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Contenir la colère [PV Rumble]

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Slogan : "Les yeux ne mentent jamais !"


MessageSujet: Contenir la colère [PV Rumble] Ven 17 Avr - 11:38
La forêt de Bandle demeurait un lieu presque oublié pour Kennen. Etant jeune, il était plus à l'aise dans la ville des Yordles. S'amuser à grimper aux murs, faire diverses farces - et pour la plupart pas forcément bien senties - puis échapper à ses poursuivants. Tel était son quotidien à l'époque. Oui, ça il s'en souvenait. Ce n'était pas forcément de très bons souvenirs. Du moins son propre regard avait changé depuis sa période d'entraînement à Ionia. La discipline qui lui avait été imposée ne laissait pas la place à ce genre de futilités.
Et il était pourtant là, dans cette fameuse forêt. Si à l'époque elle lui semblait ennuyeuse, il portait maintenant un autre regard dessus. Elle était plus calme. Plus reposante.
Le bruit du vent dans les feuillages. C'était un bruit qu'il avait appris à apprécier lors de ses méditations dans le jardin de l'enclave.
Cela le ramena à la raison de sa venue ici. Il avait au départ prévu de rendre visite à ses parents. Depuis plusieurs années, il n'avait aucune nouvelle d'eux. Il n'avait pas non plus cherché le contact de son côté, cela étant.
Et maintenant, il hésitait. Qu'allaient dire ses parents quand ils le verraient ? Allaient-ils le cajoler, comme dans ses jeunes années ? Ou lui en vouloir ? Peut-être même le renier, en réalité. Le doute planait dans son esprit.

"L'hésitation est à l'origine de la défaite. Elle m'aurait encore sorti ça... Au moins sur ce sujet elle n'a pas trop à s'en faire, impétueuse comme elle est..."

Marmonnant au sujet de sa compatriote du Kinkou, il se rendit compte qu'il avait déjà bien progressé dans le bois. Il devait se montrer prudent, car d'après certaines histoires des bêtes aussi belles qu'étranges avaient élues domicile dans cette forêt.
Cependant, le premier son qui lui parvînt fut celui du métal. Quelque chose de mécanique.
Et ça avait l'air de venir dans sa direction, à première vue.
Le Yordle prépara un shuriken, qu'il garda dans son dos, prêt à toute éventualité.
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MessageSujet: Re: Contenir la colère [PV Rumble] Ven 17 Avr - 20:37
Bandle City à toujours été un endroit calme et tranquille, il n' s'y est jamais vraiment passé grand chose et les Yordles qui vivent ici sont bien satisfais de leur petite vie tranquille. Mais pour moi, cette endroit est, et à été, et surtout restera, le siège de bon nombres de souvenirs qu'ils soit bons ou mauvais... même si étrangement les souvenirs agréables me paraissent bien plus loin et bien plus fades que les autres. Constamment raillé, même par mes semblables, j'avais rapidement choisit une existence solitaire, sans pour autant quitter ma terre natale, car elle a beau ne pas me reconnaître à ma juste valeur, elle reste ma patrie, et je suis particulièrement fier d'être né et d'avoir grandit ici. C'est aussi pour ça que j'avais choisit de rejoindre la League. Pour que Bandle soit représenté par un champion loyal... pas comme ce vendu d'Heimerdinger qui vivait à présent à Piltover. Rien que la mention du nom de cette ville me rend nauséeux... pouah. En parlant de ça, je me souviens encore de ce qui c'est passé la dernière fois que j'y avais mis les pieds... Et ma foi... ça n'avait rien d'un souvenir agréable. Encore une autre humiliation qui c'était soldé par un carnage involontaire... les mots de Soraka raisonnent encore dans mon esprit comme si elle les avait prononcés hier... "Tu fus le seul survivant..." A cette simple pensée, mon regard se fige et mes poings se serre. Je secoue vivement la tête pour me sortir cette voix de ma tête et me replonge à mes occupations...

Éternellement perché sur mon fidèle Tristy, j'étais en route vers la forêt qui borde Bandle, un endroit paisible ou il règne une quiétude agréable, même pour moi qui suis à présent plus habitué au bruit et au désordre. J'avais besoin d'un peu de solitude. Enfin... d'être seul, sans personne autour de moi pour me lancer un regard interloquer ou une petite remarque cinglante bourré d'arrière pensée.  Comme souvent à Bandle, le soleil brillait fièrement au dessus de nos têtes, et il faisait une température agréable pour la saison, la forêt comme à son habitude, était déserte, pas un bruit, pas âme qui vive si ce n'est les oiseau dont le petit piaillement répétitif avait tout de même le don de m'agacer assez rapidement. Bientôt les arbres de plus en plus grand cachèrent presque le ciel bleu et l'ombre des feuilles se reflétait sur le sol, bougeant au rythme de la brise qui soufflait. Pas un bruit... si ce n'est peut être le vacarme de Tristy qui se déplaçait avec une indiscrétion hors du commun. S'il y avait eu des animaux dans le coin, sur qu'ils aurait déjà pris la fuite avec tout le boucan que faisait ma machine, mais ce n'était qu'un détail, moi j'y étais habitué et je n'y faisait même plus attention.

A la recherche d'un clairière tranquille pour pouvoir profiter un peu de la quiétude des lieux, j'aperçu au loin une petite silhouette.

« Tiens... d'habitude il n'y a jamais personne ici... allons voir de quoi il s'agit... »

Aaah, la curiosité des Yordles... et pour une fois, je ne faisait pas exception à la règle. Mais alors que je m'approchait de plus en plus, la silhouette prenait une forme qui me sembla familière. Elle était à peu près aussi grande que moi -enfin, sans Tristy je veux dire- ce qui ne tarda pas à me faire penser que celui ou celle qui se trouvait là était un de mes congénère. Et en m'approchant encore, son allure me paru tout à fais familière. C'est donc sans crainte que je sortit de derrière les fourrés pour dévisager le Yordle d'un regard perplexe.

« Kennen??!! »

Ca pour une surprise. J'étais loin de me douter que je le croiserai en dehors des Champs de Justice... Je le gratifiais d'un sourire narquois avant de reprendre la parole.

« Je ne savais pas que tu étais rentré à Bandle! Tu t'ennuyais avec tes nouveaux potes? »

Bien sur, je ne cache pas qu'il y avait un léger fond de sarcasme dans ma voix, mais Kennen lui aussi avait quitté Bandle pour se joindre aux humains... bon, ils étaient certainement plus respectable que ceux de Piltover, mais de par ma mauvaise foi naturelle, j'avais l'habitude de ranger tout le monde dans le même panier...
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MessageSujet: Re: Contenir la colère [PV Rumble] Lun 20 Avr - 21:03
Une silhouette ne tarda pas à se découper dans la lumière qui filtrait au travers des feuillages. Vu de loin, la forme qui se dessinait était loin de suggérer un habitant de Bandle City. Bien trop grand. Bien trop haut.
Un châssis métallique avançait vers lui, avec perchée à son sommet, un Yordle. Sa crête était caractéristique. Il s'agissait de Rumble.
Comme toujours, perché sur sa plus belle oeuvre, celle qui lui permettait de se battre dans les Champs de Justice. Techniquement le plus grand Yordle, avec ça.
Cependant, Kennen n'en était pas rassuré pour autant. Il savait bien sûr que le jeune mécano avait un contentieux avec les humains. Surtout avec ceux de Piltover, mais de réputation, c'était assez général.
Il n'avait pas trop saisi le pourquoi. Rumble lui semblait bien assez ingénieux pour pouvoir prétendre à une place dans l'Académie des Sciences de la Cité du Progrès, aux côtés de l'illustre Heimerdinger.
D'aussi loin qu'il se souvienne, Rumble était énormément critiqué pour sa petite taille, au sein de leur peuple. Pourtant il semblait très attaché à sa ville natale. Et ce n'était pas particulièrement le cas du ninja. D'où la possibilité qu'il lui en veuille.
Kennen avança à sa rencontre, observant la surprise de son vis-à-vis.
Il fut pris d'enthousiasme en entendant Rumble, mais ce sentiment disparu bien assez vite lorsque l'inventeur termina sa phrase, d'une manière qui lui sembla bien assez sarcastique.

*Calme, reste bien calme, surtout.* se dit-il en serrant le shuriken dans son dos.

Il répondit calmement, comme s'il n'avait pas relevé le sarcasme dans la question de son interlocuteur.

"Merci de t'en inquiéter, mais non, ils ne m'ennuient pas. J'avais juste quelques affaires personnelles à régler ici. Je repartirai sitôt qu'elles seront réglées."

Il n'avait pas besoin de connaître le réel motif de sa présence ici. Mais il était plus ennuyé par la posture actuelle de Rumble. Devait-il le considérer comme un allié, ou un danger potentiel ? Il ne le connaissait pas assez pour savoir si sa manière de s'exprimer était habituellement aussi agressive que cela, ou s'il en voulait aussi à Kennen pour être parti vivre parmi les humains.
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MessageSujet: Re: Contenir la colère [PV Rumble] Lun 20 Avr - 21:13
A voir la tête que tirait Kennen, il n'avait pas spécialement l'air très enthousiaste par rapport à ma présence, rien à voir avec son air détaché naturel, en fait, je le sentais un peu tendus. Ce n'était pas très compliqué à deviner, ce brave Kennen ne savait pas vraiment sur quel pied danser. Intérieurement, sa méfiance me donnait envie d'éclater de rire. Le ton calme et posé de sa voix n'en était que plus amusant qu'il serrait obsessionnellement quelque chose dans son dos... probablement un moyen de se défendre au cas où il me serait pris une soudaine envie de l'attaquer. Je devais bien avouer que je n'avais jamais eu d'affinité particulière avec Kennen, il avait quitté Bandle City très tôt et nous ne nous étions retrouvé que lorsque j'avais intégré la Justice League, aussi, je ne pouvais pas vraiment dire si j'appréciais ou non mon camarade Yordle étant donné que je n'avais jamais tenu une vrai conversation avec lui. Presque diamétralement opposé, lui semblait calme et posé tandis que moi j'étais une petite boule de nerf prête à exploser à tout moment. Imprévisible et difficilement cernable. Pourtant en mettant les pieds dans cette clairière, je n'avais jamais eu l'intention de m'en prendre à Kennen, d'ailleurs je ne cautionne pas non plus la guerre entre les peuples, même ci le mieux n'a jamais été très tendre avec moi. Le seul à qui j'aurais volontiers sauté à la gorge était cette pourriture d'Heimerdinger. Et non, je n'avais strictement pas envie de faire des efforts pour arriver à le comprendre. Point barre. Mais je m'égare. Alors je recentre mon attention sur mon semblable qui à l'air d'attendre patiemment que je réagisse à sa réponse plutôt vague. J'échappe un petit rire mesquin et conserve mon sourire.

« Hé! pas la peine d'être autant sur la défensive! J'ai eu mon cota de bagarres ses derniers temps! »

Je ris à nouveau en faisant avancer Tristy dans un boucan d'enfer.

« Alors... quelles genres d'affaires t'amènent ici? Si c'est pas un truc confidentiel de ninja bien entendu... »

J'ai du mal à me retenir de rire à nouveau, mais malgré que Kennen soit quelqu'un de juste et qui d'une façon ou d'une autre mérite le respect -Car il faut bien l'avouer son travail est plutôt important mine de rien- Je ne pouvais pas m'empêcher de lui en vouloir légèrement d'avoir lui aussi abandonné sa mère patrie. En fait... ce n'était même pas que je lui en voulais, mais j'avais toujours défendu que les Yordle sont une race forte et débrouillarde, et voila que lui aussi se plaisait à faire copains/copains avec des humains, même s'ils n'ont rien à voir avec ceux de l'Académie Yordle... tous des crétins ceux là. Pourtant je suis certain qu'il pourrait se débrouiller aussi bien sans eux... voir bien mieux! Mais ça par contre, je me garde bien de le lui dire, ne serait-ce que par politesse.

Les grands pas de Tritsy me conduise tout près du Yordle que je dévisage sans perdre mon sourire amusé. En fait, je dois bien avouer que je suis plutôt curieux concernant les raisons de sa présence ici. Si je me souviens bien, il avait quitté Bandle assez tôt et n'y avait pas remit les pieds depuis... ou en tout cas, pas quand je me trouvais dans les parages si c'était le cas. J'avais du mal à m'imaginer des affaires concernant son travail, ni quelque chose en rapport avec la League d'ailleurs. Mais visiblement, Kennen préférait rester secret à se sujet puisqu'il ne m'avait rien dit la première fois qu'il m'avais adressé la parole.
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MessageSujet: Re: Contenir la colère [PV Rumble] Lun 20 Avr - 21:34
Décidément, ce Rumble était quelqu'un d'assez franc. C'était un point que Kennen aimait vérifier assez vite. Pour savoir cela, il lui suffisait de scruter les yeux d'une personne durant son temps de parole. Bien entendu, il ne savait pas vraiment comment il faisait ça, il s'était juste rendu compte assez vite durant son entraînement qu'il arrivait à cerner assez vite s'il pouvait faire confiance à la parole de telle ou telle personne. Et en plus de cela, rien n'était absolument certain, il avait bien failli en mourir, une fois. Mais là, une fois encore, après avoir méthodiquement scruté les yeux ambrés du mécanicien, il se surprit à penser que Rumble ne tentais plus autant de lui faire une raillerie comme la première fois. Quelque chose devait s'être amélioré dans son opinion, peut-être.
Cela ne gênait pas le moins du monde le ninja. Il relâcha un peu sa prise sur son shuriken, dans son dos. Il laissa même son vis-à-vis approcher de quelques pas.

*Son quota de bagarres ? Il s'est battu récemment, donc. Contre des humains, j'imagine. Comme d'habitude...*

Le Yordle espérait seulement que rien de grave n'avait pu se produire. S'il y avait eu un mort, ou même un blessé grave, cela donnait une raison de plus aux humains pour essayer de se venger de l'ingénieur.
Oui, Kennen se surprit à s'en faire un peu pour Rumble. Car au fond, il comprenait sa manière de penser, de vouloir protéger leur race. Il était plus difficile de lui tourner le dos, en ayant cette empathie qu'avait le jeune ninja. Et pourtant, on lui avait appris à ne pas en faire fi. Comme si rencontrer un Yordle avait fait resurgir des parties enfouies de lui.
Ce faisait, Kennen répondit à la question de Rumble d'une voix calme, alors même que son instinct de ninja tentait de le persuader de ne pas le faire.

"Si tu veux tout savoir, je venais rendre visite à mes parents. Mais après plusieurs années d'absence, je doute qu'ils soient ravis de me revoir. J'ai peur qu'ils m'en veuillent."

Et voilà ! Expose tes faiblesses ! Pas de doute, Shen et Akali seraient fiers. Le Grand Maître aussi. C'est ce que lui disait l'esprit de ninja qu'il avait cultivé ces dernières années. Mais pour une fois, Kennen resta sourd à cette petite voix en lui.

"Que voulais-tu dire en parlant des bagarres ? Il n'est rien arrivé de grave, j'espère ?"

Aujourd'hui, il serait lui-même.
Un ninja du Kinkou, oui. Mais aussi un Yordle.
Surtout, un Yordle.
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MessageSujet: Re: Contenir la colère [PV Rumble] Lun 20 Avr - 21:46
Je dévisageais amplement mon cher camarade Yordle lorsque celui ci se décida enfin à m'avouer quelles étaient les raisons véritable de son retour à Bandle City. Et... je devais bien m'avouer être quelque peu déçu de ce que je venais d'entendre. Kennen était rentré pour rendre visite à sa famille... une banale histoire en quelque sorte, le genre de truc privé et... pas intéressant du tout à connaître. Mon sourire moqueur s'effaça lentement tandis que je levais les yeux aux ciels, resserrant d'avantage ma poigne sur les manettes qui me servaient à contrôler Tristy. Allons bon... et voila que le ninja se mettait à me parler de ses doutes et de ses craintes concernant ses parents comme si j'allais le gratifier d'une tape amicale dans le dos afin de lui faire comprendre qu'il n'y avait aucune raison qu'il soit inquiet pour si peu... Non mais est-ce qu'il m'a prit pour un psy? J'ai réellement la tête du type à qui on se confie? La question ne me trotta pourtant pas longtemps dans le crane, il était évident que la réponse était "non". Mais je doute que Kennen ai réellement besoin de raisons pour se confier ou même qu'il y ai un quelconque lien entre nous. A mon sens, il était tout simplement débordant d'honnêteté et ça c'était à la fois bon et mauvais signe. Je ne me serais pas vraiment vu l'écouter me parler de ses ennuis... non pas que ça ne m'intéresse pas, après tout je ne pouvais m'empêcher de me sentir compatissant vis à vis de mon camarade... mais je n'étais pas vraiment de bon conseils... voir pas du tout en fait.

Finalement le ninja s'empressa de changer de sujet de discussion. Visiblement, ce que je lui avais sortit plus tôt n'était pas tombé dans l'oreille d'un sourd, et si je n'étais pas le genre de personne à poser des questions... il semblait bien que Kennen lui s'intéresse à ma vie. J'aurais bien voulu pouvoir lever le nez avec dédains et lui répondre que ça ne le regardais pas, mais en repensant à ma rencontre avec Soraka, je ne pus m'empêcher de baisser honteusement la tête. Ce jour là j'avais vraiment commis la pire des erreur... ou plutôt... ces crétins de Piltover avaient vraiment commis la pire des erreur! Non la responsabilité de leur mort n'était pas de mon fait! Il m'ont provoqué... ils ont tous fait pour me faire sortir de mes gongs... et puis... ce n'est pas comme s'il me restait beaucoup de souvenir de leur massacre. Non, en fait, je ne me souviens absolument de rien du tout. Mon silence perdurait depuis un trop long moment déjà, et mon regard perdu dans le vague avait du très certainement attirer un peu plus la curiosité de Kennen... et peut être même qu'il se doutait à présent de quelque chose. Je n'avais dés lors plus que deux solutions... mentir... ou tout lui avouer en espérant qu'il ne me traine pas de force à la milice de Piltover afin de me faire répondre de mon crime. J'essayais de me redonner une contenance en inspirant profondément, puis je plongeais à nouveau mon regard doré dans celui de Kennen.

« Et bien... ça dépend ce que tu entends par "grave"... »

Je commençais à me mordre la lèvre inferieur tout en baissant les yeux... quoi de mieux pour prouver ma culpabilité tien. De toute façon je n'ai jamais été un bon menteur, j'ai toujours eu horreur de l'hypocrisie et du mensonge alors quand il s'agissait de raconter un bobard... en général j'étais immédiatement grillé. Je fronçais les sourcils tout en serrant les poings, et comme pour me donner bonne conscience, je me laissais aller à ce que je connaissais de mieux : ma rancœur et mon mépris envers les humains.

« C'est la faute de ces stupides humains de toute façon... à toujours se croire supérieur à tout le monde et en tout points!! »

Je venais à peine d'avouer mon crime... mais c'était plus fort que moi, le simple fait de me remémorer ses souvenir me plongeais dans une profonde colère, j'en avais presque oublié que j'étais venu dans cette forêt si paisible et si calme pour me changer un peu les idées. Réalisant que j'en avait surement trop dit, et qu'il était fort probable que Kennen ai comprit le double sens caché de mes justifications, je fit faire un demi-tour sur lui même à Tristy avant de murmurer avec dédain.

« De toute façon ça ne te concernes pas, alors en quoi ça t'intéresses? »
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MessageSujet: Re: Contenir la colère [PV Rumble] Lun 20 Avr - 21:59
Etonnant... Kennen se trouva surpris par ce qu'il voyait dans les yeux de Rumble. Après sa dernière question, il semblait que le Yordle se soit mis à réfléchir. Mais Kennen voyait plus loin que ça. Le remerciant en silence, car le mécano le fixait de ses yeux ambrés, il pouvait lire dans ses émotions. La gêne. Et un peu de culpabilité, aussi.
Kennen savait ne pas être le plus doué pour lire dans les yeux. Le grand Maître lui avait dit un jour que "Les yeux ne mentaient jamais". Depuis lors, il s'était employé à percer les secrets des émotions, celles perçues dans le regard des autres. Il était bien loin du niveau de maîtrise de feu son maître, mais était seul pour progresser, il ne pouvait se reposer que sur ce que lui chuchotait son instinct.

*Il sait très bien ce que j'entends par grave. Il cherche sans doute à détourner mon attention, là... Non. Ce serait lui-même qu'il essaierait de persuader ?!*

Le regard de son vis-à-vis changea du tout au temps en une fraction de seconde. De la haine. De la colère. C'était inhabituel de voir un tel changement.
Un peu inquiet, la suite du discours de Rumble ne fit qu'appuyer les suppositions du ninja. Il s'était battu avec des humains.
La question restait : Jusqu'où ? De réputation, il aurait bien pu les blesser gravement. Ou les tuer. Kennen frissonna à cette idée. Il ne parvenait pas à se rendre à l'évidence : Tout comme lui, Rumble avait tué. La différence étant que Kennen était un tueur de personnes ouvertement considérées comme mauvaises et nuisibles à l'équilibre dans Runeterra. Rumble ne les avait pas tué pour rien. Si l'ingénieur avait vécu avec d'aussi mauvaises mœurs, le Kinkou en aurait entendu parler. Il aurait été informé ou sanctionné.
Or, ce n'était pas le cas. Et en lui-même, Kennen espérait qu'il ne faudrait jamais en arriver là. Voir un Yordle être sanctionné ne pouvait pas le laisser de marbre. Il n'était pas Shen. Il avait encore des sentiments.
Et il sentait en Rumble une espèce de détresse. Rumble savait que ce qu'il avait fait était mauvais, et son esprit luttait contre le fait d'accepter cet état de fait.
Puis le mécano fit demi-tour, avec sa création. Cela sortit Kennen de ses pensées, lui faisant prendre conscience qu'il était resté silencieux alors que Rumble essayait de l'atteindre.
Ce qu'il murmura, il l'entendit. Cela laissa Kennen pantois. Il ne savait pas quoi dire. Et Rumble fuyait.

*Hors de question. Qu'il le veuille ou non, il sait qu'il a un problème. Il s'est confié. Donc...*

Kennen rangea son shuriken. Il traversa la distance le séparant de Rumble en si peu de temps que ce dernier serait sans doute surpris en le voyant débouler.

*Il me demande de l'aide.*

Le ninja se plaça face à Tristy, regardant Rumble dans les yeux.

"Rumble, ça me concerne. Tu es un Yordle. Tu as été persécuté il y a de cela des années. Déjà à l'époque je n'ai rien fait. J'étais jeune, et surtout con. Toi tu étais fort. Quand les humains se moquaient de nous, toi tu te battais. Pour leur donner tort."

Kennen prit une grande inspiration avant de continuer.

"D'une manière ou d'une autre, tu en es venu à détester les humains, et eux aussi, te détestent. Je ne sais pas ce qui s'est passé, mais je suiscertain que si tu avais pu éviter ce qui s'est passé, tu l'aurais évité. Tu t'es défendu. Tu n'aurais pas engagé le combat par toi-même, hein ?"

Kennen se surprenait lui-même. Parler autant et avec autant de franchise ne lui ressemblait pas.
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MessageSujet: Re: Contenir la colère [PV Rumble] Lun 20 Avr - 23:11
Je m'apprêtais déjà à retourner sur mes pas pour quitter la forêt au plus vite, histoire de me sortir de cette situation particulièrement désagréable... oh s'il vous plais... faites que Kennen se contente de me laisser partir sans poser de questions! Mais il faut croire que le destin se plais à se payer ma tête purement et simplement car à peine ai-je poussé un soupir de soulagement en entendant aucune réponse de la part de mon camarade Yordle, que celui ci apparait face à moi comme sortit de nulle part. Je ne parviens d'ailleurs pas à réprimer le sursaut de surprise qui me pousse à faire les yeux ronds. Mais comment il à pu arriver si vite? Je ne l'ai même pas entendu bouger. D'un autre côté, je n'était pas particulièrement étonné qu'il puisse se mouvoir dans le plus grand silence avec autant de facilité et une telle rapidité. Je grogne de mécontentement en roulant des yeux tandis que Kennen me fixe d'un regard particulièrement insistant... sentir ses prunelles plongées dans les miennes me plonge dans un embarras phénoménal, comme s'il était capable de lire en moi comme dans un livre ouvert. Pourtant, malgré la gêne, je ne baisse pas les yeux. Au contraire. Je soutiens ce regard qui semble me défier complètement, je ne sourcille pas, je ne cligne même pas des paupières une seule fois. Bien décidé à ce que le ninja comprenne rapidement que je n'allais pas me laisser analyser aussi facilement.

Malheureusement, je dois bien avouer que s'il y a une chose à laquelle je ne m'attendais pas, c'était à ce que Kennen entame un long monologue visant à me prouver que contrairement à ce que je pensais, il se souciait réellement de ce qui avait pu m'arriver. J'écarquille les yeux, autant de stupeur que d'incompréhension. Au fond de mes prunelles dorées, on peut lire beaucoup de chose, la frustration, le remords, la rage... mais aussi l'indignation. Comme si ses belles paroles pouvaient changer quoi que ce soit à mon crime! Comme si le fait de savoir qu'il cherchait à me filer un coup de main allait m'aider à me sentir mieux. Comme si savoir qu'il regrettait de n'avoir rien pu faire pour me venir en aide lorsque j'étais plus jeune allait me permettre de mieux dormir. Comme si... Comme s'il s'attendait à ce que tout d'un coup, je me livre à lui comme on se livre à un ami de longue date. Je n'ai jamais eu de réels amis, mis à part peut être Tristana, mais aujourd'hui, elle n'a d'yeux que pour Teemo... Il y a tant de chose que je voudrais changer, mais qui je le sais, resterons toujours ainsi. Alors tes belles paroles Kennen, tu peux te les garder!

Je me dresse de on siège, droit comme un "i", appuyé de mes mains sur la console de commande de Tristy, je serre les dents, près à lui remballer toute sa bonne volonté à la figure, mais il faut croire que Kennen n'en a pas encore fini avec moi. Il reprend de plus belle ses élucubrations idiotes et mes mains tremblent et mes poings se serrent, je me trouve contraint de détourner le regard car trop d'émotions me submergent en même temps et je crispes mes yeux à m'en fendre les paupières pour finalement taper du poings sur le tableau de commande de mon frère de métal. Tristy soubresaute brièvement dans un grand bruit, tandis que mon regard soutien à nouveau celui de Kennen. J'ai presque envie de lui rire au nez tant ses paroles me semblent naïves!

« Et comment tu peux savoir que ce n'était que de la défense hein Kennen??? Qu'est ce qui te fais dire que ne j'ai pas attaquer ces types de mon plein gré?! »

Et pourtant, je n'avait effectivement fait que me défendre... mais j'en ai plus qu'assez des gens qui se pointent en croyant tout savoir de moi! Mais dans la voix de mon camarade Yordle, il y avait de l'espoir, comme si il s'attendait désespérément à ce que je lui réponde que je n'étais qu'une malheureuse victime. Mais j'ai toujours eu horreur de jouer le rôle du martyr.

« Je n'ai pas besoin de ta pitié ou de ta compassion! » Ma voix vacillait légèrement « Tout ce que je veux c'est qu'on me foute la paix! Qu'on m'ignore! Qu'on m'oublie! Comme il en a toujours été ainsi! » Bien sur... il était difficile de cacher ma déception dans mes mots et mon discours semblait prendre une tournure de moins en moins crédible. « Qu'est ce que vous avez tous à me prendre pour ce que je ne suis pas??!»

D'abord Soraka qui me disait que j'étais une bonne personne... et maintenant Kennen qui soutenait que je n'avais fait que me défendre face à ces humains de Piltover car je n'aurais pas pu engager le combat par moi même... est-ce qu'ils me prenaient pour un faible? Non, je ne suis définitivement pas celui qu'ils crois que je suis... Et à cette simple pensée, une boule se forme dans ma gorge tandis que je continue à serrer les dents et dévisager cruellement le ninja. Puis mes muscles crispés se détendent doucement et je pousse un soupir de lassitude et de dépit. Mon regard se baisse et je murmure.

« Et même si c'était le cas... ça ne change rien à la situation... » Puis je relevais brusquement la tête pour faire face à Kennen et lever la voix dans sa direction « Qu'est ce que tu peux comprendre de cette histoire hein?! Toi, le Coeur de la Tempête, Kennen. Respecté et apprécié! »

Mes dernières paroles tenaient plus de l'agression verbale que de la réelle question, mais dans un sens, c'est vrai que ne pouvais m'empêcher de le jalouser... lui il a tout ce que je n'ai pas... la reconnaissance et l'estime de tous...
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MessageSujet: Re: Contenir la colère [PV Rumble] Lun 20 Avr - 23:17
Kennen reprenait à peine son souffle. Il avait dit ce qui lui passait par la tête, rien de plus. Cependant, cela provoqua un arrêt chez Rumble.

*Ah... Au moins, je l'ai touché, avec ça. On va pouvoir parler de cette histoire plus calmement, al...*

Kennen se figea, arrêtant de penser de la sorte au même moment. Ce qu'il voyait dans les yeux de l'autre Yordle, ainsi que dans son attitude et ses gestes, était loin de le conforter dans l'idée que la suite allait se passer calmement.
Il alla jusqu'à sursauter en voyant l'ingénieur se lever et taper avec fureur sur le panneau de commande de sa création.
Et alors, il resta debout, défait, à écouter les paroles violentes de Rumble. Ce dernier n'en avait rien à faire, de la moindre parcelle de compassion, de pitié que le ninja voudrait lui donner.
Non, il n'avait rien à répondre. Il saisissait dans les paroles de son opposant ce qui en était important : Rumble ne voulait même pas savoir si ce qu'il avait était mal ou pas. Il voulait juste. L'écraser. Kennen ne percevait que cela : l'envie qu'il avait de le faire taire.
Si extérieurement, il écoutait ce que disait le mécano, intérieurement, c'était très différent. Il était très partagé, entre l'incompréhension et la honte. D'après ce que Rumble disait, il n'était pas le premier à essayer de la faire changer d'avis, ou du moins à essayer de l'aider.

*Il veut... Que je le laisse ? C'est pour ça qu'il déploie une telle violence ?! Pour me pousser à abandonner ? Pourtant je lis une réelle rage dans ses yeux.*

Il voyait Rumble se calmer un peu. Il allait peut-être pouvoir en placer une. Pour dire quoi, ça il ne le savait pas encore, mais il allait devoir être réactif.
Mais là encore, il manqua le coche et pu à peine percevoir un murmure, presque inaudible à côté des paroles précédentes qu'il lui avait crié dessus.
Puis quand Rumble releva la tête, le fixant, Kennen s'apprêta au pire.
Alors qu'il prononçait ses derniers mots, le ninja perçut la colère qui sommeillait encore en son vis-à-vis, et surtout, quelque chose qui l'étonna d'autant plus, il vit... De la jalousie.
Il l'aurait perçue sans même essayer de lire en lui. La phrase ne laissait que peu d’ambiguïtés.

*Il m'envie...*

Kennen se mordilla la lèvre. Rumble n'avait pas tout à fait tort. Il était peut-être mal placé pour lui parler de ce qui s'était produit alors qu'il n'en savait rien. Par contre, il pouvait tenter de retourner la dernière remarque à son avantage. Ou prendre le risque de rendre le Yordle encore plus furax. Mais le ninja voulait tenter le coup, peu enclin à laisser tomber maintenant.
Il se remit droit et releva la tête, fixant bien Rumble, et repris son masque de neutralité, une expression qui ne laissait filtrer aucune émotion. Il ne voulait pas qu'il perçoivent l'angoisse et la peur qu'il éprouvait.

"Ecoute moi, Rumble. Nos vies n'ont pas été les mêmes ! Certes, je suis un Yordle né avec un don, certes, j'ai quitté Bandle pour devenir un ninja, et certes, je suis respecté en tant que tel. Mais qu'en est-il de moi ? Le Kennen normal, celui qui est né ici, celui qui est derrière l'habit ? Ma vie consiste à jouer un rôle ! Tout ce qui faisait que j'étais moi, mes joies, mes rires, mes farces, mes imbécillités, tout ça, enfermés, comprimés en moi ! Sais-tu ce que c'est que de vivre au Kinkou ? De la rigueur, de la discipline, tout ce dont j'avais horreur. J'ai du changer au plus profond de moi-même pour convenir au rôle !"

Kennen se sentait honteux de parler ainsi de sa vie et du Kinkou. Mais il s'agissait hélas de la vérité, en partie. Il conservait en lui ses côtés joyeux et enfantins, mais les refrénait en permanence.
Il voulait juste que Rumble comprenne que sa vie, elle, n'avait rien de facile.
Il enchaîna de suite, ne laissant pas le temps au mécano de l'interrompre.

"Tu crois que c'est facile de recevoir l'ordre de tuer quelqu'un ? De se dire qu'on a le pouvoir d'enlever des vies ? Certes, je tue des criminels, des gens mauvais, mais ils ont parfois des mercenaires avec eux, des gens qui cherchent à gagner leur vie ! Et je suis parfois obligé de les tuer aussi ! Tu sais ce que c'est hein, ce poids sur ton âme ?!"

Oui, ça risquait de lui donner matière à réfléchir.

"Et toi, qu'as-tu à m'envier ?! Tu es un génie ! Tu as refusé l'admiration et la reconnaissance que tu m'envies pour tes idéaux, pour prouver aux humains et aux Yordles eux-mêmes que nous sommes une race qui n'a pas besoin des humains pour inventer et avancer ! Tu es reconnu ! Les gens connaissent ton nom ! Et contrairement à moi, tu es resté toi-même, fidèle à tes idéaux ! Alors non, Rumble, tu as eu ta vie, et en aucun cas je ne t'en conseillerai une autre car tu ne serait pas celui que tu es aujourd'hui, quelqu'un de profondément brillant, patriote et persévérant."

Kennen souffla. Il était calme. Redevenu calme. Il se sentait bien, à présent.
Juste et sincère.
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MessageSujet: Re: Contenir la colère [PV Rumble] Lun 20 Avr - 23:28
Mon regard dérivait frénétiquement entre Kennen et le sol. Lorsque je soutenais son regard, je me sentais particulièrement mal à l'aise... m'efforçant de lui prouver ma force et ma détermination, j'avais néanmoins l'impression qu'il était capable de lire en moi comme dans un livre ouvert, comme si chaque fois que je le regardait, son regard détaillait le miens à un point tel qu'il pourrait presque en lire dans mes pensées et ça! C'était on ne peut plus gênant, je n'avais jamais aimé que l'on me détail et que l'on cherche à me cerner, de toute façon peu de gens se donner la peine d'essayer, mais Kennen lui... il ne se privait pas d'essayer, et le pire c'est qu'il avait l'air d'y arriver par je ne sais quel moyen. D'un autre côté lorsque je fuyais ses yeux incandescents, je me sentais lâche. Un sentiments que je détestais tout particulièrement. Il était inconcevable que mon camarade Yordle puisse me prendre pour un faible! Alors j'oscillais sans arrêt entre plonger mon regard dans le sien, et l'éviter ardemment.

Lui, il semblait plus déterminé que jamais! Alors que je ne prenait aucune pitié à lui hurler ma colère en plein visage, à le critiquer et refuser ses tentatives de me venir en aide... alors que je me montrais particulièrement exécrable avec lui... Kennen ne voulait pas abandonner. Mes dernières paroles avaient pris un goût d'amertume et de dégout, comme si intérieurement, je lui en voulais profondément d'avoir une vie que je jugeait bien meilleure que la mienne, et pourtant je n'avais de cesse de revendiquer mon statut... un beau paradoxe en somme, ou tout du moins un sacré foutoir à l'intérieur de ma tête... Le regard de Kennen pris une teinte bien plus calme et sereine que je ne l'aurais imaginer, mais comment fait-il pour rester impassible en toute circonstance? C'est comme si... il n'éprouvait rien. Et pourtant il fallait être particulièrement idiot -ou peu clairvoyant en tout cas- pour ne pas remarquer l'embarras du ninja face à la situation. Je n'étais pas une personne facile à vivre et pour ce qui est de me faire la morale, beaucoup on déjà essayé sans rien obtenir d'autre de ma part qu'injure et dédain. C'était plutôt courageux de sa part d'essayer là ou tant d'autre avait échoué. Mais une chose était sur... plus le temps passait, et plus je le sentais s'impliquer dans mon histoire. Est-ce qu'il aurait réellement envie de m'aider?

Il prit alors la parole et je dus prendre sur moi pour ne pas l'interrompre un milliard de fois dans son discours. Plus il parlait, et plus je sentais mon cœur s'accélérer. Kennen se livrait à moi avec une telle sincérité que j'en trouvais presque ça étrange. Il me parlait de sa vie qu'il avait été contraint de changer pour devenir celui qu'il est aujourd'hui et mon regard emplie de rage avait doucement évolué en une mine plus perplexe. Quel idiot... pourquoi chercher à devenir quelqu'un d'autre si cela n'apporte que de la frustration en retour?! Bien entendu la notion de "devoir" m'étais totalement étrangère et je n'aurais jamais pu me rentrer dans la tête l'idée que Kennen avait accepté de travailler pour le Kinkou parce qu'il s'agissait en quelque sorte de son destin et qu'à présent il pouvait venir en aide au monde. C'était parfaitement louable. Ce que j'étais moi, incapable de faire... vivre pour les autres. Mais à l'entendre, cette vie l'avait également rendu malheureux. Ca je pouvais le comprendre. J'aurais bien voulu placer un commentaire, mais Kennen ne me laissa pas le temps d'en placer une. Il enchaina sur un sujet plus sensible et mes prunelles se mirent à briller soudainement en repensant à mon combat -ou plutôt au massacre- contre les académiciens de Piltover... "Ce poids sur ton âme"... Je baissais la tête en serrant les poings. Je n'avais jamais rechigné à blesser ou a faire du mal à ceux qui m'avait blessés par le passer... mais mettre un terme à la vie de quelqu'un... ce n'était pas la même chose... d'autant plus que je n'étais pas entièrement responsable de cet accident...


« Je......... »

Mais Kennen m'empêcha encore une fois de prendre la parole, cette fois ni non pas pour me juger... mais me complimenter. Mes prunelles brillèrent d'avantage tandis que je retenais intensément les larmes qui ne demandaient qu'un battement de cil pour rouler le long de mes joues. Soraka aussi m'avait tenu un discours similaire par le passé, ventant mes qualités sans vraiment que je ne comprenne comment elle avait pu desceller autant de bonnes choses chez moi. Décidément, ils se ressemblaient un peu ses deux là. Le long discourt de Kennen avait fini par avoir lentement raison de ma colère, à présent je ne ressentait plus que du mépris envers moi même, mais également du dépit envers le monde. Je ne sais pas quelles avaient été les intention de mon camarade Yordle en me parant ainsi, mais une chose était sure... je ne trouvais plus rien à lui dire capable de contrer ses arguments...

« Tu ne sais pas ce que tu dis... » soufflais-je en hochant négativement de la tête « Je... Je ne mérites pas tes louanges et ton estime »  Je crispais mes paupières en resserrant ma poigne sur les commandes de Tristy. « Et encore moins qu'on me cherche des excuses! »

L'espace d'une seconde, je ravalais ma salive, me sentant près à fondre en larme, mais je prend une longue inspiration et avec plus de difficulté que je ne l'aurais imaginé, je pose à nouveau mon regard dans celui de Kennen afin de l'envisager de ma hauteur.

« J'ai beau avoir commis la pire des atrocité je ne regrette rien! Ces enfoirés ont mérité leur sort et je ne serai pas celui qui pleurera sur leur perte. »

Ma voix était désagréable, vide de toute émotions, et pourtant, mon poings crispé ave force sur la manette que je serrais depuis tout à l'heure trahissait quelque peu mes sentiments. Non je ne regrettais pas... mais quelque part au fond de moi même, je me disais que ce n'était certainement pas ainsi que j'allais améliorer ma cote de popularité. Je poussais un long soupir de lassitude.

«Tu devrais me laisser Kennen... ce ne serait certainement pas bon pour toi qu'on nous surprennent ensemble... Bandle City m'apprécie toujours autant... »

J 'avais prononcé mes derniers mots dans un petit rire cynique et déçu... bien entendu, il s'agissait là d'ironie totale.
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MessageSujet: Re: Contenir la colère [PV Rumble] Lun 20 Avr - 23:31
On commençait à toucher au but. Au fur et à mesure que son argumentation avançait, Kennen avait pu remarquer un changement important chez Rumble.
En premier lieu, il essayait avec beaucoup de mal d'éviter mon regard. Il avait dû saisir ce qui m'était accessible lorsque je pouvais voir ses yeux ambrés. Mais voilà, avoir un regard fuyant était en quelque sorte une marque de faiblesse quand, comme le mécano, on avait une fierté aussi marquée. En quelque sorte, il était coincé. En ayant accès à ses yeux, je pouvais lire derrière ce masque de colère qu'arborait le Yordle, ce masque qui le rendait difficile à cerner. Il était comme tout le monde : une personne avec des émotions, une personne qui pouvait essayer de les cacher, de mentir, de se persuader que ce qu'elle faisait était bien... Et Kennen ne pouvait pas lui en vouloir pour ça.
Rumble était quelqu'un d’extrêmement impulsif. C'était quelque chose d'assez connu chez leur peuple, mais le ninja voulait percer cette surface. Le découvrir tel qu'il était réellement.
Comme si, en quelque sorte, tout comme lui il avait dû sacrifier certaines parts de sa personnalité pour devenir celui qu'il se trouvait être aujourd'hui. Peut-être moins que Kennen lui-même, mais ce dernier était persuadé, sur et certain qu'il y avait quelque chose à ramener en surface.
Il entrevis ce qu'il cherchait lorsque les yeux de Rumble devinrent plus humides, peut-être était-il prêt à pleurer. Il ne devait pas avoir l'habitude des compliments, et ceci, le ninja le comprenait. Il jouait justement là-dessus pour le calmer. Il n'avait pas menti, mais il fallait être direct avec l'ingénieur si on voulait espérer pouvoir en placer une, à ce qu'il en avait compris. Et ça marchait, à première vue.
Mais le début de larme qu'il avait pu entrevoir ne passa pas les paupières de son interlocuteur.
Bon, au moins il s'était calmé. En prendre plein la face, ça Kennen pouvait l'encaisser, mais il préférait une bonne discussion à l'ancienne.
Même si au fond de lui, il se sentait mal. Car il avait l'impression de chercher à briser son opposant. Il en avait l'habitude en tant que ninja, pour recueillir des informations lors d'interrogatoires, mais là, il ne s'agissait plus d'une personne qui était mauvaise. C'était quelqu'un qu'il estimait, et qui méritait le respect.
Il s'agissait d'un mal nécessaire. Pour toucher quelqu'un qui était enfermé dans une coquille telle que la sienne, il fallait parfois s'armer d'un peu plus que de simples paroles naïves. Il fallait briser des choses.
Avoir réussi à désarmer toute cette colère qu'il avait perçue plus tôt en était une étape.
Il était cependant intrigué par la manière dont Rumble était crispé sur sa machine. Au vu de son armement, un mauvais mouvement et Kennen serait réduit en pièces. Le ninja ne se sentait pas à l'aise face à ça mais rester ici permettait à Rumble de se sentir en position de force, et si ça pouvait mieux faire passer ce que Kennen lui disait, alors il était prêt à prendre un risque supplémentaire.

Et pourtant. Sûr de lui, Kennen fut de nouveau désarçonné par la réponse de son congénère Yordle.
Non, il ne ferait pas plaisir au ninja. Il le lisait dans ses yeux, facilement puisque Rumble le regardait fixement.
Mais le discours était assez amer. Entre le fait qu'il se descendait tout seul d'un côté, puis qu'il annonce ne rien regretter de ses actes de l'autre, le tout avec une franchise assez étonnante.

*Et si... Si j'avais eu tort. Si il était réellement... Quelqu'un de mauvais. Un tueur. (il secoua la tête à cette pensée) Non, impossible. Un Yordle ne peut pas être comme ça.*

Lui aussi, ses yeux s'étaient humidifiés. Il était visiblement touché par les paroles de Rumble. Il peinait à croire qu'il ait réellement pu entendre ça.
La fin de la phrase acheva Kennen. Il sentait qu'il se perdait. D'un côté le mécano était violent avec lui, de l'autre il souhaitant préserver sa réputation.
Il ne savait plus sur quel pied danser.
Mais il devrait dire quelques chose et vite. Alors il prit la parole avant que Rumble ne puisse continuer.

"Mais, comment tu peux dire ça ?! Moi je m'en fiche de cette image ! Si ça peut te permettre d'être un peu mieux vu par les autres Yordles, je suis prêt à sacrifier un peu de mon image ! Parce que..."

En repensant à ce qui l'avait fait douter quelques secondes plus tôt, il se surprit à avoir un larme qui coulait sur sa joue.

"Et surtout... C-Comment tu peux dire ça ! Comment tu peux ne rien regretter ?! Je ne te crois pas ! Tu sais que c'était mal, à toi de faire en sorte que ça ne se reproduise pas, certes ça ne les ramènera pas. Je ne te demande pas de les pleurer mais de te souvenir de ce que ça t'a fait ! Si tu continue ainsi, ça va te détruire, jusqu'à peut-être altérer la vision des humains sur notre peuple ! Tu n'es pas quelqu'un comme ça, aucun d'entre nous ne l'est ! S'il-te-plaît, moi je ne peux pas changer les choses pour toi..."

Il fallait qu'il reprenne son calme. Il inspira, un peu comme Rumble l'avait fait, et continua de le fixer dans les yeux.
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MessageSujet: Re: Contenir la colère [PV Rumble] Lun 20 Avr - 23:40
Ma respiration lente et saccadée, le rythme de mon cœur qui accélérait au fur et à mesure que mes épaules se soulevaient, je le sentais cogner dans ma poitrine si fort, si violement que l'espace d'un instant je crus presque qu'il allait m'arracher les côtes pour s'extirper de ma cage thoracique. La colère, le dépit, la tristesse, les regrets et l'amertume tout ça mêlé à un foule d'autre sentiments tous plus incompréhensible les uns que les autres. Dans ma tête, c'était le carnage. Tout se mélangeait, s'unifiait et se détachait, tout  s'en vole, tout par à vas l'eau. Dans mon ventre ce n'est pas mieux, j'ai l'impression de sentir le mépris lié à l'angoisse me ronger l'estomac tandis que Kennen s'acharne à essayer de me faire comprendre que je n'ai aucun regret à avoir concernant ma vie actuelle, qu'elle était telle que je l'avais toujours choisit. Ce qui en soit était vrai. Ma vie était la parfaite conséquence de mes actes, et même les plus irréfléchis, je les avais décidé par moi même. Je n'ai jamais laissé quelqu'un prendre les décisions à ma place, je ne supporte pas que l'on essaie de m'avoir avec des leçons de morale, tout juste bonne à être récité au premier voyou du coin. Et pourtant mon camarade Yordle y mettait tout son cœur, toute son énergie. Je ne pouvais que me sentir plutôt admiratif devant tant d'acharnement de sa part, je devais bien le reconnaître.

Je n'étais pourtant pas enclin à lui céder. Bien décidé à tenir mes positions, je voulais qu'il comprenne que je n'étais pas le gentil Yordle qu'il croyais que j'étais. Certes j'avais eu la chance de ne pas mal tourner... -enfin... pas complètement- malgré la solitude et le rejet, ce qui était une preuve de force intérieure chez un Yordle, lorsqu'on sait que mes semblables ont horreur de la solitude. Cette solitude et ce détachement chez moi étaient devenus une force avec le temps, mais aussi... une faiblesse il fallait l'admettre. Incompris, mais ne cherchant pas plus que ça à me faire comprendre, je préfère rejeter la faute sur le monde entier plutôt que sur moi même, mais ça Kennen tente de le changer en me poussant à réaliser mes propres erreurs. Mais pour qui il se prend à la fin?? Il croit sincèrement que je n'ai pas réfléchis? Que je ne me suis pas retourné cette situation dans la tête un milliards de fois? Ces imbéciles d'académiciens avaient beau mériter ce qui leur était arrivé, l'acte en lui même n'en restait pas moins répugnant. Seulement comment lui faire comprendre la dure réalité de cette situation sans passer pour un faible? Ces... trous noirs étranges qui surviennent lorsque je sens la colère m'envahir au plus haut point, et... les mares de sang qui m'entourent lorsque je reprend conscience... J'étais bien incapable d'admettre haut et fort ce "petit problème" dont j'avais  pourtant pleinement confiance. Et même à présent que j'aurais voulu pouvoir me défendre je me retrouve à tourner autour du pot.

« Et ce qu'ils ont fait eux c'était pas mal peut être??? » Je me surprend à crier encore une fois sous le regard ébahis de Kennen. « Et pourtant personne ne les punis ceux là!! Sous prétexte qu'lis sont éclairés et surtout, surtout!!! Parce qu'ils font partit d'une élite! Tu crois que c'est juste que ces gens là s'en sortent sans répondre de leur actes???!!!  »

Injustice quand tu nous tiens... C'est toujours les même qui se retrouvent à trinquer... tout ça parce qu'on à pas le bon rang social ou la bonne étiquette accroché à son poignet. Tout cas parce qu'ils sont beaucoup contre vous... et que vous... vous êtes indéfiniment seul. Mes iris ambrés se perdent dans ceux de mon camarade et j'esquisse un léger mouvement de recul en réalisant qu'une larme avait roulé le long de sa joue. Kennen... tu t'impliques donc tant que ça? Cette histoire... a-t-elle réellement tant d'importance à tes yeux? Ou te contente tu simplement de faire ton devoir? Peu importe, en tout cas mes nerfs sont tout proches de lâcher tandis que je prépare mes prochains mots dans ma tête. Les poings serrés, les mains tremblante, à mon tour je me laisse aller et ne cherche plus à retenir le fruit de mon chagrin.

« Comment... Comment pourrais-je me souvenir d'une chose dont je ne garde... justement aucun souvenir... »

Ma fierté en prend un sérieux coup, mais de toute façon nous sommes seuls ici dans cette forêt Kennen et moi, et je doute fortement que d'autre Yordle se pointent dans les parages...

« C'est par là... j'ai entendu des voix...
- Tu crois que c'est bien par ici?
- Mais oui fais moi confiance, j'ai suivit la carte à la lettre.
- J'espère qu'on retrouveras rapidement ce p'tit con, il va morfler sévère! »

Mon corps tout entier se crispe et je fais demis tour en direction des voix que j'ai entendu dans mon dos. Oh non... est-ce que ça se pourrait que... ?

« Kennen... y faut se tirer... »
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MessageSujet: Re: Contenir la colère [PV Rumble] Lun 20 Avr - 23:41
Je tentais toujours de me calmer. Cette larme qui avait parlé le long de ma joue, suivant une courbe dirigée par ma fourrure, était bien plus qu'une simple goutte d'eau salée. Elle était une marque de faiblesse pour Rumble, j'étais prêt à le parier. Mais peut-être comprendrait-il enfin l'importance que j'attachais à notre conversation. Je détestais avoir à m'acharner comme ça, mais sa mentalité renfermée me poussait à aller bien plus loin que je n'aurais pu l'imaginer au début.
Mais l'ingénieur semblait ne pas l'avoir remarqué. A mon plus grand étonnement, je sentis de nouveau la colère dans ses paroles, mais des paroles qui étaient justifiées. Il avait raison sur ce point, et je ne serai pas celui qui ira à l'encontre de ce jugement. Le monde lui donnait tort dans sa manière de faire, mais les adversaires face à lui se servaient de sa réputation contre lui. Je n'avais aucun mal à le comprendre.
Le réel problème résidait en l'impartialité des sanctions. Les deux côtés se trouvaient être en tort, et les deux devaient donc être sanctionnés. Mais là était mon ennui, car je ne désirais pas le sanctionner lui - et la discussion m'indiquait que la situation ne lui plaisait pas non plus, ce qui m'encourageait à le laisser hors de ça.
Il avait aussi raison sur d'autres points. Le système privilégiait les élites et ceux qui avaient la meilleure côte de popularité dans les jugements populaires. Ainsi, chez les humains, Rumble serait forcément mis en tort. Du côté de notre peuple, il avait aussi été mal vu, et même s'il s'agissait de proportions moindres, il serait sans doute aussi décrié.
Mais les Académiciens ne perdaient rien pour attendre. Une fois mon camarade apaisé, je pourrais faire un rapport au Kinkou et interroger Shen et Akali sur leur cas.
Je fus interpellé par le mouvent de recul du Yordle. Ses yeux plongés dans les miens, il avait enfin dû réaliser qu'une larme avait coulé. Que mes yeux étaient humides. Il s'agissait d'un moment que je trouvais important car sa réaction à lui changerait ma manière de raisonner avec lui. S'il était compréhensif, j'étais dans la bonne voie, mais s'il recommençait de plus belle, alors il me faudrait revoir mon approche.
Et le voir craquer à son tour me fit un pincement au cœur. C'est ainsi soulagé que je continuais à l'écouter, disant qu'il ne gardait aucun souvenir de l’événement. Bien, je pouvais donc faire quelque chose avec lui.
J'allais enfin lui répondre quand j'entendis très clairement des voix. Des voix humaines. c'était tout sauf courant dans le coin, et en tendant l'oreille, je sus très vite quel était le motif de leur présence ici.
Je me dirigeais rapidement vers Rumble, sautant sur Tristy pour me retrouver à sa hauteur alors qu'il sembalit après avoir entendu ça, lui aussi, être pris de panique.
Ayant quelques secondes avant l'arrivée des humains, je me dépêchais de lui glisser quelques mots.

"Rumble... Je te comprends, et je me chargerai de faire changer ça, mais si je les punis eux, je devrais te punir toi. Et ça ne m'enchante pas..."

J'entendais nettement le bruit des pas des hommes qui approchaient.

"...Mais tu sais, je vais t'aider. Nul besoin de partir. La dernière fois, ta tête t'a protégé des souvenirs de ce que tu as commis. Mais il n'y a rien de grave à cela. Cela montre surtout que tu es quelqu'un qui a encore une moralité. Maintenant, fais moi confiance, s'il-te-plaît."

Je le sentais fébrile, presque. Je lui tapotais l'épaule amicalement avant de redescendre, en me plaçant entre les humains et Rumble.
Ils étaient quatre. L'un était en armure de cuir, avec une claymore en main. Un bon diplomate en somme. Avec lui, un ingénieur, sans doute, qui portait la tenue des apprentis de l'académie. Avec lui, deux autres personnes avec la même tenue, un peu plus jeunes. Ces trois là portaient des armes assez perfectionnées, à ce que je pouvais en voir. De l'ingénierie de Piltover, sans aucun doute.
J'étais le premier à être vu, mais de suite leur regard se tourna vers Rumble. J'essayais d'attirer leur attention vers moi.
Bien conscient de leurs intention, je leur lançais :

"Messieurs, je sais d'où vous venez et le pourquoi de votre présence ici. mais par ordre du Kinkou, moi, Le Cœur de la Tempête, place cet Yordle sous ma protection. Nous avons des questions à lui poser et tant qu'il ne nous aura pas donné ce que nous cherchons à savoir, aucun mal qui pourrait lui être fait ne sera toléré. J'espère que vous comprenez ce message, Académiciens."


Et je priais pour que ni eux ni Rumble ne fassent de connerie.
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MessageSujet: Re: Contenir la colère [PV Rumble] Lun 20 Avr - 23:46
Tandis que les voix médisantes raisonnent non loin, je me retrouve soudainement projeté dans le passé, comme si soudainement, je revivais la scène qui c'était produite à Piltover quelques semaines plus tôt. Le groupe d'académiciens, les injures, les moqueries, les pierres... envolés pleines d'amertumes et de méchanceté, noyé au milieux d'un flot d'incompréhension. Je n'avais rien fais, rien demandé... je n'avais pas mérité que l'on me dénigre ainsi. Pas ce jour là. Le dépit, la frustration, le mépris, la colère... la rage, pure et simple, celle qui fait voir rouge. Et puis... le trou noir. Et au réveil, cette odeur acide et se goût métallique de sang dans ma bouche. Tout. Tout semblait ressurgir de nulle part à l'écoute de ses simples voix qui étaient à n'en point douter celle d'humains qui cherchaient de toute évidence à venger leur petits camarades. En temps normal, je ne me serais jamais défilé, je n'ai pas peur de me battre et maintenant encore je sens la rage m'envahir de part en part, mes poings se serrent, j'aimerais leur faire subir tout ce que leurs enfoirés d'amis m'ont fait subir. Un juste retour des choses. Que ces maudits humains comprennent enfin à qui ils avaient affaire s'il ne le savaient pas encore...

Seulement voila, la présence de Kennen était un facteur de dissuasion. Non seulement parce qu'il faisait partit des forces du Kinkou et que commettre un crime sous ses yeux était certainement la pire idée du monde, sauf si on a envie de se faire arrêter, mais aussi parce que je ne voulais pas qu'il se retrouve impliqué dans cet histoire. Il pourrait en souffrir. Je m'apprêtais déjà à fiche le camp avec mon camarade Yordle, mais celui ci ne tarda pas à me faire comprendre qu'il avait d'autres plans en tête. Il avait grimpé sur Tristy pour me murmurer des mots qui me firent frissonner. Non. Il ne devait pas prendre ma défense... Il n'avait aucune idée de la méchanceté de ces gens qui se rapprochaient. Si jamais ils retournaient à Plitover par la suite, ils iraient raconter que le Cœur de la Tempête est du côté des criminels et il auraient de gros ennuis avec son groupe ainsi que la justice tout entière. J'avais beau ne pas me montrer très compatissant vis à vis de mes semblables, je ne pouvais pourtant pas accepter qu'il puisse ainsi risquer sa réputation pour moi.

«Kennen non! Tu... »

Mais je n'eu pas le temps de terminer ma phrase malheureusement. Les belles paroles de Kennen me restaient encore dans l'esprit tandis que les humains firent enfin leur apparition dans la clairière. Venant souiller de leur présence même, la beauté de ses lieux. Ils étaient quatre. Quatre contre un... deux en comptant Tristy... ce n'était pas très fairplay... Enfin... ils n'avaient certainement pas prévu que Kennen serait là aussi car lorsqu'ils l'aperçurent juste devant moi, le petit groupe tira une tête particulièrement étonné. Je restais silencieux, les Académiciens n'avaient pas eu le temps d'en placer une que déjà mon compagnon s'adressait à eux pour tenter une reddition diplomatique... ce dont les types semblaient se moquer comme de leur premier uniforme.

« De quoi tu te mêles boule de poils?? » Cracha le plus grand des quatre, celui qui était le plus lourdement équipé.
- Ouais! On en a pas après toi, alors déguerpis fissa et peut être qu'on t'épargnera la vue d'un beau massacre! Rajouta l'un des plus jeunes.

J'avais fais de gros effort en n'intervenant pas jusque là, Kennen ne pouvait même pas s'imaginer a quel point ma patience avait été mise à rude épreuves. Je ne pu m'empêcher d'étirer un sourire glacial, particulièrement mauvais aux académiciens avant de glousser. Prenant un timbre de voix hautin et superieur.

« Alors voila donc le courage des Académiciens de Piltover! Ils déboulent en groupe et aussi lourdement armé que pour affronter tout un bataillon! Tout cela pour un simple Yordle! J'applaudis votre couardise bande de nuls!  »

Déjà je me tenais près à riposter à une éventuelle attaque. Pour être tout à fais honnête, j'en avais presque oublié les paroles de Kennen et espérait presque qu'ils nous attaqueraient en premier histoire qu'on puisse riposter. A nous deux, ces quatre là n'avaient aucune chance! La présence de ses individus avait comme qui dirait complètement transformé mon état d'esprit. Plus de chagrin ni de regret, seulement la colère et le désir de vengeance. Mais pour l'heure je ne pouvais pas me permettre de lancer le premier assaut, Kennen essayerai de m'en empêcher. Tout ce que je pouvais faire c'était attendre qu'ils fassent une erreur. Les quatres humains avaient avalé ma remarque de travers, n'appréciant pas que je me moque d'eux... alors! Qu'est ce que ça fait de ressentir ce sentiment?!

« Tu devrais pas trop la ramener! T'as massacré nos amis, et puisque personne n'a encore rendu la justice, on va s'en occuper nous même! »

Ils levaient déjà leurs armes, la diplomatie n'était pas spécialement ce qu'ils étaient venu chercher en se déplacant jusqu'à Bandle City, Kennen allait devoir redoubler d'effort s'il voulait les calmer. Je risquais un murmure dans sa direction.

« Tu perds ton temps Kennen... On ne peut pas raisonner se type de personnes...  »
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MessageSujet: Re: Contenir la colère [PV Rumble] Lun 20 Avr - 23:48
Je n'eus pas longtemps à attendre pour savoir que ma tentative était peine perdue. Si lire dans les yeux des gens en face de moi pouvait me garantir une connaissance assez vague de leur état de penser à un moment donné, dans leur cas, je n'avais absolument, mais alors aucun mal à voir clair dans les intentions des Académiciens.
En moi-même j'étais presque révolté. Ces gens se prenaient pour l'élite de la communauté pensante et scientifique mais ils étaient bien trop psychorigides pour convenir à un tel rôle. Je comprenais un peu plus l'aversion de mon ami... Enfin ami, prenons les choses pour ce qu'elles étaient, mon camarade Yordle, plutôt, pour ces gens-là.
Je ne lisais que la haine dans leurs foutus globes oculaires. L'envie de vengeance. L'essence même du mal. Le fait d'être venu à quatre n'était pas anodin et dénotait bien de leurs intentions.
Et moi qui me montrais si aveugle. Des gens comme eux avaient déjà prévu le coup. Ils n'hésitaient même pas à amener ici la technologie la plus monstrueuse qui puisse exister. Elle n'était pas faite pour améliorer la vie des mortels. Loin de là. Ces armes au potentiel bien plus mortel que les armes présentent sur Tristy. Ils devaient avoir appris de leur erreur pour venir vraiment régler son compte à Rumble. Manque de bol pour eux, j'étais loin d'avoir envie de les laisser faire.

La confirmation ne tarda pas à venir avec les répondre cinglantes de deux de nos opposants. Mais pour qui ils me prenaient, en fait ? Certes, je n'avais pas l'étendue des pouvoirs de la déesse du Soleil, ni l'apparence monstrueuse d'un habitant du monde du Néant, mais je restais un ninja surentraîné. Voir des massacres, ce n'était pas mon fort, pas comme Shen, les commettre encore moins, je n'étais ni Akali ni... Zed. Mais les empêcher, pas contre, là ça me concernait plus.

J'allais répliquer, mais mes dents grincèrent en entendant les gloussements de Rumble, rapidement suivis par un discours agressif envers les Académiciens.
Bon, intérieurement, sans mentir, j'allais exploser. Entre ces quatre gugusses qui venaient de débarquer pour foutre en l'air tout mon travail sur Rumble, en débarquant comme des princes maîtres des lieux grâce à leur force militaire, et l'ingénieur qui venait de mettre en pièce le peu de self-control que j'avais pu lui apporter, pour maintenant les provoquer, je me sentais prêt à laisser tomber mon masque d'impassibilité. Je sentais tout le soulagement que les paroles qu'il prononçait pouvait apporter à mon... Protégé. Il se retenait. C'était déjà un effort de sa part.
Le souci venait d'en face. Un troisième homme prit la parole, et cela confirma toutes mes hypothèses.
A ce moment, ma décision était prise. Si je ne pouvais pas les apaiser par la voix, je ferai autrement. Le chuchotement de Rumble à mon égard me conforta d'autant plus vers ma solution. Un peu moins diplomatique, pour le coup.

"Eh, vous quatre, là. Vous ne venez pas faire justice. Vous ne savez pas ce qu'est la justice. Vous ne l'avez jamais su. Dans votre cocon, votre haute société, votre élite, vous n'avez jamais connu de justice. Seulement les réponses aux caprices des uns et des autres. Votre notion de la justice, c'est la corruption et la vengeance. Oui, la vengeance. C'est ça qui vous amène ici. Rien de plus que l'envie de vous venger ! Vous ne cherchez jamais à comprendre ! Vous écrasez ce qui vous fait face, et c'est tout ! Surtout quand il s'agit de quelqu'un qui a le potentiel de votre éminent professeur mais qu'il refuse de vous rejoindre !"

Dans mon dos, je me saisis de quatre shurikens. Un pour chacun d'entre eux. Le moindre geste menaçant et ils étaient condamnés. Je les laisserai inconscient, pas morts, bien entendu.

"Alors écoutez moi bien. Partez d'ici, rentrez chez vous et pensez à ce qu'est vraiment la justice. Pas dans vos livres, mais dans vos têtes. Pensez par vous-même."

Alors que ma poigne se resserrait sur mes armes de lancer, ma voix se fit plus dure.

"Si vous tentez quoi que ce soit, votre technologie ne vous protégera pas. Je m'occuperai volontiers de débarrasser le monde de votre présence. Suis-je clair, académiciens ?!"

Pour appuyer mes propos, quelques étincelles fendirent l'air environnant.
Un pas en arrière les sauverait.
Un pas en avant les condamnerait à un châtiment douloureux.
Et s'ils choisissaient mal, au moins Rumble n'y serait-il pour rien.
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MessageSujet: Re: Contenir la colère [PV Rumble] Lun 20 Avr - 23:56
Plus le temps défilait sous  mes yeux et plus il me semblait que l'air s'épaississait doucement. La tension devenait si palpable qu'on aurait presque cru possible de la toucher du bout des doigts. De toute évidence, les académiciens de Piltover n'avait pas l'intention d'oublier leur rancœur à mon égard, et, au vu des lourdes paroles qu'ils avaient crachés au visage de Kennen, ce n'était pas son calme et sa légendaire diplomatie qui allait arranger les chose de toute évidence. Pourtant oserais-je dire que l'espace d'une seconde, j'avais espéré que sa technique de dissuasion fonctionne?! Parce que malgré tout, je me sentais las de ce petit jeu stupide et puéril. Mais il fallait être raisonnable et voir les chose sen face. Les humains sont tous les mêmes, plus encore ceux qui possèdent un égo surdimensionné comme ces quatre là. Ils n'ont qu'un désir dans la vie, écraser les autres sous le poids de leur connaissance et des privilèges qui leurs sont accordés. Une élite quasi intouchable et respecté par une grande partie de la société. Ils n'avaient pas peur. Que ce soit de mon camarade Yordle ou même de moi. Et pourtant notre réputation nous précédait largement. De quoi dissuadé plus d'une personne à s'en prendre à nous. Et pourtant... ceux là ne craignaient rien du Coeur de la Tempête ou de La Menace Mécanisée. Tout ça parce qu'ils s'imaginent supérieur, que ce soit en nombre ou en équipement.  Mais ces abrutis avaient certainement omis un détail dans toute cette histoire. Le vieil adage qui dit qu'il ne faut pas sous-estimer son adversaire. Ces pauv' types n'étaient que de simples civils lourdement armés. Même si il était indéniable que leur arsenal était particulièrement impressionnant et dangereux, ils ne possédait aucune maîtrise du combat. Sauf peut être le plus grand qui semblait déjà plus expérimenté.

La colère grimpait doucement en moi et plus je voyais leur sale tronche me dévisager tout en insultant ce pauvre Kennen, moins j'avais envie de me retenir de laisser ma rage exploser. Mes poings serrés sur le tableau de commande de Tristy, je tremblais d'un mélange de dégout et d'excitation. Si seulement je pouvais... simplement me jeter sur eux. Planter mes griffes dans leur chair, arracher leur yeux et leur faire connaitre le même enfer que ceux qu'ils étaient venu venger. Peut être comprendraient-ils enfin qu'il est inutile de chercher à m'éliminer. Peut-être accepteraient-il enfin l'idée qu'ils sont faible et sans défense face à moi. Mon sang bouillonnait de l'intérieur et mes iris ambrés c'étaient mis à briller de colère, mais je devais me contrôler. Ne pas céder à leur provocation. C'est assurément ce qu'ils veulent. Alors à la place, je décide d'inverser les position et je ne me gêne pas pour les critiquer ouvertement. Le tout sans oublier de prendre mon ton le plus désagréable possible. Et ça marche. L'agressivité des académiciens s'accroit lentement tandis qu'ils sortent déjà leurs armes. Il suffirait de les pousser... juste encore un peu... et alors...

Mais tandis que je me perd lentement dans les méandre de mon propre esprit, c'est la voix de Kennen qui me ramène soudainement à la réalité. Il semble soudainement bien moins calme et serin qu'il ne l'était il y a encore quelques secondes, comme s'il avait enfin comprit que palabrer avec ces imbéciles n'avait aucun intérêt... tout ce qu'une brute comprend c'est la force et ces quatre là avaient bien besoin d'une bonne leçon. Même mon camarade le ninja l'avait bien comprit. J'avais pu voir quatre shuriken glisser dans une main qu'il gardait dans son dos. Ce fut pour moi comme une sorte de signal qui me faisait comprendre que bientôt, même la diplomatie de Kennen allait s'effondrer pour faire place à la bataille. Ce qui m'arrangeait d'avantage car j'étais bien plus doué avec la violence qu'avec les mots. Et pourtant malgré tout, le Yordle n'abandonnait toujours pas l'idée de les faire changer d'avis. Mais plus mon regard se posait dans le leur... moins j'avais envie de les laisser repartir.

C'est le plus grand des académiciens qui répondit en premier.

« La vengeance est tout ce qui nous reste! Nos amis sont mort et ce crime ne restera pas impunis. Ce sont les faibles qui s'en remettent aux autres pour régler leur problème Yordle! Et puisque tu t'obstine à vouloir défendre un meurtrier alors tu deviens également notre ennemi! »

C'était à prévoir... et plus ce tas de muscle ouvrait la bouche pour déblatérer à tous vas, plus je sentais mes poings se resserrer contre la paume de mes mains tremblantes. Je ne voulais pas impliquer Kennen dans mes affaires et voila qu'il devenait une cible potentiels pour les académiciens. Il fallait mettre les choses au clair rapidement avant que la réputation de mon camarade ne soit réellement entachée

« Il n'est pas de mon côté bande de tâche! Alors laissez le en dehors de cette histoire! C'est moi que vous voulez?? » Je laissais échapper un petit rire alors qu'un sourire fendit mon visage en deux « Alors vous allez m'avoir... »

Je poussais les manettes sur le tableau de bord pour faire avancer Tristy afin que la machine avance dans leur direction. Je savais déjà que mon camarade Yordle n'allait pas particulièrement apprécier ce geste, mais je sentais qu'il était près à engager un combat contre ces sales types et je ne pouvais pas le laisser souffrir de mes erreurs. Pas après tout ce qu'il avait essayé de faire pour moi. Pas après avoir pris ma défense comme il l'avait fait.

« Tu veux jouer les grands cœur et protéger ton ami Rumble? Nous fais pas rire! Tout le monde à Piltover sais que la seule personne pour qui tu éprouves de l'intérêt c'est toi même! » Répliqua un autre ingénieur.

Mon sourire mauvais s'élargie d'avantage. Visiblement les rumeur allaient bon train à Piltover, mais qu'est ce que je pouvais me fiche royalement de ce que cette cité de vendus pouvait penser de moi? Ces habitants n'avaient effectivement aucun intérêt pour moi, je devrais même dire qu'ils me dégoutaient. Mon regard se fit particulièrement sombre et lentement, je me sentais  glisser vers les sentiers tortueux du mépris et de la haine. Je réfléchissais de moins en moins, comme si mes paroles et mes gestes devenaient un automatisme de mon corps.

«Maudis académiciens... vos collègues n'ont eu que ce qu'ils méritaient! Je peux même affirmer sans honte que la mort était probablement un châtiment trop doux pour leur misérable existence! Alors vous devriez réfléchir un peu aux conséquences de vos actes si vous ne voulez pas subir le même sort! »

Mine de rien l'influence de Kennen sur moi avait au moins eu le mérite de leur accorder une dernière chance de se barrer vite fais bien fais, mais j'espérais de tout cœur en avoir énervé au moins pour qu'ils lancent l'assaut en premier.

« Espèce de p'tit con!! Tu va regretter de pas avoir fini tes jours dans les geôles de Piltover! »

J'étais à peu près arrivé au niveau de Kennen lorsque l'un des académiciens sortit un pistolet au canon particulièrement long. C'était une arme impressionnante de par sa taille et l'homme l'avait pointé droit devant lui. Mais la tenue de son arme était imprécise, surement le manque d'expérience et lorsqu'il visa dans ma direction la balle se contenta de ricocher sur l'armure de Tristy qui s'érafla légèrement dans une lumière aveuglante. Un autre des ingénieurs qui possédait deux longues épées en avait profité pour se diriger en direction de Kennen. Visiblement, ils n'avaient plus l'intentions de le laisser partir lui non plus...
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MessageSujet: Re: Contenir la colère [PV Rumble] Lun 20 Avr - 23:58
Bon. On y était. J'étais pourtant quelqu'un de calme, mais là, je commençais réellement à en avoir assez. La soupape commençait à souffrir de la pression intérieure. J'en avais assez de servir d'éponge, surtout quand aucun des deux camps n'y mettait du sien. Ce qui était actuellement le cas. Non. C'était même bien pire que ça. J'avais juste l'impression de maintenir debout le mur qui les empêchait de commencer les hostilités. Un mur qui à l'heure actuelle était dangereusement branlant.
Et malgré ce fait je ne pouvais pas laisser ce conflit dégénérer. Nous avions de fortes chances d'y laisser des plumes, et rendre justice ainsi ne serait probablement pas bien vu par Piltover. La réputation de mon ami - au même titre que la mienne d'ailleurs, mais aux Néant ma réputation - n'en serait que plus amoindrie dans les différentes Cité-Etats. Il fallait que je maintienne ce statu-quo le plus longtemps possible. Le temps de trouver une autre solution. Une échappatoire. Laisser à Rumble le temps de s'échapper sans faire de mal à ces hommes ? Non, il ne partirait pas. Il était belliqueux et je sentais bien qu'il avait envie d'en découdre. J'étais son seul calmant et je commençais à perdre effet.
J'aurais donné beaucoup pour savoir ce que l'ingénieur pensait de moi à cet instant. Se moquait-il intérieurement de moi ? Sans doute. Il devait simplement attendre que ma méthode échoue pour mettre en place la sienne.
Ma poigne était si forte sur mes shurikens que je sentis clairement un coupure se faire sur la paume de ma main. J'étais anxieux, et ce n'était pas bon.
Je les voyais agir. Manipuler leurs armes. Et le plus grand d'entre eux prendre la parole aussi.

J'eus presque envie de céder à mes envies. Lancer ces shurikens. Être considéré comme leur ennemi, bah tiens. Si Rumble était réellement un criminel, il y a aurait eu des procédures engagées contre lui, or ce n'était pas le cas. Je me refusais à croire qu'il puisse être si mauvais intérieurement.
La réponse du mécano ne se fit guère attendre. A mon étonnement, il tentait de me sortir du sac dans lequel on venait de me placer, c'est à dire avec lui. Disait-il a pour me protéger et m'écarter, ou... Pour réellement me mettre du conflit ? Et...
Je me stoppais dans mes pensées. Qu'est-ce que venait de dire mon compère Yordle ? Qu'ils allaient l'avoir ?

Je frissonnais en entendant Tristy faire un pas en avant. Pour eux, il s'agirait d'une déclaration de guerre. L'hésitation me prenait. Était-on réellement capable de leur mettre la peignée qu'on leur avait promise si ils attaquaient ? De plus, je perdais toute crédibilité si Rumble engageait les hostilités. Tout semblait converger vers ce conflit qu'il attendait tant.
Une idée me traversa l'esprit. Si je les mettais hors d'état de nuire, sans que le mécano ne puisse y faire quelque chose, j'aurais déjà plus de chances de les laisser en vie. Mais l'autre Yordle voudrait peut-être en finir. Devais-je aussi neutraliser Tristy pour être sûr et certain que rien n'allait se transformer en complication inutile ? Les idées et les scénarios possibles se bousculaient dans ma tête. Je n'avais que cinq shurikens sur moi, cela ne laissait pas place à l'erreur.

Et ils continuaient leurs disputes incessantes. Cela me laissait le temps de réfléchir, au moins. ils pouvaient philosopher sur la réputation de Rumble à Piltover, lui devait n'en avoir rien à faire. Le connaissant, avec son avis très tranché sur la Cité du Progrès, sa réputation là-bas devait être le cadet de ses soucis. J'espérais seulement ne pas faire d'erreur en pensant que leur jugement était erroné. En pensant que Rumble pouvait aussi se soucier des autres.
Je me tournais vers lui, voulant jeter un œil à se réaction. Grand mal me prit. Je voyais presque les ténèbres dans ses yeux, la haine et le mal, mélangés. Si je le laissais faire, il les tuerait sans se retenir. Sans même hésiter. Il était comme dans les Champs de Justice. Impitoyable. Et mortel.

Sa provocation suivante me fit comme un coup de masse sur la tête. Il voulait la confrontation à tout prix. J'aurais sans doute pu entendre son cœur essayer de traverser sa poitrine tant il devait attendre ce moment. De plus le choix qu'il leur laissait n'était qu'une façade, il ne pouvait plus espérer recevoir leur reddition à présent. Soit, il n'était pas mon allié dans ce combat. Je n'en avais aucun, et j'allais devoir tous les neutraliser. Je sortis rapidement un fil de ma besace de ceinture et attachait deux shurikens ensembles. Désolé Rumble, mais là, tu me poussais un peu à bout.
J'avais à peine fini lorsque j'entendis le coup de feu, et le bruit cinglant d'une balle ricochant sur du métal. Donc, c'est ainsi que ça commençait.
Le plus baraqué fonçait vers moi, deux épées en main. Soit, je n'avais plus de temps à perdre à réfléchir. Il fallait déjà neutraliser les trois autres, avec leurs armes à distance.

Le combattant arriva non loin de moi, prêt à porter son premier assaut. Sa première lame me frôla le flanc alors que je sautais pour esquiver le second coup. Je m'emparais du dernier shuriken encore dans ma bourse, mettant de côté les deux que je venais d'attacher. En moins d'une seconde, trois shurikens volaient vers les trois Académiciens. Ces trois-là semblaient se concentrer sur Rumble. Je ne pouvais pas le mettre hors d'état de nuire lui sans avoir préalablement mis K.O. les trois autres.
Une lame failli me trancher la tête, si on ne prenait pas en compte mon mouvement de recul. Si les trois autres ne semblaient pas très à l'aide avec leurs armes, celui-ci semblait savoir y faire.
Je jetais un coup d’œil aux Académiciens pour m'apercevoir que deux d'entre eux avaient été touchés à la jambe, comme je l'avais initialement prévu. Le troisième, celui qui avait lancé les hostilités était indemne, par contre. Saisissant ma chance, je m’esquivais de mon combat au corps à corps pour me lancer à toute vitesse vers eux. Me servant de mes étoiles métalliques comme de paratonnerre, deux éclairs jaillirent de mon corps pour frapper les deux hommes déjà blessés. Pris de convulsions, ils s’effondrèrent, inconscients, avant même que leur troisième collègue n'ait eu le temps de tourner les yeux vers moi. Voilà qui devenait plus équitable. Ce n'était pas pour rien que j'étais normalement craint. Et ils allaient faire l'expérience.

Un cri derrière moi me rappela qu'il y en avait un qui voulait ma peau. Usant de nouveau ma vitesse surnaturelle, j'échappais à ces tentatives de me frapper pour me lancer Rumble. A deux contre un, je pouvais désormais le faire. J'allais le sortir de ce combat, qu'il le veuille ou non. Il était un facteur de complication, et je ne pouvais pas le laisser libre de faire ce qu'il voulait. Me saisissant de mon bolas fait main, je le lançais dans sa direction. Il ne s'y attendrait sans doute pas, ce qui me laissait bien plus de chances de le toucher.

"Désolé Rumble, c'est pour ton bien !"

Avant même que je puisse constater si mon projectile avait atteint sa cible, je faisais de nouveau face aux deux derniers Académiciens.
Un coup de feu retentit et je sentis une douleur à ma jambe droite, voyant ma tenue déchirée sur le côté. La balle avait juste ripé contre ma peau. Celui-là était vraiment une nuisance. Je partis de nouveau à toute vitesse vers le dernier tireur encore debout, profitant de mon élan pour lui foncer frontalement dessus. Il lâcha son arme lorsque je lui atterris dans le bide, le faisant tomber à la renverse et se tordre de douleur. Ce n'était pas un combattant et il aurait du mal à passer outre cette douleur.

Restait le dernier, qui se faisait un peu oublier. Enfin, oublier non. Disons qu'il avait du mal à suivre mon rythme, ce qui était tout à fait normal. Je le voyais approcher, n'ayant rien perdu à se férocité. Puis une très vive douleur se fit ressentir dans ma jambe gauche, me faisant chanceler. Ce foutu tireur avait saisi une dague et me l'avait plantée dans la jambe, profitant de mon inattention. Je l'avais sous-estimé, celui-là. Je frappai sa main au niveau de la jonction avec le poignet, lui arrachant son arme, puis me servit de la garde pour lui mettre un coup à la tempe, le faisant tomber dans les pommes.
J'avais maintenant une dague en main, qui ressemblait plus à une épée entre mes mains, avec une jambe blessée, face au dernier d'entre eux, qui arrivait à ma hauteur. Je n'eux qu'à me baisser pour esquiver sa première épée, et sauter en arrière pour éviter la seconde. Cependant, ma jambe gauche ne me répondit pas et je dus parer son coup d'épée avec la dague. Bien plus puissant que moi physiquement, le coup me projeta en arrière, m'arrachant la petite lame des mains. Je retombais lourdement au sol, la douleur à la jambe se faisant sentir de plus en plus. Impossible de continuer à courir à la vitesse de l’éclair. Et je n’avais plus aucune arme. Il fallait je récupère les shurikens sur les corps inconscients des deux premiers académiciens tombés. Ou alors je pouvais faire usage du Maelström, mais cela demandait énormément de mon énergie. La menace que représentait ce dernier homme n’était pas négligeable, cela dit. Pas dans mon état.
Alors qu’il s’approchait, des éclairs fendirent l’air tout autour de nous. J’étais focalisé sur lui. La foudre allait faire son office. Je sentais ce champ électrique grandir. Et alors le tonnerre gronda, le combattant fut frappé par un éclair. Puis un autre. Il tomba à genoux.

Lorsqu’il leva son visage vers moi, mon sang se figea dans tout mon corps. Je lisais dans ses yeux une telle volonté de me tuer que c’en était effrayant et déconcertant. Et il continuait sa progression vers moi, une seule de ses deux armes en main. Il était bien plus endurant que prévu. Lui aussi je l’avais sous-estimé. Juste retour des choses.
Il allait frapper. Mes choix s’effaçaient comme la neige fondait au soleil. Je tentais ma dernière chance. Quand son arme descendit vers moi, je mobilisais mes dernières ressources pour fondre vers lui, auréolé d’électricité. Ma jambe me faisait souffrir le martyr, mais mieux valait souffrir que mourir. Une fois au corps à corps, je lâchais tout ce qu’il me restait. Il avait déjà été plus loin qu’un humain ordinaire, je ne pouvais plus risquer de manquer mon coup. Cela risquait de le tuer, aussi. Mais étrangement, ce n’était pas ce qui me concernait le plus à ce moment.
Je l’entendis hurler, mais aussi maugréer des paroles qui m’échappaient. Je sentis une forte poigne serrer autour de mon coup, puis me retrouva projeté dans les airs, dans la direction de Rumble. Je fis quelques roulés boulés avant de m’arrêter, sur le dos. Cet homme avait encore trouvé la force de résister. Je le voyais essayer de se relever, péniblement. J’aurais bien fait de même, mais mes membres refusaient totalement de me répondre. J’avais utilisé trop d’énergie. Vaincu par ça. J’avais encore du chemin à faire.
De désespoir, j’en appelais faiblement la seule personne qui pouvait encore me sauver la vie à cet instant.

"Rumble…"
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MessageSujet: Re: Contenir la colère [PV Rumble] Jeu 23 Avr - 22:15
Comme je m'y attendais, le combat venait de s'engager. Yordle contre Humains... Bandle contre Piltover. La marche arrière était devenu impossible. Pour mon plus grand plaisir, mais au grand damn de ce pauvre Kennen pris en plein cœur d'un feu croisé. Mais après tout, c'est de sa faute s'il se retrouve empétré dans cette affaire jusqu'au cou! Je lui ai bien dit de ne pas chercher à me défendre, j'avais bien tenté de l'évincer de l'affrontement qui se préparait en prétendant qu'il n'avait pas l'intention de me protéger face aux académiciens... mais le ninja avait continuer d'ignorer mes avertissements, il s'obstinait à tout pris à vouloir m'aider... mais je n'ai jamais demandé l'aide de quiconque, et surtout pas de lui! J'étais bien trop fier pour affirmer haut et fort que j'avais peut être, juste un peu, certainement, besoin... d'aide. Et comme si Kennen avait réussit à lire en moi, comme on parvient à déchiffrer les inscriptions d'un manuscrit, il avait répondu à un appel silencieux et réprimé. Ce même appel qui allait, si le combat se lançait pour de bon, probablement ruiner sa formidable réputation et entacher un peu plus la mienne. Je n'avais jamais vraiment montré d'empathie, même vis à vis de mon propre peuple. Lui aussi c'était moqué si longtemps de moi que j'en avais fini par le mépriser tout au fond de moi. Mais je m'efforçait de conserver ce méprit dans un coin de ma tête. Je ne devais pas haïr les miens. Non. Je devais leur prouver que j'étais digne d'être respecté! Je devais leur prouver que les Yordles n'ont besoin de personne pour évoluer et se faire un nom dans notre société afin de gagner leur admiration. Tel était mon objectif malgré mon aversion pour le monde entier...

Mais Kennen... Kennen avait montré tant de compassion et de bienfaisance à mon égard que je ne parvenais pas à garder mon masque d'ignorance et d'impassibilité sur le visage. Je ne pouvais pas ignorer les efforts qu'il avait fournit pour moi, pour essayer de me comprendre et plus encore... de ME faire comprendre. Ces paroles qu'il m'avait prononcé. Elles étaient sincères. Et personne n'avait jusqu'alors pris la peine de réellement se donner pour moi. Kennen m'avait prouvé que le monde entier n'est pas mauvais. Comme Soraka l'avait fait avant lui. Je ne pouvais pas le laisser souffrir de mes erreurs.

Hélas... l'appel de la vengeance, le murmure de la haine et de la colère, suave et enjôleur... je le sens susurrer à mes oreilles, une mélodie amère et acerbe... comme l'échos d'une pluie d'acide glissant le long de ma fourrure pour mieux me pousser au vice. Malgré mes tentatives les plus poussées de rester calme, je ne peux m'empêcher de crier intérieurement. De hurler toute mon envie d'en découdre. Et comme une réponse directe à mes attentes, le premier coup de feu retentit dans le vide de l'air silencieux. Dans un bruit sourd et métallique, les combattants se lancent à l'assaut de leur proies. Les ingénieurs de Piltover on donné le premier coup d'épée, mais on ne peut pas dire que ça n'était pas non plu complètement de leur faute. Je les avais volontairement poussé à bout, allant contre les conseils avisé de mon ami Yordle. Je ne réfléchis plus. A présent que je vois le premier des académiciens se jeter sur Kennen dans un cris de guerre assourdissant, je ne peux qu'accepter l'affrontement le sourire au lèvres.

Trois ingénieurs se retrouvent face à moi et déjà leurs armes à feu crachent une nuée de projectiles que j'envois rebondir lourdement contre l'armure de métal de Tristy. Malgré la carrure imposante du robot, je parviens à le guider avec une certaine aisance, évitant ainsi les tirs maladroits. Malheureusement, la rafale des balles est telle que je ne peux pas toute les éviter. Aucune d'entre elle ne me percute vraiment mais certaines effleurent ma peau, provoquant ça et là quelques égratignures que ma rage m'empêche de ressentir. J'envois la masse de Tristy frapper lourdement contre le sol avec pour seule et unique intention d'écrabouiller mes adversaires qui esquivent soigneusement les assauts, malheureusement trop lent, du bras de mon frère de métal. Je me sens presque m'évanouir alors que l'adrénaline pulse dans mes veines comme une pompe, faisant battre mon cœur à tout rompre, mais alors que j'allais sombrer au plus profond de moi même, pour ne plus laisser que la rancœur et la haine guider mon corps, j'aperçois comme une trainée d'étoile filante, les Shuriken de Kennen qui viennent se planter dans les jambes de deux de mes assaillants qui tombent au sol pour se recroqueviller sous la douleur. Je détourne un regard menaçant dans sa direction.

« Kennen!! T'as pas suffisamment à faire avec la grosse brute pour t'occ-......... »

Mais je suis coupé en plein dans mon élan car le ninja, non content de m'avoir volé mes proie, se dirige maintenant vers nous à une vitesse impressionnante. Il ne perds pas une seconde pour assommer une bonne fois pour toute les deux estropiés au sol en les foudroyant d'une décharge électrique. Le choc à certainement du être violent car il s'évanouissent sur le coup. Je me retrouve pris de court, je ne m'attendais pas à ce que l'arrivé du ninja se trouve être aussi fulgurent, et pensant qu'il allait s'en prendre aux troisième gus qui tenait toujours debout, je ne réalisais pas immédiatement les mots que Kennen m'adressait. Mes yeux s'écarquillèrent dans le vide en le voyant lancer un projectile dans ma direction et je me retrouvais soudainement éjecté du siège de Tristy pour finir ma course sur le sol. Les poignets complètement emmêlés dans l'arme de fortune qu'il avait fabriqué avec deux shuriken.

« K-KENNEN! ESPECE DE...... C'est MOI que tu visais.... Comment OSE TU m'écarter de MON combat! »

Je grogne, je râle, je me débat... et plus je me débat pour essayer de démêler le bolas, plus il s'enserre autour de mes mains, d'autant plus que les lames à l'extrémité du fil sont tranchantes et je me coupe plusieurs fois en essayant de m'en défaire. Je ne fais même plus attention à la violence de mes paroles, c'est comme ci je perdait un peu plus à chaque seconde le contrôle de mon corps.

Le troisième ingénieur de Piltover à été mis KO par le ninja qui n'en est pas sortit indemne pour autant. J'ai entendu son cris de douleur lorsque cet enfoiré de tireur l'a blessé. Et pourtant il tenait le coup. Il continuait à se battre. Son obstination était impressionnante. A lui seul il avait réussit à mettre pratiquement quatre ennemis hors d'état de nuire. Et moi je continuais à essayer à me défaire de mes liens que je sentais se desserrer petit à petit. Désarçonné, je me roulais sur le sol en espérant pouvoir me libérer, maudissant Kennen et ses fichues aptitudes de ninja. Mes yeux emplies de colère voyaient rouge Et tandis que la tension de l'air se faisait soudainement plus... électrique, un gigantesque éclaire m'aveugla l'espace d'une seconde. Le coup de tonnerre assourdissant raisonna deux fois de suite. je m'attendais presque à ce qu'il ai tué la grosse brute qui s'acharnait toujours sur lui. Mais visiblement, il était bien plus coriace que ces trois compares. Et lorsque je parvins enfin à me libérer du bolas de Kennen, il ne me fallut pas longtemps pour entendre son appel de détresse raisonner à mes oreilles.

L'espace d'une seconde j'hésitais. La colère avait noircie mon cœur à un point tel que j'en voulais sérieusement à Kennen de m'avoir évincé du combat. Mais... non... je ne pouvais pas le laisser mourir. Pas comme ça. Pas pour moi. Je grimpais sur Tristy en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire et dans un bon fulgurant, j'atterrit non loin du dernier académicien qui détourna la tête vers moi, le regard rongé par le mépris. Il ne ressemblait même plus à un être humain.

« Je vous avez prévenu...  pauvre fous que vous êtes! Maintenant tu vas subir toute la souffrances que tes collègues nous ont fait endurer... »

Le timbre vide de ma voix ne trompait personne. L'espace d'une seconde le temps se figea. Comme un instant intangible et inaccessible. Puis je venais tirer de toute mes forces l'une des manettes du tableau de commande de ma machine. L'échos de mon rire mauvais s'éleva dans la forêt et une gerbe de flamme s'échappa de son bras pour venir engloutir l'agresseur de Kennen, illuminant les alentours d'une lueur infernale. L'assaut ne dura que quelques secondes. Seconde suffisante pour empêcher le malheureux de se relever. C'était terminé. Mais malgré sa peau calcinée, son cœur battait toujours. Il respirait difficilement... mais il respirait. Mais la vue de son corps défraîchit ne suffit pas à déclencher ma pitié. Il était venu m'attaquer chez moi. Il m'avait insulté. Il s'en était pris à Kennen! Il avait manqué de le tuer!! Jamais je ne pourrais lui pardonner un tel acte. Rumble était partit. Il ne restait plus rien de sa conscience. Et comme un  dernier cris du cœur, je me relevais de la plateforme de Tristy pour sauter de mon perchoir et venir entourer mes mains autour du coup de l'académicien pour l'étrangler. Oubliant totalement la présence toute proche de Kennen. Oubliant jusqu'à ces paroles qui m'avaient pourtant fait tant de bien.
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MessageSujet: Re: Contenir la colère [PV Rumble] Dim 26 Avr - 13:54
Ma jambe me lançait. J'avais l'impression d'être cloué au sol. Il était désagréable de se sentir libre comme l'air, puis de se retrouver en victime, blessé, avec l'impossibilité de se mouvoir correctement. J'étais pour ainsi dire, mort. Un ninja dans un tel état voyait son espérance de vie se réduire de manière drastique. Surtout quand un homme, si je pouvais encore l'appeler comme ça après avoir vu tout ce à quoi il avait résisté, et bon nombre d'humains auraient pourtant dû en mourir, déjà, surtout quand un homme comme lui venait vers moi, armé, d'une épée, et d'un air qui voulait déjà tout dire. Je lisais tant de haine, de mépris, un peu comme dans les yeux de Rumble, en réalité. Le monde n'était-il fait que de gens bercés par la violence, le meurtre et le sang ? De toute manière, cela n'aurait bientôt plus d'importance. Au vu de la détermination dont faisait preuve mon adversaire, je n'avais presque aucun doute sur ce qui allait arriver. Dans quelques secondes, j'allais payer le prix de ma négligence. J'avais sous-estimé ces Académiciens, j'avais mésestimé leur détermination, l'importance qu'ils attachaient à la vengeance de leurs anciens compères, tués dans un combat face à Rumble. Non, plus rien n'allait compter. Bloqué dans cette forêt, je ne pourrais même pas voir une dernière fois le disque doré.

Akali rirait fort bien de ma situation. Elle qui m'avait souvent dit que sans ma vitesse, je n'étais rien. C'était la seule chose qui m'avait jusqu'à présent permis de lui échapper, pour son plus grand déplaisir. Mon seul atout. Envolé.
Shen quand à lui, je le voyais déjà avec son regard sévère, prêt à me réprimander comme le faisait son père lorsque je faisais un écart. Bon sang, mais qu'il montre une émotion, merde, comment pouvait-il rester sans arrêt neutre. Ses yeux n'exprimaient rien, son visage non plus, et son corps encore moi. Autant d'indifférence dans un seul être.
Et Zed, lui, me regardant de haut. Son regard glacial, sa fière allure, me démontrant qu'une fois de plus, je n'avais pas été à la hauteur. L'avais-je un jour été ? Je ne le saurais jamais.

La mort s'avançait, elle était dangereusement proche. J'arrivais à peine à serrer entre mes mains l'herbe sur laquelle je gisais. Tiens, j'avais aussi du sang sur le bras gauche. Sans doute des écorchures. Je n'avais pas imaginé une fin comme celle-ci. J'aurais voulu pouvoir affronter Zed. Encore que mon sens de la diplomatie était à perfectionner. Je n'avais pas su arrêter un simple conflit. Alors le ramener lui...
Ma seule aide, en la personne de Rumble, je l'avais neutralisée. Durant nos jeunes années, j'avais suivi les autres. Je m'étais moqué de lui, sans la conviction que je le devais, mais par plaisir. Plaisir sadique. J'avais aussi ma part de noirceur, tiens. Il n'y avait bien qu'aux portes de la mort que je pouvais me faire ce genre de réflexions. Allez, petit homme, deux pas, et tu auras vaincu le Cœur de la Tempête. Tu pourras venger tes amis. Je ne savais pas ce qu'il ferait après cela. Qu'est-ce que je ferais d'une telle information, de toute manière. J'aurais juste voulu dire à Rumble, que j'étais désolé, au moins.

Je sentis le sol trembler. Comme si c'était un signal de réveil, mes fonctions sensorielles se réactivèrent, me faisant prendre conscience de l'air hagard sur le visage de mon agresseur. Toujours plein de haine et de mépris, mais tenté de surprise. En levant un peu les yeux, je vis Tristy, qui venait d'atterrir lourdement, provoquant la secousse. Il était venu, finalement. Malgré mon attaque en traître pour l'évincer du combat, il venait prendre ma défense. Ou terminer le travail, je ne savais pas vraiment, mais j'espérais au fond de moi qu'il venait pour la première de ces deux raisons. J'allais survivre, en réalité. J'entendis Rumble lui crier quelque chose. Il était question de folie et de souffrances... Ma tête n'était pas au mieux de sa forme. Peut-être la perte de sang commençait-elle vraiment à altérer mon jugement.

Je voulus détourner le regard lorsque je vis la gerbe de flammes, ce magnifique feu rouge-orangé, engloutissant le combattant, les brûlants, lui, ses espérances, ses espoirs, et son futur. Finalement, de notre duel, je sortais vaincu, mais vivant. Lui risquait fortement d'y passer. La chaleur ambiante me fit retrouver quelques sensations. J'étais long de pouvoir dire que j'étais en forme. Les cris de douleur de l'homme s'éteignirent rapidement, et les flammes avec. Le corps tomba, lourdement, au sol. Je n'étais pas certain de cela, mais j'aurais juré entendre une respiration émanant de lui. Il devait souffrir le martyr.
Mon compère Yordle atterrit entre nous. Je ne voyais pas son visage, mais il n'était guère préoccupé par moi. Seul lui importait cet adversaire.
Il se pencha vers lui. Il allait l'achever. En finir. Je n'étais pas en position de l'arrêter. Si j'arrivais à aller jusqu'à lui, il pourrait de toute manière lui faire subir ce qu'il voulait. De plus, cet homme souffrait. Le laisser en vie tenait plus du sadisme pur. Cependant ce n'était pas la pureté du geste qui guidait le mécanicien. S'il était descendu ici, c'était pour apercevoir la lueur de vie, l'étincelle qui fait de vous un être en vie, la voir disparaître, s'éteindre, définitivement.

*Tu as joué du mauvais côté. Tu as sauvé un monstre. Un meurtrier, de sang froid. Un être aveuglé par la colère et la haine. Tu t'es laissé guider par tes émotions, tes envies, et voilà ce que ça a donné. Un échec. Ton oeuvre est un échec. NOTRE oeuvre est un échec.*

Non. Même mes propres pensées jouaient contre moi. Péniblement, je réussis à puiser dans mes réserves, avançant à quatre pattes vers Rumble, toujours sur sa victime. Ma volonté ne m'avait pas encore lâchée : elle était ma dernière ressource. Il ne me restait plus que ça. Ma vision devenait floue. Doucement, je m'approchais du Yordle, serrant autant que possible autour de sa poitrine avec mes bras une fois derrière lui.

"Rumble... C'est fini. Arrête. Il est... Mort. Il est..."

Je n'eus pas le temps de finir. Ma vision tourna au noir le plus total, et alors je perdis connaissance.
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MessageSujet: Re: Contenir la colère [PV Rumble] Dim 26 Avr - 15:37
La souffrance, la haine, le mépris, le remord... la mort. S'oublier. S'abandonner. Disparaître au plus profond de sois même et... s'oublier tout simplement. Ma rage m'avais rendu aveugle et sourd, une fois encore l'appel de la violence avait été le plus fort et il venait de remporter une nouvelle bataille sur le Yordle. Ma fierté m'avais toujours interdit de me préoccuper du sang, du destin brisé de tous ceux à qui j'avais fais du mal, que ce soit physiquement ou moralement. J'avais toujours préféré penser que c'était la faute aux autres. Simplement. Que le malheur qu'ils avaient récolté était la conséquence de la douleur qu'ils avaient semé. Passer outre les vie réduite à néant. Non. Ce n'était pas de ma faute. Je n'avais jamais réellement souhaiter leur mort... ou... ou si, peut être un peu, mais ce n'était que de simples pensées qui s'étaient contenté de traversé mon esprit meurtrit et profondément blessé. Et peut être qu'a force de rêver de vengeance, mon inconscient avait fini par ne plus accepter les brimades et les trahisons. Je ne me souviens plus vraiment quand est-ce que ça a commencé pour la première fois, mais je me souviens que j'étais encore jeune lorsque les trous de mémoires survenaient soudainement. Tout ce dont je pouvais me souvenir, c'était des paroles cruelles et des gestes brutaux que j'avais pu encaisser juste avant de sombrer. Mais aujourd'hui... qu'est-ce qui avait bien pu déclencher cette subite perte de conscience? Et comment cela se faisait-il que j'avais l'impression de ne pas être totalement absent... comme si quelques bribes de la situation me parvenaient malgré tout? Est-ce que c'était la colère d'avoir vu ses quatre académiciens débarquer ici, chez moi, à Bandle City pour transformer son territoire en champ de bataille? Est-ce que c'était le souvenir de leurs collègues qui m'avaient agressé quelques semaines plus tôt? Ou bien... est-ce que c'était... le fait de voir Kennen dans cet état? ... Si proche de la mort... Si seulement j'avais pu savoir. Mais après tout... est-ce que ça aurait réellement changé quoi que ce soit?

Mes mains gantées s'étaient lourdement serré autour du cou du pauvre ingénieur qui semblaient si dangereux il y a seulement quelque seconde. A présent il n'avait guère plus d'allure qu'un vieux bout de chair carbonisé que l'on aurait oublié trop longtemps. Sa peau était brûlée jusqu'au muscle, parfois plus profondément encore. Il était recouvert de sang et de crasse, son visage horriblement mutilé par la puissance du lance flamme. Et ses yeux grand ouvert de terreur brillaient tandis qu'un flot incessant de larme chaudes et salées coulaient le long de ses joues abîmées, lui provoquant certainement une sensation de brûlure encore plus douloureuse. Sa voix semblait avoir déserté son corps puisqu'il n'échappait que de faible gémissement. Probablement à peine conscient de son sort. Mais je n'en avais cure. Il n'y avait plus que le désir de vengeance, celui de le voir tomber définitivement. Voir cette unique et dernière étincelle de vie s'envoler dans l'air encore lourd de tension. Mes prunelles ambrées ne reflétaient plus rien. Plus rien à part peut être cette jouissance malsaine de sentir le destin d'un homme bien plus puissant physiquement que moi, crouler sous le poids de ma colère. Entre mes mains ridiculement petites par rapport à la taille imposante de sa nuque. Je serrais, serrais, serrais encore, sans même prendre conscience de ce qui pouvait se passer autour de moi. J'avais peut être sauvé Kennen, ça avait surement été le but premier de mon intervention lorsque je m'étais dressé entre la brute et lui, mais à présent j'avais complètement oublié sa présence, tout comme je ne l'entendais pas se traîner difficilement derrière moi. En fait... je n'avais même pas remarqué que... les iris fixent de l'académiciens avait cessé de briller et que sa bouche entre ouverte ne laissait plus échapper le moindre souffle.

C'est en sentant quelque chose m'enserrer doucement le torse que je retrouvais peu à peu le contrôle de mes sens. Une voix lointaine me parvenait en bourdonnement léger et lorsque compris qu'il s'agissait de Kennen, mon esprit émergea comme un réveil brutal et je ne pu m'empêcher de sursauter en reprenant lentement conscience du monde qui m'entourait. Ma respiration s'emballa tandis que je relâchais subitement le cou de l’ingénieur. Sa tête retomba lourdement sur le sol et je me laissais presque tirer en arrière par Kennen dont l'emprise sur moi diminuait considérablement. Ses paroles m’atteignirent comme une flèche en plein cœur. Je l'avais tué. Et comme si cela ne suffisait pas ce fut au tour de Kennen de s'effondrer. Sa voix s’éteignit et je sentis ses bras glisser dans mon dos. Je me retournais vivement, le regard en core hébété, envisageant son corps couvert de blessures. Sa fourrure comme la mienne était maculée de sang et il semblait s'échapper en masse au niveau de sa jambe. Une larme perla nerveusement au coin de mes yeux et je me précipitais aux côtés de mon camarade Yordle.

« Kennen... Kennen?! KENNEN!!! »

Je parcourrais son corps meurtrit avec horreur. Autour de nous, tout n'était plus que désolation. Est-ce que... Est-ce que j'étais responsable de tout ça? Est-ce que les autres aussi était morts? Et...

*Oh mon dieu, faites que non.....*

Je me saisis du poignet du ninja pour prendre son pouls. La peur au ventre. Ouf.... son cœur battait toujours. Mais sa respiration était difficile, et même dans l'inconscient il semblait souffrir. Que faire? Je ne pouvais pas le ramener au village? Qu'allaient penser les autres? Mais je ne pouvais pas non plus le laisser comme ça? Il avait besoin de soins urgent! Je me sentais, comme un enfant perdu en proie à une terrible décision. Et pourtant elle semblait évidente.

« Kennen... Qu'est ce que j'ai fais? ... »

Je me détournais brièvement vers nos ennemis à terre... et dire que tout était de ma faute. Moi qui aurait souhaité préservé la réputation de mon ami, voila qu'il devenait le témoins et complice principal d'un meurtre... comment ne pas m'en vouloir après ça? Mais je ne pouvais pas le laisser comme ça. Il fallait impérativement bouger. Et le plus vite possible, avant que quelqu'un ne débarque et nous trouve dans les parages. Je me saisis le plus délicatement possible du corps inconscient de Kennen et grimpait sur Tristy, ignorant les égratignures cuisante sur mon visage et mes bras. Non sans une certaine difficulté, je déplaçais ma machine à travers les sentiers écartés de la forêt en m'efforçant de faire le moins de bruit possible, retenant mes larmes d'éclater en sanglot et maintenant mon camarade dans mes bras en évitant de lui faire subir le plus de choc possible. Je parvins à atteindre ma maison mais pour l'atteindre j'avais du traversé une petite ruelle ou quelques Yordle m'avaient lourdement dévisagés en constatant que j'étais blessés. Heureusement, personne ne semblait avoir remarqué la présence de Kennen à mes côtés. Ils devaient certainement se dire que j'avais ENCORE été déclencher une baston et que je m'en retournais chez moi penaud. C'était presque le cas. A un détail près, j'avais quelqu'un a sauver. Et sauver les gens c'est loin d'être mon fort.

Je laissais Tristy à l'atelier, cabossé et couvert de sang, mais je m'occuperai de lui plus tard. Je portais Kennen jusqu'à la chambre ou je l'allongeais avant d'aller chercher une trousse à pharmacie afin de le soigner. J'apportais une bassine d'eau chaude et nettoyais les plaies de mon camarade avant de les bander soigneusement. Il avait perdu beaucoup de sang. Mais régulièrement je vérifiais qu'il respirait et que son cœur battait toujours. Une fois le travail terminé, je laissais le nécessaire de soin dans un coin avant d'attraper une chaise pour m’asseoir près du lit.

« J'ai été stupide... encore une fois, j'ai laissé ma rage m'emporter et cette fois je ne suis pas le seul à en avoir fais les frais... » Je crispais mes paupières et serrais les poings de frustrations. Puis je vérifiais une dernière fois le pouls de Kennen, mais cette fois, je ne retirais pas ma main de son poignet. « Aller... réveil toi! »
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MessageSujet: Re: Contenir la colère [PV Rumble] Dim 26 Avr - 17:27
Waw… Tiens, on dirait… Une voix. Rumble ? Oh, j’avais un bon mal de crâne… Et encore. A côté de la douleur au niveau de ma jambe, c’était acceptable. Je ne savais pas trop où j’étais, mais ce n’était plus le sol, sous moi. On m’avait déplacé. Sans doute mon comparse Yordle. Oui, il m’avait… Sauvé. Il me semblait. De manière un peu violente et exagérée, même. Il avait assassiné un homme de sang-froid. De toute manière, il fallait abréger ses souffrances, aux vues de son état pitoyable, mais Rumble ne l’avait pas achevé pour la beauté du geste. C’était là la source de mon ennui : devais-je le traiter comme un meurtrier pour avoir fait ça ? Ou passer l’éponge ? Sachant que Piltover risquait de nous en vouloir. J’espérais juste qu’il n’avait pas touché aux trois autres. J’avais mis tellement d’efforts pour qu’ils puissent rester vivants et entiers que je n’avais aucune envie de les voir morts. Pour le coup, je les avaient même défendus. J’avais risqué ma vie. Contre eux, certes, mais mieux valait l’inconscience que la mort.

A ce moment, il y avait quelque chose d’étrange. Quelque chose de malsain. Comme si il n’avait plus été Rumble. Comme s’il n’avait plus été lui-même. Bien sûr, je connaissais cet effet. L’esprit sadique, tueur, et pervers, présent au fond de chacun de nous. Mais l’influence de cette facette était variable selon les personnes, leur histoire, leur vécu, leur environnement proche. Tant de facteurs qui n’avaient été en la faveur de mon compère. Il avait grandi dans la solitude, sous les brimades et les moqueries… Il avait subi cela de la part des humains, mais aussi de la part de son propre peuple. Mon peuple. Je pouvais comprendre qu’il puisse être sujet à ce genre de basculements. Après tout, plusieurs fois dans ma propre vie, j’avais eu le choix de tuer une personne. La tuer dans la légalité de ma mission. Tout obstacle à la réussite pouvait être éliminé. C’était ainsi que fonctionnaient Akali et Zed, après tout. Mais j’essayais au maximum, je m’évertuais à ne pas sombrer dans cette facilité. Si je n’attachais plus aucun prix à la vie des autres, si je me permettais de les en priver dès que l’envie me venait… Je serais un psychopathe, un tueur. Un meurtrier. Rumble était comme ça. Il sombrait bien trop facilement. Je venais d’en être témoin ! Aussi incroyable que cela puisse paraître, même le plus horrible des Yordles, en la personne de Veigar, ne paraissait pas effrayant à côté de lui. Et s’il ne réussissait pas à se stopper, et si… Et s’il me tuait aussi ? Aux dernières nouvelles, enfin, mes dernières secondes de conscience, j’étais tombé juste à côté de lui.

Bon, là, je psychotais. Il ne me ferait pas de mal. Du moins je l’espérais. Avait-il mal pris le coup des shurikens bolas ? Bon, j’étais assez fier de mon idée sur ce coup-ci, mais je n’étais pas certain que de son côté, il ait réellement apprécié mon action à son égard. Je l’avais entendu crier lorsqu’il était, me semblait-il, tombé de sa machine. J’avais fait ça pour son bien au final, j’espère qu’il s’en était rendu compte…



… Bon d’accord il y avait bien peu de chances. Tant pis. Et…

AH ! Une douleur ! Une forte douleur ! Je ne savais pas d’où ça pouvait venir, mais ça faisait mal ! Mais qu’est-ce qui se passait ? Déjà que je ne savais pas où j’étais, maintenant je faisais l’expérience de la douleur alors même que je ne ressentais plus mon corps. C’était peut-être une bonne nouvelle. Un retour de mes sensations. Je me concentrais, comme lors de mes méditations. Je ne pouvais pas être dérangé, sauf par cette fameuse douleur, mais ça, je pouvais le mettre de côté. Il y avait un bruit. Léger. Des gouttes d’eau. Non. Comme si… On essorait un linge trempé. Quelque chose de ce style. Puis je sentis une douce chaleur se superposer à ma douleur. Il ne me fallut pas longtemps pour comprendre. On me soignait ? Mais qui ? Rumble ? J’aurais bien aimé pouvoir voir cet instant, alors. Lui qui devait être tout sauf à l’aise avec ce genre d’actions. Soigner quelqu’un. Prendre soin de lui. J’en étais sûr, en réalité, il n’était pas mauvais. Un peu impulsif, oui, violent, même, mais il demeurait un Yordle. C’était dans nos gênes. La joie. La gaieté. La volonté de prendre soin des autres, et de se battre pour eux. J’aurais presque pu en verser une larme. En réalité, je venais de réussir ma plus grande avancée de la journée. Les paroles ne suffisaient pas. Elles amorçaient seulement le changement. Il avait fallu que je me batte pour lui et contre lui, que je ne passe pas loin de me faire tuer, pour qu’enfin il se bouge l’arrière-train. Il était sans doute un peu en train de s’étonner lui-même. Se découvrir le talent de prendre soin de moi. Il ne s’en était pas rendu compte, aussi, peut-être. Il me fallait le voir, l’entendre, pour le savoir.

Puis, je l’entendis. Au début, très lointain, mais il devenait de plus en plus audible, proche. J’avais la conviction qu’il ne s’était pas éloigné. Mes sens revenaient enfin. Non Rumble, te lamenter n’aiderait pas. C’était en partie ta faute mais j’avais tenu à participer. Tu étais peut-être stupide, ou borné. Mais tu gardais un cœur. C’était la seule conclusion à laquelle je voulais arriver. Tu étais sorti de ta chrysalide, petite chenille. A présent, évolue, et vole. Heureusement que je n’étais pas vraiment conscient, je ne suis pas certain qu’il aurait apprécié la métaphore.

Alors que je sentais sa main sur mon poignet, mes yeux s’entrouvrirent. Je fus d’abord ébloui, bien que la luminosité ne soit pas des plus fortes. J’avais la tête qui tournait. Aussi, je ne sentais plus l’air sur mes blessures. Il s’était occupé de moi. Bon je passerais sous silence le fait que j’étais à présent nu, mais cela m’était égal.
Je ne distinguais pas grand-chose. Bien entendu, Rumble, devant moi, qui me tenait le poignet. Il avait l’air d’avoir pleuré. Mais ça lui donnait un charme. Je jetais un rapide coup d’œil à l’endroit où nous étions. Les murs étaient faits de bois, de même que le sol, du peu que j’en distinguais. J’étais sur un petit simple, à côté duquel se trouvait une petite table de chevet. Quelques livres traînaient dessus. Donc mon ami lisait. La culture et la connaissance venaient bien de quelque part, à priori. Suivait, sur le mur d’à côté, une petite commode, sans doute là où il rangeait ses vêtements. Cela se voyait car quelques-uns de ses habits étaient roulés en boule, dessus. De l’autre côté du lit, un bureau, que j’aurais dit fait de sa main. Un bureau pratique. Pas esthétique. Je distinguais quelques rouleaux, du matériel de dessin et des outils de mesure. Sans doute son plan de travail, en fait. Sur le mur d’en face, enfin, non loin de la porte, je voyais une petite bibliothèque, très mal rangée, dans laquelle plusieurs livres étaient mis en bazar. L’ordre n’avait pas l’air de le passionner. J’étais aussi très intrigué par les mécanismes ou automates, sans doute des prototypes, qui traînaient le long des murs. Du Rumble, comme je l’imaginais.
Je me tournais vers lui, expirant un peu plus fort pour attirer son attention vers moi.

"Tiens… Ils ont coupé le budget pour les belles infirmières, on dirait…"

Je n’avais rien d’autre à dire. Sa mine triste ne m’inspirait pas. Je le préférais arrogant. Bruyant. Joyeux. Riant aux éclats, quoi.
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MessageSujet: Re: Contenir la colère [PV Rumble] Dim 26 Avr - 18:37
Le temps s'écoulait avec une lenteur déconcertante. C'était presque comme si  les minutes et les secondes essayaient de se moquer de moi en modifiant la perception que j'avais d'elles. Elle s'tiraient encore et toujours, et j'avais l'impression de devoir supporter l'angoisse de savoir Kennen dans un sale état durant une période quasiment infinie! Une vengeance du destin. Il voulait me faire payer mes actes en me mettant devant les faits accomplis sans même avoir la possibilité d'y changer quoi que ce soit. J'avais fais tout mon possible, j'avais fais tout ce que j'avais été capable de faire. A savoir ramener Kennen en sécurité chez moi et penser ses blessures... ce qui en soit me paraissait être bien peu de chose comparé aux innombrables ennuis que je lui avais probablement attiré. J'espérais de tout cœur que personne n'ai eu le temps de l'apercevoir sur Tristy, ainsi sa réputation pourrait au moins être sauve auprès des nôtres. Mais... pour combien de temps? J'étais incapable de calmer mon angoisse, et j'avais beau me répéter que Kennen était vivant et qu'il était suffisamment fort pour survivre à ses blessures, je n'arrivais pas à me sentir soulager. Un lourd poids sur ma conscience. Plus lourd encore que tous les remords qu'il m'ai été donné d'avoir... mais je consent que la compassion était loin d'être ma qualité première et ressentir des scrupules... c'était encore tout nouveau pour moi. Je n'avais pourtant jamais rechigné à faire couler le sang... mais... jamais de façon gratuite, lorsque je me battais, c'était pour moi! Pour l'honneur de Bandle, pour prouver à mes adversaire qu'ils ne pourraient jamais vaincre La Menace Mécanisée. Et cette fois...  Il n'avait été question que de vengeance... de vengeance et de haine, de colère et de mépris vis à vis des académiciens de Piltover. Ils nous avaient certes provoqués, mais tuer cet homme... c'était un acte qu'a présent je savais inutile. Au contraire, cela ne ferait que m'apporter plus d'ennuis encore. J'ignorais si ses comparses étaient toujours vivant, je ne les avais pas touché, mais connaissant mon camarade Yordle, je me doutais qu'il n'avait pas mis fin à leurs jours.

Dans ma tête je ressassais les événements en boucle à m'en faire mal à la tête,  j'essayais  de retrouver mes souvenirs en vain. Et Kennen qui ne se réveillait toujours pas. Il lui fallait probablement le temps de se remettre de ses blessures, mais c'était plus fort que moi. Je m'inquiétais. Ça aussi c'étais nouveau, je ne m'étais jamais inquiété pour grand monde par le passé, et ce qui m'inquiétais surtout à l'heure actuelle, c'était de me demander si j'avais correctement soigné  le ninja qui reposait tranquillement dans mon lit, la couverture rabattue sur lui. J'avais été contraint de retirer une partie de ses vêtements pour soigner ses plaies et je n'avais même pas chercher à le rhabiller étant donné la complexité de sa tenue. Seul ses bras dépassaient du draps douillé, ainsi je pouvais régulièrement vérifier que tout allait bien pour lui. Je me sentais... honteux.  Heureusement que personne n'était là pour me regarder faire, j'en connais plus d'un qui auraient bien ricané devant cette scène presque improbable. Moi je savais détruire, blesser, je n'avais que la colère et la rage de vaincre. Seul mon affection pour Tristana -affection non partagée bien entendue- Et mon amitié avec Ziggs semblait faire de moi une personne différente des animaux ou des monstres que l'on peut croiser autour de nous. Et prendre soin de quelqu'un... je n'avais jamais eu l'occasion de pouvoir le faire... c'étais un travail pour quelqu'un comme Soraka... exemple même de bonté et de gentillesse à l'état pure. Mes gestes avaient été maladroit, mal organisé. J'avais l'habitude de la précision sur mes machines... mais pas sur les êtres vivants. Alors j'espérais réellement ne pas avoir commis d'erreurs en soignant Kennen... seul l'avenir nous le diras.

Mes doigts doucement enserrés autour de son poignet, j'avais fini par baisser la tête dans un soupir. La fatigue courbait mes épaules et la vue de ma fourrure sale, tachée de sang devait probablement faire pitié. Les yeux clos, je respirais lentement jusqu'à ce que la voix de mon comparse parvienne enfin à mes oreilles. Je rouvre immédiatement mes paupières pour constater avec soulagement qu'il c'est bel et bien réveillé. Son regard rivé sur moi je ne réagis pas vraiment à sa petite boutade, il tentait certainement de détendre l'atmosphère, mais je ne me sentais pas particulièrement d'humeur jouasse. Je lui répondit tout d'abord par un petit sourire en coin, mais mon regard attristé ne tromperait personne... et surtout pas Kennen.

«Et oui... il n'y a que moi hélas... » Ajoutais-je dans une légère expiration de dépit. « Mais je suis soulagé que tu sois... en vie »

Nos regards s'entrecroisèrent longtemps et j'essayais de comprendre ce qui pouvais bien se dégager de celui de mon ami Yordle... mais j'étais bien incapable de lire en lui comme lui pouvait aisément lire en moi. Tout ce que je parvenais à dénoter, c'était son calme et son air serin malgré ses blessures, malgré l'épreuve qu'il venait de traverser. Malgré... la déception que j'avais du lui provoquer. Il semblait presque compatissant, et pourtant je ne méritais aucune compassion de sa part. Je finis enfin par rompre ce silence bien trop dur à supporter pour moi en resserrant légèrement mon étreinte sur son poignet.

«Kennen je... » Des excuses hein? Encore un truc nouveau de plus... et c'est peut dire que d'affirmer que j'avais du mal à trouver mes mots. «Je... je... jesuisvraimentdésolé »

J'avais enchaîné mes mots à toute vitesse, espérant qu'avec un peu  de chance il n'aurait pas tout compris. De toute façon, être désolé ne changerait rien à la situation.

« Je sais que j'ai fais des chose qui... que... Que je n'aurais jamais du faire...  J-je... je ne me souviens de rien... ce... c'est... »

Ma respiration s'emballe et je secouais frénétiquement la tête comme pour me sortir d'un cauchemar éveillé. Mais qu'est-ce que j'étais entrain de faire? Regarde toi, Rumble! Tu es pitoyable! Méprisable! Tu te cherche des excuses pour un meurtre commis de sang froid, mais au fond tu le sais bien que tout est de ta faute. Mes mains c'étaient misent à trembler. J'étais en colère... mais cette fois ci, c'était contre moi même. Dés le moment ou j'avais adressé la parole à Kennen, mon regard avait fuit en direction du sol et je ne voulais plus avoir affaire à son regard scrutateur que je continuais désespérément de fuir.  Et par dessus le marché, j'étais incapable de terminer ma phrase. Aah Bravo Rumble! Belle démonstration de ta stupidité! Si, si c'est vrai!
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MessageSujet: Re: Contenir la colère [PV Rumble] Dim 26 Avr - 21:16
Ah. Bon, à toute première vue, ma petite blague n’avait pas eu l’effet escompté. Absolument pas. Pour preuve, la seule réaction de Rumble fut un petit sourire en coin, bien vite disparu, qui semblait presque forcé. Etait-il à ce point concerné ? Inquiété ? Heureusement que j’étais déjà allongé. J’en serais sans doute tombé, si j’avais été debout. Jamais, je ne l’avais vu s’inquiéter pour qui que ce soit. Lui qui paraissait si souvent à très fort caractère, cette situation était presque inconfortable. Ce n’était plus le même ingénieur, face à moi. Il avait changé. Outre son physique déplorable, avec sa fourrure sale, pleine de poussière, et parfois agglomérée à cause du sang séché. Ses poignets et ses mains étaient écorchés de partout. L’œuvre de mon bolas ? Oui, sans doute. Lui aussi était blessé, peut-être uniquement de manière superficielle, mais il n’avait même pas pris soin de lui. Il s’était uniquement concentré sur… moi ? J’aurais presque pu en rougir, une telle marque d’affection de la part de Rumble ne se verrait peut-être pas à nouveau avant un sacré moment.

Ses premières paroles furent plates. Horriblement plates. Il avait perdu sa motivation. Sa voix n’était plus aussi dynamique qu’auparavant. Heureux de me savoir en vie ? J’espérais bien. De plus s’il avait fait tout ça pour moi, je me doutais que ce n’était pas pour me voir succomber à mes blessures quelques minutes plus tard. Question de logique.
Ses yeux plongés dans les miens, je pus une fois de plus lire dans ce magnifique livre à l’iris ambrée. J’étais captivé par la beauté et la pureté de ses yeux. Dans son état, amoché d’un peu partout, cela faisait énormément ressortir ces deux perles humides et brillantes. Elles me parlaient tellement, loquaces comme Rumble lui-même ne pourrait jamais l’être. Je voyais tout. Tant d’émotions. Il était le total opposé de Shen, en réalité. Débordant de sentiments. Actuellement, ce que je pouvais lire, c’était la honte. La peine. La gêne. De l’angoisse et de l’appréhension. De la culpabilité, aussi. Eh, il venait de me sauver la vie ! S’en rendait-il compte ? Comptait-il sur le fait que je m’énerve contre lui ? De toute manière, comment aurais-je pu ? Dans son état, il m’inspirait plus pitié que colère. Et pour me faire ressentir de la pitié, il fallait y aller.

Nous restions comme ça, à nous regarder, pendant plusieurs secondes. Je ne voulais pas briser ce silence. Je voulais continuer à observer ses yeux. Ce fut lui qui mit fin à cette connexion visuelle entre nous, en détournant un peu la tête et en accentuant sa pression sur mon poignet, qu’il n’avait toujours pas lâché. Comme si cela lui prouvait qu’il s’agissait bien de la réalité, et non pas ‘un rêve ou d’un délire. Ou alors il ne voulait pas que je me sauve. Ce qui au vu de l’état de ma jambe, était hautement improbable.

Puis survînt le clou du spectacle. Rumble… s’excusa. Très rapidement. Tout bas. En détournant le regard. Mais cela me prouvait quelque chose : il était profondément sincère. Il s’agissait d’une gêne normale. Il se sentait tellement coupable, nul besoin de ses yeux pour le dire. Son comportement était très équivoque lui aussi.
Il continua avec une phrase d’excuse, tout en paniquant. Ce n’était pas une situation qu’il devait avoir rencontré, et il cédait au stress engendré. Je me sentais tellement mal pour lui à cet instant. Sas vraiment y réfléchir, et malgré les douleurs que cela me provoquait, je me redressais sur le lit, me rapprochant de lui pour venir l’enlacer et le serrer contre moi, posant ma tête sur l’une de ses épaules. Je me voulais réconfortant. Il fallait qu’il comprenne que c’était passé. Ses sentiments étaient légitimes, j’étais même heureux de le voir ainsi. Cela signifiait une seule et unique chose : il allait bientôt être en mesure de ressentir les choses comme une personne normale. Je ne voulais pas particulièrement qu’il devienne normal, mais simplement qu’il réalise qu’il y avait parfois des limites, et des conséquences à ses actes qui dépassaient le cadre du personnel.

Alors oui, je le serrais contre moi. J’en étais moi-même gêné, je n’étais pas habitué à avoir ce genre de proximité avec les gens. Mais je n’avais pu faire que cela. Les paroles étaient parfois belles, les actions parlaient aussi pour nous. Parfois de manière bien plus démonstrative.
Je lui soufflais à l’oreille, profitant de ma position.

"Tu as fait ce qu’il fallait. Tu m’as sauvé le vie, Rumble. Tout à l’heure, face à ces gens… Tu n’as pas été un exemple de diplomatie, mais au moins, tes propos étaient mesurés. Tu leur a laissé une chance d’échapper au combat. Je t’ai écarté du combat car je te sentais ivre de rage, sanguinaire, et parce qu’il faut que je te canalise. Que je calme un peu la petite boule de nerfs que tu es. Car tu es sensationnel. Oui. Tu es peut-être violent, rancunier, vengeur, tu restes quelqu’un de bien. Tu m’as sauvé la vie, tout à l’heure. J’étais vaincu, à ce moment. Tu as fait ce qu’il fallait."

Je repris ma respiration, le prenant par les épaules et m’écartant un peu de lui pour le regarder en face. J’étais souriant.

"Regarde ce que tu as fait. Tu m’as ramené chez toi. Tu as nettoyé mes blessures. Tu les as bandées. Tu as veillé sur moi. Tu t’es inquiété, aussi. Et ta réaction de gêne, aussi, ça montre une chose, mon cher Rumble. Un détail qui a son importance, et qui fait de toi quelqu’un de bien."

Je posais ma main droite sur sa poitrine, là où se trouvait son cœur.

"C’est que peu importe ce que diront les gens, moi, je saurais. Que sous cette carapace de haine, de violence, il se cache une personne qui a un cœur. Qui a su prendre soin de l’un des siens. C’est bien la preuve d’une chose. Tu es un vrai Yordle. T’es pas à l’écart. C’est inné pour nous. Prendre soin des autres. C’est un talent plus ou moins développé, certes, mais tu en es aussi pourvu. J’ai cru que tu étais un peu comme Veigar, au début, un peu dissident car tu avais quelque chose de différent en toi, mas non, tu es un pur Yordle. Capable de bonté, de compassion. C’est tout ce que je cherchais à te montrer."

J’allais me mettre à pleurer. Alors, tendrement, je posais mon front contre le sien.

"Merci, Rumble. Merci."
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MessageSujet: Re: Contenir la colère [PV Rumble] Dim 26 Avr - 23:05
Mais qu'est ce qui t'arrives Rumble? Ce n'est pas toi, tu n'es pas... ce Yordle penaud et pratiquement recroquevillé sur lui même! La honte, la gêne, le remord et... toutes ces émotions que tu t'efforçais d'ignorer, tu les avais bannis de ton existence, car personne dans ce monde ne mérite que tu sois désolé, tu as tellement souffert, il est logique que tu leur refuse toute affection, compassion et autres marques de gentillesse, quelle qu'elles soient. Ils ne le méritent pas. Personne ne le mérite. Et ces maudis académiciens, méritent-il également tes remords? Est-ce qu'ils méritent réellement que tu te soucies de leur sort? Est-ce qu'ils n'ont pas mérité leur souffrance? Et d'ailleurs! Ils devraient s'estimer heureux que tu n'en ai tué qu'un seul! Oui c'est ça, ils devraient te remercier d'avoir été aussi clément, aussi compréhensif, tu aurais pu les tuer tous! Tu aurais pu leur rendre leur méchanceté au centuple parce que tu en est capable Rumble! Tu n'as jamais accepté de laisser les autres te dicter ta conduite, tu n'as jamais accepté de te montrer faible, et ces remords que tu éprouves... c'est une preuve de faiblesse!! Soit sans pitié! Soit aussi cruel que les gens qui t'on fait souffrir par le passé! Kennen n'est pas non plus tout rose! Lui aussi il aurait beaucoup de choses à se faire pardonner. Tu penses sincèrement qu'il vaut mieux que toi? Qu'il est meilleur parce qu'il fait partit d'un ordre respecté? Mais mettre fin à une vie, que ce soit pour une juste cause ou non, c'est la même chose! Oui, il s'agit là de prendre la décision d'arracher une vie à son porteur, et personne ne peut justifier un tel acte! Pas même le Kinkou, pas même les bourreaux! La justice n'existe pas et tu devrais le savoir mieux que quiconque...

Non... c'est faut... Kennen n'est pas comme moi... lui il éprouve des scrupules à blesser les autres, il n'agit pas par plaisir ou par désir de vengeance, il le fait parce que c'est sa mission, parce qu'on lui en a donné l'ordre. Et moi... je ne sais rien faire d'autre qu'haïr et mépriser. La colère et la vengeance sont les seules choses qu'il me restent. Alors oui j'ai honte. J'ai honte qu'une personne comme Kennen éprouve de la compassion pour moi. J'ai honte qu'il me considère avec autant d'égard, et j'ai honte lorsqu'il me regarde et me sourit comme si tout allait bien alors que dans le fond, rien n'a changé. Je fuis désespérément son regard qui j'en suis sur ne fait que m'envisager avec sa pureté naturelle. Mes mains tremblent alors que je sens son poignet échapper à mon emprise, et lorsque je détourne les yeux dans sa direction, il est entrain de se redresser pour s’asseoir, mais je remarque bien toute la difficulté qu'il a à bouger, ses blessures le font probablement toujours souffrir. Alors j'essais de lui imposer de rester coucher mais mes gestes maladroits n'ont aucun effet sur le ninja.

« Non... ne bouge p-......... »

je me stoppe tout net dans ma phrase en sentant ses bras s'entourer autour de mon cou. Mon cœur ratte un battement et je pique un phare monumentale sans même comprendre comment c'était possible. Mon corps tout entier se crispe. Je suis tellement peu habitué à de telle marque d'affection que j'en viens même à esquisser un très bref mouvement de recul, comme si je craignais presque qu'il ne cherche en fin de compte à m'étrangler. Mais plus le temps passe et plus je me rend compte que cette étreinte est purement bienfaisante ce qui n'arrange pas la gêne terrible gêne qui me noue l'estomac et me coupe presque le souffle. Je n'ose pas réagir, que ce soit en parole ou en geste. Je me contente de rester assis sur ma chaise, le dos droit comme un piquet et le souffle chaud de Kennen vient alors murmurer de douces paroles à mes oreilles. Des paroles qui, sans que je sache pourquoi, me font ressentir une intense tristesse. Je... J'ai fais... ce qu'il fallait? Mais non! Bien sur que non! Kennen... tu ne devrais pas être entrain de me consoler mais plutôt de me réprimander en cet instant. Alors pourquoi?? Ses paroles glissent jusqu'à moi, elles se veulent réconfortantes, mais plus il parle, plus j'ai du mal à retenir les larmes qui viennent perler au coin de mes yeux. Laisser Kennen me voir pleurer deux fois dans la même journée c'est un peu trop à mon goût! Et pourtant... Lorsque ses mains viennent agripper mes épaules pour m'inciter à soutenir son regard, je suis incapable de garder mes paupières fixes plus longtemps. Et en un battement de cil, mes larmes viennent ruisseler le long de mes joues. Le sourire de mon ami est toujours aussi généreux, je l'écoute me dire que je suis quelqu'un de bien, que je suis différent de Veigar... lui aussi avait du connaître bien des drames pour devenir celui qu'il était aujourd'hui... et dire que j'ai longtemps pensé qu'on se ressemblait beaucoup.  

Je ravale ma salive avec difficulté, essayant de contenir le flot de mes regrets en vains. En fait, je n'ai même plus l'impression de ressentir cette tristesse accablante... il s'agit plutôt de... soulagement. Comme si quelqu'un parvenait enfin à lire réellement en moi. Comme si... Kennen avait été le seul à prendre la peine de réellement chercher à me connaître. Comme... Soraka l'avait fait avant lui. Comme s'il pouvait voir en moi... mieux que moi même. Ses yeux s'étaient mit à briller. Je n'avais jamais vu autant d'émotion passer dans son regard. Lui qui d'habitude restait impassible en toute situation. Connu pour savoir maîtriser ses émotions comme doivent le faire les ninjas, j'avais l'impression de retrouver le Kennen de mon enfance... celui là même que j'avais méprisé comme je méprisais la plupart des miens. Mais aujourd'hui. Les choses étaient différentes. Je ne le méprisais plus. Je sentis son front se poser doucement contre le mien. Mes yeux se fermèrent presque instinctivement et je laissais mes larmes continuer de se libérer jusqu'à se qu'elles se calment d'elle même. Ma respiration saccadée se calma et je pu reprendre peu à peu le contrôle de mes émotions. Ses remerciements étaient probablement tout ce dont j'avais besoin en fin de compte.

J'échappais un très bref rire nerveux entrecoupé par mes sanglots qui se calmaient doucement.

«T-tu... tu es vraiment trop gentil Kennen... Et ta bonté te perdra... » A première vue, mes paroles n'avaient rien de vraiment sympathique, mais j'avais du mal à comprendre comment il pouvait ne pas me détester après ce que j'avais fais. «Mais... mais je dois te dire... merci... moi aussi. Je ne sais pas où tu trouve cette force de... de pardonner, mais... je... je t'envie. Moi... je ne connais que la colère et la haine, et je n'arrive pas à pardonner, j'en suis incapable... Ou plutôt... je n'en ai pas envie. Je ne sais pas si je mérite réellement tous tes compliments, mais...  »

J'avais baissé les yeux sur mes dernières paroles. Un maigre sourire avait étiré mes lèvres et inconsciemment j'avais remonté mes bras le long des épaules de Kennen pour agripper sa fourrure. L'une de mes mains vint recouvrir celle du ninja qui se trouvait à l'emplacement de mon cœur, mes yeux posés sur elles. Pour la première fois depuis longtemps, j'avais envie de... demander de l'aide. Mais ma fierté m'interdisait de prononcer ces paroles de vive voix. J'étirais un nouveau sourire crispé en sifflant entre mes dents sans pour autant chercher à me dégager du contact qu'avait instauré mon camarade Yordle

«... Mais peut être qu'au fond j'ai envie de te croire...  » Je replongeais brièvement mon regard dans le sien. Il reprenait peu à peu son intensité d'origine. «Kennen... est-ce que... Est-ce que tu vas m'arrêter? »

Presque instantanément mon regard était devenu étonnement sérieux. Après tout, j'avais tué quelqu'un... et il était fort probable que les académiciens toujours en vie retournent à Piltover pour faire part de ce qu'ils avaient subit dans la forêt de Bandle. Peut être même, qu'ils iraient dire que Kennen m'était venu en aide??

« Si tu m'arrêtes... ça t'éviteras peut être d'être considéré comme un complice... »

Le fond de ma voix était devenu aigre... pourtant je n'avais toujours pas repoussé Kennen, sa présence contre moi m'apportait une sorte de... réconfort, qui m'aidait à prendre mes "responsabilités" si j pouvais parler ainsi...
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MessageSujet: Re: Contenir la colère [PV Rumble] Dim 26 Avr - 23:28
Je me sentais étrangement bien. Mon front posé sur celui de mon… Ami. Je n’avais jamais réellement eu de personnes que je pouvais appeler ami. Avoir cette proximité avec une personne ne m’était pourtant pas inconnu, puisque mes camarades ninjas m’avaient déjà vu dans des situations bien pires que celles-ci. J’avais déjà frôlé la mort à leurs côtés et avais déjà craqué en leur présence.
Pourtant, cette fois, il y avait quelque chose de différent. Je ne savais pas quoi penser du Yordle en face de moi, qui me paraissait si fragile. Je devais être le faible, de nous deux, au vu de mon état, et pourtant, je m’en faisais pour lui. J’étais inquiet. Ces Académiciens allaient revenir. Au vu de leur détermination, ils risquaient une fois de plus de venir le tuer et se venger. Ils lui auraient fait subir les pires horreurs s’ils avaient pu mettre la main sur lui, et avec ce qui venait de se passer, ils finiraient sans doute par faire la même chose dès qu’ils en auraient la moindre occasion. Je ne voulais pas que cela arrive. C’était en partie pour ça que j’avais tenté d’arranger les choses, un peu plus tôt. Mais il m’avait semblé que les Académiciens eux-mêmes étaient moins réceptifs que Rumble. Ils étaient au final les vrais problèmes. Avec ce qui venait de se produire, j’aurais été capable de mettre ma main à couper que le mécano se comporterait sans doute un peu différemment. En sachant que ses actions n’avaient pas de conséquences que sur lui, mais aussi sur son entourage, ses proches… Bon, il n’en avait pas tant que ça, mais cela n’empêchait rien.

Mais le moment ne me poussait pas à réfléchir à ça. J’étais tellement apaisé, tellement… Libéré. Les larmes coulaient librement, délivrées après tout ce temps. Je voulais tellement lui venir en aide, remonter le temps, et effacer mes erreurs, et me ranger de son côté plutôt que de celui de ceux qui le martyrisaient. Il n’avait jamais mérité d’attiré la haine du monde. Les moqueries lui avaient forgé une carapace, endurcie par toute cette haine. Les regards, les murmures, tout cela l’avait rendu plus solide, jour après jour. Solide, mais enfoncé sous cette carapace d’indifférence, de colère, de haine et de violence. Ce n’était pas vraiment lui que les gens voyaient, mais cette image, que lui et eux s’étaient construits au fil des ans. Mais dans mon cas, j’avais la chance aujourd’hui de le voir lui, sans sa carapace protectrice et isolatrice. Il était lui. Tel quel. Sans aucun artifice. Je sentais son cœur battre, le noyau même de sa vitalité, là, quelques millimètres sous la paume de ma main. Pour une fois dans ma vie, j’avais l’occasion d’être pour quelqu’un plus qu’une figure ou un collègue. Je voulais être important pour lui. Je voulais être… Son protecteur.
Son ange gardien.
Je sentis peu à peu les sanglots de l’ingénieur se calmer. Il avait pleuré aussi, une seconde fois. J’étais persuadé que ces larmes le libéraient, lui aussi. Allégeaient le poids sur son cœur, et laissaient une brèche à chaque fois plus importante dans sa carapace. C’était cela que je voulais. Le forcer à voir en face la réalité des choses, leur rudesse, mais surtout leurs bons côtés. Etant ainsi isolé, il avait raté de nombreuses choses. Il n’avait pas connu d’épanouissement social.
J’entendis à nouveau le son de sa voix. Il avait le droit de se demander comment je faisais pour être si prompt à pardonner. J’étais quelqu’un de conciliant, mais cela ne faisait pas tout. Il y avait autre chose. J’avais moi-même du mal à l’exprimer, mais je devais tenter de le lui expliquer. Peut-être cela pourrait-il l’apaiser encore ?
Et il continuait. Il se rabaissait encore une fois. Sur ce point, nous étions relativement proches, en réalité. Je ressentais aussi ce besoin de me sentir inférieur aux autres, moins bons. Mais il avait tort. Il n’était pas plus mauvais que moi, au moins. Il devait seulement prendre conscience de ça. Certes, il avait pris de mauvais choix, de mauvaises habitudes, mais il n’était pas défini pour autant. Il pouvait encore changer. Il devait juste faire quelques efforts.
Je sentis une des mains passer dans mon dos et agripper ma fourrure. J’ignorais la faible douleur qui en résultait. Je ne voulais pas briser ce moment. Je sentais même, au contraire, une douce chaleur en moi. Je n’avais jamais ressenti ça auparavant. Cela s’amplifia lorsqu’il posa son autre main sur celle qui couvrait son cœur. Je me sentais bien. La chaleur de Rumble, toute proche, c’était… Indescriptible. Nouveau. Je me sentais presque perdre pied. Il était prêt à me croire. Et il le pouvait. Lorsqu’il replongea ses yeux dans les miens, j’eus une envie qui m’étonna. Je faillis l’embrasser, à cet instant précis. Quelque chose en moi le voulait, le désirait.

Heureusement, je fus arrêté par la surprise. La question qu’il venait de me poser venait de me planter. Je n’avais pas bougé, mais il pouvait lire dans mes yeux une surprise sans pareil. Jamais, oui, jamais, je ne me serais attendu à ce qu’il me pose une telle question. C’était insensé. Il blaguait. Mais dans ses yeux… je lisais une honnêteté qui m’effraya. Je devais me trompé. Je voulais perdre cette capacité à lire dans les yeux des gens. Pourquoi me demandait-il ça ? Pourquoi maintenant ? Cette chaleur qui était montée en moi avait à présent disparu. Evanouie.
J’en étais à la fois chagriné et soulagé. C’était mieux que rien ne se soit passé. Pas de cette façon, du moins. De plus, il était déjà attiré par Tristana. Sa réaction aurait pu être désagréable, et mettre en péril ce que j’avais accompli avec lui jusqu’à présent.

Etre considéré comme son complice. C’était cela qui lui faisait peur ? Quoique, je le comprenais. Lui savait à quel point votre réputation pouvait être importante et déterminante. Et je ne pouvais pas m’empêcher de songer à ce mot. Complice. Il considérait donc qu’être associé à sa personne ferait de moi quelqu’un qui serait vu différemment ? Peut-être, après tout, l’opinion des gens pouvait rapidement changer. Mais devais-je l’arrêter pour autant ? J’étais toujours mon regard plongé dans le sien, mais cette fois-ci j’étais désarçonné. Que devais-je lui répondre ? Qu’attendait-il d’une telle question ? A moins que…
A moins qu’il soit en train de me poser la question dans le but de réellement me donner un choix. Parce qu’il s’en faisait pour mon image et ma réputation. Lui, il s’en voulait à ce point ? J’avais du mal à y croire. Et pourtant… Il avait tant changé en l’espace d’une journée. J’avais beaucoup donné pour ça. Je voulais qu’il puisse avancer, lui aussi. Il méritait tout autant que moi de vivre sa vie, sans risquer de se faire égorger à chaque coin de rue.
Ce qui me faisait croire qu’il s’en faisait vraiment pour moi, c’était le fait qu’il ait gardé cette proximité avec moi. Je sentais juste ce regard sérieux peser sur moi, ce qui m’embarrassait. Je ne voulais pas répondre à cette question. Que dire, en réalité ? L’affirmative, et il risquait de se défendre, cela briserait sans doute notre amitié naissante, et la négative et peut-être qu’il se brusquerait, arguant que j’étais bien inconscient, et que je risquerais trop à agir ainsi. Il venait de me mettre dos au mur. J’étais condamné peu importe ma réponse.

Mais je n’avais pas le choix. Je devais donner une réponse. Je puisais la force de faire un choix en fixant ses deux yeux. Je m’y accrochais. Dur comme fer. Je lui montrerai coûte que coûte que sa condition pouvait changer. Qu’il pouvait espérer mieux. Je me mis donc à murmurer, ma main agrippant sa combinaison au niveau de son cœur, comme pour le garder proche de moi.

« Ecoute, Rumble. Je ne peux pas t’arrêter. J’en suis incapable. Le ninja voudrait pouvoir se convaincre que c’est une bonne chose à faire, mais… mais hélas, Kennen, lui, ne veut pas. Je ne veux pas. T’arrêter, ce serait une trahison. Et écoute-moi bien. Si tu ne dois écouter qu’une seule chose venant de moi, je veux que ce soit ça. »

Je pris une grande inspiration, plus pour me calmer, que le doute ne soit pas visible dans mes yeux. Je fixais de nouveau ses deux iris ambrés, prêt à me lancer.

« Non, je ne t’arrêterai pas. Car tu es quelqu’un qui évolue. Tu es quelqu’un qui a fait des erreurs. Des grosses erreurs, parfois. Mais moi aussi j’en ai fait, des erreurs. Tout le monde en a fait, en fait encore et en fera dans les jours à venir. Tu n’es pas mauvais. Tu l’as montré aujourd’hui, tu n’es pas capable que de haïr et détester les gens. Tu m’as soigné, tu as pris soin de moi ! Prends conscience que tu peux changer. Ce qui importe, Rumble, ce n’est pas ton passé. Pas ce que tu as fait, ni ce que tu as été. C’est derrière toi. Ce que tu vas être, autant pour toi que pour les autres, ce sera uniquement déterminé par tes actions et tes choix futurs. Les gens te voient comme un vaurien, un criminel, tu dis ?! Eh bien à toi de les faire changer d’avis ! Je ne dis pas que ce sera facile, je ne dis pas que ce sera rapide, mais si tu ne fais rien pour changer, alors oui, rien ne changera ! Rien ne pourra le faire à ta place. Tout dépend de toi. Si tu ne veux pas pardonner, alors ne pardonne pas. Mais fais comme si. Les gens s’arrêtent aux apparences. Il ne leur faut pas plus. Tu peux te faire ta place dans la société, j’en suis persuadé, au même titre que d’autres l’ont fait avant toi. Tu es quelqu’un de bon sous ta carapace de violence et de colère. Donc je veux être ton complice. Et je le serai. Et cela ne nuira ni à ma réputation, ni à mon intégrité. Si tu fais des efforts, Rumble, alors les gens seront obligés de te reconnaître. »

Je m’arrêtais un instant, avant de reprendre, mon visage affichant clairement un sourire narquois.

« Je serai ton complice. Ton ami si tu le veux. Mais je ne t’arrêterai pas. C’est hors de question. »
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Contenir la colère [PV Rumble]

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