des rebelles, les vodanins, des gens qui ne me semblaient pas fiables, ou du moins, pas sans preuve de force. Oui, j'allais devoi...

N'ayant même pas eu le temps de terminer sa phrase, Nasus s'interrompit afin de se baisser, le sauvant d'un petit projectile allant se planter dans un arbre plus loin. N'ayant même pas le temps de réagir, des hommes surgissent, alors que je sens une vive douleur parcourir mon corps. Je manque de tressaillir tant elle est violente, sentant des extensions de moi disparaître en un instant, comme si elles m'étaient amputées. Serrant les poings, je surmontais cette sensation nouvelle. C'était la première fois que mes soldats venaient à être détruits physiquement contre ma volonté. Ainsi, leur mort fictive, enfin, leur destruction pouvait me toucher moi ? Bon à savoir...

Je sentis un petit impact, en même temps qu'un petit bruit métallique, un choc sur mon armure. Mais que se passait-il, enfin ?! Je voyais une petite fléchette rebondir contre une des plaques dorées qui assuraient la protection de mon corps, pour retomber contre le sol.

Nasus se jetait dans les buissons, chassant un des assaillants sans doute, me laissant seul contre quoi ? Je tournais la tête, sept hommes étaient là, armés de sables, équipés de simples armures de cuir partielles, me fixant, comme si j'allais être leur prochaine cible, après que mes quelques soldats de sables aient été renvoyés au sol.

Était-ce les vodanins ? Fort probable, oui. Il était donc temps d'employer la force. De toute manière, dans cette situation, seul, je n'avais pas vraiment d'autre choix à ma portée. J'aurais pu rire de cette situation. Ces humains n'avaient jamais eu affaire à un Transfiguré, et ils allaient s'en souvenir, de cette rencontre. Pas pour longtemps, cependant. Lorsque l'on attentait à une vie, toutes les barrières éthiques tombaient. Je n'étais plus l'homme fait de compassion, c'était terminé.

"De sable je t'ai façonné, toi mon soldat, mon guerrier, nourri par ma volonté, mes ennemis tu vas affronter..."

Se jetant sur moi, je fis face à leurs armes, les voyant se stopper dans leur élan, leurs visages ébahis me fixant de leurs yeux injectés de sang. Puis, les uns après les autres, lorgnèrent vers leur poitrine, sur laquelle coulait le liquide vital, puisqu'ils étaient tous traversés d'une lance de sable, les touchant au coeur. Non, plus aucune compassion, plus aucune pitié. Des assassins qui devaient payer, voilà ce qu'ils étaient.

Ils retombèrent, les uns après les autres, dévoilant un soldat de sable derrière chacun d'eux, alors que le sol se couvrait d'une couche écarlate, les hommes se vidant de leur sang.

Je n'avais aucun remord, rien. Je m'attendais à m'en vouloir d'avoir ôté la vie à ces êtres humains, mais non, quelque chose s'était produit. La culpabilité s'était envolée. Ce chef vodanin avait voulu ma peau. Il était temps de montrer à sa stupide et pathétique tribu qui était le patron, qui était le plus fort. Et surtout, que les souris n'attaquaient pas le chat.

Je vis Nasus revenir, chargé d'un fardeau, lui aussi humain. S'excusant de m'avoir laissé seul, il déposa le corps à mes pieds, avant de confirmer mes doutes sur l'identité de mes agresseurs. Bien, il était donc temps de reprendre les...

"... des négociations ? Avec eux, non. Je ne leur laisserait qu'un essai. Guère plus. Il est temps de montrer à ces fourmis que la reine est revenue et que les princesses ne peuvent pas la contester."

J'avais dit cela sur un ton froid. Je n'éprouvais rien, si ce n'était l'envie de leur montrer à tous, vodanins, urtistaniens ou nubites, que personne ne se jouait de moi. Je me remis en marche, saisissant d'abord le corps de l'homme à la sarbacane. Il était temps de faire se prosterner les humains. La route était toute tracée. Un petit retour inattendu dans la tente nubite où se trouvaient les trois chefs. Ignorant totalement les quelques gardes, je rentrais de nouveau sans y avoir été invité dans cette grande tente, surprenant les trois meneurs dans une conversation qui semblait animée. Sans même leur laisser le temps d'ouvrir la bouche, le corps de l'assaillant vodanin se retrouvait au sol, les trois hommes laissant tomber leur regard jusqu'à lui avant de le remonter vers moi. Je fixais le chef qui avait demandé l'assassinat. Oui, toi, je t'aurai, et ta chute sera on ne peut plus dure. Autant en faire profiter nos deux amis.

"Qu'est-ce que cela signif..."

Non, je parlais. Personne d'autre.

"SILENCE ! A qui appartient ce soldat ? Cet assassin ? Et les autres combattants au sabre qui gisent près de l'oasis, par la même occasion ? A QUI ?"

Pour le coup, le silence s'installa rapidement, les trois hommes se regardant les uns les autres. Puis les deux qui selon moi étaient innocents se mirent à fixer le vodanin, et je ne savais s'il était encore sous le coup de la surprise de m'avoir vu entrer, vivant, ou étonné d'avoir été si vite démasqué.

"Les combattants à la sarbacane sont la spécialité de chez vous, Turiz."

Merci de confirmer mes dires, nubite.

"Qu'avez-vous encore tenté, Turiz ?"

L'urstistanien venait lui aussi de parler, et j'entendais pour la première fois sa voix, adressant un reproche certain au chef vodanin. Mais j'allais répondre de suite.

"Je vais vous le dire. Il comptait sur l'effet de surprise et l'avantage numérique de ses hommes pour nous faire disparaître, mon conseiller et moi-même. En effet, je comprends votre remarque, chef nubite, sur la cohabitation, car il me semble que certains ne sachent pas reconnaître la proie du prédateur."

Je m'avançais vers lui, ce Turiz, et les poings serrés, je résistais à l'envie de faire appel à mes soldats de sable. Ce devait se faire entre lui et moi.

"L'assassinat ne me fait guère peur, vodanin. J'ai déjà connu la froideur de la mort, la douleur glaciale de son baiser, le sentiment de se sentir disparaître de par le passé, et ce n'est pas votre petite tribu qui va raviver cet horrible sentiment. Vous ne savez pas que face à vous se dresse l'héritier d'une volonté millénaire, une nouvelle force de la nature, le maître absolu du désert, quelqu'un capable de se faire entendre et obéir. Ecoutez bien car je ne vais pas le répéter. Je demande une collaboration, discutable, par négociation, pas par l'assassinat."

Je le voyais grimacer, et tendre le bras vers sa ceinture. Je le saisis par la gorge avant de le soulever comme s'il pesait autant qu'un kilo de miel. Ma nouvelle forme était vraiment... Puissante.

"Un gouvernement ou les problèmes se règlent les uns en face des autres, pas par derrière."

Mais non, et je m'en doutais. Cet homme n'était pas prompt à une société comme je la concevais. Il sortit sa dague, la dirigeant vers mon cou. Je le lâchai, le laissant retomber, déstabilisé, le tranchant de son arme ripant contre l'armure sous mon coup. Une fois à terre, j'éloignais de lui sa dague d'un petit mouvement avec mon sceptre, avant de le saisir par le col cette fois-ci afin de le relever.

"Lâchez-moi, erreur de la nature ! Aucun homme ne voudrait suivre un monstre comme vous, aussi ancien soyez vous. Vous avez déjà échoué, ne venez pas apporter le malheur de nouveau !"

Ah, il venait de me lâcher ça avec un naturel qui m'aurait fait plaisir dans une autre situation. Mais là, c'en était trop.
Devant les yeux ébahis de ses deux égaux, je plantais mon sceptre dans le sol, traversant les tapis, afin de récupérer ma deuxième main. Main qui trouva rapidement le chemin de la gorge de ce vil individu.

"Ce message s'adresse à lui comme à vous. La trahison est proscrite. Rien n'est pire qu'un traître. Votre coopération est totale, me laissant ouvert à la discussion, ou n'est pas du tout. De fait, une personne qui préfère bafouer les codes d'honneur, les paroles et autres contrats..."

Ma prise autour de sa gorge se resserrait, et je le sentais tenter de résister. Dans ses yeux, de la colère.

"... une telle personne ne m'intéresse pas."

Un instant de peur avant qu'un bruit sec ne retentisse. Je venais de rompre le cou de cet homme, que je laissais retomber, inanimé, au sol. Je me retournais sans même voir la réaction des deux autres chefs.

"Ne me prenez pas pour un tyran, je m'occupe de lui avant qu'il ne s'occupe de vous. Trouvez un nouveau chef à sa tribu, de suite, discuter avec lui, et je reviendrai un peu après le coucher du soleil pour avoir votre réponse. Mais souvenez vous... Votre intérêt est dans la coopération car ma puissance dépasse la votre... Et que j'aime autant qu'elle serve à vous protéger..."

Récupérant le sceptre, je sortis retrouver l'air du dehors et le soleil, ayant bien besoin de souffler après ce que je venais de faire. Et je m'attendais bien sûr à ce que Nasus vienne me réprimander... Je n'avais pas été très diplomate, mais... ferme, à défaut de.
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MessageSujet: Re: Rejoignez l'empire (on a des cookies) Ven 31 Juil - 1:27
Je craignais un peu sa réaction, je pensais qu'il m'en voudrait, mais apparemment il avait bien interprété mon geste, en revanche je n'avais pas envie d'être à la place des chefs des tribus après cet incident, j’espérai profondément que seul les vodanins étaient impliqués car sinon la colère impériale s'abattrait sur les gens du désert en un rien de temps.

"Je vous suit seigneur…"

Je suis légèrement fébrile, je veux que les coupables soient châtiés, je ne supporte pas les traîtres, et je comprends d'autant plus Azir que nous partageons cette même haine pour la duplicité. J'observe mon empereur traîner cet homme inconscient avec lui comme autrefois son doudou favori. Tandis que nous pénétrons de nouveau dans la tente, j'efface l'image fugace de ce passé lointain ou la créature falconiforme qui menace trois chefs avec aplomb n'était qu'un bambin en pagne comme les autres. Lorsque sa voix retenti, mes muscles me mettent au garde à vous malgré moi, j'ai beau avoir passé un millénaire sans ordres, je réagit à l'autorité au quart de tour.
Une fois de plus je reste le spectateur silencieux des 'échanges diplomatiques', me contentant de croiser les bras et de prendre mon air le plus impressionnant possible pour dissuader toute velléité de révolte. Le ton étant monté, un garde tente courageusement un coup d’œil à l'intérieur, s'imaginant sans doute qu'il doit intervenir, je me tourne vers lui, barrant l'accès de ma hallebarde en secouant la tête de droite et de gauche, il n'insiste pas et recule précipitamment, le teint bien plus clair. Ce petit intermède me fait rater une partie des échanges entre les personnes présentes, mais j'assiste à la fin de la tirade d'Azir et à l'ascension de l'homme dans les airs… Je continu de garder la porte regardant le spectacle d'un air dur, les autres n'osent pas bouger, le nubite à même la bouche ouverte mais ne semble pas s'en apercevoir.

"Lâchez-moi, erreur de la nature ! Aucun homme ne voudrait suivre un monstre comme vous, aussi ancien soyez vous. Vous avez déjà échoué, ne venez pas apporter le malheur de nouveau !"

Les mots emplissent l'air de leur constat dur comme le granit, je peux voir clairement les deux autres chefs retenir leur souffle, ils n'en pensent peut être pas moins, mais ils sont suffisamment malins pour comprendre que leur homologue viens de signer son arrêt de mort. Je les voit jeter quelques regards vers ma hallebarde, se demandant sans doute s'ils seront les prochains, je reste immobile bien que mes babines se soient retroussées toutes seules lorsque la phrase à retenti.
Dans un craquement sinistre la vie de Turiz se termine et il retombe inerte sur le sol à coté de son homme de main toujours dans les vapes. Azir déclame une dernière mise en garde puis ressort vivement, je reste encore quelques instant jaugeant du regard les hommes abasourdis.

"Vous vous en tirez bien, il à fait preuve de retenu, de compréhension et de mansuétude, c'est ainsi qu'il gouvernait et qu'il gouvernera. Mais que les traîtres le sachent… l'empereur n'est pas aussi patient que moi. Nous nous reverrons au couché du soleil, que vos réflexions soient justes et rapides."

Je sors à mon tour et rejoint mon seigneur un peu plus loin, derrière nous l'agitation est à son comble autour de la tente, les quelques heures qui nous séparent de la chute de l'astre solaire seront à la fois courtes et incroyablement longues pour les résidents de cet oasis. Je toussote légèrement ne sachant trop que dire en de telles circonstances, je me réfugie alors dans les aphorismes.

"La justice à parlé altesse… je pense qu'ils sont conscients des limites à ne pas dépasser à présent, d'une certaine manière le manque de jugeote de cet homme nous a rendu service… dommage qu'il ait fallu en passer par là."

Je remue nerveusement les oreilles puis regardant d'un œil distrait les gens qui courent autour de nous, échangeant des mots à voix basse, nous désignant du doigt par instant, je tends le bras dans la direction du désert.

"Peut être devrions nous les laissez gérer leurs affaires et prendre le temps de réfléchir hum... sereinement en nous éloignant un peu ?"

Ma proposition à l'air de satisfaire le rapace qui me suit en dehors de cet endroit agité, nous passons le reste du temps imparti sur la falaise qui surplombe l'oasis à contempler les fourmis en contrebas qui s'agitent dans tous les sens, le vas et viens dans la tente des chefs devient proportionnellement plus important au fur et à mesure du déclin du soleil dans le ciel. Quand celui-ci est découpé en deux par l'horizon des dunes, et que les derniers rayons colorent le ciel de leur lueur violette sur le bleu assombri de la nuit qui tombe, nous retournons à l'oasis en silence, accompagné du tintement des clochettes des troupeaux de chèvres qui regagnent leurs enclos pour la nuit.

Lorsque nous approchons de la tente une sorte de haie d'honneur composé des gardes des trois tribus nous accueille, de nombreux habitants sont là également, leur faces curieuses dévisageant les mystérieux et puissants visiteurs et leurs propositions pour l'avenir. Des chuchotements nous accompagnent lorsque nous pénétrons de nouveau dans ce lieu légèrement confiné où nous attendent trois personnes impatientes.
Des lampes éclairent l'endroit qui à été débarrassé du corps de l'indélicat et de son acolyte, un brasero répand sa douce chaleur au centre, derrière, debout tous les trois se tiennent les chefs, la mine résolus ils semblent avoir pris leur décision. Je me met de nouveau en retrait par rapport à mon souverain et dévisage le nouveau, ou plutôt la nouvelle venue.
Vêtue de cuir sombre recouvert d'une ample veste de tissu blanc, la femme possède ce hâle et les rides profondes de ceux qui ont passés leur vie dans le soleil du désert, ses cheveux blanc noués en natte retombent sur son épaule, elle est menue mais je gage qu'elle doit être rapide et pourrait venir à bout de plusieurs hommes jeunes et bien entraînés, une chef intelligente, dangereuse et prudente pour la tribu la plus indiscipliné de ces terres. Je hoche imperceptiblement la tête approuvant ce choix puis salue l'assemblée, laissant de nouveau le loisir aux politiciens de prendre la parole.

"Soyez de nouveau le bienvenu empereur, je suis Anil je remplace Turiz à la tête des vodanins, avant que nous ne commencions à parler du futur de Shurima je tenais à vous présenter des excuses au nom de notre tribu pour l'attitude de notre ancien chef."

La femme s'inclina profondément la main sur le cœur, réalisant ainsi l'ancien salut shurimien à la perfection. J'incline ma tête derrière Azir qui semble apprécier l'attention, au moins les discussions partent cette fois sur des bases plus saines. Deux femmes semblaient attendre ce moment pour apporter deux sièges qu'elles disposent en face de nos trois interlocuteurs, elles repartent rapidement puis le chef des urtistanien prends la parole, c'est étonnant vu son attitude réservé précédemment mais je gage qu'avec l'arrivée de la nouvelle le rapport de force c'est légèrement modifié au sein du groupe.

"Nous sommes favorables et intéressés par les projets que vous avez pour ces terres, mais nous avons également de nombreuses questions et interrogations auxquelles nous aimerions des réponses, si vous voulez bien nous faire l'honneur d'en discuter?"
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Lord of the Disk
Azir
MessageSujet: Re: Rejoignez l'empire (on a des cookies) Ven 21 Aoû - 9:58
Eh bien... Me tenant droit et fier, comme à mon habitude, impérieux, je toisais les trois chefs de tribus. On dirait bien que le coup de pression, qui était aussi un avertissement, que nous avions mis en place un peu plus tôt dans cette journée avait porté ses fruits. Et je me retrouvais face à une personne bien plus maline et réfléchie à la tête de la tribu la plus farouche du désert. Mais je préférais cela à un chef n'ayant aucune vision de l'avenir et des opportunités. Cette femme, Anil, portait sur ses épaules un lourd fardeau, elle le savait. Son prédécesseur avait tenté de m'assassiner, portant un certain degré de méfiance à l'égard de son groupe. Et elle devait assumer ce poste, exposé, sachant que j'avais sans vergogne mis fin au jours de Turiz. Elle était courageuse, mais pas seulement. Dans ses yeux, sur les traits de son visage, je pouvais lire toute son expérience, acquise au fil des années passées dans un environnement mortel, comme le prouvaient les profondes rides creusées sur sa peau. Et il y avait encore quelque chose, plus difficile à percevoir. Une pointe de détermination, sans doute. Voilà qui pourrait se réveler être un allié de poids, si elle se montrait digne de confiance.
Mais déjà, elle venait de donner le ton, réalisant un salut shurimien, que même Nasus, un habitué, aurait trouvé fort. Je restais à la fixer. Si j'avais encore été en possession d'un visage humain, peut-être me serais-je surpris à sourire. Mais là, un tel sourire était totalement indiscernable, sur ma silhouette de Transfiguré.

Les excuses présentées, nous allions donc pouvoir enfin en venir au gros de cet entretien. Quelle était donc la décision prise par les chefs de tribu ? Au fond de moi, je ne ressentais rien, et, aussi étonnant que cela puisse sembler, j'aurais aimé ressentir de l'angoisse. Ce moment était important, il pouvait signer le début d'une nouvelle ère, pour eux comme pour moi, une occasion à ne pas manquer. Deux sièges nous furent apportés, à mon conseiller et à moi-même. Remerciant les jeunes servantes d'un très léger signe de tête, je prenais place sur ce qui était loin d'être un trône mais qui ferait l'affaire d'une discussion.

Ce fut l'urtistanien qui parla en premier, à mon étonnement, alors que le chef nubite, celui qui aurait du mener la danse de leur côté, restait silencieux, le regard tourné vers son homologue originaire d'Urtistan. Soit. L'entendre parler et se mettre en avant n'était pas non plus une mauvaise nouvelle.
Dès les premiers mots, les premières sonorités, je sentis comme un poids se lever sur ma conscience, libérée d'une hésitation qui me hantait depuis notre départ de la Capitale. Ils acceptaient donc mon offre, acceptaient de se soumettre à ma souveraineté, acceptaient de me rejoindre dans cette grande aventure qui ne faisait bel et bien que commencer. Une aventure avec pour unique but de relever Shurima et d'en faire une des nations prédominantes de ce monde. Ils voulaient cependant en discuter ? Oh, en cela, nul problème j'étais tout à fait conscient qu'ils voulaient en apprendre plus sur ce qui allait suivre, afin de garder un semblant de contrôle sur les événements à venir.

Je fis un léger mouvement avec ma main gauche, annonçant ma volonté de répondre, et en me rajustant dans le siège qui m'avait été apporté.

"Il est sage de vouloir en apprendre plus sur mes intentions futures, héritier d'Urtistan, aussi j'accepte volontiers de me soumettre à vos questions, si elles peuvent alors vous permettre d'être plus confiants en cet avenir que je vous propose. Je tâcherai de me montrer le plus précis possible dans cet exercice. Je vous écoute."

Leur laissant toute opportunité de commencer, mes trois interlocuteurs se regardèrent l'espace d'une seconde avant que le chef nubite, enfin, ne prenne la parole. Etonnamment, sur les trois, il semblait être le plus neutre à la réception de la nouvelle qui m'avait tant soulagée. Hésitait-il encore, au final ?

"Alors... Eh bien, je vais débuter les "hostilités", alors... Vous nous avez clairement dit vouloir unir nos tribus sous votre bannière, tout en nous laissant des places de choix. Pouvez vous préciser le système que vous mettriez en place ? Afin que personne ne sorte de cette réunion en ayant de fausses idées sur ce qui pourrait nous attendre."

Point intéressant, je me doutais qu'il serait celui qui reviendrait dessus. Les deux autres chefs n'avaient pas une telle importance en terme de tribu, au sein du désert. S'il était contenté par mon plan, les deux autres seraient sans doute encore plus faciles à convaincre... Encore qu'ils semblaient déjà avoir annoncé adhérer à ma cause.
Jetant un regard, bref, vers mon Conseiller, je me tournais ensuite vers les servants présents dans la tente.

"L'un de vous aurait-il l'obligeance de m'aller quérir de quoi écrire ? Cette réunion signe la fondation d'une nouvelle société, et je tiens à ce que rien ne puisse être modifié à ce que j'ai pu répondre. Donnez le matériel à mon Conseiller, que nous puissions commencer au plus tôt."

Une des servantes se  tourna vers le chef nubite, dont nous partagions actuellement les quartiers, alors qu'il hochait la tête en signe d'approbation. Fouillant dans les affaires du chef, elle finit par apporter à Nasus des feuilles de parchemin, un encrier et une plume, cette dernière semblant d'une très bonne qualité. Voilà qui devrait ravir le Gardien. Une petite table en bois, légèrement ouvragée, fut amenée comme support pour l'écriture. J'attendis qu'il soit fin prêt pour me lancer dans ma réponse.

"Bien. Pour reprendre l'ancien système de Shurima, il y avait plusieurs castes, la famille royale, les prêtres, les soldats, les maisons nobles et le reste de la population, qui étaient tout autant des commerçants, des artisans, des travailleurs, ou que sais-je encore. Ceci, c'est pour vous fixer le cadre."

Je préférais repréciser, ces gens n'ayant pas connu mon époque et l'organisation de la Cité sous mon règne.

"Comme je vous le disais, tout le monde, toutes les tribus, vont donc se retrouver mélangées dans la ville. Il y a largement assez de place, aussi dans un premier temps nous n'occuperons avec votre peuple que quelques parties de la Capitale. Ensuite, vous, chefs de tribus, pour vous remercier de votre coopération, je vous donnerai une maison chacun, l'une des maisons situées sur l'îlot central, là où en mon temps vivaient les nombreux nobles. Cet espace sera donc réservé à votre famille et à vos serviteurs."

Je venais d'appuyer sur le mot serviteur. Ceci aussi, autant le leur expliquer.

"L'une des dernières choses que j'ai mise en place avant que le Traître ne mette fin à mes jours, ce fut d'abolir l'esclavage, et je maintiendrai ma position à ce sujet. Il n'y aura plus d'esclaves dans ma Cité. Seulement des hommes libres ayant choisis de travailler pour vous. Est-ce compris ?"

Face aux hochements de tête, je pus continuer.

"Cependant, comme je viens de le dire, il reste donc deux castes qui pour l'instant n'ont pas reçues d'attribution... Les soldats, tout d'abord. A mon époque, la Capitale possédait pas moins de dix mille soldats d'élite. Tous autant qu'ils étaient, ils protégeaient alors une population bien plus importante sur un territoire alors aussi bien plus vaste. Avant de nous lancer à la conquête du désert, il faudra reformer un petit groupe d'élite afin de protéger la ville, et ce sous les ordres directs du chef de la Garde. Cette personne, en l'état actuel des choses, sera Nasus, qui devra tenir ce rôle le temps que je lui trouve un successeur digne de confiance."

Après un regard entendu à mon conseiller, je me tournais à nouveau vers les trois chefs, prêt à continuer.

"Il y a donc, encore, les prêtres. Les prêtres sont des savants, des esprits éclairés et bien souvent des adeptes de la magie, quelqu'en soit son origine, qui forment un ordre assez fermé. De mon temps, il y avait parmi eux ceux que l'on nommait les Grands Prêtres, les plus méritants, qui me servaient de ministres et de conseillers. Là encore, leur nomination se fera après un temps d'observation de ma part. De plus, ce sont aussi les prêtres qui iront parfaire l'apprentissage des plus jeunes, donnant des cours généraux aux jeunes enfants, afin de donner à tous la possibilité de sortir son épingle du jeu. Enfin, la personne disposant de la plus grande fortune sera considéré comme le Maître Argentier du royaume. Pour conclure, vos hommes seront mes hommes, les tribus n'existeront plus, mais un nouveau système vous permettra de vous faire leur représentants, en quelque sorte."

Je me tournais vers le chef nubite, qui était resté pendu à mes lèvres... Enfin à mon bec, tout le temps de mon discours.

"Ma réponse vous satisfait-elle, nubite ?"

L'homme hocha la tête, comme sorti de transe.

"Oh, oui, très claire, Votre Majesté !"

Je faillis sourire. Ce titre, enfin il me revenait. Inconsciemment, les hommes avaient besoin d'être guidés, dirigés.

Je me tournais alors vers les deux autres chefs, restés eux aussi silencieux durant mes explications.

"Et vous, quelles sont vos questions ? Allez-y, je vous écoute."

J'avais l'impression, que plus la conversation avançait, et plus ils prenaient conscience qu'ils avaient face à eux un véritable souverain et non plus un roi autoproclamé du désert. En cela, je ne pouvais être déçu.

L'urtistanien pris la parole.

"Empereur, pouvez m'assurer qu'il n'y aura aucune sorte de discrimination envers mon peuple, qui n'est pas originaire du désert ?"

Voilà un homme qui gardait les yeux en face des trous, et qui ne cessait de se soucier de ceux qui le suivait. Lui aussi serait un atout.
Je me levais, le poing sur le coeur. Entamant d'une voix solennelle.

"Tant que mon corps sera animé, et tant que votre peuple ne fait rien qui puisse être répréhensible à mes yeux, je m'engage à garantir une équité entre les tribus qui nous rejoindront. Je vous donne ma parole d'Empereur, ainsi que ma parole de Shurimien. La loyauté a été et sera toujours récompensée, et si vous me suivez, vous gagnerez le droit de vivre à mes côtés au même titre que les autres."

L'homme en face de moi se mit lui aussi debout, et s'inclina légèrement.

"C'est un plaisir de l'entendre, Souverain du désert."

Se rassoyant mutuellement, je tournais mon attention vers celle qui n'avait juste là presque rien dit.

"Et vous, Dame Anil, vous devez bien avoir quelques interrogations ?"

Elle me fixa, ses deux yeux me dévisageant, avec une lucidité que j'aurais qualifiée de perçante. Elle me répondit sur un ton bien plus posé et moins anxieux que lors de ses excuses.

"Quel sera notre rôle, en tant que nobles ?"

Oh, là aussi, bonne question.

"Les nobles sont des gens décomplexés, qui profitent de leur vie, et font vivre socialement la Cité. Ils sont des forces de proposition, lors des audiences, et surtout, sur eux repose une bonne partie de la cohésion sociale. Nul doute que vous peuples continueront à vous être loyaux, et vous devrez en profiter pour calmer les tensions qui pourraient exister avec les autres groupes. Vous seriez un peu comme des référents et des intermédiaires, en somme."

Elle hocha la tête, avant de continuer.

"Et comment fait-on pour les autres tribus nomades ? Celles qui n'ont pas eu votre message."

Merci d'avoir posé la question.

"Plusieurs de vos hommes iront porter des messages aux autres chefs, leur intimant de nous rejoindre à la Capitale. D'ici, on leur fera le même discours, afin que tout le monde soit d'accord. Et je précise que si un seul de vos homme se fait assassiner durant cette mission... Ce sera comme si l'un de mes émissaires venait de se faire assassiner. Et alors j'interviendrai personnellement. Comprenez par là qu'il y aura une tribu en moi. Je ne veux plus de gangrène dans ce désert."

Les trois chefs hochèrent la tête. Je me tournais vers Nasus.

"As-tu tout noté, Conseiller ? D'autres choses à ajouter à cela, avant que nous ne partions vers la Capitale avec ses futurs habitants ?"
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MessageSujet: Re: Rejoignez l'empire (on a des cookies) Lun 7 Sep - 18:37
Quoiqu'un siège me fut offert j'étais resté debout derrière Azir, j’eus presque un pincement au cœur en voyant cette configuration se mettre en place, une fois de plus j'étais renvoyée dans le passé, dans la salle des audiences, un léger soupire s’exhala de mes babines et mon oreille droite fit un mouvement saccadé, les négociations commençaient! Je quitte mes souvenirs pour redevenir attentif au présent. Azir cueille mon regard un bref instant, nous sommes au seuil de la renaissance de l'empire, et le chemin vertigineux que nous avons commencé à gravir s’étend à perte de vue, tout est à refaire et L'empereur veut que les bases soient solidement posées, aussi je ne rechigne pas lorsqu'il me relègue au rang de scribe, il faut bien que quelqu'un le fasse et autant que ce soit un ancien gardien du savoir.
Je pose ma hallebarde par terre, causant un bref mouvement de recul parmi les résidents de la tente... effectivement ils m'ont plus souvent vu la manier que la délicate plume qui m'est proposé en remplacement, je suis conscient du contraste étonnant entre mon corps massif et le mobilier léger et ouvragé qui grince légèrement sous le poids de mes muscles. Une fois en position, conscient que tous les regards sont tournés vers moi je hoche silencieusement la tête en direction du rapace qui se lance dans les explications.
Je commence à noter en langage moderne, mais bien vite je m’aperçois que je ne suis pas assez rapide et ma main reprends toute seule le chemin du cunéiforme ancien, en écoutant de mes deux oreilles dressées je hoche la tête tout seul approuvant les propos d'Azir. Je suis en train d'essayer de me remémorer si serviteur prends un hiboux ou un chien de profil lorsqu'il fait allusion au traître... Un crissement retentit sur le parchemin et je serre les dents. Je ferme les yeux un très bref instant et reprends ma tâche, me concentrant sur l'importance de bien consigner le point sur l'esclavage, même s'il est devenu rare dans le désert car les peuples des tribus sont libres, ils peuvent parfois profiter du commerce des prisonniers vers d'autres contrées où la vie humaine a une valeur sonnante et trébuchante. Je note pour moi même d'en reparler à mon empereur, je suis bien placé pour savoir que certaines habitudes ont la vie dure et quoique les chefs aient appris la nouvelle sans sourciller il n'est pas impossible que ce ne soit qu'un acquiescement de façade.
J'écris machinalement jusqu'à ce qu'il reparle de la garde, mes oreilles se dressent, je suis un peu désappointé, d'une qu'il estime qu'un successeur me soit nécessaire, de deux que je ne puisse le choisir moi même. J'avais été son gardien et celui de Shurima pendant si longtemps... avais-je été si mauvais pour qu'il me renvoi ainsi d'un claquement de serres? Ou voulait-il m'installer d'avantage dans ce rôle de conseiller qui ne me convenait guère en vérité? La sécurité, les hommes d'armes, les tombeaux, garder l'empereur et l'empire, les secrets enfouis au fond du sable, et la connaissance des morts, des rites... là était ma vrai place, là était les compétences qui m'avaient fait choisir pour effectuer l'ascension et défendre Shurima... mais j'avais échoué, la confiance était donc brisée à ce point? L'esprit lourd, je continus à jouer les grattes parchemins, l'humeur sombre malgré la bonne tournure que prennent les événements.

*Tu es presque sur de devenir grand argentier hein, chef des tribus nubites ? Tsss...*

Au moins la question suivante n'a pas trait à l’intérêt personnel, et confirme l’intelligence de l'homme, il fera un excellent conseiller, et sa fidélité ne déprendra pas du glorieux métal jaune. Je couche sur le papier les serments d'équité, et grommelle pour moi même au sujet du rôle des nobles. En théorie c'était effectivement leur fonction que de servir d'intermédiaires, de conseillers, ils devaient requêter en faveur du peuple et ne pas se couper de lui, mais dans les faits, rares étaient ceux qui se souvenaient de l'importante fonction sociale qu'ils devaient exercer, et préféraient se complaire dans le luxe des avantages de leur statut. Une fois de plus je prends note pour moi même de discuter avec Azir de quelques modifications à ce sujet... pouvoir destituer les nobliaux indolents, voilà qui pourra graisser un peu les futurs rouages de la machine.
Il se tourne vers moi et tandis que je réponds par l'affirmative quand à la rédaction des minutes de cette réunion j'essaye de trouver quelque chose à ajouter, mon coté pragmatique prends le dessus une fois de plus et ma voix grave et rocailleuse retentit.

"Quelques détails pratiques peut être altesse, un mot sur la justice également, nous n'avons pas abordé le sujet, et j'aurais également une petite remarque qui me tiens particulièrement à cœur."

Je me relève après avoir obtenu, je pense, l'accord du rapace, et toise de toute ma hauteur les acteurs de cette réunion, enfin sauf mon empereur.

"Afin d'officialiser la tâche des porteurs de message, nous allons rédiger une invitation qui portera le sceau de l'empereur et pourquoi pas le mien et les vôtres. D'autre part, je vous encourage également tous à ajouter aux couleurs des tribus celles de l'empire, afin que chacun affiche haut et fort son engagement dans la réunification et la réédification de la civilisation shurimienne. Il va de soit comme sa majesté viens de le dire que toute agression à l'encontre des nouveaux alliés sera sévèrement punis... chacun ici à pu constater les pouvoirs de l'empereur, et vous connaissez les miens également, toute ingérence sera traité immédiatement, implacablement."

Je martèle ces dernières syllabes en passant mon regard dans celui des chefs, ma hallebarde est toujours à terre, et je surprends de nombreux coup d’œils dans sa direction, oui je veux qu'ils se souviennent bien de tout ce que son tranchant a de dissuasif, quitte à passer pour un épouvantail aux yeux du monde... le molosse du maître, qui garde et montre les crocs! Je laisse planer un léger silence et m'éclaircis la voix.

"Dans un domaine relativement proche, j'aimerais vous parler brièvement de l'organisation de la justice telle qu'elle était à notre époque, je sais que chaque tribu ici gère à sa propre manière les confits internes, mais il va de soit qu'en vous joignant à l'empire vous dépendrez de la justice impériale. Donc, il existait des tribunaux, à leur tête siégeait des juges qui étaient recrutés pour leur sagesse leur honnêteté et leur équité, à ceux ci s'ajoutait des jurés, qui appartenaient obligatoirement à la même strate de la société que les accusés, afin que chacun soit jugé par ses pairs. Les juges entendaient les accusés ainsi que les témoins et les différentes parties, puis délibéraient ensuite avec les jurés avant de rendre leurs jugement. L'importance en nombre d'acteurs de ces tribunaux dépendant de la gravité des affaires traités, la sentence était ensuite appliqué le plus tôt possible, allant de la simple amende à la peine capitale. Je tiens à préciser que quoique ce système fut réputé pour sa justesse extrême, les peines étaient particulièrement lourdes et dissuasives et la peine de mort était loin d'être exceptionnelle car l'assassinat bien sur, mais encore le viol, l'esclavagisme, ou la trahison envers l'empire n'étaient pas toléré un seul instant. Néanmoins, toujours dans un souci d'équité, n'importe quel accusé pouvait demander un recours au jugement direct de l'empereur, au risque de voir la peine confirmé ou même aggravée. Et enfin, je ferais remarquer que le pillage et le vol faisait partis des crimes les plus sévèrement punis bien qu'ils ne tombent généralement pas sous le coup de la peine capitale, déjà aujourd'hui vous savez à quoi vous attendre si d'aventure quelqu'un est pris... la main dans la tombe, cela ne fera que se renforcer, autant perdre ces mauvaises habitudes définitivement."

Un nouveau silence accueille mes paroles, le chef nubite se dandine un instant sur son siège, mal à l'aise sans doute, ils sont ici tous coupables au moins une fois de ce dont je viens de parler. Dans un sens je ne leur en veux pas vraiment, pour la plupart ils l'ont fait pour gagner de l'argent pour survivre, mais l’Ère nouvelle qui s'ouvre à eux les mettra à l’abri de tel expédients, sans compter que ce n'est pas seulement le fait de voler les morts qui pose problème, certaines choses ont été enterrées pour une bonne raison et feraient mieux de le rester... la pire s'étant échappé il y a peut, mais pas seule. Quand on parle de l'oiseau... je baisse la tête dans la direction d'Azir et croise son regard acéré, je me dis que ma tirade n'était pas mauvaise, peut être un peu agressive, pourtant je suis convaincu qu'il fallait parler de la justice, elle était l'une des pierres angulaire de son règne et devait le rester, quand au pillage... bon sang je luttes contre depuis trop longtemps pour ne pas rappeler à quel point je l'abhorre! Je suis pourtant pris d'un doute soudain et tente de délayer légèrement mes paroles.

"Je suis conscients de la gravité des mots que je viens de prononcer, mais vous devez savoir que vous allez vous intégrer dans une société qui protège sa population coûte que coûte... y compris d'elle même! La paix et la tranquillité pour tous, afin que puisse à nouveau s'épanouir, non pas une population de survivants agrégés, qui recours à tous ce qu'ils peuvent pour vivre, mais bien une civilisation aux racines millénaires qui brillait dans tout Valoran alors même que les grands de ce temps ne vivaient que dans des cabanes."

*ça ne me ressemble pas de poser des phrases aussi grandiloquentes, on dirait que je me laisse emporter... *

Je laisse encore planer un bref silence, ils ne pipent pas mots mais je vois des yeux qui brillent, derrière les faces sérieuses... alors c'est donc ça que l'on ressent lorsque l'on vend du rêve? Je me renfrogne, ce n'était pas vraiment mon intention, mais ce qui est dit est dit. Je fais un geste de la main et englobe la pièce.

"Enfin, pour réaliser cela nous avons besoin du soutiens et de la bonne volonté de tous pour que les bénéfices d'une telle société puissent rejaillir sur chacun de ses acteurs, et évidement cela passe par une bonne part d'organisation et de pragmatisme... Avant de nous mettre en route pour la capitale et de lancer les messages à travers le désert nous devrons également nous occuper de questions plus terre à terre tel que le ravitaillement, la grosseur de la population, les lieux dans la cité qu'il conviendra d'habiter et de restaurer en premier etc..."

Je remue ma truffe en laissant ma phrase en suspens, elle amène l’acquiescement silencieux d'Anil, et  quelques regards partagés parmi le petit groupe, hé oui, nous ne sommes pas seulement deux étranges créatures sortie de nul par pour susurrer des contes à leurs oreilles, nous avons des propositions on ne peut plus concrètes et les actions qui vont de paire avec.

"Avec votre permission altesse..."

Je m'incline et rapproche la table prêt du braseros central, puis mon siège, je me tourne vers les chefs en prenant une nouvelle feuille... me voilà encore en train de jouer les scribes.

"Peut être pourrions nous débuter part un bref recensement ? Et en ce qui concerne les messages, si certaines tribus sont proches, nous pouvons éventuellement faire un crochet sur la route..."
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Lord of the Disk
Azir
MessageSujet: Re: Rejoignez l'empire (on a des cookies) Mar 20 Oct - 23:22
Toute cette séance de recensement était enfin terminée. Les trois caravanes, sans doutes parmi les plus grandes que ce désert puisse compter, rassemblaient environ huit cent nomades au total. C'était bien loin du demi-million d'âmes que comptait Shurima à son âge d'or, mais c'était un début, et un bon début selon mon ressenti. Mais en voyant tous ces gens préparer leurs affaires pour le départ, je ne pus m'empêcher de me sentir fier. non pas pour avoir persuadé ces gens de nous accompagner, mais... Parce que je ne pouvais plus voir la Capitale aussi vide, aussi morte. C'était une sorte de vision d'horreur pour moi, qui me rappelait sans cesse mon échec dans le passé. Il fallait être un pitoyable souverain pour être ainsi abusé par son propre conseiller, hein ?
En parlant de conseiller, il semblait qu'au final je ne me sois pas trop trompé. Nasus, malgré tout ce qu'il pouvait en dire, n'était pas qu'un guerrier et un protecteur. Il avait amassé une certaine sagesse, et toute son expérience pouvait s'avérer utile. Après tout, il avait bien réussi à parler comme un véritable représentant, imposant son point de vue. Nous n'en avions que peu discuté auparavant, mais je n'étais pas mécontent de ce qu'il avait proposé. Certes, je restais le souverain du désert, mais je voulais aussi laisser un peu plus de liberté à la ville. Ne pas tout gérer. C'était un fardeau immense. D'autant plus que la justice était un point extrêmement sensible, et avoir le poids d'une décision importante pouvait ruiner la réputation du monarque auprès de son peuple. On m'avait appris que l'un de mes prédécesseurs avait connu une fin plutôt controversée après avoir fait exécuter un homme que la population considérait comme un héros. Il me faudrait juste garder un oeil sur ce système... Oui, un de plus, comme toujours. Je m'interrogeais toujours sur Sivir. Pourrait-elle prendre ma place un jour ? Gouverner la capitale, et peut-être, à son tour, un jour, accomplir l'Ascension ?
Oui, je me projetais déjà dans le futur. Je me devais de tout prévoir, tout anticiper. Qui était incapable de tout cela ne pouvait prétendre à être bien préparé et organisé. Et sans cela, toute organisation n'était qu'au mieux réellement bancale. Voulant toute la prospérité possible pour mon empire, je devais donc moi-même être exigeant envers moi-même. J'avais déjà une idée des zones à habiter à la capitale pour ces gens, que faire en premier lieu et sur quoi concentrer les efforts sociaux. Si je n'étais jamais sûr de faire les meilleurs choix possibles, je ne me retrouvais au moins pas au dépourvu. D'autant plus qu'un souverain qui hésiterait n'inspirait guère confiance. Du moins était-ce mon avis sur cette question. Peut-être qu'eux ne m'en tiendraient pas rigueur dans une telle situation. Peut-être. Mais je n'allais pas attendre de faire le test pour connaître la réponse.

Je tournais la tête vers la gauche, le regard attiré par une personne qui m'approchait. En effet, la désormais dirigeante des vodanins, Anil, poursuivait sa marche vers moi, se stoppant à quelques pas de moi. Elle me fit le salut shurimien, le poing sur le cœur. Je me tournais dans sa direction, lui faisant face.

"Dame Anil, en quoi puis-je vous aider ?"

J'avais entamé la conversation sur un ton léger. Trop de formalités et de protocole pouvait créer un éloignement et ce n'était absolument pas l'heure pour ça. La femme d'expérience me fixa avant de répondre.

"Votre Majesté, j'avais une requête à vous soumettre. S'il vous plaisait de l'écouter, bien entendu."

Je lui fis un signe de main lui signifiant de continuer.
Elle eut un air embarrassé et sembla hésiter, avant de finalement se lancer.

"Vous avez énoncé une peine pour les pilleurs de tombes. Il s'avère, je l'avoue, que nombre de mes hommes ont été coupables de cet acte."

Elle avait au moins la franchise de le dire.

"Je voudrais que vous acceptiez, exceptionnellement, une amnistie en l'échange de notre parole que cela ne se reproduira plus. C'est qu'à l'époque Votre Majesté ne foulait pas ces terres..."

Je me rapprochais d'elle, je pouvais désormais la toucher si l'envie m'en prenait. Je fixais mon regard perçant sur elle, la paume de ma main droite vers le ciel.

"Au contraire de votre prédécesseur, vous semblez être un peu plus sujette à la question de l'honneur, ma Dame. Cela, que vous le sachiez, je l'apprécie. Les meilleurs collaborateurs sont ceux qui n'ont pas peur d'avouer leurs péchés. par contre, mieux vaut ne pas que cela se reproduise maintenant que vous avez donné votre parole. J'aimerais cependant..."

Je regardais autour de nous, voyant les gens occupés à préparer les affaires, les dernières, sans doute. peu de gens faisaient attention à nous deux, et même Nasus n'était pas là. Il me faudrait le mettre au courant plus tard.

"... Que vous sachiez que je vois un potentiel en vous. Vous n'êtes plus de prime jeunesse, mais je vois que vous en savez beaucoup. Que vous pouvez faire beaucoup. Lors de la cession des privilèges, j'aurais quelque chose à vous demander. Quelque chose de délicat et qui réclamera sans doute une certaine réflexion de votre part."

De suite, bien droite, elle me fixa, semblant plus sérieuse que jamais.

"Si je puis vous rendre service, Empereur."

Elle s'inclian, alors que je voyais que les préparatifs étaient presque terminés. Nous allions pouvoir lancer la tête du convoi.

"Anil, rejoignez votre groupe, nous en rediscuterons plus tard. Une fois à la Cité..."

Je me plaçais face à tous ceux qui avaient terminé, inspirant avant de parler d'une voix forte.

"Nomades, aujourd'hui, c'est votre dernière marche qui commence. Bientôt, vous redeviendrez ce que vos ancêtres étaient fiers d'être, ce pour quoi ils se sont battus il y a de cela un millénaire."

Je marquais une pause, ménageant mon effet.

"Bientôt, vous serez de nouveau les héros de Shurima ! Allez, en avant !"

Prenant la tête du convoi avec le chef des Nubites, je me lançais, avec tous ces hommes, vers notre radieux destin.

En témoignait le soleil, orangé à l'horizon.

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