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L'Empereur et son conseiller

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Lord of the Disk
Azir
MessageSujet: L'Empereur et son conseiller Lun 22 Juin - 21:02
Le soleil était déjà haut dans le ciel lorsque je me décidais enfin à quitter mes appartements, mon petit coin de solitude. L’ouverture, toujours dénuée de porte, laissait véritablement à désirer. Cette ville fantôme avait vraiment besoin d’artisans qualifiés pour la remettre en état. Car oui, le temps avait fait son office, durant ma longue absence. J’étais empereur du sable, des pierres rongées par les vents et d’une ville vide. Ancienne Capitale, ce lieu ne représentait aujourd’hui plus aucun intérêt pour moi. Mais je n’allais pas laisser tomber cet endroit, bien au contraire, mais plutôt faire en sorte qu’il retrouve son prestige d’antan. A commencer par trouver des personnes pour y vivre. Mes soldats de sable pouvaient assurer la sécurité, mais c’était là leur limite. Ils n’étaient pas autonomes, et n’avaient donc pas la liberté nécessaire pour vivre une vie normale. Et malgré ça, j’avais déjà trouvé comment rendre à cette ville un peu de son dynamisme. Tous les héritiers de Shurima n’étaient pas mort, bien heureusement. Leurs enfants vivaient maintenant dans le désert, tels des nomades, voyageant en caravanes ou autour des oasis présentes dans cet immense désert. Oui, je pouvais aller les rencontrer, ces chefs de tribus, et les convaincre de revenir. Après tout, serais-je digne de régner si je ne pouvais convaincre les descendants de ceux qui furent mes sujets de revenir sous ma tutelle ? Immense oasis, la Capitale leur offrirait protection, confort et travail. Car un peuple restait nécessaire si l’on voulait régner.
L’étape suivante pour relever mon pays restait de rencontrer les autres dirigeants des Cités-Etats. Sivir m’en avait touché quelques mots pour ce qui concernait la politique actuelle, et même si j’étais assez intrigué par les régimes adoptés par certaines d’entre elles, je devrais faire avec. Une grande expédition diplomatique, afin de nouer des contacts, rappeler à certains le souvenir de notre présence ici, et potentiellement négocier des accords commerciaux. Et pour cela, il fallait avoir des choses à proposer, et quoi de mieux que le savoir-faire du peuple de Shurima ? Une manière comme une autre de leur faire découvrir et de répandre notre culture dans le monde entier. Un juste retour pour ma civilisation, qui fut autrefois maîtresse du monde.
Echappant à ma réflexion, qui aurait pu continuer bien plus longtemps, je me rendais dans la salle du trône, où je risquais fortement de rencontrer mon dernier allié Transfiguré. Nasus. Posant le pied dans la grande salle, une pointe de nostalgie m’envahit. Autrefois parée d’or et de tapisseries d’un esthétisme sans pareil, cette salle était désormais triste et terne. Je ne pouvais m’empêcher de regarder le siège du souverain, fracturé, vieilli, qui avait perdu toute sa superbe. Autrefois, toute personne posant le fessier sur ce symbole de pouvoir devenait maître de la plus belle civilisation au monde. Maintenant, ce n’étais plus qu’un tas de pierre taillée et abimée. J’avais presque mal à force de voir comme le temps pouvait être injuste.
Comme je m’y attendais, Nasus était déjà présent, s’agenouillant devant moi. Mon regard se posa lentement sur lui, lui qui était le dernier. Le dernier de mes alliés, de ceux sur qui je pouvais compter, et avec moi, le dernier habitant de la Capitale, si j’omettais les quelques animaux qui avaient pu y trouver refuge. Lui, qui avait condamné son frère à un supplice assuré pour sauver la Cité. Victime de ses choix, contemplant tous les jours ses échecs, je ne pouvais m’empêcher de compatir. Faisant de son mieux, il finissait toujours perdant.
Je chassais ces pensées. La confiance se méritait. Je n’étais plus sûr de pouvoir faire confiance, mais je me devais de compter sur lui. Il était le seul à rester à mes côtés. Le seul pour me contredire, et me donner son avis concis. Et le seul à partager mon fardeau. La perte de la condition humaine.
Reprenant un air droit, noble, je tournais ma paume droite vers le haut.

« Mon ami, lève-toi. Je voulais justement te parler, j’ai quelque peu réfléchi à nos objectifs prioritaires et je voulais t’en faire part, afin d’en retirer ton avis et autres suggestions. »

Je fis une pause, lui laissant le temps de se relever. Je n’étais pas pressé.

« Pour tout te dire, il y a une marche à suivre dans les plans que nous allons mettre en place pour ramener Shurima à un état acceptable. La voir comme une ville fantôme ne me satisfera jamais, et je pense que toi non plus, du moins, j’ose l’espérer. »

Ma question était toute rhétorique, et j'espère qu'il l'avait compris.

"Je vais devoir quitter la Capitale, pour la première partie de mon plan. Je vais aller à la rencontre des chefs de tribus. Et les convaincre de venir vivre ici. Ce sera comme un test. Un défi, qui me prouvera si je suis digne ou non de porter le titre d'Empereur. Par la suite, je devrais rendre visite aux autres grandes nations du continent, mais nous n'en sommes pas encore là."

Je m'approchais de lui, posant ma main sur son épaule.

"Je veux que toi, mon plus fidèle soldat, tu reste ici, dans la Capitale. Pour veiller sur nos maigres possessions. J'espère t'en confier un peu plus la prochaine fois que je partirai, et cela commence donc par réussir à convaincre les nomades."

Je reculais d'un pas, toujours droit et digne, posant mon regard sur lui, interrogateur.

"Alors ? Qu'en dites-vous, conseiller ?"
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MessageSujet: Re: L'Empereur et son conseiller Mar 23 Juin - 19:07
Aujourd'hui encore je regarde le soleil se lever sur les dunes, m'émerveillant de ce spectacle chaque jour renouvelé. Depuis quelques temps s'y ajoute un petit plaisir supplémentaire, alors qu'il illumine de ses rayons, non seulement l'immense disque doré, mais aussi toute la cité sortie du sable après mille ans de repos forcé. Elle n'a plus son allure d’antan mais quelques restes de son ancienne gloire perdurent dans ses pierres dont une partie est encore dressé, fière, dans la lueur de l'aube.
Je quitte mes anciens et nouveaux quartiers du palais, bien que tout ne soit que désolation dans les longs couloirs vides, et les pièces encombrées de poussière et du peu de mobilier décrépi ayant survécu aux ans, je ne peux m'empêcher de ressentir une certaine sérénité en parcourant ces espaces... ma maison est de nouveau debout.
Mon petit moment d'optimisme s'évanouit néanmoins alors que je parviens à la salle du trône, cette pièce que j'ai foulé à maintes reprises. Combien de fois l'ai-je gardé avec toute la ferveur du plus fidèle des serviteurs? Dressé dans toute la splendeur de mes anciens apparats j'étais là, derrière le symbole de la toute puissance, surveillant les plaignants et les assemblées qui se réunissaient en ce lieu pour écouter leur empereur. Il me suffisait de tourner la tête sur la droite et je pouvais l’apercevoir lui, mon frère, son air sérieux et féroce sous ses traits reptiliens... aujourd’hui seule la folie et la mort parcourent les yeux de cet être que j'ai chéri plus que tout...

A l'image fugitive de ce passé glorieux, se superpose celle d'Azir sous sa forme forme actuelle, il traverse les brumes de mes souvenirs et viens se placer devant moi tandis que je le salue, un genou à terre, tête baissé et main droite sur le cœur, comme le veut la coutume shuriminienne face au plus éminent de ses représentants. Puis suivant son ordre, je me relève, le regarde et accueille ses paroles avec curiosité.

"Je suis à votre service altesse, je vous écoute"

Je le laisse poursuivre son monologue, sa voix résonne de ces inflexions propres aux dirigeants lorsqu'ils haranguent les foules, un petit ricanement intérieur me fait remarquer que je forme une bien piètre foule... Je hoche néanmoins la tête affirmativement, oui restaurer la cité fait parti de mes buts, c'est assez évident.
Mes oreilles se dressent et frémissent lorsqu’il me fait part de la suite de ses intentions, mes yeux s'écarquillent à l'idée qu'il parte seul dans les étendus désertiques pour chercher les tribus nomades, bien que je comprenne sa volonté de rassembler à nouveau notre peuple.
Je me retiens de protester alors qu'il me congratule en m'ordonnant de rester bien gentillement à la niche... Je parcours ce désert depuis mille ans! Assistant impuissant à la décrépitude de toute une civilisation, et alors même que celle-ci renaît, je devrai encore rester à attendre, comme un bon gardien?
Je tourne la tête sur le coté un instant le temps de calmer mes pensées bouillonnantes, la colère et la culpabilité se mêlent en une sarabande effréné sous mon crâne. Je réussi à les chasser et retrouve mon calme hiératique, je fais à nouveau face à Azir, conseiller... oui je dois être constructif et l'aider, c'est ma volonté et mon devoir.

"Empereur, je ne peux qu'approuver votre plan visant à réunir les tribus ici, la cité a besoin d'habitants et il va de soit que nous ne sommes pas en mesure de restaurer la moindre pierre en l'état actuel des choses"

Je croise les mains derrière mon dos, et commence à faire les cents pas devant lui.

"Néanmoins en temps que votre gardien, je ne peux que m'opposer à l'idée que vous partiez seul pour cette mission."

Je marque une pose cherchant une manière de formuler mes pensées de la meilleure manière qui soit.

"Je ne pense pas que vous courriez un danger, vous êtes plus qu'en mesure de vous défendre, le sable lui même étant votre allié. Cependant Shurima à bien changé, et pardonnez moi altesse, mais vous ne connaissez plus la géographie de votre royaume... Je marche dans le désert depuis tout ce temps, vous gagneriez en efficacité en me prenant pour guide. Je connais les emplacements des puits et des oasis où nous pourront rencontrer les nomades, ici... " Je lève le bras et englobe la salle du trône et la ville toute entière "...Il n'y a rien à garder pour le moment"

Je m'arrête, relève la tête et pose mon regard dans le sien, partageant un instant la douleur de prononcer cet état de fait à voix haute.

"Pour la seconde partie de votre plan de reconstruction, bien qu'ayant hâte d'en arriver là, je crains que nous n'ayons encore beaucoup à faire avant de pouvoir présenter une délégation shurimienne de qualité suffisante pour impressionner les dirigeants des royaumes et citées états de valoran."

Mes yeux scrutent ceux de mon empereur, je suis un peu fébrile en attendant sa réponse, j'ai essayé de respecter mes valeurs: fidélité, honnêteté, patience, mais je ne suis pas un diplomate et je n’étais pas non plus un conseiller. Un soldat, un gardien voilà mon identité, mes seuls avis avaient autrefois trait à la sécurité du royaume et aux respects des rites et des traditions mortuaires, autant dire qu'en ce qui concernait les préoccupations des vivants j'avais une manière de trancher plutôt manichéenne.
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Lord of the Disk
Azir
MessageSujet: Re: L'Empereur et son conseiller Jeu 9 Juil - 20:43
J'écoutais, très attentivement, les quelques remarques dont me faisait part le Gardien des sables. Et comme je m'en étais douté, il était en effet quelqu'un d'avisé, et son avis était très loin de ne rien valoir, malgré le fait qu'il se considère avant tout comme un gardien, un soldat à mon service. Mais même ainsi, je m'attendais un peu à ce que Nasus me réponde ainsi, après tout, laisser son Empereur seul, aussi peu de temps après son réveil d'une torpeur de mille ans, pourrait effectivement être dangereux. D'autant plus que je ne savais clairement pas par où débuter mes recherches.
Et lui, comme il l'avait si bien souligné, avait passé ce dernier millénaire à écumer notre contrée désertique. Il connaissait les moindre recoins du désert, il savait où trouver les précieuses oasis, lieux de pause pour de nombreuses caravanes marchandes ou tribus nomades... Oui, il était précieux pour moi. Dans la seconde partie de mon plan, il serait donc à Shurima pour surveiller nos nouveaux habitants, mais pour l'heure, il allait donc devoir m'accompagner. Voilà qui devrait être imposant et intimidant pour de simples humains. Deux figures du passé, surgissant des méandres du temps, pour les convier à ramener un empire perdu. C'était alléchant, oui. Toutes ces possibilités, tous ces avenirs possibles. Non, l'avenir se ferait avec Shurima, ou alors d'avenir il n'y aurait pas. C'était aussi simple que cela. Échouer dans mon entreprise n'était pas acceptable, pas envisageable. Autrement, mon retour en ces terres serait inutile, tout autant que désagréable. Le destin avait son rôle à jouer dans cette histoire, m'être ainsi éveillé ne pouvait être lié à un quelconque hasard, la venue de Sivir sur la terre de ses ancêtres, sa tentative d'assassinat, le rituel ancestral et sa guérison grâce à moi, pour finir avec... Mon Ascension. Une force me guidait vers l'avant, ayant réparé les injustices du passé, me permettant de venir arrêter celui qui autrefois m'avait trompé et poignardé. Je me devais de saisir l'occasion. Relever ma Cité et continuer ce rêve ancien, celui de mes prédécesseurs, consistant à répandre la civilisation, la connaissance et notre savoir-vivre aux nombreux autres foyers humains.

Là encore, il y avait un problème, en effet Shurima n'était plus aussi avancée qu'elle l'avait été. Avant ma longue torpeur, le monde aurait du se prosterner devant notre progression sur l'échelle de la puissance sociale et de l'avancement de la civilisation, mais hélas, tout cela était à présent révolu, et mon bel empire, après un millénaire de gel, et de dégradations, n'était plus qu'un lointain souvenir du passé, un vieux jouet obsolète donc les royaumes autrefois à l'état infantiles pouvaient désormais rire autant qu'elles le voulaient.

Mais je voulais leur donner tort, leur montrer que malgré les difficultés, notre peuple savait être endurant, et se relever, même après tant d'années. Et je me devais d'être l'acteur principal de et événement, celui qui pouvait les amener à se rassembler et recommencer. La domination pure et simple n'était pas un but, du moins pas le mien. Élargir le rayonnement culturel de mon empire, ça, c'était mon objectif. Et j'étais disposé à y laisser bec et ongles pour y arriver.
Je posais ma main sur l'épaule de mon seul comparse, comme si cela pouvait nous rapprocher et nous permettre de penser en adéquation l'un avec l'autre, avant d'entamer, d'une voix ferme et posée.

"C'est une remarque très juste que tu me fais là, Nasus, et je prends bien en compte celle-ci. De fait, comme tu viens de le souligner, je ne vais pas aller seul à la rencontre des chefs de caravanes nomades, mais tu vas m'y accompagner, assurant mes arrières, tandis que ta présence sera sans nul doute un argument de plus qui poussera ces habitants du désert à me suivre dans mon entreprise... Enfin, notre entreprise, tu es tout autant que moi embarqué dans ce projet... Et j'espère réellement que je pourrais compter sur toi car cette fois, nul échec ne peut être concédé. Je suis revenu afin de relever cet empire et de continuer ce que j'avais entrepris, et je ne vais pas m'arrêter en chemin. Aussi, je ne permettrait pas de doutes sur notre entreprise."

Je serrai ma prise sur son épaule, sans pour autant forcer sur mes serres afin de ne pas risquer de le blesser. Cela serait une terrible erreur de ma part que d'endommager mon seul suivant à l'heure actuelle.

"Donc nous allons pouvoir partir dans quelques heures afin de rencontrer ces fameux chefs. Fais reluire ton armure, prépare ton arme, et choisis un lieu où ils pourraient être rassemblés, afin que nous en rencontrions un maximum en un seul coup. Je ne veux pas avoir à répéter ces entrevues de trop nombreuses fois. Il faut faire bonne impression en une seule fois, et les pousser eux à aller rassembler leurs confrères, à leur donner envie de nous rejoindre, à les inciter à nous faire confiance. C'est le premier pas à faire pour établir la relation peuple/souverain."

Le fixant dans les yeux, je lui tournais le dos, toujours bien droit, digne, avant de ne tourner que la tête vers lui.

"Et n'oublie pas, Nasus, c'est en ramenant Shurima que nous ramenerons ceux qui ont voulu la faire tomber. Le traître, et... ton frère."

Je repris ma marche vers mes appartements, bien décidé à me préparer sérieusement pour l'entrevue qui nous attendait.

"Je te retrouverai ici, lorsque tu seras prêt, mon ami."

Je m'engouffrais de nouveau dans le couloir menant à mes quartiers, mes pas résonnant bruyamment au rythme de mon avancée. Je ne devais pas avoir peur, car je n'étais plus humain. la peur ne devait plus exister, plus comme cette autre nuit. Je refusais l'échec.
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MessageSujet: Re: L'Empereur et son conseiller Dim 12 Juil - 1:52
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