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How's your care box, now ? [PV Caitlyn & Jinx]

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Slogan : Quel dommage... J'ai deux poings, et vous n'avez qu'un nez


MessageSujet: How's your care box, now ? [PV Caitlyn & Jinx] Mer 15 Avr - 18:18
La petite sonnerie de nouveau record résonna, saluée d’applaudissements, tandis que Vi levait les bras en signe de Vi-ctoire. Des balles à lancer dans des anneaux, rapportant plus ou moins de points avec la difficulté à atteindre la cible, et la vitesse d’exécution. 2250 points, 40 de plus seulement que le dernier record, mais qui était resté incontesté depuis plus d’un an au Big Bad Wolf, l’un des bars branchés de la ville ou la cogne de Piltover et la shérif avaient l’habitude de passer leurs quelques soirées libres.
Ce genre de loisir était devenu bien rare depuis l’arrivée de la gâchette folle à Piltover, qui les tirait plus souvent vers les heures supplémentaires que vers l’oisiveté, et la jeune femme ne savourait que d’autant plus cette soirée. Jinx n’avait pas fait des siennes depuis plusieurs jours, déjà, ce qui relevait quasiment du miracle. Avec un peu de chance, elle était tombée dans une bouche d’égout, songea Vi avec férocité.

Comme c’était d’usage, sa prochaine boisson était donc offerte par la maison pour saluer son exploit, et elle retourna donc s’accouder au comptoir, y rejoignant la Shérif. Autour, une radio diffusait du jazz à plein volume, qui, avec les couleurs flashy des tables mais tout en restant sobre, qui donnait à ce bar cette ambiance si particulière. Le barman lui proposait son meilleur scotch en guise de récompense. Une petite merveille selon lui, vieilli en fût de chêne, dégageant un exquis arôme de noisette, importé exprès d’une petite région du sud de Démacia qui produisait le meilleur du continent. Bla bla bla. Un whisky quoi, pensa-t-elle en l’avalant cul-sec sous le regard atterré de celui qui venait de lui en vanter les mérites, ce qui amusait Vi au plus haut point. Surtout lorsqu’elle suggéra de le couper avec du soda et des glaçons, pour le prochain.
Autour, des jeunes lions un peu trop confiants en eux tentaient de séduire la belle Caitlyn, espérant sans doute avoir l’occasion d’admirer ses célèbres menottes en fourrure. Vi fit craquer ses jointures, et passa son bras autour des épaules de la Shérif, en jetant des regards défiants aux hommes au regard un peu trop gourmand.

«  Un seul mot de toi, et je leur fracasse les dents », lança la cogne de Piltover.

L’idée de prendre un de ces gros lourds pour frapper sur l’autre lui plaisait au plus haut point, et animerait bien la soirée. Ces derniers jours étaient trop calmes à son gout. Bon, ok, elle était supposée arrêter les bagarres et non les déclencher. Mais ils n’avaient pas intérêt à trop importuner la shérif.
La radio grésillait de façon particulièrement désagréable depuis quelques secondes, comme parasitée. Visiblement, le barman l’avait remarqué également, et tentait de réparer le problème, sans comprendre, ce qu’il advenait. Puis, soudainement, la musique se coupa, remplacée par une voix d’homme.

« Votre attention, s’il vous plait, citoyens de Piltover. Nous vous faisons savoir ce soir que puisque les forces de polices sont incapables de rendre la justice correctement, nous le ferons nous-même. »

Le silence était retombé dans le bar, et les regards tournés vers Caitlyn et Vi. Le problème ne venait pas d’ici, quelqu’un avait visiblement piraté les ondes radios pour faire cette annonce. Et derrière ces paroles, des piaillements étouffés, mais d’une voix suraiguë bien trop familière aux oreilles des policières.

« Nous avons capturé la gâchette folle. Ce soir, pour ses bien trop nombreuses victimes, nous mettrons définitivement fin aux agissements de cette criminelle. Restez à l’écoute de nos ondes pour entendre la justice faite en direct, à 22h »

Les yeux bleus de Vi se plongèrent dans ceux de la shérif. Elle était bien placée pour savoir ce que cette dernière pensait de ceux voulant faire justice eux-même. Même si cette criminelle méritait largement n’importe quel sort qu’ils pourraient lui réserver, elles ne pouvaient décemment pas laisser un groupe d’anonymes remettre leurs compétences en question, et opérer un meurtre en direct à la radio. Quelle que soit la victime, un meurtre restait un meurtre, sans un jugement préalable.

« On se met en chasse, Cupcake ? » demanda-t-elle à voix suffisamment basse pour n’être entendue que de la Shérif.

Vu les regards accusateurs posés sur elles, crier haut et fort que la police risquait de s’opposer à cette « justice » qu’ils étaient nombreux à attendre ne paraissait pas la meilleure idée actuellement.
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MessageSujet: Re: How's your care box, now ? [PV Caitlyn & Jinx] Jeu 16 Avr - 13:15
La journée avait plutôt mal terminé selon moi, même si dans la globalité elle fut plutôt calme et que mon travail fut principalement administratif, la lettre que je reçu une demi-heure avant la fin de mon service, me mina le moral. Écrite de la main du maire de Piltover en personne, elle demandait de façon fortement diplomatique, si le moment n'était pas venu pour prendre un long congé en utilisant l'intégralité de mes jours de vacances et de récupérations non utilisés. Il parlait aussi d'un jeune et brillant officier qui pourrait me remplacer pendant mon absence et peut-être avoir un oeil nouveau sur le problème Jinx. Je prenais assez mal ces remarques qui devenaient de plus en plus quotidiennes de la part des dirigeants de la ville. Je n'en avais parlé à personne dans le service et encore à VI, qui j'en suis sûre aurait été voir le maire en personne pour lui en coller une. Il fallait que je trouve rapidement une solution aux troubles actuels de la ville, sinon, ce sera une retraite anticipée et forcée que j'aurai.

Alors que je pliais le document du maire, ma partenaire et meilleure amie VI entra dans mon bureau pour me proposer de passer au Big Bad Wolf avant de rentrer chez moi. J'avais bien besoin de me changer les idées et avec la tonne de travail de ces dernières semaines, je n'avais pas réellement pris une soirée entre amies. Ce fut donc avec un sourire que j'acceptais. Sur place, l'ambiance était habituelle, VI faisait jouer de ces muscles pour gagner à un jeu qui à mon sens était sans importance. Une multitude d'hommes tentait de me charmer en m'offrant des verres et le barman était toujours aussi surpris de voir que ces blagues ne prenaient pas avec moi. Alors que je terminais mon premier verre de soda, VI vînt me parler, me proposant de taper sur mes "prétendants". Effectivement, ces derniers étaient particulièrement lourds aujourd'hui, surtout un qui avait la mauvaise manie de croire que je buvais ces paroles. Je me retournai alors vers mon amie pour lui répondre.

"Non, c'est bien gentil, il faudra bien qu'un jour j'accepte de ne plus être seule. On ne sait jamais, imagine que je parte de la pol..."

Un son arrêta ma phrase, la radio du barman avait depuis quelques instants des problèmes et une interférence pirate se mit à remplacer le programme habituel.

"Votre attention, s’il vous plait, citoyens de Piltover. Nous vous faisons savoir ce soir que puisque les forces de polices sont incapables de rendre la justice correctement, nous le ferons nous-même. Nous avons capturé la gâchette folle. Ce soir, pour ses bien trop nombreuses victimes, nous mettrons définitivement fin aux agissements de cette criminelle. Restez à l’écoute de nos ondes pour entendre la justice faite en direct, à 22h."

La pression monta d'un seul coup autour de moi, tous les regards se tournèrent vers nous deux, représentantes des forces. Alors, il n'y avait pas que les politiciens qui pensaient que je n'étais plus dans le coup. Dans le peuple aussi, certains pensaient que la justice n'était plus rendue à son juste niveau à Piltover. Je vidai le second verre que je venais de commander d'une seule traite et écouta VI. Je lui fis un signe négatif de la tête.

"Non, je vais me coucher moi."

Il était impensable que la justice soit rendue par d'autres personnes que la police et bien entendu tout ça n'était qu'un subterfuge au cas ou il y aurait des partisans de la justice par le peuple dans la salle. VI surprise me courut après alors que je sortais du bar pour tenter de me résonner. Alors que nous étions dans la rue, je me retournai d'un seul coup vers elle et mis mon doigt sur ma bouche. Je me dirigeais vers une petite ruelle un peu plus loin.

"Le signal de la radio a été piraté, quelqu'un s’est intercalé sur la même fréquence que l'émission. Cette chaine est la plus populaire de la ville et n'est émise qu'à partir d'un bâtiment en périphérie. Nous pourrions faire de plus amples recherches si nous avions le matériel sous la main, mais nous n'avons qu'une heure environ pour retrouver ceux qui ont capturé Jinx et les mettre tous sous les verrous. Surtout Jinx. Le plus simple pour eux, c'est d'avoir prix le contrôle de la station de radio, ainsi il n'y a pas de risques de perdre l'antenne. Mais les grésillements qu'il y avait avant me font penser qu'ils se sont incrustés sur la fréquence et qu'ils n'ont pas utilisé le matériel de la radio. Donc, par rapport au matériel des radios pirates qui existe sur le marché, ils doivent se trouver dans un périmètre de 387 mètres plus ou moins autour de l'antenne de transmission. Est-ce clair ? Par contre, vu que l'on ignore le nombre et l'équipement des ravisseurs de Jinx, on ne fonce pas dans le tas. Okay ?"
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MessageSujet: Re: How's your care box, now ? [PV Caitlyn & Jinx] Sam 18 Avr - 15:18
Le soleil disparaissait à l'horizon, éclairant les grandes baies vitrées des immeubles de Piltover d'une lueur rosée. Jinx leva le nez et eu un soupir bienheureux. Il faisait bon, elle s'était trouvé un petit coin tranquille... et mieux encore, elle venait de dégoter une nouvelle teinte de verni à ongles, un noir métallisé au rendu incroyablement beau. Une fois qu'elle eu fini d'appliquer la première couche, elle tendit les doigts devant elle pour faire miroiter la lumière sur leur surface polie. Parfait.
Elle saisit le petit flacon, tenant le pinceau d'une main et s'apprêta à reprendre son travail quand...

... le flocon vola. Il traversa (du moins, d'un point de vue Jinxesque) le ciel de Piltover, avant d'exploser au sol dans un désagréable bruit de verre brisé. La tache sombre s'agrandit et le parfum entêtant du verni empli l'air. De son côté, la petite criminelle ouvrait de grands yeux choqués, traumatisée de n'avoir pu poser la seconde couche sur ses ongles. De ne pas savoir comment un tel drame s'était produit. D'avoir été agressée alors que pour une fois, elle ne faisait rien de mal. De... Soudain, elle ressentit un contact doux et mou contre ses visage, des étoiles, des flashs lumineux puis tout tourna. Son dernier souvenir fut une étreinte brusque et l'impression de s'envoler. Rien de bien rassurant, en sommes...


Jinx se réveilla quelques heures plus tard, dans une pièce qui n'avait rien à envier à la pire salle de torture. Les yeux vitreux, déboussolée, elle tenta de se redresser, coupée dans son élan par une sensation déchirante sur ses poignets. Et tourna la tête pour les fixer. Attachés par des menottes ? Bien bien bien... Maintenant tout à fait réveillée, elle inspecta autour d'elle. Pas d'armes. Ses ceintures chargées de munitions lui avaient aussi été retirées, par quelqu'un de très intelligent, visiblement. C'est bien connu que les douilles en elle-même tuent. Avec un petit gémissement, elle tenta de se redresser pour déplier ses jambes pétrifiées par le manque de mouvements. Quelques secondes plus tard, comme attirés par cette petite plainte aigue, un groupe d'hommes l'entourait. D'un oeil suspicieux, ils l'inspectaient, la truffe humide et l'oeil mauvais. Jinx soutient leurs regards porcins, en attente d'une réponse. Qui ne tarde à arriver.

"Nous sommes ici pour faire justice. Qui eu cru que la célèbre Gâchette Folle allait être si facile à attraper, hein ?!"

Jinx cracha au pied de celui qui était le plus proche.

"Tcht. Bande de lâches !"

La gifle ne se fit pas attendre, la faisant chuter de côté, la joue en feu. L'un attrapa ses nattes et la tira vers le haut, lui hurlant des mots qu'elle ne comprenait pas, obnubilée par le geste précédent. Il lui frappa l'autre joue, puis encore et encore, avant de la rejeter par terre. Jinx était tétanisée, ses grands yeux encore plus agrandis par la stupéfaction. Ils l'avaient frappée, personne n'avait levé la main sur elle depuis... depuis son enfance. Elle tremblait, léchant le sang qui coulait sur sa lèvre inférieure. Ils l'avaient frappée. Soudain prise d'une frénésie folle, elle se débattit dans tous les sens.

"VOUS PAYEREZ, VOUS PAYEREZ !!"

Un coup de pied envoyé directement dans ses côtes la fit taire.

"T'as pas l'air de comprendre, petite garce..."

L'homme s'éloigna, suivi du regard par Jinx. Il était imposant, dans le genre gros boeuf poilu. Ses vêtements blancs étaient tachetés de jaune et il puait... C'était ça, la justice ? Belle image. Les lèvres ensanglantées de Jinx s'étirèrent dans un sourire tordu. Une roquette pour faire exploser ce tas de graisse, voilà qui était une bonne idée.
Elle fut arrachée de ses pensées par le craquement d'os que fit l'un des genoux de l'homme agenouillé à ses côtés. Leurs regards se croisèrent, celui du curieux reflétant son incroyable stupidité.

"Tu veux quoi, t-"

Les mots lui restèrent en travers de la gorge. Entre ses grosses mains, il tenait le débardeur fraîchement arraché.

"Nan, mais attendez, il essaye de me dés-"

Il plaqua une main sur sa bouche, une lame sous sa gorge. Un sourire éclairait sa face d'idiot.
Gros boeuf en profita pour revenir, avec une multitude de babioles et de câbles. Il posta un casque sur sa tête et religieusement, le silence se fit. Un petit toussotement ridicule, un grésillement de la part de la machine et il parle, la regardant directement dans les yeux.

"Votre attention, s’il vous plait, citoyens de Piltover. Nous vous faisons savoir ce soir que puisque les forces de polices sont incapables de rendre la justice correctement, nous le ferons nous-même. Nous avons capturé la gâchette folle."

Celui qui la menaçait d'un poignard en profita pour s'en servir. Il traçait des lignes sur sa poitrine et son ventre, de la pointe de son arme. Jinx piailla, de douleur, de surprise.

"Ce soir, pour ses bien trop nombreuses victimes, nous mettrons définitivement fin aux agissements de cette criminelle. Restez à l’écoute de nos ondes pour entendre la justice faite en direct, à 22h."

La Gâchette Folle ouvrit de grands yeux affolés. Non... elle ne voulait pas mourir de leur main, pas ce soir !
Une forte pression sur sa nuque la fit baisser la tête jusqu'à ce que son front touche le sol et l'y maintenant. La douleur causée par ses bras tirés vers l'arrière était insoutenable, brûlant tout son dos. A cela, s'ajouta la nouvelle morsure de la lame, le long de sa taille. Le sang qui dégoulinait des plaies faisait tourner sa tête. Pour la première fois depuis longtemps, elle se sentit vraiment en danger.
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MessageSujet: Re: How's your care box, now ? [PV Caitlyn & Jinx] Dim 19 Avr - 16:22
Les regards lancés aux deux membres de la police dans le bar étaient accablants. Vi ne cherchait même pas à savoir lesquels soutenaient ces types de la radio, l’action de la police, ou bien s’en contrecarraient. Ils étaient nombreux à attendre que la gâchette folle soit interrompue dans sa série meurtrière, quelle que soit la manière pour y arriver.

La cogne de Piltover fut tout de même surprise de la réponse de la Shérif. Il lui avait bien semblé la trouver un peu déprimée ces temps-ci, c’est même pour ça qu’elle l’avait ramenée ici ce soir, pour tenter de lui changer les idées… Mais au point d’ignorer quelque chose d’aussi énorme ? Sa shérif favorie avait besoin d’une bonne secousse pour se remettre en marche, et elle allait se faire un plaisir de lui donner !

Elle déboula dans l’air frais du soir à sa suite, bien décidée à lui remettre les idées en place, quand Caitlyn lui fit signe de se taire, et l’emmena avec discrétion dans une petite ruelle sombre adjacente. Le genre de coin sombre parfait emmener sa victime pour un viol, songea Vi en espérant durant un court instant que ça arrive, avant de s’apercevoir à quoi elle pensait, et de rediriger son attention sur la situation actuelle, et les explications de Caitlyn qu’elle n’avait qu’à peine écoutées. Ouais, bon, son rôle n’était pas de déblatérer des trucs comme elle en même temps, mais de suivre ses indications. De les suivre plus ou moins. Lui filer un coup de main, dans tous les sens du terme, pour arrêter les criminels, en somme.

« Moi, foncer dans le tas ? C’est pas mon genre ».

Un seul détail, cependant, attira son attention, souvenir des bidouillages qu’elle avait pu faire en volant du matériel radio, bien des années avant.
«  Il faudrait peut-être vérifie s’il n’y a que cette chaine qui a été touchée, ou s’ils n’ont pas pris le contrôle de toutes fréquences du coin, tu ne crois pas ? »
Il pouvait s’agir d’une bande organisée, ayant pris plusieurs lieux en même temps pour diffuser un message enregistré. Mais ça lui paraissait quand même assez improbable, s’ils avaient été suffisamment intelligents pour avoir la possibilité de faire ça, ils n’auraient pas été suffisamment cons pour le faire, et risquer de se faire griller par la police. Par contre, pirater une seule chaine, ce qui indiquerait leur position approximative, ça c’était de la connerie du bon niveau par rapport à leurs compétences limitées.

De toute façon c’était facile à vérifier. Il suffisait de se pointer dans un autre bar en face, un qui diffusait une chaine de sport, et leur demander s’ils  avaient eux aussi reçu ce message de ces petits justicier solitaires à deux valors, réglant la question en moins de deux. Mal placée pour penser ça, vu son passé ? Pas tant que ça. La cogne de piltover n’essayait pas de clamer haut et fort faire régner la justice, mais voulait juste survivre sans prendre à ceux qui n’avaient rien fait de mal. Et puis, elle se rendait bien compte d’à quel point elle pouvait être pathétique à l’époque.

« Je te suis, cupcake. », lança-t-elle en remettant ses gants Hextech, qu’elle avait à peine eut le temps d’attraper en se précipitant hors du bar à sa suite. Mais elles ne les auraient pas oubliés dedans, faut pas abuser quand même.
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MessageSujet: Re: How's your care box, now ? [PV Caitlyn & Jinx] Lun 20 Avr - 15:08
VI avait eu une excellente idée en demandant si une seule station avait été piratée. Alors que je venais de terminer d'expliquer mon idée, je fis signe à VI de me suivre et ensembles nous nous dirigions vers un autre bar. Lorsque nous rentrions dans le bâtiment, tous les regards étaient tournés vers nous. En fond sonore, la voie du commentateur de la justice du peuple.

"et comme je le disais il y a quelques instants, nous allons permettre à l'accusé de se défendre." On entendait en fond, comme si quelqu'un était trainé. "Alors, petite salope de Jinx, qu'est ce que tu as à dire pour ta défense ?" La voix de la gâchette folle commença à peine une phrase que l'on entendait un énorme coup et deux secondes plus tard un cri. "Il semble que l'accusé vient de perdre une dent. Ce sera donc tout ce qu'elle a pour sa défense. C'est bien dommage. Nous allons maintenant permettre à une victime que nous appelions Marc pour garder son identité secrète ..."

Je m'avançais vers le barman et lui montra le poste de radio.

"Opération de police en cours, veuillez s'il vous plait, changer la chaîne de radio pour passer sur la fréquence 87.5, puis sur 103.0 et enfin sur 125.3. Par avance merci."

Le barman s'exécuta rapidement, il passa à la première fréquence que j'avais demandé. "... Cette pétasse de Jinx a causé la destruc ...", puis sur la seconde fréquence "... lors de la traque d'il y a trois semaines, ma maison fut utilisée pour tenter de l'arrêter ..." et enfin sur la dernière "... j'ai reçu une indemnité, mais j'ai perdu beauco ...". Le barman me regarda.

"Vous pouvez reprendre le cours de vos activités, je vous remercie pour votre collaboration." Je me retournai pour sortir du bar, lorsque je vis trois hommes devant nous, l'un venait de casser une bouteille contre une table.

"Shérif, je vous suggère de rester ici et d'écouter avec respect et humilité, le procès qui est en cours. J'imagine que ça ne doit pas être facile pour vous de vous faire prendre la vedette par le juge du peuple, le fameux Judge C. Comprenez le, il cherche simplement à rendre cette ville plus sûre."

Je regardai VI, je ne souhaitai pas me battre contre trois citoyens pour pouvoir sortir du bar. Je levai la main en signe de politesse.

"Je vous demande de nous laisser passer, vous faites obstruction à une opération en cours. Ce Judge C., s'il était un citoyen honnête, aurait livré Jinx à la police. A la place, il va prendre une responsabilité qui n'est pas la sienne et il sera jugé pour ça. Je vous demande donc avec la plus grande sympathie de bien vouloir nous laisser passer, si vous ne voulez pas passer la nuit en cellule."

L'homme rigola, il fit signe au barman.

"Barman, remet la radio, ces mesdames vont restez avec nous pour écouter le procès." Certains clients par peur sortirent du bar. Moi, je regardai VI.

"Fais-nous un passage, s'il te plait, mais n'en envoie aucun à l'hôpital."

En fond sonore, on pouvait entendre la radio qui reprenait, deux coups furent donnés, chacun accompagné d'un cri. "Voici votre sentence pour avoir détruit la maison de Marc."
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MessageSujet: Re: How's your care box, now ? [PV Caitlyn & Jinx] Mer 22 Avr - 21:12
Après cette émouvante petite déclaration de grand justicier, l'homme débrancha la machine durant quelques minutes. Il demanda un verre de vin, qu'il dégusta en observant la petite criminelle. Sur elle, il avait posé un regard paternaliste et désapprobateur. Entre deux gorgées, il marmonnait que c'était triste de voir à quel point certaines personnes tournaient mal, qu'il aurait aimé ne jamais avoir à en arriver là... puis secoua la tête, ses bajoues tremblotantes sous le mouvement. De cela, Jinx n'en voyait rien, les paupières closes, la sensation fraîche du béton contre son front. Tout son corps lui faisait mal mais elle avait cessé de gémir. Elle ne leur ferait pas ce plaisir.
Gros boeuf reprit son micro et la machine bourdonna, reprenant du service.

"Et comme je le disais il y a quelques instants, nous allons permettre à l'accusé de se défendre."

A ce moment là, elle fut détachée du tuyau où avaient été passées ses menottes, puis traînée non loin du micro que tenait l'homme, incapable de se relever, le béton râpant ses cuisses pâles.

"Alors, petite salope de Jinx, qu'est ce que tu as à dire pour ta défense ?"

La petite salope en question leva ses grands yeux magentas, où luisait la panique de celle qui se savait vulnérable.

"Je fais ce que-"

Sa pseudo défense fut bien vite écourtée, d'un coup sec dans la mâchoire. Le goût du sang lui empli la bouche et elle cracha, éclaboussant de sang les "beaux" vêtements blancs de l'orateur. Une dent en moins. Jinx passa sa langue sur sa gencive mise à nue. C'était douloureux...

"Il semble que l'accusé vient de perdre une dent. Ce sera donc tout ce qu'elle a pour sa défense. C'est bien dommage. Nous allons maintenant permettre à une victime que nous appelions Marc pour garder son identité secrète ..."

Et Marc parla. Il déballa son histoire dramatique, que la gâchette folle n'écoutait pas. Ses oreilles sifflaient, elle avait faim, soif et le sang séché sur sa peau lui donnait envie de se gratter. Ses grands yeux étaient écarquillés, regardant fixement le sol, aussi vides que l'était son esprit. Dans des spasmes nerveux, ses poings s'ouvraient et se fermaient, faisant rire les hommes qui l'observaient, de haut, alors qu'elle était à genoux, pitoyable et minuscule à leurs pieds.

"Voici votre sentence pour avoir détruit la maison de Marc."

Jinx releva la tête, juste à temps pour recevoir un choc électrique derrière la nuque. Sa bouche s'ouvrit dans un cri muet et lorsqu'elle retrouva sa voix, ce fut pour hurler de douleur, les yeux exorbités. Tout son corps tremblait. Une fois la sensation passée, elle eu un rictus, tordu, fou.

"Bien essayé..."

Le gros boeuf la fit à nouveau taire, levant à nouveau la main sur elle, frappant à plusieurs reprises, sans répit, sans pitié. Après avoir profité pleinement de sa punition, Jinx était allongée par terre, un mince filet de sang s'échappant d'entre ses lèvres.
La montre au mur indiquait 21 heures 19.

"Le temps file, nous rapprochant petit à petit du jugement final. Soyez ravis, bon citoyens de Piltover, la petite garce paye actuellement pour ses crimes et nous comptons bien continuer sur cette juste voie jusqu'à sa mise à mort !"
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MessageSujet: Re: How's your care box, now ? [PV Caitlyn & Jinx] Mer 22 Avr - 22:32
La cogne de Piltover suivait rapidement Caitlyn dans le bar d'en face, bien beauf et rempli de gros gras bidonnants, piliers de bistrots l'air bien ivres qui devaient sûrement passer tout leur temps ici, à se remplir d'alcool, discuter de sport, et fuir leur bonne femme. La shérif exigea avec son autorité habituelle de changer les fréquences radio, pour vérifier cette théorie. Comme prévu, il s'agissait d'une belle bande d'imbéciles qui s'étaient contentés d'une seule antenne. Pas étonnant quand on voyait la stupidité de leur acte, a idiot, idiot et demi.

Vu l'heure il n'y avait pas de temps à perdre. Pas que VI soit pressée de sauver la cinglée aux tresses bleues, mais laisser la moitié de la ville entendre un meurtre en direct serait un sacré coup aux mentalités, et même elle se rendait compte que ce genre d'incident devait être évité à tout prix. Et ce, d'autant plus quand on voyait déjà les réactions des gens avant-même que ce ne soit arrivé : ces gros bonhomme joufflus et dont l'haleine empestait la vinasse semblaient persuadés que c'était comme ça que la justice devait fonctionner, et qu'ils pouvaient s'opposer aux demandes de la shérif. Non mais pour qui ça se prenait ? VI se retint de force pendant la première sommation de Caitlyn, malgré sa violente envie de leur apprendre " le respect et l'humilité ", pour reprendre les termes de ce mollasson puant, dont la cervelle devait probablement tremper dans un mélange de pisse et d'alcool, songeait la cogne de Piltover. Bien aussi idiots que ceux qui avaient organisés cette émission surprise, ceux qui l'écoutaient avec autant d'entrain.

Il se permit même de demander à ce que la radio soit remise, et de prétendre que nous allions rester. Oh, vraiment ? Ainsi donc, ce crétin consanguin, qui devait se laver au concentré de bouc, pensait pouvoir les forcer, et être de taille ? VI ne put m'empêcher d'éclater de rire à sa déclaration, mettant déjà en route ses poings Hextech, n'attendant qu'un mot de Caitlyn pour lui faire ravaler sa langue, histoire de voir si elle pouvait changer la couleur de son visage vermeil et joufflu.

" Fais nous un passage s'il te plait..."

Le reste de la phrase de la Shérif se perdit dans les méandres des choses qui n'intéressaient absolument pas sa partenaire. Les quatre premiers mots étaient amplement suffisants à lui dessiner un sourire froid sur le visage, tandis qu'elle pliait ses poings métalliques l'un contre l'autre. Oh, ce serait avec grand plaisir !

Certains s'enfuyaient déjà, visiblement apeurés par ce qu'il risquait d'arriver. Tant mieux, ils ne seraient pas dans ses pattes, car il n'y avait que ceux qui voulaient les retenir qui l'intéressaient. Joignant les mains, paumes vers l'extérieur, elle sépara les deux lourdauds devant elle en toute délicatesse, pressant sur les épaules et les envoyant voler chacun d'un côté du bar. Ils retombèrent lourdement, l'un heurtant une table et renversant son contenu sur sa tête, histoire de lui faire sentir bon le cocktail à la fraise. L'autre percuta le comptoir, et les tabourets placés devant.

" Dégagez le passage, petites salopes ! ", lança-t-elle d'une voix joyeuse. La violence du vol plané des deux fit fuir quelques prétendants à être un peu trop collants aux deux demoiselles. Par contre, il en restait toujours un avec qui elle avait un compte à régler...

Empoignant le dit type par le col, VI le souleva comme une poupée de chiffon, sans aucun mal grâce à la force de ses poings. Durant un instant, une forte envie de le balancer derrière le comptoir la pris, pour le plaisir de voir toutes les bouteilles et les verres posés la dessus, ainsi que les cendriers, être renversés sur lui et créer une jolie mare poisseuse sur son crâne dégarni. Mais ce coco là s'était posé comme leader pour les gêner dans leur boulot, et elles ne pouvaient pas laisser ça passer comme ça, aussi, elle choisit une autre solution. De son autre poing, elle lui saisit les deux bras, les tirant dans son dos à lui déboiter les épaules pour qu'ils soient menottés

" Outrage a agent, entrave à la justice et refus d'obtempérer. Toi ma jolie, tu vas rester un petit moment avec nous, et crois, je te ferai une jolie tête au carré "

Chargeant son poing, une lueur électrique bleuté l'entoura tandis qu'elle reculait bras. Ces dégénérés avaient intérêt à avoir assez de réflexe, malgré qu'ils soient bien imbibés, s'ils ne voulaient pas se faire renverser comme des quilles. Méthode efficace pour dégager un chemin royal jusqu'à la porte de sortie : fonçant poing en avant, tous ceux qui avaient encore dans l'idée de retenir les policières s'écartèrent brusquement. Vi ouvrit alors la porte, tenant toujours son paquet humain dans une main, et fit signe à Caitlyn de passer.


" Après toi, Shérif "

Pressant sur un de ses gadgets Hextech au poignet, qui faisait se rapprocher le robot de surveillance le plus proche de sa position vers elle, VI traina son captif jusqu'au tas de ferraille, pour lui faire subir un scan rétinien, procédure habituelle. Au moins, comme ça, même si elles ne pouvaient pas prendre le temps de s'occuper de son petit cas ce soir, elles le retrouveraient sans trop de mal par la suite.

VI suggéra à Caitlyn de le menotter à un lampadaire dans une ruelle sombre, et de le laisser pour qu'il soit, au mieux, ramené au poste une fois qu'elles en auraient fini avec l'enlèvement de la gâchette folle, et au pire, tripoté par des clodos entre temps. Ou bien dans une bouche d'égout, qui de toute façon ne pourrait pas le faire sentir plus mauvais. Dans tous les cas, elles n'avaient pas de temps à perdre avec ce cloporte, grand justicier de comptoir. Et il lui brulait de se mettre en chasse de leur vrai gros poisson : ce fameux Judge C., et celle qu'il retenait.
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MessageSujet: Re: How's your care box, now ? [PV Caitlyn & Jinx] Ven 24 Avr - 7:14
Rien qu’à voir la réaction de VI, je compris rapidement que la douceur ne serait pas de mise. Elle sépara avec violence deux hommes qu’elle fit voler à l’autre bout du bar.

"VI DOUCEMENT J’AI DIT."

L’image de la police n’était pas très bonne, de plus ce soir il fallait agir avec diplomatie envers les gens qui étaient pour ce Judge C. Mais encore une fois, la réputation de la shérif et de sa partenaire, seraient d’user de la violence. Au bruit que fit les épaules de l’homme, il allait effectivement devoir passer par la case hôpital. Elle sortit avec l’homme dehors et je ne pus que suivre.

"VI, je t’avais demandé de faire ça en douceur, nous n’avons pas le luxe de passer pour des violentes, surtout pas ce soir."

Je mis les menottes à l’homme et fit signe à ma partenaire de me suivre.

"A la radio, l’homme qui témoignait faisait partis de la poursuite contre Jinx ou nous avons dû nous retrancher dans une habitation. Cette dernière fut détruite par une roquette de Jinx et sa famille c’est retrouvé à la rue. Je me souviens qu’il y avait eu dédommagement, mais ce ne fut pas suffisant pour cet homme. En l’attente d’avoir une nouvelle demeure, sa famille vit chez la sœur de la femme, nous avons beaucoup de chances, ce n’est qu’à 7 minutes à pied d’ici. On va commencer par cette piste, c’est ce que nous avons de plus fiables. Nous pourrions tenter de retrouver la radio pirate aussi, mais il nous faudrait du matériel en plus et nous n’avons pas le luxe d’attendre. Sauf si tu as un gadget hextech pour suivre les fréquences radio."

Arrivé à destination, je toquai à la porte. Pas de réponses. Je frappai une seconde fois. De nouveau pas de réponses. En regardant autour de nous, je m’aperçus qu’un homme s’approchait de cette demeure, il sortit ces clefs et en levant le regard s’aperçut de la présence des deux policières. Il se mit alors à courir en sens inverse.

"VI C’EST L’HOMME QUI A TÉMOIGNÉ A LA RADIO, ATTRAPE LE."

Acte qui fut rapidement fait pour sa partenaire. Alors que la grande cloche de l’académie sonné au loin 21 heure et 30 minutes, je m’approchai de l’homme qui était au sol. Je sorti mon arme.

"Enquête en cours, vous êtes suspecté d’avoir collaboré avec un représentant de la justice du peuple. Suite aux agissements de ce groupe à la radio de Piltover, nous cherchons des informations sur eux et arrêtons toutes personnes qui ont collaboré avec eux. Vous avez 10 secondes pour accepter de nous montrer l’emplacement où se trouvent Judge C. et Jinx, sinon nous userons de la force afin de nous défendre contre l’agression que vous ferez contre nous."

Je n’avais pas l’habitude d’user de la force pour avoir des informations, mais, je ne pouvais pas continuer à être trainer en ridicule devant le peuple. Je ne pouvais accepter qu’on me vole mon poste, sous prétexte que je n’arrive pas à avoir Jinx. Je pointai l’arme contre la tête de l’homme.

"10 … 9 … 8 … "

L’homme commença à pleurer et entre deux sanglots pu dire.

"Je vous … montre … pitié … pitié."

J’enlevai l’arme de sa tête et lui fit signe de nous montrer. Après quelques minutes de marche dans les rues, nous arrivèrent devant une usine abandonné qui avait été partiellement détruite par Jinx. La production de nourriture pré-cuite avait dû être arrêtée suite à ça. J’attachai l’homme à un poteau de la rue.

"Si ce n’est pas ici, je demanderai à ma partenaire de te casser quelques os."

Je sorti mon arme et fit signe à VI de parler bas.

"Doucement, on ne connaît pas combien ils sont et nous ne sommes que deux. Tente de trouver Jinx et évite qu’elle soit abattue. Je ne veux aucuns morts, pas le moindre VI. Je m’occupe de trouver et d’arrêter ce Judge C. Tout est okay ?"
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MessageSujet: Re: How's your care box, now ? [PV Caitlyn & Jinx] Dim 26 Avr - 16:27
Les sentences se suivaient, toutes plus cruelles les unes que les autres. Brûlures, coups, mutilations... La petite criminelle payait pour les morts et la destruction que son inconscience avait entraîné.
Gros boeuf commentait chaque punition à la radio, faisant profiter son auditoire des gémissements de sa victime. Après chaque châtiment, cette dernière ne flanchait cependant pas. Elle continuait à rire et à les insulter, malgré son état et sa difficulté à parler, la gorge obstruée par son propre sang. Elle avait peur, elle avait mal, mais plutôt crever que de le leur montrer. Jinx ne céderait pas face à eux.

"22 heures, cher peuple de Piltover ! L'heure du jugement dernier !"

Le bourreau la saisit par les cheveux, tirant sa tête vers l'arrière et découvrant sa gorge. Il y appliqua la lame effilée d'un poignard.

"Sa tête sera envoyée au commissariat. En attendant, un dernier mot, peux-être... ?"

Pour toute réponse, Jinx lui tira la langue. Le coupant de l'arme fut plus fort.

"Que justice soit faite."

Et au même moment, le bâtiment se mit à trembler, comme une gelée géante. Les murs vibraient dans un vacarme assourdissant. Tous les hommes présents s'éparpillèrent, pour voir d'où venait le problème.

"Et bien, chez citoyens, il me sem-"

La communication fut coupée et il leva les yeux, ébahis.

"On se replie !"

Aussitôt dit, aussitôt fait. En un clin d'oeil, ils étaient à la porte, prêts à déserter les lieux, dont les murs tremblaient tant qu'il en tombait des vagues de poussière. Jinx restait à terre, abandonnée. Le poignard qui avait bien faillit la tuer venait de lui être enfoncé dans l'abdomen par le bourreau. La douleur avait eu raison d'elle et elle demeurait inconsciente. Même si vivante, sa vie ne tenait désormais à plus grand chose, et plus encore lorsque la tache de sang sous elle s'agrandit encore et encore.
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MessageSujet: Re: How's your care box, now ? [PV Caitlyn & Jinx] Lun 27 Avr - 13:17
VI n'avait pu se retenir de lever ostensiblement les yeux au ciel devant les remontrances de sa partenaire. Elle avait été douce en plus, elle s'était contentée de les pousser, et sans leur fracasser la mâchoire, de quoi se plaignait-elle ? A un moment, quand la diplomatie ne marchait pas, il fallait bien leur faire comprendre autrement, et elle s’était retenue !

Enfin. Leur destination n’était pas loin, et les deux policières furent rapidement arrivées devant l’habitation, une maison excentrée, avec un petit nain de jardin près de la porte, qui avait l’air si stupide VI en tomba sous le charme. Avec son petit arrosoir à la peinture écaillée, son bonnet rouge qui pointait vers l’avant, et son nez bien trop gros, il l’attendrissait étrangement.
Elle fut bien vite arrachée à cette vision enfantine, et tourna brusquement la tête en entendant sa partenaire lui crier d’intercepter un suspect. Pas besoin de lui demander une seconde fois : la cogne de Piltover était prête à réagir au quart de tour, et sa vitesse eut vite raison de la pathétique course du quadragénaire pas bien réactif. En quelques secondes à peine, elle l’eut intercepté en le plaquant au sol, son menton allant heurter les dalles de pierre, avant de le redresser par le col en le maintenant fermement, pour le ramener à la Shérif.

Ses yeux s’agrandir un instant, puis se froncèrent en voyant cette dernière pointer son arme sur la tempe de l’homme pour le faire parler. Caitlyn semblait vraiment à bout de nerf pour en arriver là… Non pas que VI ne soit pas convaincue qu’elle bluffait, mais extirper ainsi des informations sous menace de mort ne lui ressemblait pas. La shérif essayait en général d’éviter les victimes, même lors de courses poursuites, alors pointer une arme sur un homme désarmé, et déjà arrêté ? Ça ne lui ressemblait vraiment pas.

L’homme larmoyait comme une fillette. Et la cogne de Piltover semblait inquiète. Non pas de pitié pour le suspect, mais par le comportement de sa partenaire, se rendant compte qu’elle avait peut-être négligé de se préoccuper vraiment de son état, ces derniers temps. Et d’être passée à côté de quelque chose. Elle le réalisait en la voyant ainsi à bout.
L’homme céda, finalement, les conduisant jusque dans une usine désaffectée. L’heure de l’exécution de Jinx était presque arrivée, et les policières n’avaient pas vraiment le temps de planifier plus que ça, se contentant de menotter le type près de l’entrée. Vi fit craquer les jointures de ses poings pour appuyer les dires de la Shérif, s’il avait menti, avant de s’approcher de l’entrée. Elle n’était même pas fermée, dire s’ils étaient idiots.

« Compte sur moi », lacha-t-elle avec un sourire aux injonctions de sa partenaire, à la répartition des rôles. Elles se glissèrent rapidement à l’intérieur du bâtiment mal entretenu, dont les effluves de pourriture laissaient supposer que tout n’avait pas été bien nettoyé à la fermeture, loin de là. Ecœurantes, et auraient sans doute fait fuir n’importe quel curieux ayant l’idée de trainer par là sans bonne raison. Mais les deux femmes policières en avaient, une bonne raison.

Elles se séparèrent rapidement, laissant Caitlyn s’occuper de fermer les issues, pendant que Vi cherchait le lieu où ils se cachaient. Déambulant dans les pièces plus petites, qui bordaient la grande allée principale ou les machines désormais immobiles et inutiles étaient abandonnées à la rouille, elle tomba sur une étrange structure, qui n’avait visiblement rien à faire dans une telle usine. Sorte de grande console métallique, qui vrombissait dans un léger bourdonnement, clignotant en plusieurs endroits, mesurant des fréquences, et reliées par câble passant sous une porte menant vers une autre pièce, s’enfonçant plus profondément dans la structure. Tendant l’oreille, VI put entendre des bribes de conversation venant de la pièce d’à côté, et senti son cœur accélérer. Elle les avait trouvés. Et elle était seule. Caitlyn ne l’avait pas encore rejoint… Ou pouvait-elle être ?
La première chose à faire, selon elle, était d’interrompre cette retransmission. Une intervention musclée de la police n’avait pas à être diffusée en direct à la radio, pas plus qu’une tentative de meurtre. Et cet appareil étrange étant probablement celui qui leur permettait de pirater l’antenne radio… Probablement.

Chargeant son poing droit, elle le balança de toutes ses forces dans l’appareil. La tôle se plia dans un grand fracas, faisant grésiller une seconde la structure, avant que les oscillations sur l’écran ne disparaissent, et que le bourdonnement ne s’interrompe. A côté, VI pouvait entendre de l’agitation, des bruits de pas résonnant en écho. De nouveau, ses poing chargés volèrent, dans les murs cette fois, à plusieurs reprises, tandis qu’elle traversait la pièce, afin d’attirer sa partenaire dans cette zone de l’usine, ou les criminels se trouvaient. Sans même prendre la peine de vérifier si elle était ouverte ou fermée, la porte vola en éclat d’un dernier coup de poing.

« Vous êtes en… »

Elle jura entre ses dents, constatant que presque tous les hommes avaient déjà pris la poudre d’escampette par une autre issue. Cette usine était un véritable labyrinthe. Un dernier, proche de la sortie, se retourna à son arrivée un revolver, non pas sur elle, mais vers quelque chose au sol… La gachette folle, enfin retrouvée, qui se vidant lamentablement de son sang sur le sol.
Deux choix s’offraient à la cogne de Piltover. Foncer sur l’homme, et laisser Jinx y passer, pour l’arrêter, sachant que les autres s’étaient déjà enfuis, ou s’occuper de la jeune criminelle aux cheveux bleus, et d’essayer de la sauver. Suivant pour une fois les recommandations de la Shérif qui avait insisté sur l’absence de victimes, VI choisit la seconde option, se précipitant devant le corps étendu. Un coup de feu, un bruit de métal, et la balle visant la tête de Jinx ricocha sur l’un des poings Hextech, pendant que l’homme s’enfuyait avec les autres.

Elle n’aimait pas l’idée de laisser Caitlyn seule avec ce groupe armé. Mais étrangement, inexplicablement, la vision de la criminelle qu’elle haïssait pourtant ainsi au sol, vulnérable, mutilée et en danger, lui éveillait… quelque chose. Un instinct protecteur, un écho du passé. Comme si elle retournant des cendres, pour y découvrir une petite braise… S’agenouillant à côté, elle retira l’un de ses gants Hextech pour vérifier si elle était toujours en vie. Son pouls battait, faiblement. Elle avait besoin de soins urgents…

« Caitlyn ! » cria-t-elle en percevant le pas léger de sa partenaire qui approchait. Du moins, elle espérait qu’il s’agissait d’elle, et non d’un de ces criminels, ou il allait à coup sûr y perdre des dents. « Fais venir une ambulance, vite ! »


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MessageSujet: Re: How's your care box, now ? [PV Caitlyn & Jinx] Lun 27 Avr - 14:17
Je me glissais à l’intérieur de l’usine avec VI, nous nous séparèrent rapidement afin de couvrir chacun l’objectif qui nous était lié. Il y avait dans la zone de production, plusieurs volets pour faire sortir les produits, je me mis à les fermer en silence, afin d’éviter d’avoir une fuite par là. Une fois le rez-de-chaussée sécurisé, je me mis à monter aux étages vers les bureaux. Alors qu’en toute discrétion, je vérifié arme à la main, pièce par pièce, j’entendis un grand bruit dans une zone plus loin.

"VI"

Tout en vérifiant les zones qui étaient sur mes côtés, j’avançais dans le couloir, pour atteindre l’endroit qui avait été l’origine du bruit. Alors que je me mis à tourner à droite, je vis plusieurs hommes qui venaient vers moi, l’un d’eux porté un masque de carnaval. Je levais mon arme vers eux alors qu’un autre bruit se fit entendre.

"Police, vous êtes tous en état d’arrestation."

La réponse fut rapide, trois d’entre eux avaient des armes à feu légères comme on pouvait en trouver fréquemment à Piltover et ils firent feu sur moi. Par réflexe, j’arrivai à sauter dans l’un des bureaux à ma gauche. J’étais en infériorité numérique et j’espérais sincèrement que VI entende les coups de feu. Les hommes profitaient de tirer pour avancer dans le couloir. Alors qu’ils dépassaient le bureau ou j’étais caché, j’entendis un homme qui s’arrêta derrière la porte.

"Milady, c’est un honneur pour moi de vous avoir rencontré. J’espère que nous aurons la chance de nous parler dans d’autres conditions, j’ai toujours eu beaucoup d’admiration pour vous. Dommage que j’ai toujours était refusé à l’examen d’entrée de la police, nous aurions pu faire une formidable équipe. Mais c’est ainsi que va la vie, et j’ai enfin trouvé un moyen de vous prouver que je sois plus intelligent que vous. Du coup, je suis devenu juge pour le peuple."

J’entendis un bruit mécanique, celui des armes à feu.

"Je crois savoir ou vous vous trouvez milady, j’espère juste que ce n’est pas votre tête."

Une détonation, puis une douleur horrible à l’épaule. Il venait de me tirer à l’épaule, à travers la porte.

"Au revoir milady."

J’ouvris la porte avec difficulté, mais c’était trop tard, il venait déjà de sortir de l’étage des bureaux. Moi, il fallait que je trouve VI rapidement, je me mis en marche vers la zone du bruit. Sur la route, un homme arriva en face de moi, il était surpris de me voir ainsi et le fut encore plus de se prendre la crosse de mon arme dans la tête. La douleur était encore plus vive et du sang coulait sur mon bras et mes vêtements. Je mis les menottes autour des bras de l’homme, pour l’attacher à un poteau proche, puis arriva dans une autre pièce.

"Fais venir une ambulance, vite !"

Je sortis de ma poche un appareil pour joindre l’équipe de nuit.

"Urgence au anciennes industrie Neroto, il y a des blessés et des suspects en fuite. Il faut faire venir deux ambulances vite, une victime et un agent touché … il faut … arrêter le Judge C. … "

Alors que je venais de terminer mon message, j’entrais dans la pièce et vit Jinx qui perdait du sang, VI proche d’elle avec un air qui pourrait ressembler à celui d’une grande sœur. Lorsqu’elle me vit, ma partenaire, pu voir que j’avais été touché.

"C’est le Judge … Judge … Judge C. … il faut …"

La douleur était assez vive et j’avais perdu pas mal de sang. Beaucoup moins que Jinx, mais assez quand même. Je me posai contre le mur et me laissa glisser.

"Demain … on prend … une journée de congé … "

Je regardai Jinx et la réaction de VI.

"On l’aura un autre jour … il faut s’occuper que Jinx survive … j’ai besoin qu’elle soit … jugé réellement par Piltover."
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MessageSujet: Re: How's your care box, now ? [PV Caitlyn & Jinx] Jeu 30 Avr - 1:41
Des bruits d'explosions.

Hein ?

Mais c'est pas elle qui fait les explosions, normalement ?

Oh, non...

...

Le hurlement d'ambulance, l'impression d'être touchée, soulevée, le picotement d'aiguilles dans ses bras. Elle a envie de se gratter, à cause du sang séché. C'est... désagréable. Son corps de réagit pas.
Des voix, des voix inconnues, de la lumière...

... elle ne parvient ni à bouger, ni à réagir. Où est-elle ? Et ces foutues piqûres sur sa peau... elle veut les arracher, elles la gratte tant. Qu'est-ce qui se passe... ?

...

La lumière de cette salle est aveuglante. Elle veut lever les mains, pour s'en abriter. Impossible. L'odeur ici est lourde, ça sent comme... là-haut. Elle veut partir, courir, fuir. Est-ce que les gens vont recommencer à se servir d'elle ? Où est sa grande sœur ? Son coeur bat la chamade. Elle a peur, elle se sent vulnérable. L'air frais sur sa peau nue est plutôt mauvais signe. Elle est vulnérable. Personne ne l'aide, personne ne la protège.

...

Le temps a passé, heures, puis jours interminables où elle oscille entre vie et mort, à peine consciente des mouvements autour d'elle. Les infirmiers la craigne, les médecins se forcent à la soigner, aux ordres de leurs supérieurs. Les cauchemars se mêlent à une réalité qu'elle peine à percevoir, perdant pied avec le monde auquel elle est rattachée.
Et lorsqu'elle se réveille, c'est dans une chambre calme, aux mur d'une blancheur immaculée. Eblouie, elle cligne des yeux et timidement, tente de lever une main. Ses bras sont couverts de bandages, si lourds qu'elle abandonne presque immédiatement. Et sa peau qui la gratte toujours...
La petite criminelle laisse tomber sa tête dans l'oreiller, et déglutit. Les souvenirs remontent, acides, lui grignotant le coeur et la gorge. Les coups, la douleur, l'humiliation... l'humiliation...



Dans le couloir, des bruits de pas se font entendre. Le claquement de talons, les piaillements de jeunes femmes. Entrent dans la pièce deux jeunes femmes, une blonde au joli minois et une brune, aux joues vermillons. Elles se figent en voyant les orbes roses de Jinx fixés sur elles. Quelques secondes plus tard, tout l'hôpital est informé du réveil de la criminelle, que l'on pensait pourtant à deux jours de la mort.
Et un coup de fil est passé au commissariat.
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MessageSujet: Re: How's your care box, now ? [PV Caitlyn & Jinx] Jeu 30 Avr - 12:33
VI, qui était occupée à fléchir les genoux de Jinx et de les caler pour relacher les muscles de son abdomen, et tenter de limiter la perte de sang, fut soulagée en voyant sa partenaire débouler dans la pièce. Elle le fut beaucoup moins en constatant avec effarement le sang qui abondait sur son uniforme, et se précipita vers elle

« Cait ! »

La shérif s’était laissée glisser contre le mur, visiblement au bord de l’inconscience. VI était désemparée, seule indemne et pleinement consciente, au milieu de ces deux jeunes femmes qui perdaient du sang à vitesse grand V. Heureusement que sa partenaire avait eu le temps d’appeler une ambulance.

"Demain … on prend … une journée de congé … "

« C’est ça, une seule journée. Repose toi maintenant »

Retirant ses poings Hextech, VI aida Caitlyn à s’allonger sur le sol en douceur, en lui dégageant les cheveux qui lui tombaient dans les yeux. Elle retira ensuite sa veste pour la glisser sous la tête de la jeune femme.

"On l’aura un autre jour … il faut s’occuper que Jinx survive … j’ai besoin qu’elle soit … jugé réellement par Piltover."

« Les secours vont arriver. T’inquiètes poulette, je gère. »

Elle était morte d’inquiétude en réalité, mais ne le montrait pas. Tout ce qu’elle pouvait faire était de tenter de rassurer sa partenaire, en attendant l’arrivée de l’ambulance, et de gérer les premiers secours pour les deux victimes. Abandonnant Caitlyn quelques instants, la cogne de Piltover retira le haut de son uniforme, et entreprit de le déchirer avec les dents pour créer des compresses improvisées. Tant pis pour les frais, il y avait urgence.

S’agenouillant près de Jinx, elle utilisa l’une de ces bandes de tissu pour l’appuyer sur la profonde plaie, puis détacha l’une des nombreuses ceintures de la gachette folle – mais pour quelle raison en portait-elle autant d’ailleurs ?-, et l’utilisa pour fixer la compresse. Elle lui en subtilisa une deuxième pour retourner ensuite vers Caitlyn, et lui retirer son chemisier pour examiner l’origine exacte de la plaie, sous toute ce sang. Une blessure par balle dans l’épaule. Intérieurement, elle se jura de broyer elle-même le crâne de ce Judge C, tout en compressant à son tour la plaie pour endiguer l’hémorragie.

Elle s’assit ensuite à côté de sa partenaire, en lui caressant les cheveux, de ses mains rendues écarlates, et en lui murmurant des paroles rassurantes. Au fil des minutes qui s’écoulaient, la Shérif sombrait peu à peu dans l’inconscience, et bien vite, VI n’eut plus que son souffle régulier à écouter, tout comme celui de Jinx non loin. Enfin, les secours arrivèrent, à son grand soulagement.
Jinx, dont la blessure au ventre rendait le déplacement difficile, fut installée dans un brancard soulevé par deux infirmiers. Quant à Caitlyn, sa blessure était moins grave, et ce fut VI qui fut chargée de la portée, allongeant la Shérif qui paraissait si petite et fragile dans les grandes mains Hextech de la cogne de Piltover.

L’attente était interminable. Tournant en rond dans une salle d’attente, VI rongeait son frein. On lui avait suggéré de rentrer chez elle pour la nuit, ce qu’elle avait refusé. Savoir Caitlyn grièvement blessée la tourmentait horriblement. Sa partenaire était tout ce qu’elle avait, depuis qu’elle l’avait sortie de sa misérable condition de criminelle des rues, et elle lui devait tout. Même si les médecins lui avaient affirmé que ses jours n’étaient pas en danger – contrairement à ceux de Jinx -, l’idée de la perdre trottait dans sa tête, et lui était insoutenable. La seule chose qu’elle ait trouvé pour se calmer un tant soit peu, soit d’aller acheter un ours en peluche blanc aux premières heures d’ouvertures des magasins après la nuit entière d’attente, tout doux, qui portait un uniforme de policier, et de le faire passer machinalement dans ses mains en attendant.

Enfin, avec un immense soulagement, elle fut autorisée à aller rendre visite à Caitlyn, qui se réveillait doucement de son anesthésie, après qu’on lui ait donné des nouvelles de Jinx. Assise à côté, VI regardait sa partenaire dans le coltard, avec son bandage à l’épaule, hésitant à lui prendre la main. Finalement, elle se contenta de lui mettre l’ours en peluche dans les bras. De lui rappeler ce qu’il s’était passé. De lui expliquer que Jinx était dans un état grave, et que les médecins ne se prononçaient pas pour le moment. Elle, elle devait se contenter de se reposer, de ménager son bras. Même si elle avait perdu beaucoup de sang, il ne lui faudrait que quelques semaines pour retrouver toutes ses capacités, et elle pourrait même reprendre le travail plutôt rapidement, simplement devrait-elle éviter les opérations de terrain pour le moment.

Deux jours à l’hôpital. Deux jours pendant lesquels VI fut bien obligée de prendre la situation en main, pour faire les rapports concernant l’opération, et tenter de gérer les conséquences qu’avaient eu cette émission de radio sur le peuple de Piltover. Elle avait détruit l’appareil radio à temps, mais les rumeurs comme quoi la gâchette folle était soignée à l’hôpital finirent par filtrer, et il fallait protéger les accès à ce dernier, en déployant des forces de police. Un garde était posté en permanence devant la chambre de Jinx. Et VI courrait partout.

Finalement, elle put enfin raccompagner Caitlyn chez elle. Evidemment, les médecins lui avaient demandé d’y rester pour se reposer quelques jours. Et évidemment, VI s’attendait à la voir débarquer au commissariat dès le lendemain matin, elle en était persuadée. Incorrigiblement zélée, et battante, la Shérif. Mais peu importe, elle l’épaulerait quoi qu’il arrive.
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MessageSujet: Re: How's your care box, now ? [PV Caitlyn & Jinx] Jeu 30 Avr - 19:56
Ma vue se brouiller de plus en plus, je voulais lui dire que tout allait bien et que j’avais une forme d’enfer, mais mes yeux se fermaient et ma bouche ne voulait plus laisser sortir la moindre phrase. VI semblait gérer, je pouvais fermer les yeux quelques secondes pour me reposer.



On me transporter, je m’en rendez-bien compte. En ouvrant les yeux quelques secondes, je m’aperçus que VI me portait et que la porte de l’ambulance était grande ouverte. Je voulais lui dire de s’occuper de Jinx, qu’elle était importante et que j’allais bien, mais rien que de penser fut un effort trop important et finalement mon esprit embrumé se laissa aller à un rêve.



J’ouvris de nouveau les yeux dans une chambre d’hôpital, l’air était aseptisé, rien de personnel ici, comme dans ma vie. J’avais mal à mon épaule et plusieurs bandages recouvraient cette dernière, en face de moi en train de prendre des notes, un homme avec une blouse. Plutôt charmant, les cheveux foncés et une barbe mal rasé datant de quelques jours, en me regardant, il fit un sourire.

"Vous êtes réveillé madame Caitlyn, c’est un grand soulagement, votre collègue sera ravie de vous savoir ainsi. Ne vous agiter pas trop, vous devez vous reposer, vous avez eu une blessure assez grave et à quelques centimètres, votre agresseur touché votre tête. Je vais appeler votre partenaire, ne bougez pas."

Sa voix m’était familière, mais je ne savais pas d’où. Peut-être nous étions nous déjà rencontré à l’hôpital pour parler d’une victime. Son visage, lui ne me revenait pas par contre, alors que si je lui avais déjà parlé, je m’en serais souvenu. Le docteur s’approcha alors de mon lit et pris ma main, il y déposa une carte.

"Docteur Crow, c’est un véritable honneur de vous rencontrer. Je vous laisse mes coordonnées, n’hésitez pas à me contacter si vous avez des douleurs ou si vous désirez simplement discuter autour d’un verre. Je connais un café qui propose un thé aux fraises délicieux. Et je serais réellement ravi de partager un moment avec vous dans un endroit plus agréable. Je vais vous laisser maintenant, des patients m’attendent."

Et ce fut avec un sourire qu’il sortit de la chambre. Je le regardais partir, me demandant ou est-ce que je pouvais bien l’avoir déjà vu. J’apprécié beaucoup le thé aux fraises, il faisait partie de mes préféré et je ne savais pourquoi, mais il ne me laissait pas indifférente. Il fallut quelques minutes avant que VI ne rentre, m’offrant un ours policier en peluche. L’intention me plaisait beaucoup et je la remercier. Ma partenaire m’expliqua tous ce qu’il c’était passé et me disait que j’allais avoir besoin de repos. Je me reposerai bien un jour ou deux, puis je devais sûrement avoir de l’administratif à faire, donc il allait bien falloir que je retourne au bureau.

Finalement, on me laissa rentrer chez moi après quelques tests par un autre docteur. VI souhaita à tout prix m’aider et ce fut donc avec elle que je retournai dans ma maison. Elle était souvent venue chez moi, heureusement car je n’aimais pas que mes collègues se rendent compte de la vie pauvre socialement que j’avais. Mais VI c’était différent, c’était ma meilleure amie. Plusieurs bouquets de fleurs avaient étés déposé devant ma porte, une charmante attention. Ils portaient tous la même signature, celle du docteur Crow. Je ne pus m’empêcher de rougir en voyant ça, c’était la première fois qu’un homme était si insistant, mais aussi si galant. VI m’aida à rentrer les bouquets et m’expliqua qu’elle allait les mettre dans des vases. Moi, pendant ce temps, je commençais à prendre un rapport vierge pour le remplir. Je devais bien donner ma version des faits. J’étais contente, la pression qui me pesé dessus à cause de Jinx, allait enfin s’arrêter.

Deux jours plus tard, je me mis enfin en route vers le bureau, le docteur m’avait bien précisé de ne pas aller sur le terrain et je ne comptais pas y aller. Mon épaule était encore douloureuse et mon bras en bandage, mais je m’ennuyais terriblement chez moi, VI passé en fin de journée avec des plats à réchauffer, mais ça ne suffisait pas à combler ma journée. On parlait alors travail et je lui touchai deux mots sur le docteur Crow. Ce dernier était venu sonner à ma porte pour m’offrir une boite de chocolat et prendre de mes nouvelles. J’y repensais alors que je me rendais sur mon lieu de travail. Je fus accueilli par une foule de félicitation et d’encouragement. Je me mis en place à mon bureau et alors que j’étais ici depuis quelques minutes, Mélinda vînt me prévenir que Jinx était réveillé.

"VI, on va à l’hôpital, je dois interroger Jinx."

Pendant le chemin, je parlai un peu à VI.

"Tu sais, j’ai bien réfléchi. Je me rends bien compte que ma vie n’est pas très palpitante. Je vis seule, je n’arrive pas à garder un animal et niveau travail je n’ai plus rien à apporter de plus. Je me demande s’il ne serait pas temps que je pense à ma vie future ? Le docteur Crow est plutôt charmant et je me dis que je devrais reprendre contact pour aller boire un thé ou un verre avec lui. Qu’est-ce que tu en penses ?"

Elle n’eut que le temps de me répondre que nous arrivions déjà à l’hôpital, nous nous présentions rapidement à la chambre de Jinx. La gâchette folle était dans son lit, elle venait de recevoir son repas de midi. Elle paraissait assez faible et la voir dans cet état me faisait mal au cœur, elle arrivait à peine à manger la soupe qui était proposé. Je pris une chaise et m’assis à côté d’elle.

"Bonjour Jinx, je ne peux pas m’empêcher malgré tout ce que tu as fait subir à cette ville, à te demander comment tu te sens ?"
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MessageSujet: Re: How's your care box, now ? [PV Caitlyn & Jinx] Sam 2 Mai - 15:10
Médicaments, changements de bandages, transfusions, questions... Jinx observait la danse des médecins et des infirmières avec une certaine lassitude. Ils lui tournaient autour comme des corbeaux face à un petit animal sur le point d'y passer, faisant peser sur elle toute leur colère à l'égard de ses actes. Certains allèrent jusqu'à lui parler les blessés qu'ils avaient dû accueillir au sein de l'hôpital, un infirmier lui reprocha la mort de sa sœur aînée. Jérémiades et menaces se suivaient, mélopées des vivants regrettant leurs morts.
Mais Jinx s'en foutait.
Elle n'écoutait pas. D'ailleurs, à la voir dans cet état, on aurait pu la croire cérébralement déconnectée. Ses grands yeux roses fixaient constamment le plafond où s'ébattaient parfois deux, trois mouches.
Prisonnière.
Pas de barreaux ni de menottes, mais clouée ici par un corps trop faible, reliée par une multitude de tuyaux destinés à la remettre en état de marche. Incapable de manger, incapable de marcher. Juste capable d’ânonner quelques mots, en se concentrant très fort. Et après, qu'est-ce qui l'attend ? La puante prison de Piltover. Jinx aimerait fuir, tant qu'elle est pas encore "trop" surveillée. Mais impossible. Elle a tenté, ça oui. Y mettant tout son coeur, toute son âme, bataillant contre son propre corps... pour finalement se décaler de quelques centimètres, coupée dans l'effort par une infirmière qui lui apportait son repas. Cette dernière l'avait réinstallée convenablement et aidée à manger. Et Jinx en était revenue à son point de départ, exténuée et dépitée. Perdu.

Le temps passait, défilant avec une cruelle lenteur. La petite criminelle suivait la course des ombres sur les murs blancs, les yeux vides, silencieuse et calme. Ce fut aux coups de midi qu'elle eu sa première vraie visite hors des membres de l'hôpital.
La porte s'ouvrit sur deux silhouettes bien connues, qu'elle avait eu l'occasion de croiser dans d'autres.... circonstances. En tête, la svelte shérif, l'épaule solidement bandée, le visage sérieux. Ennuyante Dame Chapeau... pas la distraction rêvée. Mais plus drôle, à ces côtés... Vi. Cette dernière tirait une tête d'enterrement, le nez baissé et le regard fuyant. Jinx voulu lancer une petite blague bien blessante, qui ne parvint à franchir ses lèvres. Le regard de Caitlyn, sur elle, était pleine de compassion.

"... j'vais bien."

Elle eu un rictus pitoyable. Non, elle n'allait pas bien. Mais va te confier à la femme qui compte bien te foutre derrière les barreaux.

"Est-ce que vous avez arrêté ceux qui voulaient me tuer ?"

Il était plus que paradoxal que ce soit Jinx elle-même demandant à ce que justice soit faite. Mais elle allait probablement être condamnée à mort lors de son procès. Autant espérer une dernière chose avant d'en arriver là... Cependant, une dernière petite lueur d'espoir luit dans ses yeux. Si Riven n'est pas lassée de la sauver quand elle se fourre dans de telles situations, un échappatoire est encore possible. Mais si l'Exilée ne vient pas...
Jinx déglutit. Cela signerait son arrêt de mort et la promesse de ne jamais revoir sa combattante.
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MessageSujet: Re: How's your care box, now ? [PV Caitlyn & Jinx] Mar 5 Mai - 15:33
VI soutenait Caitlyn, jusqu’à sa demeure. Plutôt mentalement que physiquement, car même si sa partenaire était attentive, au cas où les restes de l’anesthésie lui causent des vertiges, la Shérif n’avait pas de mal à se déplacer. Mais c’était autant comme partenaire que comme amie, cette fois, que la jeune femme agissait, pour la soutenir. Elle n’allait quand même pas la laisser seule avec tout ce qu’il venait de se passer, surtout vu les réactions du peuple face à toute cette histoire. Il fallait se serrer les coudes, le temps que la tension retombe.

Elle haussa les sourcils en voyant tous ces bouquets de fleurs déposés devant la porte de la Shérif. Et les fronça carrément en voyant qu’ils portaient tous le même nom. Qui était encore cet insecte collant qui venait jouer les prétendants à la belle Caitlyn ? Dr Crow ? Pfeuh. Il avait un nom ridicule pour commencer. Et être aussi insistant était parfaitement ridicule. Poser autant de bouquets était risible. Sans même l’avoir aperçu, VI le détestait déjà.

Se retenant de fulminer trop ouvertement, elle aida tout de même Caitlyn à les rentrer, et lui proposa de se charger elle-même de les mettre dans des vases. Il ne fallait pas que la Shérif perde du temps pour ce genre de futilité, précisa-t-elle.

Oh, et puis il faisait froid dans cette maison qui n’avait pas été chauffée depuis plusieurs jours aussi. Autant faire un feu de cheminée ! De toute façon, Caitlyn n’avait sûrement pas pris la peine de compter combien de ces horribles bouquets avaient été déposés, alors un de plus un de moins… C’était au moins une satisfaction personnelle de voir une de ces horreurs bruler, pendant qu’elle se forçait à mettre les autres dans les vases les plus affreux qu’elle pouvait dénicher, et de s’empresser de les mettre en haut de meubles, loin des yeux.

La shérif prit quand même une journée de repos. Un soulagement, mais aussi une difficulté pour VI, qui n’avait pas l’habitude de travailler sans elle, surtout dans le contexte actuel des choses. Elle ne lui montrait rien de son embarras cela dit, passant dans la soirée après le travail pour partager un repas avec elle. C’était si simple, mais elle aimait tant ces moments passés avec Caitlyn, avoir une vraie amie dans sa vie, quelqu’un en qui elle pouvait avoir confiance et qui lui rendait simplement heureuse. Cette familiarité, cette légèreté, pouvoir parler de tout et de rien… Du boulot, de la nourriture, d’histoires de filles, du Dr Crow…

VI grinça silencieusement des dents. Cet accapareur d’attention était donc passé lui apporter des chocolats ? Mais ce n’était pas possible, il n’allait jamais la lâcher ?
Et puis d’abord, comment est-ce qu’il connaissait son adresse ? Qui se permettait de venir, ainsi, sonner chez la Shérif qui se reposait pour l’ennuyer ? Ce type était louche, elle n’en démordait pas.
Elle fut heureuse de la retrouver au commissariat. Avec un peu de chance, cet insupportable parasite lui sortirait enfin de la tête après avoir retrouvé le travail, les collègues, et les occupations.
Raté, visiblement, puisque la Shérif reprit ce sujet à peine en route vers l’hôpital. N’avait-elle donc aucune idée d’à quel point son amie pouvait détester l’entendre ainsi du premier homme venu ? Elle était prête à tout donner à sa partenaire, mais qu’est-ce qu’elle attendait en lui demandant ainsi conseils là-dessus ? Espérait-elle vraiment que VI la pousse dans ses bras ?

« Le Dr Crow ? » demanda-t-elle en imitant volontairement l’accent de Caitlyn, qui rendait son nom encore plus risible. « Il t’a vu une fois dans une blouse d’hôpital, et il veut s’incruster dans ta vie ? Te laisse pas avoir, il a voulu profiter d’un moment de faiblesse… Moi il me dit rien qui vaille ce type. Tu devrais l’envoyer bouler. »

Elle lui aurait bien dit que si elle se sentait trop seule, elle pouvait bien passer plus de temps avec elle. Passer la voir tous les soirs, pourquoi pas. Elle adorait ces moments avec Caitlyn, et l’imaginer consacrer tout son temps avec un type comme ce Crow lui mettait la boule au ventre. VI était terrorisée à l’idée de se faire abandonner au profit d’un autre, et de ne plus être qu’une collègue de travail, sans plus. Perdre ces moments de complicité et de proximité avec la shérif, si elle tombait amoureuse d’un homme.

Arrivée dans la chambre de la gâchette folle, ces pensées la minaient. Se préoccupant peu de l’interrogatoire, toutes ses pensées étaient dirigées vers ce qu’elle craignait de perdre. Etre abandonnée, comme elle l’avait déjà été plusieurs fois, et se retrouver de nouveau seule dans sa vie sociale…

Même cette fichue criminelle avait quelqu’un dans sa vie. Qu’elle craignait sans doute, tout comme elle, de perdre, en allant en prison, et de se retrouver de nouveau rejetée de tous sans personne sur qui s’appuyer. Une sensation bizarre habitait la cogne de Piltover, en regardant Jinx, durant un instant. Pour la première fois, elle se sentait étrangement proche d’elle.
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MessageSujet: Re: How's your care box, now ? [PV Caitlyn & Jinx] Mar 5 Mai - 19:29
"… j’vais bien."

C’était faux bien entendu, je pouvais facilement lire sur son visage qu’elle avait beaucoup de mal à accepter l’état ou elle se trouvait. Je ne pouvais pas croire, que devant moi ce trouvé la fille qui avait détruit des pans entiers de la ville. Je ne pouvais pas croire, que j’avais de la compassion et de la tristesse à la voir ainsi. La criminelle demanda ensuite, s’ils avaient arrêtés ceux qui lui avaient fait ça.

"Nous en avons eu certains, pour ceux que nous n’avons pas pu avoir pendant l’intervention, nous les cherchons. Justement, tu peux sûrement nous aider à retrouver l’un d’entre eux. Celui qui se faisait appeler le Judge C., il semblait être le leader de ce groupe. Est-ce que tu as pu voir son visage ? Un signe distinctif ?"


Alors que je disais ça, je passai mon regard sur VI quelques instants et je remarquai qu’elle avait une attitude étrange, comme si quelques choses la perturbé.

"VI, tout va bien ?"

Attendant la réponse de ma partenaire, je continuai ensuite avec Jinx.

"Tu imagines tout à fait, qu’une que tu iras mieux, tu rejoindras le pénitencier de Piltover en attendant d’avoir ton procès. Procès que je te promets comme étant le plus équitable possible. Si tu n’as pas la possibilité de te payer un avocat, tu en auras un commis d’office. Maintenant, si tu acceptes un arrangement, ta peine sera plus légère et tu auras la possibilité d’éviter la peine de mort. Moi tout ce que je souhaite, c’est que tu te déclares coupables, que tu acceptes ta peine de prison à vie et que tu nous dises le nom de la personne avec qui tu as fait quelques coups. C’est vrai que ça peut faire beaucoup, surtout dis ainsi, mais je ne vais pas te cacher que si tu tentes le procès, c’est la seringue de la mort que tu trouveras."

Je n’aimais pas du tout annoncé ça à quelqu’un, j’avais l’impression d’être une messagère morbide. Mais dans le cas de Jinx, il n’y avait comme unique débat au palais de Justice, la manière d’appliquer la peine. Laissant la criminelle réfléchir, je me tournais vers VI.

"J’ai l’impression qu’elle te ferais plus confiance qu’à mois. Je te laisse quelques minutes avec elle, tente d’obtenir l’accord."

Lui faisant un sourire, je sortis dans le couloir. Et quel fut ma surprise de tomber nez à nez avec le docteur Crow. Ce dernier avait une tenue de civil. Il me fit un sourire et sans m’en rendre compte, je lui en fis un aussi.

"Madame Caitlyn, vous avez déjà reprise le travail ? Vous n’auriez pas dû, vous n’êtes pas encore complétement remise."

Tout en lui faisant un sourire, je lui disais.

"Je suis en forme, docteur et j’ai …"

Il me mit un doigt sur la bouche.

"Ma chère dame, je vois bien que vous souffrez encore, voici une prescription de votre médecin. J’ai terminé mon service et je vous prescris de prendre un thé avec moi, afin de vous reposer en compagnie médicale. Vous avez bien entendu le droit de demander un second avis, mais …"

"Attendez, je suis en plein interrogatoire d’une suspecte et j’ai …"

"Votre collègue avec les gros poings se trouve bien avec elle ? Alors en votre absence, c’est elle qui prend les commandes de vos équipes. Elle peut donc très bien, interroger Jinx en votre absence. Et vous semblez encore pâle, en tant que médecin je vous interdis de retourner dans cette chambre sans avoir pris une demi-heure au minimum avec moi."

Alors qu’il commençait à m’emmener, je me sentais comme envouter, charmer par sa présence, et bêtement j’acceptais de le suivre. Jusqu’à ce que le toussotement de quelqu’un derrière moi me ramène à la réalité.
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MessageSujet: Re: How's your care box, now ? [PV Caitlyn & Jinx] Ven 8 Mai - 22:12
Jinx n'avait jamais rêvé de cette proximité, vraiment. La dernière fois qu'elle s'était retrouvée face à Caitlyn, c'était avec pour but de lui faire exploser le crâne. Là, ce n'était pas l'envie qui manquait mais bien les moyens. A peine assez fort pour tenir une cuillère, qu'en aurait-il été d'une arme ? Elle soupira, les yeux rivés sur le mur face à elle, alors que la shérif cherchait à en savoir plus sur ce fameux... "C". Elle eu un rictus sarcastique.

"Gros porc."

Et inspira, s'imprégnant des images de la soirée.

"Grand, gros, plus gras qu'un boeuf. J'ai pas vraiment pu voir son visage parce qu'ils avaient la sale manie de me coller la tête au sol, la plupart du temps. Il avait des vêtements blancs, dégueulasses, et une barbe, ouai, ça j'en suis sûre. En y repensant, il avait un peu le profil type du pervers qui vit dans une cave, où il se branle sur des petites culottes volées."

Jinx se tut durant la petite intermède où la douce shérif se souciait de la santé de sa bien aimée. Et roula des yeux. Pitoyable.
Et le moment le plus drôle de la conversation arriva. Celui... de la punition. Dans le meilleur des cas, elle risquait la prison à vie. Donc plus de liberté, plus d'armes, d'explosions... plus de Riven, non plus. Donc, absolument hors de question. Certes, elle avait pu fuir une fois mais sa condition de dangereuse criminelle allait probablement l'emmener dans un lieu bien mieux gardé que par le passé. Bon. La seconde... la peine de mort. Jinx se demanda si elle avait envie de mourir à 19 ans, alors qu'il lui restait pleins de choses à faire. Non plus. Restait plus qu'à plaider pour être relâchée dans la nature, alors...
C'est sur ces bonnes paroles que la célèbre jeune shérif tourna les talons, refourguant le plaisir à Vi d'interroger la petite criminelle. Avant que la porte ne se referme, Jinx eu le temps de la voir rejoindre un homme, et de croiser le regard enflammé de la cogne. Alors Grosses Mains, ça fait mal d'être abandonné, hein ?

"J'peux y réfléchir et te dire ça plus tard ? Parce que nan, mais sérieusement, j'hésite entre me faire sauter le crâne tout de suite et pourrir des années en prison jusqu'à crever, bah... dans l'oubli, pour le coup. Tu préférerais quoi, toi ?"

Et... Jinx l'observa, penchant légèrement la tête sur le côté. Cela faisait des années qu'elle ne s'était pas retrouvée face à elle. Et ses réponses, elle y avait le droit, non ?

"Alors, numéro 6, ce genre de scène te rappelle pas des souvenirs ?"

Elle plongea ses yeux magentas dans ceux de Vi, d'un bleu pur et naturel. Et n'y trouva ni surprise, ni regret. La petite criminelle serra les dents. Garce.

"... tout compte fait, tu devrais aller retrouver ta chérie, ou la prochaine fois que tu la verras, elle aura un homme entre les cuisses."

Et tourna la tête vers la fenêtre, mettant fin à ce ridicule entretien.
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MessageSujet: Re: How's your care box, now ? [PV Caitlyn & Jinx] Sam 9 Mai - 12:43
« Urmpf »

C’est à peu près le son que produisit VI en guise de réponse à sa partenaire, lorsque cette dernière vint s’enquérir de son état. Il n’y avait rien besoin de plus, de toute façon, puisque la Shérif reporta immédiatement son attention sur la petite criminelle en piteux état dans le lit, pour tenter de lui faire plaider coupable. Savoir qu’elle n’était jamais parvenue à l’attraper elle-même, et qu’il avait fallu l’intervention de ce Judge C. pour la capturer mettait VI en rage, encore plus que d’habitude. Et elle était persuadée que la gâchette folle ferait tout pour éviter la peine de mort, et tenter de s’évader pour recommencer ses méfaits au plus tôt. Enfin, visiblement, elle avait l’air d’hésiter. Et une fois de plus, en la regardant, si fragile dans son petit corps abimé, la cogne de Piltover, d’habitude si impitoyable, eut cet étrange sentiment protecteur à son égard, tandis que Caitlyn la laissait seule avec elle.

« J’préfèrerai crever que d’être en prison, perso »

Mais comme tu voudras forcément t’opposer à moi et être d’un avis différent, tu choisiras la seconde option, pas vrai ?
VI la regardait, soutenant son regard aux yeux si étranges. C’était la première fois qu’elle pouvait l’observer d’aussi près… L’espace d’un instant, elle eut envie de lui remettre en place une des mèches qui tombait sur son front.

"Alors, numéro 6, ce genre de scène te rappelle pas des souvenirs ?"

Après son monologue, voilà qu’elle recommençait à sortir des paroles sans queue ni tête. Numéro 6 ? Un rapport avec son tatouage en chiffres romains sans doute ? Quant aux souvenirs de cette scène, elle n’avait aucune idée de ce dont Jinx pouvait parler, mais elle était dérangée après tout. Mais même si VI tentait de s’en convaincre, elle se sentait mal à l’aise. Comme si la gâchette folle avait su des choses qu’elle-même ignorait… Non, c’était idiot. Elle était folle. Rien de plus.

"... tout compte fait, tu devrais aller retrouver ta chérie, ou la prochaine fois que tu la verras, elle aura un homme entre les cuisses."

VI serra les poings à ces mots. Si elle tournait le dos à la sortie, Jinx avait le bon angle de vue pour voir le couloir. Avait-elle vu Caitlyn partir avec un homme ? Si c’était encore ce Dr Crow… Elle ouvrit la porte de la chambre d’un geste violent, pour regarder dans le couloir.
Cette petite peste avait vu juste. La Shérif était bien en pleine discussion avec ce foutu toubib… Bon sang qu’elle le haïssait.

"Votre collègue avec les gros poings se trouve bien avec elle ? Alors en votre absence, c’est elle qui prend les commandes de vos équipes. Elle peut donc très bien, interroger Jinx en votre absence. Et vous semblez encore pâle, en tant que médecin je vous interdis de retourner dans cette chambre sans avoir pris une demi-heure au minimum avec moi."

VI cru halluciner. Caitlyn était en train de le suivre, comme un joueur de flûte, et de partir avec lui en plein travail.

« Ahem … »


Elle croisa les bras, en fusillant les deux protagonistes du regard, tandis qu’ils se retournaient vers elle.

« Navrée de vous interrompre, Dr Cow, mais nous sommes en train de travailler, ici »

Elle avait volontairement écorché son nom en imitant l’accent de Caitlyn de nouveau, avec un ton faussement courtois. Avec son bourrelet au ventre et son visage épais, il ressemblait plus à un bœuf qu’autre chose après tout.

« Et la collègue aux gros poings, comme vous l’appelez, aimerait bien retrouver sa partenaire, qui est EN SERVICE, au cas où elle l’aurait oublié »

Sa voix était particulièrement agressive sur ces derniers mots. Mais voir Caitlyn avec ce type la mettait hors d’elle. Elle avait craint de se faire abandonner en dehors des heures de travail, dans leur complicité et leur vie privée d’amies. Et voilà que c’était encore pire : La shérif était carrément en train de la laisser tomber en plein service pour ce type. Si elle n’avait pas été là, VI aurait sans doute déjà été en train de casser les dents de ce type.
Sans un mot de plus, elle fit volteface, et retourna dans la chambre de Jinx. Que Caitlyn la suive ou non, c’était à elle d’en décider, sa partenaire lui avait en tout cas dit ce qu’elle en pensait.
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MessageSujet: Re: How's your care box, now ? [PV Caitlyn & Jinx] Sam 9 Mai - 17:24
« Ahem … »

VI, je ne pouvais pas aller avec le docteur Crow, je travaillais. Je me retournais et remarqué dans son regard que ma partenaire n’apprécier pas beaucoup ce que j’allais faire. Mais qu’est-ce que j’allais faire exactement ? Je n’ai jamais quitté mon travail dans mes heures de services pour aller boire un thé. J’étais gêné comme une écolière qui venait de se faire prendre par sa tutrice en train de faire une connerie.

« Navrée de vous interrompre, Dr Cow, mais nous sommes en train de travailler, ici »

Je me retournais, vers le docteur.

« Oui, je dois retourner interroger Jinx … je … »

« Et la collègue aux gros poings, comme vous l’appelez, aimerait bien retrouver sa partenaire, qui est EN SERVICE, au cas où elle l’aurait oublié »

J’étais encore plus gêné. Je regardai le Dr Crow.

« Il vaut mieux que l’on ne se voit plus. J’ai beaucoup de travail et … je … je … je ne cherche pas à me mettre avec quelqu’un. Je suis désolée. Désolée de vous avoir fait croire que c’est possible. »

Je me dirigeai vers la chambre de Jinx et referma la porte derrière moi.

« VI, je suis désolée, je ne sais pas pourquoi, mais ça ne me ressemble pas de … »

Je me rendis compte d’un coup que Jinx nous écouté et à voir son visage, elle semblait plutôt ravie de la discussion.

« Jinx, réfléchit à notre proposition, nous reviendrons demain pour entendre ton choix. »

Sur ces mots je sortis hors de la chambre et fut soulagé de voir que le docteur Crow n’était plus là.

« VI, allons à la cafétéria de l’hôpital, j’ai besoin de me reposer un peu et je te paye un donut ou une pâtisserie. »

Avec ma partenaire, je descendis vers la cafétéria. Elle ressemblait à toutes les autres cafétérias. Je commandai un jus d’orange pressé et un muffin au chocolat et paya pour nous deux. Je me mis à une table et y déposa mon plateau. Je devais avoir une discussion avec VI, il était grand temps.

« VI, je dois te parler de quelques choses. Enfin de deux choses. La première. Je suis réellement désolée pour ce qu’il vient de se passer. J’ai demandé au docteur Crow de ne plus venir me voir, ce n’est pas dans mes habitudes de me défausser de mon travail pour suivre un homme comme une petite collégienne et je n’avais pas à te faire faux bond à cause de lui. Je suis désolée. C’est une faute grave et je comprendrais si tu doutes de mes capacités après ça.

La seconde chose dont j’aurai aimé te parler concerne la raison qui m’a poussé à faire plusieurs choses ces derniers temps. J’étais particulièrement sur la défensive et stressé à cause de l’affaire Jinx. J’ai subi une pression incroyable de la part de plusieurs personnes et j’ai failli me faire virer. Le maire avait demandé ma démission vu que nous n’arrivions pas à ramener le calme dans la ville et le jour même ou nous avons dû intervenir pour sauver Jinx, j’avais reçu une lettre m’expliquant qu’un jeune officier aller me remplacer prochainement pour arrêter Jinx. Du coup, tu comprends que je suis plutôt satisfaite que nous ayons arrêté cette criminelle.

Pendant cette période où cette épée de Damoclès trônait au-dessus de ma tête, je me suis souvent demandait si j’avais bien fait de consacrer ma vie à mon travail. Je me suis demandait, si je ne pouvais pas être heureuse avec une famille, une vraie famille. C’est sûrement pour ça que je me suis laissé tenter par le docteur. Mais en y réfléchissant, ce n’est pas une solution, j’ai déjà une famille. C’est toi ma famille. Tu es plus qu’une meilleure amie pour moi, plus qu’une partenaire. Tu es comme ma sœur. »


Ce fut avec un magnifique sourire que je terminais ma phrase.

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MessageSujet: Re: How's your care box, now ? [PV Caitlyn & Jinx] Lun 11 Mai - 12:46
Ce fut avec une petite moue satisfaite que Jinx suivi du regard Vi, alors qu'elle sortait de la pièce pour trottiner comme un chiot derrière sa bien-aimée. Alors, on se fait oublier, abandonner ? Quel dommage...
La petite criminelle observa la porte close quelques instants puis en revint à elle-même. Avec des gestes lents et mesurés, elle ramena ses cheveux longs sur ses épaules, prit la brosse posée sur la table de chevet et doucement, tout doucement, les brossa, des racines aux pointes. Les mèches bleues crissaient entre ses doigts, alors qu'elle les démêlait soigneusement, lentement. La tâche était ardue et chaque mouvement lui coûtait mais les voir libres et emmêlés était rageant... Elle est était là dans sa mission lorsque la porte s'ouvrit à nouveau sur les deux flics. A peine une phrase fut jetée à son attention. Elles semblaient prises dans être une dispute puérile. Le visage de la shérif était froid, fermé et il lui semblait... mais oui, qu'elle rougissait comme une lycéenne ! A ses côté, Grosses Mains fulminaient, les cheveux ébouriffés et la voix éraillée. Tout de même surprenant qu'elles soient toutes deux si perturbées qu'elles en venaient à oublier leur interrogatoire... Elles l'abandonnèrent donc une seconde fois, et la porte se referma sur leurs silhouettes, puis le claquement de leurs talons s'éteint. Tout redevint calme. Et Jinx reprit sa brosse pour continuer à s'occuper de ses cheveux.


Les ombres filaient sur les murs blancs de la petite chambre d'hôpital. Après un repas frugal, il fut l'heure de se dormir, ce à quoi la Gâchette Folle s'adonna sans hésitation. Après tout, à part se brosser les cheveux, manger, dormir et menacer les infirmiers, il n'y avait pas grand chose à faire, ici. Les mains sagement posées sur les draps, ses longues nattes maladroitement tressées reposant contre le matelas, elle s'assoupit et rêva. Ses songes étaient sans queue ni tête mais elle s'abandonna à eux puisqu'ils étaient son unique moyen d'évasion. Et en vint à espérer que le jour n'arrive jamais.

La nuit était encore d'un noir d'encre, lorsqu'elle s'éveilla. Quelque chose clochait... la petite criminelle frotta ses yeux et se redressa légèrement, plissant les yeux pour voir à travers l'obscurité. Elle n'était pas seule.
Un homme, immense, se tenait dans le coin de la pièce. Silencieux, immobile... au mouvement de Jinx, il approche.

"Alors, petite garce, on est réveillée... ?"

Les phares d'une voiture illuminèrent brièvement la pièce. C'était lui, le gros porc... différent de ses souvenirs, mais toujours aussi monstrueux. Plus musclé que gras, son visage était mangé par une barbe soigneusement entretenue. Puis il disparu à nouveau dans l'obscurité.

"Tu as eu beaucoup de chance, sauvée de justesse par ces deux traînées... mais n'imagine pas qu'on en a fini, toi et moi."

A ce moment là, il tira brusquement sur l'oreiller qui la soutenait, la faisant chuter contre le matelas avec un petit gémissement endolori et paniqué. Et lui appliqua contre le visage, y appuyant de toutes ses forces. Jinx se débattit, ses mains fermées sur les poignets épais de l'homme pour tenter de le repousser. Les machines à lesquelles elle était reliée se mirent à biper furieusement, alertant les infirmiers de garde.
Lorsque qu'il relâcha la pression, replaçant soigneusement le coussin derrière elle, la petite criminelle était inconsciente, les lèvres légèrement entrouvertes et les yeux clos. Et il quitta la chambre avant que quelqu'un n'arrive. Un sourire fou illuminait son visage.
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MessageSujet: Re: How's your care box, now ? [PV Caitlyn & Jinx] Mer 13 Mai - 7:51
C’est avec l’air troublé, et honteuse, que la Shérif rejoint sa partenaire dans la chambre de la criminelle, comme si elle se réveillait tout juste d’une véritable hypnose, en état de choc de s’être si facilement laissée envouter. Avant de ressortir, dans tous ses états, mettant fin à l’interrogatoire pour aujourd’hui.

Vi lui emboita le pas, après un dernier regard jeté à Jinx. Elle n’en avait clairement pas fini avec cette petite peste… mais pour le moment, Caitlyn semblait vouloir son attention, l’invitant à la suivre à la cafétéria. Ce qui tombait bien, car l’heure du repas approchait, et la cogne de Piltove avait les crocs, malgré sa contrariété. Et rien n’achetait mieux la bonne humeur de Vi que par son estomac.

Les coudes posés sur la table, et le menton appuyé sur les poings, la jeune femme écoutait sa partenaire, tout en dévorant un muffin extra large triple chocolat. Cette dernière semblait particulièrement perturbée par la situation, et dans un état de stress peu commun, même pour elle. Un sourire se dessina sur son visage en l’entendant dire qu’elle avait demandé à ce sale type de ne plus venir la voir, et elle secoua la tête.

« C’est bon Cait, t’en fais pas. Mais t’laisse pas avoir par un type comme lui, ok ? Moi sa tête me revient vraiment pas »

Ses yeux prirent une teinte sombre, ses dents se serrant en entendant la suite. Elle savait bien qu’elle aurait dû plus s’intéresser à ce qu’il se passait pour Caitlyn ces derniers temps… VI avait peur de se faire délaisser, mais c’est elle-même qui ne s’était pas souciée assez de sa partenaire, et qui n’avait pas vu qu’elle était si tourmentée. Foutus administratifs. Ils ne se rendaient pas compte qu’elles deux faisaient tout ce qui était possible de faire ? Ils savaient quoi, depuis leurs bureaux d’où leur gros postérieur ne se levait que pour le luxueux effort d’aller s’empiffrer, puis se poser sur leur lit, ces gros fonctionnaires grassouillets ? L’idée qu’ils puissent remettre en cause les compétences de Caitlyn la mettait en rage.
Comment avait-elle pu être aussi négligente pour ne rien remarquer ? Et aussi égoiste… Vi réalisa soudainement tout ce qu’elle demandait, sans donner en retour. Les mots de Caitlyn lui mirent les larmes aux yeux…

« Cait… », murmura-t-elle d’une voix étranglée. Ces mots étaient tout ce dont elle avait toujours rêvé d’entendre. Même si elle le savait déjà, entendre de la bouche de son amie qu’elle comptait pour elle, à ce point, et qu’elle ne la délaisserait pas lui mettait les larmes aux yeux. Qu’importe ce qu’elle était à ses yeux, et ce qu’elle pouvait espérer, elle était déjà comblée d’avoir quelqu’un qui d’aussi proche, elle qui n’avait jamais eu personne d’autre. Et elle n’avait pas le droit de la rendre malheureuse par égoïsme.

« Tu… as le droit d’avoir une famille, Cait. J’veux dire… T’as le droit d’être heureuse, OK ? Choisis juste quelqu’un qui te mérite »

C’était tout ce qui comptait. Caitlyn avait déjà tant fait pour elle, elle ne pouvait pas lui demander d’en plus, sacrifier son bonheur pour le plaisir égoiste de son amie. VI lui sourit, en lui pinçant légèrement la joue.
« T’es capable de tout, de toute façon »
Elle  hésita à tendre la main pour lui frotter les cheveux, mais se ravisa. La traiter comme une enfant n’aiderait pas à améliorer son état de stress sur ses propres compétences. Aussi, elle se contenta de se lever.

« On retourne bosser ? Jinx attendra bien demain, on a du pain sur la planche pour gérer les cassos qui ont entendu l’émission et suivent l’exemple. »
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MessageSujet: Re: How's your care box, now ? [PV Caitlyn & Jinx] Mar 10 Nov - 23:39
Vi semble touchée par mes paroles, de mon coté je me sent rasséréné d'avoir pu partager tout ça avec elle, je sais que j'ai tendance à garder mes émotions soigneusement enfouies en moi, idem pour les problèmes, ce qui n'est pas très sain en fait, mais j'ai toujours fait ainsi, j'ai toujours essayée de porter le poids du monde sur mes épaules. Je soupire et regarde ma partenaire qui me sourit de son air un peu canaille, ce que je peux apprécier ce visage tatoué en face de moi!
Je ne proteste même pas lorsqu'elle me pince la joue comme une petite fille, et me contente de frotter distraitement mon visage qui comporte à présent une marque rouge, décidément la grande shérif de Piltover a fière allure en ce moment... Entre mon épaule en vrac et mon béguin d'écolière... Je hoche la tête, fini mon thé cul sec et suit les grandes enjambées décidés de Vi vers l'extérieur. Avant que nous ne sortions, j'attrape doucement son bras et lui fait un petit sourire triste.

"Merci, d'être là... sincèrement, et merci pour ton soutient et tes encouragements."

Nous sortons dehors, le ciel est maussade et le trajet jusqu'au poste se fait sous une averse battante, tant mieux dans un sens, quand il fait un temps de chien comme ça la criminalité baisse, même les voleurs préfèrent rester au sec après tout. Le reste de la journée se déroule sans trop de surprises, une tonne de paperasse en retard, des corrections discrètes à apporter aux rapports de Vi en mon absence, car des mots comme bâtards, connards et crétin merdeux, n'ont toujours pas la place dedans, même si le reste est rigoureusement bien consigné. Nous mettons en place toute une collecte de données sur ce fameux Juge, devons gérer un ou deux émules un peu trop enthousiastes, et je laisse ma partenaire casser le bras de l'un d'eux lors de l'arrestation un peu musclée, pour que les honnêtes citoyens comprennent que personne ne s'improvise justicier dans ma ville! Peut importe que l'on crie aux violences policières, il y a un moment ou les limites doivent être soigneusement établies.
De retour au poste nous continuons de traiter la situation d'urgence du mieux possible, deux sbires du juge sont arrêtés, malgré ma hâte d'en découdre je les laisse en cellule en attendant un interrogatoire, ils vont mariner un peu dans leur jus,  nous n'obtiendrons rien d'eux ce soir, ils faut qu'ils prennent un peu peur avant.
Je suis en train de pignocher dans un plat ionien à emporter tout en dégustant une tasse de thé en face de Vi qui semble vouloir dévorer tout le contenu d'une boite de donuts neuve lorsque l'un des jeunes aspirants de service le soir entre en trombe dans mon bureau.

"L’hôpital ...a ..alerte, il a recommencé, Jinx à été attaquée dans sa chambre, elle n'est plus en danger mais..."

"Envoyez une escouade d'urgence à l’hôpital, je veux deux policiers en faction devant la porte de Jinx en permanence 24H/24H, Vi et moi nous rendons sur place, le secteur doit être quadrillé et au trot!"

"Ou.. oui shérif!"


Je me relève un peu brusquement, mon bras m'arrache une grimace, fichu blessure, nous courons dans les couloirs pour rejoindre notre véhicule puis l’hôpital. Sur place c'est le branle-bas de combat, des flics parcourent les couloirs dans tout les sens. Je m'entretiens rapidement avec le premier inspecteur arrivé sur place, évidement l'oiseau s'est envolé, je retiens un juron et le remercie, puis nous nous dirigeons vers la chambre de Jinx, après que j'ai demandé expressément la présence du directeur.
Je salue les deux factionnaires, leur montrant ma plaque, même si c'est parfaitement inutile vu que mon visage est connu de tout les policiers de cette ville. Je toque à la porte par correction puis entre, la petite criminelle est allongée dans son lit, toujours raccordée aux machines qui lui ont sauvé la vie.

"Bonsoir Jinx, j'espère que tu vas mieux malgré cette seconde attaque, je ne vais pas y aller par quatre chemins, pourrais-tu me décrire ton agresseur?"

Je hoche la tête tout en prenant rapidement des notes dans mon carnet, mon regard allant de Vi à Jinx régulièrement, pour quêter l'avis de la première et l'attention de la seconde, je suis sur le point de remercier la victime lorsque le directeur pointe enfin le bout de son nez. Je me retourne, le pauvre a l'air extrêmement gêné, et il y a de quoi, son hôpital est un vrai moulin à vents, mais je ne lui ferait pas la remarque, j'aurai du penser moi même à mettre une protection policière supplémentaire dès le départ. D'un signe bref je lui fait signe de sortir.

"Repose toi, nous allons tâcher de trouver cet homme tu as ma parole."

Nous quittons la chambre et j'entame les hostilités.

"J'ai déjà eu un rapport circonstancié sur l'attaque, plus la description de l'agresseur par Jinx, je veux que tout le personnel de cet établissement soit briefé sur le signalement de l'homme que nous recherchons, tous sans exception, d'autre part ma partenaire et moi même allons réinterroger les infirmiers qui sont arrivés les premiers sur les lieux, je vous laisse le soin de mettre à disposition une salle à cet effet. Enfin les allées et venues dans la chambre seront strictement réglementés avec contrôle d'identité et obligation de noter son nom et de signer. Pas de visites, mais ça c'est évident et personne seul, l'un des factionnaire accompagnera obligatoirement le personnel médical. D'autre part, je ne veux pas de nouveaux non plus, seuls les gens travaillant depuis plus de trois ans dans cet hôpital seront autorisés à entrer, merci de votre bienveillante coopération, nous allons vous laissez vous organiser."

Je pivote sur mes talons et part comme une fusée vers la cafétéria, plantant le directeur bafouillant, ma tête se tourne vers Vi.

"A ton avis ai-je suffisamment pris de précautions cette fois? Il faut que nous trouvions un moyen de le coincer, il va sans doute tenter de s'en prendre à elle de nouveau... qu'en penses-tu?"
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MessageSujet: Re: How's your care box, now ? [PV Caitlyn & Jinx] Jeu 12 Nov - 11:00
Le lendemain matin, Jinx s'était éveillée dans une chambre éclairée par de doux rayons solaires, sa fenêtre entrouverte pour laisser entrer l'air frais matinal... mais malgré tout, elle faisait la gueule. Sauvée de justesse grâce aux infernales machines qui lui étaient reliées, elle ne pouvait quand même pas s'empêcher de maudire les lieux. Assez fermés et surveillés pour l'empêcher de sortir, mais néanmoins, grands ouverts aux malades mentaux avides d'une curieuse justice. Bon. Et il y avait fort à parier que cette petite mésaventure allait rameuter la douce et frigide shérif et numéro 6...

Et la petite criminelle ne s'était pas trompée. Au cours de la journée, trois petits coups secs et professionnels résonnèrent. Sans même attendre la moindre réponse, le duo de flics pénétra dans la petite pièce, qui était devenu un vrai moulin avec les derniers événements. A regrets, elle décolla son regard de son seul petit plaisir du moment, à savoir, les dessins animés qui passaient à cette heure-ci. Et s'astreint à la difficile tâche qu'était celle de supporter les deux femmes. Caitlyn commença par un petit exercice d'usage, lui demandant un description détaillée de son agresseur. Jinx plissa son petit nez et se plongea dans ses réflexions.

"Facile, c'était le chef du groupe qui m'a chopée, y a quelques jours. Il est grooos, graaaas... Nan mais Caitlyn, je t'ai pas déjà fais la description hier ? Sérieusement ?"

Elle eu un rictus agacé.

"'fin, je l'ai un peu mieux vu, là. Il est plutôt... musclé, ouai, avec un peu de bide, mais pas mal de muscles. Un peu comme Vi, en fait. Il avait aussi une barbe, bien taillée cette fois-ci, et il était bien habillé. Comme si il s'était fait tout beau pour venir me tuer. Euh, niveau visage... un peu à la Jayce, tout droit sorti des magazines."

Et elle tira la langue.

"Dégueulasse, quoi."


Evidemment, les deux fliquettes ne firent pas grand chose de plus. Tranquille, comme travail... et inutile. Jinx se renfrogna se s'enfonça à nouveau dans ses draps, non sans un dernier gémissement de douleur.
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MessageSujet: Re: How's your care box, now ? [PV Caitlyn & Jinx] Lun 16 Nov - 22:48
Si la dernière phrase de Caitlyn à sa partenaire avant de sortir avait octroyé à cette dernière un petit sourire, la pluie battante, elle, lui avait arraché une longue série de jurons, ou se mêlaient insultes envers le monde entier, remise en cause de la vertu du climat, et comparaison douteuses de la région à divers déjections animales. Tout pour la mettre d'une humeur de chien mouillé... Elles se dépêchèrent de retourner s'abriter au commissariat, pour ne malheureusement pas y rester bien abritées, puisque que quelques idiots bien trop enthousiastes à cette série d’événements, qui se prenaient pour des nouveaux héros, avaient besoin d'une bonne correction. Mais s'il s'agissait d'un châtiment envers les forces de l'ordre, conduit par la vengeance, foi de Vi, elle se ferait son devoir d'y obvier. Vite fait, bien fait, remis en place, et envoyés pour qu'ils fassent de même avec leurs os.

La suite la fit bien plus grincer des dents : elle avait pourtant donné l'ordre, pendant que Caitlyn était soignée, que la chambre de Jinx soit en permanence surveillée. Le même ordre que Caitlyn venait de redonner, après que cette petite emmerdeuse se soit encore fait tomber dessus. Mais évidemment, lorsque ça venait d'elle, ça ne passait pas, hein ? Tout le monde s'en fichait, et il fallait que ça soit la Shérif elle même qui le redise pour que ça se mette en place de façon efficace. Elle jura de nouveau. Si on l'avait écoutée, cet incident n'aurait pas eu lieu, et ça la mettait hors d'elle, chose qu'elle n'hésita pas à exprimer ouvertement et bruyamment.

Enfin, il fallait y retourner, encore. Cette foutue pimbêche ne leur laisserait pas un moment tranquille, même à l'hôpital ! Mais à son sens, elle n'était même pas la pire. Elle passa une bonne partie du trajet à maugréer contre ce Judge C, balançant des insultes à voix haute, qui, dans son esprit, étaient tout autant destinées au Dr Crow, d'ailleurs, bien qu'elle ne puisse vraiment le dire à haute voix. Au moins cette fois Caitlyn l'avait rembarré... Plus qu'à espérer qu'il se tienne tranquille. Tant de choses l'agaçaient en ce moment, qu'elle aurait voulu tout détruire. Mais elle ne dit rien, se contentant de bouillonner, dans les couloirs de l'hôpital. Ce fut lorsque Jinx commença à la comparer à cet empêcheur de tourner en rond professionnel, qu'elle faillit bien sortir de ses gonds et lui en coller une, arrêtée à temps par la Shérif, et ses principes stupides de ne pas frapper sur des blessés sans défense.

Et retour à la case départ, vers la cafétéria. Décidément, cette affaire était une histoire de bars, de table mal lavées et de boissons chaudes. Vi s'assit, après s'être commandée un double café au lait viennois accompagné d'un muffin.

"J'espère que ça suffira. Mais bon, clairement, le type qui s'était pointé devait pas avoir signé son nom sur un registre avant de rentrer, et il faut surtout rester vigilant. Et condamner la fenêtre aussi... Que ce soit pour ceux qui voudraient rentrer, ou si jamais elle se met dans la tête de sortir."

Un passé de cambrioleuse aidait souvent à savoir quel genre de combines l'on pouvait utiliser pour rentrer illégalement et discrètement quelque part. Et que ce soit pour voler ou tuer, l'affaire restait la même. Cela dit, quelque chose lui paraissait bien étrange.

"Il m'a l'air sacrément allumé quand même ce type... Faire justice lui-même, pourquoi pas, faut être con mais ça arrive. Mais maintenant qu'elle est arrêtée, pourquoi continuer à vouloir la tuer plutôt que de laisser marcher le système ? C'est pas comme si on allait la laisser s'en sortir..."

Elle n'arrivait pas à appréhender la logique derrière tout cela. Etait-ce vraiment des représailles contre la gachette folle, ou contre tout le système judiciaire en général, pour vouloir ainsi reprendre sa victime ? Ou était-ce une manière de vouloir les ridiculiser ? Cet homme prenait des risques de se faire reprendre, pour vouloir finir lui-même le travail... Non, rien n'était logique dans ce comportement...

"Faut vraiment lui en vouloir pour avoir absolument besoin de la tuer soi-même, quitte à se faire reprendre... Faudrait p'tet chercher parmi ceux à qui elle a posé le plus de problème. Mais même là, je comprends pas pourquoi il aurait médiatisé ça... Ou alors, ça a peut-être rien à voir avec elle, mais c'est toi qu'il chercherait à tourner en ridicule, en faisant des trucs comme ça, d'abord cette opération publique sur les radios, et après, vouloir revenir sous notre nez. Mais si c'est ça, je l'attends au tournant pour lui faire bouffer le bitume, à ce guignol"
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How's your care box, now ? [PV Caitlyn & Jinx]

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